Qu’il s’agisse de bloggeurs, spé­cia­listes marketing ou ré­dac­teurs en ligne, tous ceux qui rédigent des textes pour Internet doivent faire attention à ce que ces derniers con­tien­nent des éléments spé­ci­fiques. C’est seulement de cette manière qu’ils pourront atteindre un bon clas­se­ment dans les résultats des moteurs de recherche. Dans le SEO Onpage, les mots-clés, les titres, les liens et les gra­phiques cons­ti­tuent des facteurs de clas­se­ment courants, ce que les spé­cia­listes SEO ne devraient pas oublier et prendre par­ti­cu­liè­re­ment en con­si­dé­ra­tion dans leurs textes. Une bonne li­si­bi­lité est également im­por­tante. Bien que ce critère n’ap­par­tienne pas (encore) of­fi­ciel­le­ment au facteur de clas­se­ment Google, les analystes SEO ont affirmé que les textes ayant une bonne li­si­bi­lité sont gé­né­ra­le­ment mieux classés. Ainsi, la pro­ba­bi­lité que l’al­go­rithme Google prenne aussi en compte la li­si­bi­lité d’un texte est élevée. De plus, une bonne li­si­bi­lité est par­ti­cu­liè­re­ment im­por­tante pour les visiteurs de sites Web et leur ex­pé­rience uti­li­sa­teur.

Que se cache-t-il réel­le­ment derrière le terme « li­si­bi­lité » ? La li­si­bi­lité ne concerne pas seulement la ty­po­gra­phie et la taille des ca­rac­tères mais aussi le degré de com­pré­hen­sion du contenu d’un texte.

Afin de dé­ter­mi­ner for­mel­le­ment la li­si­bi­lité d'un texte, dif­fé­rentes pro­cé­dures ma­thé­ma­tiques ont été dé­ve­lop­pées. Deux critères qui peuvent être dé­ter­mi­nés ra­pi­de­ment à l'aide d'outils d'analyse ap­pro­priés sont, par exemple, la longueur des phrases et la longueur des mots. Ces facteurs et d'autres facteurs sont liés par des formules ma­thé­ma­tiques et l'indice de li­si­bi­lité est calculé à partir de ces facteurs. Bien que cet indice de li­si­bi­lité ne remplace pas l’éva­lua­tion par des experts humains, il vous donne une première in­di­ca­tion quant à savoir si le texte remplit les critères formels de bonne li­si­bi­lité.

La li­si­bi­lité des textes est ac­tuel­le­ment à l'étude, en par­ti­cu­lier dans le domaine du SEO, mais bien sûr, cet aspect est important depuis bien plus longtemps.

Outre les deux modèles men­tion­nés ci-dessus, il existe de nombreux autres modèles : les méthodes de mesure in­di­vi­duelles ap­pli­quent des critères dif­fé­rents. Elles sont dé­ve­lop­pées pour des langues dif­fé­rentes et ont parfois des groupes cibles ou des formes de texte très spé­ci­fiques. Par con­sé­quent, un texte français ne devrait pas être vérifié avec une formule de li­si­bi­lité dé­ve­lop­pée pour la langue anglaise. Dans le cas d'un texte jour­na­lis­tique, le critère d'ob­jec­ti­vité doit être pondéré plus qu'il n'est né­ces­saire pour un texte marketing.

Méthodes d’éva­lua­tion de la li­si­bi­lité en français

Dans cette section, nous vous pré­sen­tons deux outils évaluant votre indice de li­si­bi­lité : Scolarius et Trans­la­ted Labs. Ces outils en ligne sont capables de mesurer votre niveau de présence sur Internet et vous donne ainsi une idée de votre po­si­tion­ne­ment.

Evaluer son indice de li­si­bi­lité avec Scolarius

Outil gratuit, Scolarius permet d’analyser le niveau de dif­fi­culté d’un texte en fonction de la longueur des mots, des phrases et des pa­ra­graphes.

Très utile, il permet à l’uti­li­sa­teur de savoir si le niveau de dif­fi­culté de son texte cor­res­pond au niveau de com­pré­hen­sion de la clientèle ciblée. Développé par Influence Com­mu­ni­ca­tion, Scolarius est destiné, pour l’instant, uni­que­ment aux textes en français.

