Le parallax scrolling est un principe de con­cep­tion des tech­no­lo­gies d’animation qui utilise les effets de la per­cep­tion. L’objectif est de trans­mettre une pro­fon­deur spatiale avec des moyens de re­pré­sen­ta­tion bi­di­men­sion­nelle. Afin de se rap­pro­cher d’une ex­pli­ca­tion du terme, il est utile de s’in­té­res­ser à son origine.

Le parallaxe (parál­laxis : grec ancien pour chan­ge­ment) est un phénomène de per­cep­tion humaine par lequel un objet observé semble changer de position dans le champ de vision par rapport au point d’ob­ser­va­tion. Un exemple classique de cet effet est celui du « saut de pouce ». Faites l’ex­pe­rience suivante :

  1. Soulevez votre bras tendu avec votre pouce pointé vers le haut devant votre visage.
  2. Fermez al­ter­na­ti­ve­ment l’œil gauche et l’œil droit.

Bien qu’il n’y ait pra­ti­que­ment aucun mouvement en arrière-plan, votre pouce semble sauter d’une position à l’autre. La raison du saut du pouce est la distance entre vos deux yeux qui, si vous fermez l’un ou l’autre, entraîne un chan­ge­ment de point d’ob­ser­va­tion.

Nous re­mar­quons à peine le phénomène parallaxe dans la vie de tous les jours, mais c’est pourtant l’un des fon­de­ments de la per­cep­tion spatiale.

Si vous bougez la tête de droite à gauche, vous verrez que la position relative des objets dans votre champ de vision change. Les objets qui sont près de vous se déplacent devant les objets qui sont plus éloignés et les re­couvrent. Alors que les objets au premier plan semblent se déplacer re­la­ti­ve­ment ra­pi­de­ment, il n’y a pra­ti­que­ment pas de mouvement dans les objets éloignés. Cet effet est par­ti­cu­liè­re­ment per­cep­tible sur les trajets en train ou en voiture.

Remarque

Imaginez que vous êtes assis dans une voiture en tant que passager et regardez par la fenêtre de côté l’étendue du paysage. Vous re­mar­que­rez que les panneaux sur le bord de la route se déplacent beaucoup plus vite que les forêts et les montagnes à l’arrière-plan. Le soleil couchant à l’horizon, par contre, semble presque immobile.

La vidéo suivante témoigne de ce phénomène :

Les psy­cho­logues de la per­cep­tion appellent ces (ap­pa­rentes) dif­fé­rences de vitesse la parallaxe de mouvement. Les reflets de lumière d’objets proches se déplacent plus ra­pi­de­ment sur la rétine que les reflets d’objets éloignés. Puisque l’effet ne se produit que lorsque l’ob­ser­va­teur se déplace pa­ral­lè­le­ment aux objets en question, on parle d’un stimulus de pro­fon­deur induit par le mouvement. D’autres stimulus qui con­tri­buent à la per­cep­tion de l’espace tri­di­men­sion­nel sont la densité de texture, la con­ver­gence de pers­pec­tive, la pers­pec­tive at­mos­phé­rique, la constance de taille ainsi que l’occlusion et le che­vau­che­ment.

L’effet de parallax scrolling

Les dé­ve­lop­peurs de jeux utilisent l’effet parallaxe depuis les années 1980 afin de créer un effet tri­di­men­sion­nel avec des moyens bi­di­men­sion­nels. Les jeux typiques Jump-’n’-Run ou Shoot’em-up tels que Super Mario, Moon Patrol ou Jungle Hunt pré­sen­tent un univers à plusieurs niveaux de jeu (plan avant, moyen, arrière) qui défilent sur l’écran à dif­fé­rentes vitesses. Le joueur regarde le jeu de côté. Le dé­rou­le­ment est stric­te­ment linéaire. Tandis que l’avant-plan et l’arrière-plan se déplacent cons­tam­ment dans une direction, le joueur peut déplacer le per­son­nage en milieu de plan plus ou moins librement. Le fait que l’avant-plan passe plus vite que l’arrière-plan crée une sensation de pro­fon­deur. Il permet de mieux s’immerger dans le jeu. Voici une vidéo de dé­mons­tra­tion du classique Shoot’em-up Moon Patrol qui montre à quoi cela ressemble dans la pratique.

