Expliqué sim­ple­ment, Internet consiste en une pile d’or­di­na­teurs reliés aux appareils des des­ti­na­taires via des équi­pe­ments de réception sans fil et câbles optiques, qui échangent des données dans un langage commun. Ce standard fon­da­men­tal commun, que l’on qualifie de langage, est le protocole Internet (IP pour Internet Protocol). Les données sont ordonnées de façon à ce que tous les or­di­na­teurs puissent in­ter­pré­ter le protocole commun.

Les appareils digitaux peuvent être trouvés sur un réseau grâce à ce qu’on appelle une adresse IP, ou juste IP. Cette adresse est une condition dé­ter­mi­nante pour trans­mettre des paquets de données de manière fiable. Grâce à cela, des appareils peuvent com­mu­ni­quer entre eux sur Internet par exemple. Le rôle d’une adresse IP est d’assurer la trans­mis­sion de données de l’ex­pé­di­teur au des­ti­na­taire, comme envoyer des données d’un na­vi­ga­teur Web vers un serveur Web par exemple, ou in­ver­se­ment. Une adresse IP peut aussi bien être attribuée à un seul appareil qu’à plusieurs, et ce si­mul­ta­né­ment. Un appareil isolé peut également avoir plusieurs adresses IP en même temps.

Mais pour com­prendre les spé­ci­fi­ci­tés d’une IP flottante, il convient d’étudier les dif­fé­rences entre adresses IP dy­na­miques et statiques.

IP dynamique

Lorsqu’un or­di­na­teur se connecte à Internet, une adresse IP dynamique lui est la plupart du temps attribuée par un four­nis­seur d’accès à Internet (ou ISP pour Internet Service Provider). Les adresses IP dy­na­miques re­pré­sen­tent un standard bon marché pour les uti­li­sa­teurs et four­nis­seurs. Elles ne sont at­tri­buées que tem­po­rai­re­ment aux appareils, pendant un laps de temps soit régulier et défini avec précision (comme toutes les 24 heures à titre d’exemple), soit ir­ré­gu­lier. L’uti­li­sa­teur reçoit ensuite une nouvelle adresse IP dynamique pour son or­di­na­teur par son four­nis­seur de service Internet respectif, tandis que son ancienne adresse est attribuée à un autre uti­li­sa­teur.

IP statique

Une IP statique ressemble quant à elle plutôt à une adresse postale ou à un numéro de téléphone constant. Elle est attribuée du­ra­ble­ment à un appareil. On utilise les adresses IP statiques notamment sur les serveurs Web ou serveurs email, ainsi que partout où les offres de contenus (de pages Web) sont ac­ces­sibles via une URL fixe, afin que les uti­li­sa­teurs ou processus nu­mé­riques puissent les retrouver sans problème. Les or­di­na­teurs en réseau ou appareils pé­ri­phé­riques tels que les im­pri­mantes possèdent des IP fixes, afin que les appareils au sein du réseau puissent com­mu­ni­quer entre eux sans problème.

Pour que les uti­li­sa­teurs n’aient pas à mémoriser de complexes suites de chiffres, il est possible d’attribuer un nom de domaine à une adresse statique, comme www.exemple.com par exemple. L’IP numérique, le numéro d’un appareil en réseau, est ainsi dotée d’un nom aussi facile à retenir que possible. Ceci est en général seulement réservé aux IP statiques. Elles ont peu de sens pour les IP dy­na­miques car ces dernières changent fré­quem­ment d’uti­li­sa­teur.

Dé­fi­ni­tion d’une IP flottante

Une IP flottante est ha­bi­tuel­le­ment une adresse IP publique, routable, qui n’est pas attribuée au­to­ma­ti­que­ment à une instance. Le res­pon­sable d’un projet attribue lui-même une ou plusieurs instances selon le besoin, de manière tem­po­raire. L’instance res­pec­tive dispose ensuite non seulement d’une adresse IP statique attribuée au­to­ma­ti­que­ment pour la com­mu­ni­ca­tion entre les instances non routables du domaine privé que d’une adresse IP flottante attribuée ma­nuel­le­ment.   Cela rend les services de l’instance re­con­nais­sables et joig­nables pour un uti­li­sa­teur en dehors d’un  Cloud ou réseau.

Une IP flottante est aussi dynamique et peut prendre la fonction d’une instance qui n’est plus active par exemple, et répondre aux demandes entrantes cor­res­pon­dantes sans perte de temps.

Comment est générée une IP flottante ?

