Lors de la création d'une en­tre­prise ou du démarrage d'une activité in­dé­pen­dante, de nom­breuses personnes se demandent si elles doivent être inscrites au Registre du commerce. Alors que certaines en­tre­prises sont lé­ga­le­ment obligées de s’inscrire au Registre du commerce, d'autres sont libres de le faire. Bien qu'une ins­crip­tion offre certains avantages, elle peut élever le demandeur à une nouvelle forme juridique, ce qui entraîne ses propres obli­ga­tions. Vous trouverez dans cet article des ex­pli­ca­tions sur la manière dont une ins­crip­tion au Registre du commerce et des sociétés est effectuée et sur les in­for­ma­tions qu’il vous faut fournir.

Qu’est-ce que le Registre du commerce

Le Registre du commerce et des sociétés est une base de données de personnes physiques et morales ayant la qualité de com­mer­çants. Apparu en France en 1919, le Registre du commerce permet aussi de contrôler la ré­gu­la­rité des sociétés qui s’ins­cri­vent, vérifier si ces dernières ont bien respecté toutes les obli­ga­tions et renforcer la sécurité juridique.

Sa fonction première est de cen­tra­li­ser l’ensemble des in­for­ma­tions légales sur les en­tre­prises et de s’occuper de l’im­ma­tri­cu­la­tion des en­tre­prises au Registre du commerce.

Le Registre du commerce et des sociétés dépend du Greffe de chaque Tribunal de commerce. Une en­tre­prise est ainsi im­ma­tri­cu­lée au Greffe du Tribunal de commerce dont dépend son siège social.

Note

Le Registre du commerce et des Sociétés sert à iden­ti­fier les en­tre­prises exerçant une activité éco­no­mique sur le ter­ri­toire français. Il est obli­ga­toire de préciser le numéro d’im­ma­tri­cu­la­tion au Registre du commerce sur les documents officiels ou con­trac­tuels comme les factures ou les cor­res­pon­dances avec l’ad­mi­nis­tra­tion.

Qui doit être inscrit au Registre du commerce ?

L’ins­crip­tion au Registre du commerce concerne les personnes physiques (in­dé­pen­dants) et les personnes morales (en­tre­prises) créant leur activité com­mer­ciale. Qui est donc concerné ?

  • Les sociétés à res­pon­sa­bi­lité limitée (SARL)
  • Les en­tre­prises uni­per­son­nelles à res­pon­sa­bi­lité limitée (EURL)
  • Les sociétés anonymes (SA)
  • Les sociétés com­mer­ciales
  • Les sociétés civiles
  • Les grou­pe­ments d’intérêt éco­no­mique (GIE)
Note

Les personnes qui créent leur activité com­mer­ciale sous le statut d’au­toen­tre­pre­neur sont exemptées de l’ins­crip­tion au Registre du commerce et des sociétés. Elles doivent ainsi faire figurer sur leurs documents comp­tables, notamment sur leurs factures, la mention « société en dispense d’im­ma­tri­cu­la­tion ».

Comment se présente le numéro d’im­ma­tri­cu­la­tion au RCS ?

Celui-ci regroupe plusieurs éléments tels que :

  • La mention « RCS »
  • La ville d’im­ma­tri­cu­la­tion au Registre du commerce de l’en­tre­prise
  • Le numéro SIREN. Il s’agit d’un numéro délivré par l’INSEE. Unique et constant, il se décompose en 3 groupes de 3 chiffres attribués en fonction de l’ordre d’ins­crip­tion de l’en­tre­prise.

Le numéro de RCS se présente donc de la manière suivante : « RCS + Ville + Numéro SIREN ».

Remarque

Dans le cas où une en­tre­prise déménage son siège social et change de tribunal de commerce, le nom de la ville contenu dans le RCS sera modifié.

Afin de justifier de l’im­ma­tri­cu­la­tion auprès du RCS, le Greffe du Tribunal de commerce délivre :

  • Un extrait Kbis pour les personnes morales, les sociétés
  • Un extrait K pour les personnes physiques.

Ceux-ci re­pren­nent l’ensemble des mentions en­re­gis­trées auprès du RCS et cons­ti­tuent un document légal qui atteste de l’existence juridique de l’en­tre­prise.