Dé­fi­le­ment parallaxe pour la con­cep­tion de sites Web

Depuis la fin des années 2000, l’effet de dé­fi­le­ment parallaxe est également utilisé dans la con­cep­tion de sites Web. Le site Web à dé­fi­le­ment parallaxe ni­ke­bet­ter­world.com (qui n’est plus en ligne) avait par­ti­cu­liè­re­ment attiré l’attention des médias en 2011.

La campagne pu­bli­ci­taire de la marque de sport a marqué les débuts d’une tendance du Web design qui utilise l’effet parallaxe pour créer une im­pres­sion de pro­fon­deur.

Comme pour les jeux à dé­fi­le­ment latéral, les sites Web pa­ral­laxes utilisent également des méthodes dites de su­per­po­si­tion : le point de départ est un site Web d’une seule page dont les éléments de con­cep­tion sont disposés sur dif­fé­rents niveaux et peuvent être déplacés in­dé­pen­dam­ment les uns des autres de manière ho­ri­zon­tale ou verticale.

Afin de créer une per­cep­tion de pro­fon­deur induite par le mouvement, le visiteur du site Web est amené à utiliser la fonction de dé­fi­le­ment. Le mouvement et la vitesse de dé­fi­le­ment ne sont donc pas pré­dé­ter­mi­nés, mais sont contrôlés par le spec­ta­teur via la molette de la souris ou la barre de dé­fi­le­ment. Les éléments des couches avant de l’écran glissent plus ra­pi­de­ment que les éléments des couches d’arrière-plan. Ainsi, on a l’im­pres­sion d’avoir un espace tri­di­men­sion­nel.

Dans quelques cas, les sites pa­ral­laxes offrent également une fonction de dé­fi­le­ment au­to­ma­tique, ce qui évite aux uti­li­sa­teurs d’avoir à faire défiler ma­nuel­le­ment la page. Afin d’obtenir un effet d’immersion plus fort, certains dé­ve­lop­peurs com­plè­tent le dé­fi­le­ment parallaxe avec des effets sonores et vidéo qui sont di­rec­te­ment accordés à la barre de dé­fi­le­ment (c’est-à-dire la position du spec­ta­teur sur le site web).

Note

les sites Web à page unique (appelés OnePagers) sont des sites qui con­sis­tent en un seul document HTML et dont le contenu est rechargé dy­na­mi­que­ment avec les in­te­rac­tions de l’uti­li­sa­teur (comme le dé­fi­le­ment vers le bas). Les sites Web pa­ral­laxes sont gé­né­ra­le­ment réalisés sous la forme de OnePagers.

D’un point de vue technique, les sites Web à dé­fi­le­ment parallaxe peuvent déjà être réalisés avec des standards web de base tels que l’Hypertext Markup Language (HTML) et les feuilles de style en cascade (CSS), qui four­nis­sent aux dé­ve­lop­peurs des options d’animation avancées avec les dernières versions HTML5 et CSS3. Par exemple, vous pouvez im­plé­men­ter un simple effet de dé­fi­le­ment de parallaxe avec la propriété CSS at­tach­ment. Si celle-ci est utilisée avec la valeur fixed, un élément important reste immobile sur la page lors du dé­fi­le­ment, tandis que les autres éléments défilent dans le sens du scroll. Si vous voulez définir des vitesses de dé­fi­le­ment dif­fé­rentes pour les couches d’avant-plan et d’arrière-plan, vous avez besoin de tech­niques Web sup­plé­men­taires.

Le tutoriel vidéo suivant de Drew Ryan montre comment déplacer des calques sur un fond fixe avec HTML5 et CSS3.

Pour une meilleure per­cep­tion de la pro­fon­deur, les sites Web à dé­fi­le­ment parallaxe plus complexes utilisent gé­né­ra­le­ment le langage de script Ja­vaS­cript ou le framework Ja­vaS­cript jQuery. Ces derniers four­nis­sent diverses fonctions avec les­quelles vous pouvez dé­ter­mi­ner exac­te­ment comment les dif­fé­rents niveaux du site doivent se comporter pendant le processus de dé­fi­le­ment. Les effets de scrolling basés sur Ja­vaS­cript n’ont pas besoin d’être pro­gram­més à partir de zéro. Sur le Web, il existe divers logiciels qui proposent des effets pa­ral­laxes et autres ani­ma­tions sous forme de plugins faciles à intégrer. Parmi les projets les plus connus de ce type, on trouve Su­perS­crol­lo­rama, Scroll­Ma­gic et skrollr.

