Si vous gérez une en­tre­prise, vous ne pouvez passer à côté de la comp­ta­bi­lité. La comp­ta­bi­lité com­mer­ciale est un élément essentiel de la comp­ta­bi­lité et est même un devoir pour tous les com­mer­çants inscrits. En fin de compte, les autorités fi­nan­cières ont besoin de dé­cla­ra­tions d’impôt, ainsi que du bilan annuel d’une en­tre­prise afin de dé­ter­mi­ner le degré et le type d’im­po­si­tion en vigueur. Mais il est aussi dans votre propre intérêt en tant qu’en­tre­pre­neur de conserver de manière ordonnée vos rentrées et dépenses d’argent. Il est en effet pré­fé­rable de planifier vos projets avec un aperçu pertinent des chiffres liés à votre activité.  

La comp­ta­bi­lité en partie double vous permet de rendre très fa­ci­le­ment visible un aperçu de vos processus com­mer­ciaux. Mais à partir de quel moment devient-elle une obli­ga­tion ? Et comment fonc­tion­nent les dif­fé­rents processus de calcul ? La comp­ta­bi­lité en partie double n’est pas aussi complexe qu’elle peut le paraître au premier regard. IONOS vous explique étape par étape les bases de cette comp­ta­bi­lité en partie double et ce à quoi il faut être vigilant.

Microsoft 365
La solution Office que vous con­nais­sez, encore mieux
  • Boîte email Exchange jusqu’à 50 Go
  • Dernières versions de vos ap­pli­ca­tions Office préférées
  • As­sis­tance gratuite pour l’ins­tal­la­tion

Dé­fi­ni­tion : qu’est-ce que la comp­ta­bi­lité en partie double ?

La comp­ta­bi­lité en partie double est un système comptable imposé par la loi, qui décrit et énumère tous les processus com­mer­ciaux d’une en­tre­prise. Le bilan de fin d’année, qui est le résumé de toutes les tran­sac­tions com­mer­ciales de l’année, doit être délivré au fisc en fin d’année. Avec ce dernier, vous pouvez faire le bilan de fin d’année com­mer­ciale et découvrir quel chiffre d’affaires votre en­tre­prise a effectué, au regard des rentrées et sorties d’argent, et même établir des pré­vi­sions pour l’avenir.

La comp­ta­bi­lité en partie double peut se com­prendre selon deux dif­fé­rents sens d’un point de vue technique : le calcul des processus com­mer­ciaux se fait en effet au moins avec deux comptes, un compte et un compte de con­tre­par­tie.

Nom de domaine
Votre domaine en un clic
  • 1 cer­ti­fi­cat SSL Wildcard par contrat
  • Fonction incluse Domain Connect pour une con­fi­gu­ra­tion DNS sim­pli­fiée
Remarque

la comp­ta­bi­lité en partie double s’adresse par­ti­cu­liè­re­ment aux en­tre­prises à fort capital, qui doivent traiter de nom­breuses entrées et sorties fi­nan­cières. Une comp­ta­bi­lité simple quant à elle résume les entrées et sorties d’argent d’une en­tre­prise dans une con­fron­ta­tion simple des deux comptes. Cette méthode comptable est plutôt adaptée pour les petites en­tre­prises.

Quand la comp­ta­bi­lité en partie double devient-elle une obli­ga­tion ?

Tous les com­mer­çants inscrits au registre du commerce ont pour obli­ga­tion de tenir leurs comptes comme la loi le prévoit. Toute activité com­mer­ciale exige la pré­sen­ta­tion d’un bilan et d’un compte de résultat, mais une forme abrégée est admise pour les plus petites en­tre­prises et artisans in­dé­pen­dants dont le bilan est inférieur ou égal à 350 k€, dont le chiffre d’affaires est inférieur à 700 k€ et ayant moins de 10 salariés.

Comment fonc­tionne la comp­ta­bi­lité en partie double ?