Note

Il est souvent demandé à une en­tre­prise de fournir un extrait Kbis de moins de 3 mois que cette dernière obtiendra auprès du Greffe du Tribunal de commerce.

Que contient l’extrait Kbis ?

L’extrait KbiS (ou K) reprend l’ensemble des in­for­ma­tions qui figurent sur le RCS :

  • La greffe d’im­ma­tri­cu­la­tion au Registre du commerce de l’en­tre­prise
  • La raison sociale, le sigle et l’enseigne
  • Le numéro d’iden­ti­fi­ca­tion (numéro SIREN) et le code NAF (ancien code APE)
  • La forme juridique (SARl ; SAS ; SCI; GIE)
  • Le montant du capital social
  • L’adresse du siège, du principal éta­blis­se­ment et des éventuels éta­blis­se­ments se­con­daires dans l’Union Eu­ro­péenne
  • La durée de la société
  • La date de création
  • L’activité détaillée de l’en­tre­prise
  • Le nom de domaine du ou des sites Internet de l’en­tre­prise
  • La fonction, nom, prénom, date de naissance, commune de naissance, na­tio­na­lité et adresse du dirigeant principal, des ad­mi­nis­tra­teurs et des com­mis­saires aux comptes
  • Pour les pro­fes­sions ré­gle­men­tées : la référence des au­to­ri­sa­tions obli­ga­toires.
Remarque

L’extrait Kbis reprend les décisions pro­non­cées par le Tribunal de Commerce lors des pro­cé­dures col­lec­tives telles que des sau­ve­gardes, des re­dres­se­ments et des li­qui­da­tions ju­di­ciaires. Demander un extrait Kbis récent à un four­nis­seur ou un client permet ainsi de savoir si celui-ci se trouve en procédure de sau­ve­garde ou est en re­dres­se­ment ju­di­ciaire.

Combien coûte l’im­ma­tri­cu­la­tion d’une en­tre­prise au RCS ?

Le montant des frais d’im­ma­tri­cu­la­tion s’élève à :

Il est à rappeler que les en­tre­prises ayant une activité ar­ti­sa­nale doivent s’inscrire au ré­per­toire des métiers (RM). Les en­tre­prises in­di­vi­duelles à res­pon­sa­bi­lité limitée (EIRL) sont, quant à elles, également inscrites à un registre spé­ci­fique, le RSEIRL.

Modalités de l’im­ma­tri­cu­la­tion au RCS

Les com­mer­çants, personnes physiques doivent sol­li­ci­ter leur im­ma­tri­cu­la­tion dans les 15 jours qui suivent le com­men­ce­ment de leur activité, autrement ils ne pourront se prévaloir des avantages ju­ri­diques liés à la qualité de com­mer­çant (pour la période au cours de laquelle ils n’ont pas procédé à l’im­ma­tri­cu­la­tion).

Les personnes morales com­mer­ciales telles que les GIE et sociétés com­mer­ciales sont tenus de procéder à l’im­ma­tri­cu­la­tion au Registre du commerce im­mé­dia­te­ment après leur création et avant de pratiquer le commerce. Pour bé­né­fi­cier de la qualité de com­mer­çant, elles doivent être im­ma­tri­cu­lées.

Le dossier de demande d’im­ma­tri­cu­la­tion au Registre du commerce comprend un for­mu­laire dé­cla­ra­tif à remplir par le res­pon­sable, à dis­po­si­tion au Greffe, ainsi que les pièces jus­ti­fi­ca­tives cor­res­pon­dant à la situation de la structure. Les statuts de la société doivent également être soumis lors de l’ins­crip­tion au Registre du commerce. Si ces derniers sont erronés ou invalides, l’ins­crip­tion ne pourra être accordée. Une lettre men­tion­nant les erreurs à rectifier sera alors adressée au demandeur. Ce dernier devra corriger les statuts et déposer à nouveau son dossier complet.

Une fois l’ins­crip­tion au Registre du commerce et des sociétés acceptée, le Greffe du tribunal de commerce attribue un numéro d’iden­ti­fi­ca­tion unique pour l’en­tre­prise ou l’en­tre­pre­neur (numéro SIREN). Il permet d’accéder aux in­for­ma­tions sur l’en­tre­prise et figure sur le K-bis.

Veuillez prendre con­nais­sance des mentions légales en vigueur sur cet article.

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