  • Su­perS­crol­lo­rama de John Polacek : le plugin jQuery Su­pers­crol­lo­rama est basé sur la Greensock Animation Platform (GSAP). Il a été conçu par John Polacek en col­la­bo­ra­tion avec Jan Paepke. Le plugin offre diverses options d’animation pour les éléments de site Web et a longtemps été considéré comme la solution standard pour la con­cep­tion de site dépendant de la barre de dé­fi­le­ment. Su­perS­crol­lo­rama intègre la barre de dé­fi­le­ment comme une sorte de barre de pro­gres­sion sur laquelle sont disposées les ani­ma­tions sou­hai­tées. Lorsque l’in­ter­naute atteint un point défini en faisant défiler sa souris vers le bas, l’effet déterminé à ce point est déclenché. Le plugin est toujours dis­po­nible en té­lé­char­ge­ment, mais n’est plus mis à jour. En effet, les fa­bri­cants se con­centrent plutôt sur leur projet suivant : Scroll­Ma­gic. Su­perS­crol­lo­rama est sous licence MIT et GPL.
     
  • Scroll­Ma­gic de Jan Paepke : Scroll­Ma­gic est une révision complète du plugin jQuery Su­perS­crol­lo­rama. Ainsi, il est basé sur jQuery et la pla­te­forme d’animation Greensock (GSAP). Cependant, ils ne font pas partie du cœur du logiciel, mais sont fournis sé­pa­ré­ment. Comme al­ter­na­tive à la GSAP, on peut utiliser pour les ani­ma­tions Velocity.js. Scroll­Ma­gic comprend tous les effets d’animation pour la barre de dé­fi­le­ment de son pré­dé­ces­seur et étend son spectre de fonctions avec des per­for­mances amé­lio­rées, la prise en charge des con­cep­tions res­pon­sives adaptées aux appareils mobiles ainsi qu’une pro­gram­ma­tion orientée objet. En plus de plusieurs effets de dé­fi­le­ment pa­ral­laxes, Scroll­Ma­gic offre une fonction de dé­fi­le­ment infini qui charge le contenu des pages Web dans une boucle infinie via Ajax. Comme son pré­dé­ces­seur, Scroll­Ma­gic est sous double licence (licence MIT et GPL).
     
  • skrollr d’Alexander Prinzhorn : skrollr utilise également la barre de dé­fi­le­ment comme point de départ pour ses effets d’animation. Le plugin léger ne comprend que des bi­blio­thèques Ja­vaS­cript et CSS et fonc­tionne sans jQuery (Vanilla JS). Aucune con­nais­sance des langages de script n’est requise pour l’ap­pli­ca­tion ; seule une ex­pé­rience avec CSS3 et HTML5 est né­ces­saire. skrollr convient aux sites Web de bureau et prend en charge les na­vi­ga­teurs Web mobiles Android et iOS. A noter toutefois, le dé­ve­lop­pe­ment du projet n’a pas été réel­le­ment poursuivi depuis 2014. La prise en charge des nouveaux na­vi­ga­teurs Web n’est donc pas garantie. Le logiciel est dis­po­nible en té­lé­char­ge­ment sous licence MIT.
Note

L’uti­li­sa­tion massive de scripts pour animer des éléments de page peut avoir un impact négatif sur la per­for­mance de votre site Web. Lorsque vous utilisez des fra­me­works et des bi­blio­thèques, vous devez vous assurer qu’ils sont pris en charge par tous les na­vi­ga­teurs Web courants. Sinon, une partie de la com­mu­nauté Internet ris­que­rait de se voir refuser l’accès à votre site Internet.

Exemples de dé­fi­le­ment parallaxe : tops et flops

Alors que certains uti­li­sa­teurs répondent fa­vo­ra­ble­ment aux approches de design basées sur le dé­fi­le­ment, d’autres sont fatigués de ces dis­po­si­tifs qui ne sont plus si innovants, et sont lassés de voir que le dé­fi­le­ment de parallaxe est souvent utilisé comme une fin en soi et non pour servir un propos. Une bonne uti­li­sa­tion des effets pa­ral­laxes dépend prin­ci­pa­le­ment de ce que vous voulez réaliser avec votre site et de la cible que vous visez. Le parallax scrolling s’est avéré être un bon moyen sty­lis­tique pour les sto­ry­tel­lings visuels.

Hybrid Graphic Novel

Un site qui excelle dans ce domaine est le projet marketing de Peugeot Hybrid4, qui présente sous la forme d’une histoire les ca­rac­té­ris­tiques de la nouvelle tech­no­lo­gie (au moment de la pu­bli­ca­tion).