Il est avan­ta­geux de savoir jouer avec les chiffres lorsque l’on s’occupe des finances d’une activité com­mer­ciale. Avec la comp­ta­bi­lité en partie double, deux méthodes de calcul doivent être prises en compte. Le calcul du bilan constitue la base pour le calcul des gains et des pertes.

Conseil

faites attention à ce que vos comptes soient bien ordonnés, car vous devez y intégrer tous les processus com­mer­ciaux de votre en­tre­prise. Une petite erreur entraîne une erreur au niveau du résultat.

Le calcul du bilan

Le calcul du bilan est la base de la comp­ta­bi­lité en partie double. Vous tra­vail­lez ici avec des comptes du bilan. Cela signifie que l’état actuel des finances de votre en­tre­prise est établi au début ainsi qu’à la fin de chaque année comptable. Ils sont su­per­po­sés et ensuite comparés. Vous conservez ainsi un aperçu d’où, comment et pourquoi l’argent est dépensé.

1. Fon­de­ments : la sé­pa­ra­tion actif et passif

Le bilan est composé d’un actif et d’un passif. La partie actif énumère tous les processus com­mer­ciaux, qui relèvent de l’uti­li­sa­tion de vos res­sources : machines, matériels de pro­duc­tion, etc. La partie passif au contraire réunit tous les processus qui relèvent de l’origine de ces res­sources : cela implique le capital propre, les crédits, les gains sur un exercice, etc. Cette con­fron­ta­tion de ces deux parties aide à garder un aperçu des domaines dans lesquels l’argent est dépensé, et ceux dans lesquels il est obtenu.

Le graphique suivant vous donne une vue d’ensemble ainsi qu’un aperçu des dif­fé­rentes ca­té­go­ries de comptes d’un bilan.

2. Fon­de­ments : la sé­pa­ra­tion débit / crédit

Si vous jetez un coup d’œil aux dif­fé­rentes parties d’un bilan comptable pour la première fois, il convient de com­prendre la sé­pa­ra­tion entre débit (partie de gauche) et crédit (celle de droite). Ces parties re­pré­sen­tent res­pec­ti­ve­ment des sorties et des entrées de paiements.

Ce qui est important pour le calcul est que tout débit doit aussi ap­pa­raître en crédit de l’autre côté du tableau. In­ver­se­ment, toute di­mi­nu­tion du débit se répercute par une aug­men­ta­tion du crédit. C’est le principe de la comp­ta­bi­lité en partie double.

Il doit toujours y avoir un équilibre entre l’actif et le passif. Pour chaque processus com­mer­cial saisi dans ce tableau, deux comptes doivent être créés, l’un dans l’actif, l’autre dans le passif. Il est fon­da­men­tal que la somme du bilan soit exac­te­ment la même des deux côtés. Avec cette con­fron­ta­tion, vous pouvez dé­ter­mi­ner avec exac­ti­tude l’état initial et l’état final de votre en­tre­prise à un moment précis, ainsi que les profits réalisés.

Remarque

la partie débit se situe toujours à gauche, et la partie crédit à droite.

3. Exemple de comp­ta­bi­lité en partie double : le calcul du bilan

L’éta­blis­se­ment du bilan est effectué avec dif­fé­rents comptes qu’on appelle comptes en T. Les résultats de chacun de ces comptes en T sont reportés dans le bilan général (Actif/Passif). Vous recevez pour chaque domaine d’activité de votre en­tre­prise (sous la forme d’un compte numéroté) une énu­mé­ra­tion précise de tous les débits et crédits, et donc aussi un aperçu immédiat des gains et dépenses de votre en­tre­prise.

