Le compte de résultat est un document classique et obli­ga­toire de la comp­ta­bi­lité pour toute en­tre­prise. Il est notamment utile pour apprécier la per­for­mance et sert à estimer la santé fi­nan­cière d’une en­tre­prise. En effet, il permet d’obtenir le résultat net global (c’est-à-dire la dif­fé­rence entre les produits et les charges) d’une société. Le compte de résultat englobe toutes les opé­ra­tions qui ont eu un impact sur l’année observée, c’est donc un document de synthèse.

Il re­pré­sente ainsi un document comptable interne fort utile à la direction, mais aussi un document externe car il se doit d’être public et de renforcer la trans­pa­rence de l’en­tre­prise. C’est en effet un in­di­ca­teur de son activité. Le compte de résultat est très important pour les in­ves­tis­seurs et les four­nis­seurs, mais aussi utile à l’en­tre­prise elle-même pour mieux connaître sa situation éco­no­mique. Enfin, ce document est également exigé par l’ad­mi­nis­tra­tion fiscale.

Depuis 2015 cependant, avec l’article 213 de la loi pour la crois­sance, l’activité et l’égalité des chances éco­no­miques (nommée aussi loi Macron), les PME peuvent opter pour la con­fi­den­tia­lité de leurs in­for­ma­tions fi­nan­cières et sont dis­pen­sées de publier leur compte de résultat. Les PME doivent toutefois respecter plusieurs critères : le bilan ne peut dépasser 4 millions d’euros et le montant net du chiffre d’affaires ne doit pas excéder 8 millions d’euros. Enfin le nombre de salariés se doit d’être de 50 au maximum.

Dé­fi­ni­tion

Le compte de résultat est un document de synthèse établi par l’en­tre­prise à la fin de l’exercice comptable. Il présente la per­for­mance fi­nan­cière d’une entité sur une période donnée en obtenant le résultat net qui est la dif­fé­rence entre les produits et les charges.

Les en­tre­prises en­re­gistrent toutes les opé­ra­tions com­mer­ciales dans une com­pa­ti­bi­lité en partie double, et cela con­for­mé­ment à la loi. Cela signifie aussi qu’elles doivent établir des comptes annuels pour chaque exercice, com­pre­nant à la fois un bilan et un compte de résultat, et il est important de ne pas les confondre ! Nous allons analyser la com­po­si­tion d’un compte de résultat, notamment via un exemple pour ainsi mieux com­prendre sa structure.

Conseil

Dans l’article sur la comp­ta­bi­lité en partie double, nous dé­tail­lons le processus de la comp­ta­bi­lité com­mer­ciale et pré­sen­tons le rôle du bilan et du compte de résultat.

Com­po­si­tion et pré­sen­ta­tion du compte de résultat : exemple

Nous l’avons évoqué, le compte de résultat possède deux éléments prin­ci­paux que sont les produits et les charges. Un produit est une recette (une vente), alors qu’une charge cor­res­pond à une dépense (achat). Mais l’ensemble des produits et des charges qui se trouvent dans le compte de résultat peuvent se répartir en trois ca­té­go­ries, trois classes : l’ex­ploi­ta­tion, le financier et l’ex­cep­tion­nel.

C’est l’addition des trois résultats suivants qui forme le résultat final d’une société avant le calcul de l’impôt : c’est le RCAI (résultat courant avant impôt). Cette donnée est im­por­tante puisqu’elle va servir le plus souvent de base au calcul de l’impôt. Enfin, le solde final ou résultat net cor­res­pond à ce dernier chiffre moins le montant de l’impôt sur les sociétés.

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Le résultat d’ex­ploi­ta­tion

Ce résultat sert à mesurer la ren­ta­bi­lité et par la même la per­for­mance de l’activité courante de l’en­tre­prise. On peut l’obtenir en faisant la dif­fé­rence entre le chiffre d’affaires (CA) et les charges d’ex­ploi­ta­tion (personnel, taxes, location, con­som­ma­tion de matières premières etc.). Un résultat d’ex­ploi­ta­tion faible signale une mauvaise maîtrise des coûts ou bien un chiffre d’affaires qui n’est pas suffisant pour compenser l’ensemble des charges fixes. On parle de perte d’ex­ploi­ta­tion si le résultat est négatif et d’un bénéfice d’ex­ploi­ta­tion dans le cas contraire.

Ce résultat seul est important pour un en­tre­pre­neur pour avoir une vue d’ensemble sur l’activité de sa société. Pour remédier à un résultat faible ou négatif, le chef d’en­tre­prise peut alors soit chercher à diminuer les charges ou bien à augmenter le chiffre d’affaires.

Le résultat financier

Il illustre la politique fi­nan­cière de l’en­tre­prise. Pour l’obtenir il suffit de faire la dif­fé­rence entre les produits fi­nan­ciers (les revenus de créances ou de pla­ce­ments, les escomptes obtenus etc.) et les charges fi­nan­cières (comme les intérêts d’emprunt, les escomptes accordés etc.). Cependant une société dont le but n’est pas de gérer et de générer des produits fi­nan­ciers possède un solde en général négatif, du moins dès qu’il existe un emprunt.

Le résultat ex­cep­tion­nel

Cette dernière catégorie englobe tous les éléments qui ne sont pas ré­cur­rents ou clas­siques à l’activité de la société (procès, sub­ven­tions, plus-values d’actifs, coûts de res­truc­tu­ra­tion etc.) Il ne constitue donc pas un in­di­ca­teur crucial pour la conduite de l’activité courante de l’en­tre­prise et ne permet pas de juger de la ren­ta­bi­lité d’une société.

Pour illustrer ces trois ca­té­go­ries, nous réalisons un exemple de compte de résultat classique pour une en­tre­prise fictive nommée X :

Uti­li­sa­tion et extension du compte de résultat

Le compte de résultat peut aussi être plus fortement précisé en ca­té­go­ri­sant les charges. En effet il y a des charges fixes (location im­mo­bi­lière qui est un loyer de l’en­tre­prise) et des charges qui sont variables (l’achat de mar­chan­dises). Ces chiffres peuvent donc être in­té­res­sants pour le calcul des coûts de revient et la fixation ou l’ajus­te­ment des prix.

Il est important de dif­fé­ren­cier le compte de résultat du bilan. Le bilan comptable est un document comptable pri­mor­dial dont le but est de mesurer à un instant donné ce qu’une société possède et comment son pa­tri­moine est financé. Le bilan est gé­né­ra­le­ment réalisé une fois par an lors de chaque exercice comptable, et con­trai­re­ment au compte de résultat il ne renseigne pas sur l’activité de l’en­tre­prise.

Enfin, il existe le compte de résultat pré­vi­sion­nel. Ce document est similaire à celui présenté plus haut, mais il indique des pré­vi­sions sur l’activité future d’une société. Ainsi, il est né­ces­saire de dé­ter­mi­ner les valeurs de l’ensemble des éléments du bilan. Le compte de résultat pré­vi­sion­nel est notamment demandé par les ins­ti­tu­tions bancaires et or­ga­nismes de crédit, il permet en effet de montrer que l’en­tre­prise sera à l’avenir bé­né­fi­ciaire et doit ainsi con­vaincre pour l’obtention d’un crédit.

Veuillez prendre con­nais­sance des mentions légales en vigueur sur cet article.

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