Le concept et le design de ce site Web à page unique a été développé par BETC Digital en coo­pé­ra­tion avec l’il­lus­tra­teur de MARVEL Gérald Parel. La mise en œuvre technique a été réalisée par l’agence digitale française 60fps sous la direction de Sylvain Tran.

Le roman graphique en ligne offre aux visiteurs deux façons de naviguer dans le contenu du site Web. En effet, si vous ne voulez pas con­ti­nuel­le­ment faire défiler vous-même le contenu, vous pouvez activer le mode de lecture au­to­ma­tique. Dans ce cas, les éléments animés de la page Web sont lus au­to­ma­ti­que­ment sans l’in­ter­ven­tion du visiteur. Par ailleurs, en plus de l’effet de dé­fi­le­ment parallaxe, le site Web utilise également un design sonore adapté aux dif­fé­rents moments clés de l’histoire.

D’un point de vue technique, le frontend est basé sur HTML5, CSS et Ja­vaS­cript. Le projet a été désigné FWA of the day par le FWA.

Note

Le FWA (Favourite Website Awards) est l’une des pla­te­formes les plus connues pour ré­com­pen­ser les projets de web design créatifs. Depuis le début des années 2000, une équipe in­ter­na­tio­nale décerne les prix FOTD (FWA du jour), FOTM (FWA du mois), PCA (People’s Choice Award) et FOTY (FWA de l’année). Le site Web est une source d’ins­pi­ra­tion pour les créatifs du monde entier.

Ben the Bodyguard

Une uti­li­sa­tion similaire de l’effet de dé­fi­le­ment parallaxe peut être trouvée sur le site Ben the Bodyguard (l’ap­pli­ca­tion n’est plus dis­po­nible).

Les visiteurs du site Web basé sur une seule page ac­com­pag­nent Ben dans une scène de rue sombre et dé­couvrent les menaces qui pèsent lorsqu’un portable n’est pas protégé. Heu­reu­se­ment, il y a Ben, le garde du corps pour iPhone, qui protège vos données sensibles des dangers d’Internet avec un cryptage sécurisé de 256 bits.

Le site Internet a été conçu par l’agence de création ber­li­noise Nerd Com­mu­ni­ca­tions. Pour im­plé­men­ter OnePager, les dé­ve­lop­peurs ont utilisé divers outils, bi­blio­thèques et fra­me­works tels que jQuery, HTML5 Boi­ler­plate et Adobe Flash. Le dé­fi­le­ment avec effets pa­ral­laxes est basé sur le scroller Ja­vas­cript iScroll de Matteo Spinelli.

Le site Web d’une page faisait partie d’une campagne de marketing cross-média pour in­tro­duire l’outil. Le per­son­nage mis en scène, Ben, peut être vu dans la bande-annonce sur YouTube, sur dif­fé­rents réseaux sociaux et sur l’interface uti­li­sa­teur de l’ap­pli­ca­tion. ben­the­bo­dy­guard.com aurait de bonnes chances d’obtenir aussi un titre FWA. L’outil a toutefois main­te­nant disparu de l’App Store.

The Walking Dead Zom­bie­fied

CableTV.com, une pla­te­forme d’in­for­ma­tion de la té­lé­vi­sion amé­ri­caine, a également exploité le potentiel qu’offrent les sites Web pa­ral­laxes pour le sto­ry­tel­ling et a élaboré une in­fo­gra­phie in­te­rac­tive basée sur la série culte The Walking Dead Zom­bie­fied.

Sous la forme d’une bande dessinée virtuelle, le site Web illustre comment un acteur se trans­forme d’une personne ordinaire en un mort-vivant (appelé walker dans le jargon de la série).

Le visiteur du site Web suit l’histoire avec la molette de sa souris. Les dif­fé­rents niveaux du site Web à effet parallaxe défilent de manière ho­ri­zon­tale. Le nouveau contenu est au­to­ma­ti­que­ment chargé. Des effets sonores adaptés à la barre de dé­fi­le­ment créent une ambiance post-apo­ca­lyp­tique.

L’équipe de dé­ve­lop­pe­ment d’Elli Bishop se serait inspirée d’une pré­sen­ta­tion du four­nis­seur de services de sécurité américain ADT, qui pré­sen­tait une ligne de temps avec effet de dé­fi­le­ment parallaxe sur your­lo­cal­se­cu­rity.com.