Une fois sur le site de Scolarius, il vous faut sé­lec­tion­ner le type de texte entre :

  • Articles/nouvelles
  • Edi­to­riaux
  • Chro­niques/re­por­tages
  • Com­mu­ni­qués de presse
  • Trans­crip­tions
  • Autres

Ensuite, il vous suffit de copier votre texte dans l’encart prévu à cet effet.

Cliquez ensuite sur « Soumettre » pour obtenir l’indice de li­si­bi­lité de votre texte. Il se décompose comme suit :

  • Niveau initiés = 190 et +
  • Niveau uni­ver­si­taire = entre 150 et 189
  • Niveau lycéen = entre 120 et 149
  • Niveau collège = entre 90 et 119
  • Niveau primaire = entre 50 et 89

Comme indiqué, plus le résultat est élevé, plus le niveau de dif­fi­culté l’est aussi. Il est à souligner qu’il est également possible de comparer le résultat obtenu à celui d’autres textes d’une même catégorie.

Trois critères d’analyse prin­ci­paux ont été retenus dans la mise au point de Scolarius, soit la longueur des mots, des phrases et des pa­ra­graphes.

Il est possible de soumettre gra­tui­te­ment un maximum de 100 textes sur une période de 24 heures. Chaque texte soumis ne doit pas dépasser 10 000 ca­rac­tères.

L’indice de li­si­bi­lité en Onpage-SEO

La plupart des textes sur Internet sont prin­ci­pa­le­ment destinés à fournir des in­for­ma­tions rapides et claires. La li­si­bi­lité est es­sen­tielle pour cela. Seuls les textes très lisibles sont aussi très faciles à com­prendre.

C’est pour cette raison que l’on suppose que la li­si­bi­lité influence aussi d’une certaine manière le clas­se­ment dans les moteurs de recherche. Ainsi, il est re­com­mandé, dans le cadre de l’op­ti­mi­sa­tion des moteurs de recherche, d’utiliser aussi un indice de li­si­bi­lité et vérifier ainsi le contenu du texte.

Tests et outils pour vérifier et améliorer la li­si­bi­lité d’un texte

Voici une liste de quelques tests en ligne, en anglais, que vous pouvez utiliser pour vérifier la li­si­bi­lité de votre contenu :

  1. Le Flesch-Kincaid-Grade-Level est utilisé par l’outil de vé­ri­fi­ca­tion de texte Per­ry­mar­shall
  2. Le Gunning-Fog-Index possède son propre site Web, où vous pouvez tester gra­tui­te­ment votre texte avec cet index de li­si­bi­lité.
Conseil

les tests men­tion­nés ci-dessus sont sujets à des erreurs, car ils ne par­vien­nent pas toujours à dé­ter­mi­ner le nombre correct de syllabes. Cependant, ces outils en ligne gratuits per­met­tent au moins une première éva­lua­tion ap­proxi­ma­tive de la li­si­bi­lité de vos propres textes.

Test de li­si­bi­lité Flesch

100 points. Plus la note est élevée, plus le texte est facile à com­prendre. La note de la plupart des fichiers standards doit être comprise entre 60 et 70.

La formule utilisée pour le test de li­si­bi­lité Flesch est la suivante :

206.835 – (1.015 x ASL) – (84.6 x ASW)

ASL = longueur de phrase moyenne (nombre de mots divisé par le nombre de phrases)

ASW = nombre moyen de syllabes par mot (nombre de syllabes divisé par le nombre de mots)

Test du niveau de qualité Flesch-Kincaid

Ce test évalue le texte en fonction des niveaux scolaires amé­ri­cains. Une note de 8,0 signifie ainsi qu’un élève de huitième (l’équi­valent de la deuxième année du collège en France) peut com­prendre le texte. Nous vous re­com­man­dons d’essayer d’obtenir une note comprise entre 7,0 et 8,0 pour la plupart des textes.

La formule d’un niveau de qualité Flesch-Kincaid est la suivante :

(.39 x ASL) + (11.8 x ASW) – 15.59

Indice Gunning-Fog

Ce test a également été développé pour la langue anglaise, la clas­si­fi­ca­tion est basée sur les notes des lycées amé­ri­cains. Il a été développé en 1952 par l’homme d’affaires Robert Gunning et est par­ti­cu­liè­re­ment populaire dans le secteur de la gestion. Il n’est donc pas sur­pre­nant qu’il soit fré­quem­ment utilisé pour évaluer les rapports annuels.