Utilisez main­te­nant toutes les in­di­ca­tions men­tion­nées plus haut. Le calcul se fait à l’aide de ces comptes en T, qui se pré­sen­tent de la manière suivante :

Afin de dé­ter­mi­ner si le résultat d’un compte en T sera à reporter dans l’actif ou le passif du bilan, suivez les principes suivants :

  • Comptes à reporter sur le bilan côté actif (par exemple au sein de l’actif im­mo­bi­lisé) : les en­cais­se­ments sont inscrits dans la partie crédit, tandis que les dé­cais­se­ments sont inscrits dans la partie débit.
  • Comptes à reporter sur le bilan côté passif (par exemple au sein des capitaux propres) : les en­cais­se­ments sont inscrits dans la partie débit et les dé­cais­se­ments dans la partie crédit.
  • La somme du bilan doit être exac­te­ment la même de chaque côté du tableau.

Voici une vidéo per­met­tant de mieux com­prendre le fonc­tion­ne­ment du bilan et de ses comptes en T qui le composent :

Le calcul des pertes et profits (P&L)

Le calcul des pertes et profits fait partie in­té­grante du bilan et permet de dé­ter­mi­ner le succès de votre en­tre­prise sur un laps de temps précis. Les ren­de­ments et les dépenses sont ici comparés. Si les ren­de­ments pré­do­mi­nent, c’est que votre en­tre­prise engendre des profits. Si ce sont au contraire les dépenses, c’est qu’il s’agit de pertes.

Le processus de calcul fonc­tionne de la même manière que celui du bilan. La seule dif­fé­rence est que vous ne tra­vail­lez pas avec des comptes fi­nan­ciers sur un PnL, mais plutôt avec des comptes de produits et de charges. Ces derniers s’ins­cri­vent res­pec­ti­ve­ment dans la partie Actif du bilan et la partie Passif. Les résultats sont ensuite trans­fé­rés dans le compte des pertes et profits (PnL Profit and Loss account).     

Exemple d’un calcul des pertes et profits

Le tableau ci-dessous présente un exemple de re­pré­sen­ta­tion des pertes et gains d’une en­tre­prise :

Le calcul des pertes et profits se fait de la même manière que celui du bilan. Les résultats des comptes de charges et de produits (comptes en T) s’ins­cri­vent ensuite dans ce PnL. Afin de ne pas perdre de vue l’aperçu général, vous devriez suivre le schéma suivant :

Exemple de calcul du PnL :

Cet exemple montre les charges totales (débit) à gauche, réparties par type, et à droite, les produits (crédit). La partie crédit énumère vos res­sources (valeur positive), d’une valeur totale de 310 000 €. La partie débit quant à elle traite de l’emploi de ces res­sources (valeur négative), à hauteur de 310 000 €. En déduisant cette valeur au total, on obtient une valeur positive, donc un gain, de 102 500 €.

Remarque

le compte du PnL est pour ainsi dire le compte des capitaux propres et se trouve ainsi du côté du passif. Faites bien attention lors du calcul du PnL à bien placer les produits dans la partie crédit et les charges dans la partie débit. Les valeurs ainsi obtenues dans le PnL sont reportées à la fin de l’année comptable dans le compte des capitaux propres.

Il est à noter que l’ensemble des charges et produits d’une en­tre­prise sur un exercice comptable s’inscrit dans ce qu’on appelle le compte de résultat, autre document comptable majeur avec le bilan.

Conseil

il existe na­tu­rel­le­ment d’autres méthodes de calcul, per­met­tant d’optimiser votre comp­ta­bi­lité. Il existe des outils spéciaux pour ne pas passer vos journées à effectuer des calculs pénibles. Les grandes en­tre­prises, qui traitent de nombreux flux fi­nan­ciers, peuvent par­ti­cu­liè­re­ment profiter de ces outils pour éco­no­mi­ser un temps précieux.

Note

les in­for­ma­tions contenues dans cet article sont seulement données à titre indicatif. IONOS ne peut être tenu res­pon­sable quant à l’exac­ti­tude des données fournies.

Aller au menu principal