D’un point de vue technique, le OnePager de The walking Dead est basé sur le plugin Ja­vaS­cript skrollr.js. Sur le blog Dev.Opera.com, les dé­ve­lop­peurs montrent à quelle vitesse un site Web parallaxe aux allures de jeu vidéo peut être réalisé avec skrollr. Des exemples de code sont très bien détaillés.

NASA: Prospect

La NASA s’est également rendu compte que les sites Web scroller pré­sen­tent de belles op­por­tu­ni­tés d’offrir des in­for­ma­tions de manière di­ver­tis­sante sur Internet. Sur le site Web d’in­fo­tain­ment na­sa­pros­pect.com, l’agence spatiale amé­ri­caine nous emmène dans un voyage à travers le système solaire en utilisant des effets de dé­fi­le­ment parallaxe pour présenter l’immensité de l’espace. Le visiteur du site Web se glisse dans le rôle d’un ex­plo­ra­teur spatial et défile d’une planète à l’autre, tandis que les étoiles fusent en arrière-plan.

Le site Web a été conçu en col­la­bo­ra­tion avec des étudiants en design de l’Uni­ver­sité du Dakota du Sud et la youth art com­pe­ti­tion Humans in Space Art. En plus des tech­no­lo­gies Web de base HTML5, CSS3 et Ja­vaS­cript, les bi­blio­thèques Modernizr, LESS, Bootstrap, Require, jQuery, Signals, Sound­Ma­na­ger2 et le Greensock Tweening Engine ont été utilisés. L’effet de scrolling parallax est basé sur le plugin jQuery stellar.js de Mark Dalgleish. Le code source du site est dis­po­nible sur GitHub sous licence MIT. Le projet a remporté dif­fé­rents prix ré­com­pen­sant les con­cep­tions créatives et in­no­vantes comme celui de la FWA, Awwwards.com et CSS­De­sig­nA­wards.com.

Conseil

Les effets pa­ral­laxes ajoutent un plus au sto­ry­tel­ling en créant de la pro­fon­deur et de la dynamique. Ils per­met­tent ainsi une immersion plus forte du visiteur dans l’histoire.

Firewatch

L’effet parallaxe sert aussi à accrocher le regard. Ha­bi­le­ment mis en scène, le dis­po­si­tif sty­lis­tique permet de sur­prendre les visiteurs d’un site Web et de mettre en scène un contenu de manière at­trayante. Un excellent exemple est le site du jeu vidéo Firewatch de Campo Santo.

L’en-tête du site Web emmène le spec­ta­teur sur une scène pa­no­ra­mique avec un paysage de montagne à la nuit tombante. On compte six niveaux décalés, qui se déplacent hors de vue de manière asyn­chrone lors du dé­fi­le­ment, sou­lig­nant ainsi l’étendue du paysage. Le contenu du site Web (des in­for­ma­tions sur le jeu, une bande-annonce et des liens vers dif­fé­rentes pla­te­formes de jeu) glisse dans le champ de vision au premier plan.

Vous pourrez trouver des tutoriels et exemples de code qui montre pas à pas comment il est possible de mettre en place un tel design. CodePen.io explique par exemple très clai­re­ment les façons de créer le parallaxe de Firewatch.

Conseil

Les effets Parallax peuvent aussi accrocher le regard de manière discrète pour mettre en valeur votre contenu. Une simple ac­cu­mu­la­tion d’effets, en revanche, pourrait s’avérer contre-pro­duc­tive. Les ani­ma­tions qui ne servent pas di­rec­te­ment le contenu peuvent dans le pire des cas détourner l’attention de votre com­mu­ni­ca­tion réelle.

Greens­plash

Si le sto­ry­tel­ling fonc­tionne sur certains sites, il peut entraîner de la lassitude sur d’autres. Surtout lorsque les visiteurs du site Web veulent obtenir des in­for­ma­tions ra­pi­de­ment et sans détours. Un exemple est le site Internet de l’agence de design Web Greens­plash. Ici, l’effet de dé­fi­le­ment parallaxe est une fin en soi et n’est pas assez lié aux autres éléments de design du site Web.

On trouve alors deux élèves sérieux avec des tamis à pâtes sur la tête. Un singe est sagement assis à côté d’eux pour écrire un protocole. En scrollant vers le bas, cette image se hisse hors de vue du visiteur grâce à un effet parallaxe. Ce « highlight » optique nécessite un temps de char­ge­ment marqué par une barre verte.

Conseil

Evitez les effets optiques qui n’en­ri­chis­sent pas sig­ni­fi­ca­ti­ve­ment votre projet web. Surtout lorsque cela se fait au détriment de la per­for­mance du site Web.

