Les méthodes de comp­ta­bi­lité varient suivant votre or­ga­ni­sa­tion, sa taille, son but et surtout la nature de ses sources de fi­nan­ce­ment. Selon le site du gou­ver­ne­ment, les as­so­cia­tions doivent en effet « im­pé­ra­ti­ve­ment tenir une comp­ta­bi­lité, dont le degré et la nature seront fonction de la taille de l’as­so­cia­tion, de la source de ses fi­nan­ce­ments (sub­ven­tion, prêt bancaire, don,), de son activité et enfin de l’exercice, ou non, d’une activité lucrative ». La ré­gle­men­ta­tion définie par la loi du 1er juillet 1901 qui définit la comp­ta­bi­lité pour les as­so­cia­tions peut paraître néanmoins un peu confuse à première vue. En effet, elle ne prévoit pas d’obli­ga­tion en matière de tenue des comptes.

Les méthodes pour la comp­ta­bi­lité d’as­so­cia­tions

Avant de vous lancer tête baissée dans les chiffres de votre comp­ta­bi­lité, il est important de définir la manière dont vous vous or­ga­ni­se­rez. Deux méthodes de comp­ta­bi­lité pour as­so­cia­tions se pré­sen­tent à vous : la comp­ta­bi­lité en partie simple ou la comp­ta­bi­lité en partie double. La première est destinée aux as­so­cia­tions de petites tailles. Elle consiste en l’éta­blis­se­ment d’une colonne « recette » et d’une colonne « dépense ». Les mou­ve­ments sont listés de manière chro­no­lo­gique. Toutefois, la sim­pli­cité de cette méthode sera peu ap­pro­priée aux entités qui doivent faire état de nombreux mou­ve­ments fi­nan­ciers. La deuxième méthode, la comp­ta­bi­lité en partie double, s’impose à la plupart des as­so­cia­tions ; vous aurez besoin de votre plan comptable des as­so­cia­tions pour préciser la nature de vos opé­ra­tions et devrez bien vous assurer que la somme des emplois (débits) cor­res­pond à celle des res­sources (crédits). Cette méthode est in­dis­pen­sable pour les entités devant faire état de leur compte devant des par­te­naires, fi­nan­ceurs ou autorités fiscales.

Remarque

attention, le plan comptable d’une as­so­cia­tion diffère du PCG (plan comptable général). Il a en effet été adapté aux ca­rac­té­ris­tiques de la comp­ta­bi­lité pour as­so­cia­tions. Vous pourrez vous le procurer dans les grandes li­brai­ries ou le consulter sim­ple­ment sur internet.

La comp­ta­bi­lité en as­so­cia­tion : quelles obli­ga­tions ?

L’arrêté du 8 avril 1999, JO 4 mai, définit les types d’as­so­cia­tions con­cer­nées par une comp­ta­bi­lité en partie double dite comp­ta­bi­lité d’en­ga­ge­ment. On compte notamment les as­so­cia­tions bé­né­fi­ciant des sub­ven­tions publiques dépassant les 153 000 € (stipulé dans la loi Sapin, décrets du 27 mars 1993). Bilan, compte de résultat et annexes ont été rendus obli­ga­toires pour les cas répondant à au moins deux des critères suivants : as­so­cia­tions de plus de 50 salariés, bilan supérieur à 3 100 000 €, bilan de plus de 1 5550 000 d’euros. Les as­so­cia­tions reconnues d’utilité publiques ou encore celles exerçant une activité com­mer­ciale et fis­ca­li­sée doivent également rendre des comptes. Pour en savoir plus sur les cas précis et les ex­cep­tions qui peuvent s’appliquer à la comp­ta­bi­lité d’une as­so­cia­tion à but non-lucratif ou autre, vous pouvez consulter le site de Lé­gi­france. Bon nombre de di­ri­geants se sont crus exemptés de comp­ta­bi­lité sous couvert du statut d’« as­so­cia­tion » de leur or­ga­ni­sa­tion. Et pourtant, une as­so­cia­tion a bel et bien des res­pon­sa­bi­li­tés et des obli­ga­tions. Qu’il s’agisse de code du travail ou de fiscalité, les as­so­cia­tions peuvent en effet faire l’objet de pour­suites. Dans le cas d’un non-respect des obli­ga­tions comp­tables, la loi 2014-854 (vers le site de Le­gi­france) [https://www.le­gi­france.gouv.fr/af­fich­Texte.do?cidTexte=JORFTEXT000029313296&ca­te­go­rie­Lien=id] spécifie des peines pour les di­ri­geants, tout comme cela s’applique dans le Code de commerce. Les enjeux sont donc im­por­tants. Pour avoir un bon contrôle de ses comptes, nous vous con­seil­lons de vous entourer d’experts. Pour les as­so­cia­tions de petites tailles ne pouvant pas se le permettre, des logiciels pourront les aider dans leur démarche.

Remarque

afin de pouvoir justifier de l’honnêteté de vos comptes, n’oubliez pas de garder vos jus­ti­fi­ca­tifs. Même pour les petites as­so­cia­tions qui ont le droit de tenir une comp­ta­bi­lité à partie simple, dite comp­ta­bi­lité de tré­so­re­rie, il est pri­mor­dial de garder tout document jus­ti­fiant des entrées et sorties fi­nan­cières de votre or­ga­ni­sa­tion.

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La comp­ta­bi­lité d’as­so­cia­tion à l’aide d’un logiciel

L’industrie de l’in­for­ma­tique a bien remarqué que la comp­ta­bi­lité d’as­so­cia­tion cons­ti­tuait un domaine spé­ci­fique dans l’univers de la finance. Elle a ainsi réagi en créant des logiciels ap­pro­priés à la comp­ta­bi­lité d’as­so­cia­tion. Il existe donc aujourd’hui une quantité de pro­grammes qui sont spé­ci­fi­que­ment dé­ve­lop­pés pour ce champ d’ap­pli­ca­tion.

De ce fait, ces logiciels prennent en compte vos besoins et la spé­ci­fi­cité de votre activité. Ils fa­ci­li­tent la gestion de votre tré­so­re­rie en vous per­met­tant de gérer par exemple vos adhérents et les co­ti­sa­tions. Ils per­met­tent de tenir une comp­ta­bi­lité en bonne et due forme même lorsque vous ne disposez pas de l’expertise requise. Les documents de synthèse peuvent être générés au­to­ma­ti­que­ment et vous pourrez avoir une vi­sua­li­sa­tion claire de votre activité pour pré­sen­ta­tion à toute ad­mi­nis­tra­tion fiscale.

Les contrôles fiscaux mis à part, les tableaux de bord et documents de synthèse per­met­tront à vous et vos équipes de prendre les meil­leures décisions grâce à des synthèses claires de la comp­ta­bi­lité de votre as­so­cia­tion. Vous pourrez de plus mettre en place un budget pro­vi­sion­nel adapté et estimer vos risques.

Veuillez prendre con­nais­sance des mentions légales en vigueur sur cet article.

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