Les uti­li­sa­teurs reçoivent des IP flot­tantes pour leurs projets depuis dif­fé­rents Pools, que les ad­mi­nis­tra­teurs système con­fi­gu­rent et mettent à dis­po­si­tion en tant que ressource serveur. Dès lors qu’un uti­li­sa­teur reçoit une IP flottante, il en devient le pro­prié­taire. Il peut à tout moment l’attribuer à une instance, lui retirer puis l’attribuer de nouveau à une autre. Même si une instance est terminée, l’uti­li­sa­teur ne perd pas l’IP flottante attribuée. Elle reste une ressource en sa pos­ses­sion et peut être attribuée à tout moment à une autre instance.

L’uti­li­sa­tion de plusieurs pools d’IP flot­tantes en parallèle s’explique car chaque Pool peut être exploité par un autre four­nis­seur de service Internet ou être attribué par d’autres réseaux externes. On assure de cette façon la con­nec­ti­vité et l’ac­ces­si­bi­lité, même si un four­nis­seur de service Internet connait une panne ou un fonc­tion­ne­ment dé­fec­tueux.

Quand les IP flot­tantes sont mises en place ?

Obtenir une dis­po­ni­bi­lité aussi grande que possible fait partie des facteurs clés de tout en­vi­ron­ne­ment de pro­duc­tion. Un point faible isolé dans le réseau de com­mu­ni­ca­tion peut déjà mener à la dé­fail­lance d’ap­pli­ca­tions. Les dé­ve­lop­peurs sont ainsi rassurés de savoir que leurs pro­grammes sont re­la­ti­ve­ment protégés de telles dé­fail­lances. Le but est alors d’assurer une in­fras­truc­ture hautement dis­po­nible avec un downtime (délai d’in­dis­po­ni­bi­lité) réduit.

Une IP flottante peut par exemple servir d’adresse de ré­par­ti­tion de charge (load-balancing) flexible et compenser les pics de charge en ré­par­tis­sant le trafic sur le réseau en utilisant dif­fé­rents nœuds de réseau. Les nœuds du réseau sont des appareils reliant des voies de com­mu­ni­ca­tions d’un réseau de té­lé­com­mu­ni­ca­tion. Comme pour un or­di­na­teur, le processus de travail est réparti en plusieurs processus pour dis­tri­buer les plus grandes quantités de demandes via la ré­par­ti­tion de charge sur plusieurs systèmes pa­ral­lèles.

Failover (Bas­cu­le­ment) et Swit­cho­ver (échange)

Si un ré­par­ti­teur de charge ou un serveur d’ap­pli­ca­tion central venait à dys­fonc­tion­ner au sein d’un Cluster (soit une grappe de serveurs sur un réseau), une IP flottante peut être attribuée à un serveur d’ap­pli­ca­tion redondant (ré­par­ti­teur de charge se­con­daire). L’IP « flotte » sur les unités actives capables de continuer le processus im­mé­dia­te­ment. Un tel chan­ge­ment non préparé entre des services réseau est ca­rac­té­risé de Failover (bas­cu­le­ment). Une telle pro­tec­tion est par­ti­cu­liè­re­ment re­com­man­dée pour des en­tre­prises im­por­tantes et stra­té­giques.

Un bas­cu­le­ment prévu d’un système primaire à un système se­con­daire est plutôt piloté par un ad­mi­nis­tra­teur système. Une raison classique d’un échange est par exemple un entretien de routine des systèmes primaires ou se­con­daires tandis qu’une instance prend leurs fonctions pro­vi­soi­re­ment.

Quels avantages propose une IP flottante ?

Les avantages d’une IP flottante résident dans sa flexi­bi­lité, d’une at­tri­bu­tion libre et « juste à temps ». Les IP flot­tantes sont aussi bien adaptées pour la mise en place de scénarii de failovers (bas­cu­le­ment) que de swit­cho­vers. Par exemple pour mener des mises à jour sans heurt d’ap­pli­ca­tion : tandis que la mise à jour est installée sur une instance, une deuxième instance se charge de reprendre le trafic dont la première était res­pon­sable. Si la mise à jour est installée avec succès, la cir­cu­la­tion des données est de nouveau détournée sur l’unité ac­tua­li­sée.

Un autre avantage : même si plusieurs instances se cachent derrière un service proposé, l’IP flottante apparaît aux uti­li­sa­teurs (qui ont recours au service) plutôt que l’IP du serveur du service respectif.

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