Joyeux 25e an­ni­ver­saire Game Boy

Bien que l’effet parallaxe puisse être en principe au­to­ma­tisé, la plupart des dé­ve­lop­peurs de sites Web à page unique avec ani­ma­tions s’appuient sur une na­vi­ga­tion dans laquelle les visiteurs con­trô­lent ma­nuel­le­ment le dé­fi­le­ment. Il convient de noter qu’il y a des limites à la volonté des uti­li­sa­teurs à faire défiler un site. Le site Web iha­te­to­ma­toes.net pour le 25e an­ni­ver­saire de Game Boy montre comme on peut abuser de la patience des visiteurs. Il n’y a certes pas d’effets de parallaxe, mais on use de la molette de la souris.

Le site Web d’une page sert de publicité pour un tutoriel qui présente (après ins­crip­tion sur iha­te­to­ma­toes.net) les bases du plugin d’animation Scroll­Ma­gic. Sur le site, les visiteurs peuvent voir une Game Boy sur fond gris. Si vous faites défiler vers le bas, la console se déplace au premier plan et met en scène le jeu culte Tetris. Toutefois, vous ne pouvez pas jouer réel­le­ment, vous devez user encore et toujours de la mollette de la souris pour que les blocs s’alignent de manière pré­dé­fi­nie. A la fin du site, vous ne trouverez qu’un lien vers des tutoriels payants.

Conseil

Les sites Web avec des effets pa­ral­laxes se doivent d’être di­ver­tis­sants. Ceux qui laissent leurs visiteurs tourner la mollette de leur souris jusqu’à ce que leurs doigts s’épuisent courent le risque que ces derniers s’enfuient avant même d’avoir compris le sens du site (ou d’avoir atteint un bouton call-to-action par exemple).

GitHub 404

La page d’erreur 404 de GitHub (´https://github.com/404´) montre qu’une con­cep­tion de site Web avec effet parallaxe peut être mise en œuvre aussi sans scrolling. Ici, le visiteur n’a pas à faire tourner la molette de sa souris : il suffit de déplacer le pointeur pour voir ap­pa­raître un effet parallaxe.

Derrière l’animation parallaxe se trouve le plugin jQuery Plax de Cameron McEfee, qui est dis­po­nible gra­tui­te­ment pour les ad­mi­nis­tra­teurs de sites Web via GitHub sous licence MIT. La par­ti­cu­la­rité de Plax : le plugin chamboule les habitudes de vi­sua­li­sa­tion des in­ter­nautes. Ici, l’avant-plan ne se déplace pas plus vite que l’arrière-plan, mais sim­ple­ment dans le sens inverse. L’objectif est de créer un sentiment de dé­so­rien­ta­tion chez le spec­ta­teur, ce qui fait très bien échos au propos d’une page 404 (qui indique que l’in­ter­naute s’est trompé de chemin). 

En résumé

À la question « les sites Web à effets pa­ral­laxes en valent-ils la peine ? », on peut répondre que ça dépend ! En principe, le dé­fi­le­ment parallaxe attire l’attention. Mais avec l’uti­li­sa­tion massive de ce dis­po­si­tif sty­lis­tique depuis 2011 (uti­li­sa­tion d’ailleurs pour la plupart des sites inutile), force est de constater que cela énerve aussi les in­ter­nautes, surtout si la na­vi­ga­tion via la molette de la souris n’est pas aussi fluide que le dé­ve­lop­peur Web l’avait imaginé. Il est important de noter les points suivants :

  • Si le dé­fi­le­ment parallaxe ne sert pas votre sto­ry­tel­ling, n’en abusez pas.
  • Les effets pa­ral­laxes et autres ani­ma­tions doivent améliorer l’ex­pé­rience uti­li­sa­teur, pro­mou­voir le contenu, les produits et services ou en­cou­ra­ger le contact.
  • Si l’effet a un impact négatif sur la per­for­mance du site Web, vous devriez vous demander si vous en avez vraiment besoin.
  • Même si vous avez mis en place un effet parallaxe, le site doit être ac­ces­sible à tous les in­ter­nautes. Utilisez uni­que­ment les tech­no­lo­gies les plus récentes et qui fonc­tion­nent avec les nouveaux na­vi­ga­teurs Web comme les plus anciens.
  • Assurez-vous que votre site Web à effet parallaxe peut également être affiché sur les appareils mobiles. Les plugins actuels prennent gé­né­ra­le­ment en charge le res­pon­sive design.
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