L’indice Gunning Fox évalue des ratios dif­fé­rents de ceux de l’éva­lua­tion pré­cé­dente :

  1. Nombre de mots dans le texte (W)
  2. Nombre de phrases dans le texte (S)
  3. Nombre de « mots complexes » avec trois syllabes ou plus (D)

L’indice de li­si­bi­lité est calculé à partir de ces chiffres.

Remarque

la formule de l’indice Gunning Fog est :

Indice de li­si­bi­lité GFI (Gunning Fog Index) : 0,4 x [(W/S) + 100 x (D/W)

Les valeurs sont également notées dans un tableau en fonction du niveau d’éducation requis pour com­prendre le texte.

Indice Gunning-Fog Degré de com­pré­hen­sion selon le niveau d‘en­seig­ne­ment
17 Diplômé de l’uni­ver­si­taire/écoles su­pé­rieures
16 Étudiant uni­ver­si­taire en fin de cycle
15 Étudiant uni­ver­si­taire en milieu de cycle
14 Étudiant en deuxième année uni­ver­si­taire
13 Étudiant en première année uni­ver­si­taire
12 Étudiant en première (lycée)
11 Étudiant en seconde (lycée)
10 Étudiant en troisième (collège)
9 Étudiant en quatrième (collège)
8 Étudiant en cinquième (collège)
7 Étudiant en sixième (collège)
6 Étudiant en CM2 (primaire)

Ce test définit également un certain nombre de lignes di­rec­trices qui doivent être prises en compte lors de l’éva­lua­tion du texte. Il faut donc tester un passage de texte avec seulement 100 mots. Il exclut également certains mots pour dé­ter­mi­ner la valeur D, par exemple les noms propres ou les com­bi­nai­sons de mots et les verbes qui n’at­teig­nent plus de trois syllabes qu’en ajoutant une extension.

Si les tests four­nis­sent des valeurs très élevées, vous devriez essayer de supprimer du texte des termes tech­niques inutiles, les mots étrangers et les abré­via­tions.

Conseils pour le SEO

Si vous souhaitez garantir une bonne li­si­bi­lité de vos textes pendant l’écriture, vous pouvez vous orienter sur le modèle de com­pré­hen­si­bi­lité de Hambourg. Ce modèle applique quatre critères de qualité lors de l’éva­lua­tion des textes : sim­pli­cité, structure, concision et sti­mu­la­tion.

  1. Sim­pli­cité
    • Préférer les phrases courtes (valeur d’orien­ta­tion : en moyenne de 9 à 13 mots)
    • Préférer les mots courts
    • Enoncer l’essentiel au début de la phrase
    • N’exprimer qu’une seule pensée par phrase
  2. Structure
    • Préférez les pa­ra­graphes courts (valeur d’orien­ta­tion : jusqu’à 90 mots)
    • Longueur ap­pro­priée des chapitres sous les sous-titres (valeur d’orien­ta­tion : jusqu’à 300 mots)
    • Enoncer l’essentiel au début du texte
    • Clarifier le sens du texte à l’aide de pa­ra­graphes
  3. Concision
    • Utiliser beaucoup de verbes
    • Formuler de manière active
    • Utiliser un langage figuratif
    • Tra­vail­ler avec des con­nec­teurs logiques (valeur d’orien­ta­tion : environ 30 % des phrases devraient contenir des mots de tran­si­tion)
  4. Sti­mu­la­tion
    • Intégrer des images et gra­phiques pour compléter le texte.
    • Dans le marketing en ligne, des mots-clés tels que « facile », « super », « rapide » ou « pas cher » attirent l’attention. D’autres formes de texte, par contre, doivent être traitées avec beaucoup de retenue.

Si l’on tient compte des critères du modèle de com­pré­hen­si­bi­lité de Hambourg il y a, à l’inverse, quelques éléments à éviter lors de l’écriture :

  • Les longues phrases
  • Les termes tech­niques et abré­via­tions
  • Les cons­truc­tions passives
  • Les mots explétifs
  • Les verbes de modalité (pouvoir, devoir, vouloir)
  • Le style nominal

Si vous suivez ces di­rec­tives, vos textes seront plus faciles à com­prendre pour les lecteurs et la sa­tis­fac­tion des visiteurs de votre site Web aug­men­tera.

Aller au menu principal