Le monde du travail moderne pose de nombreux défis aux employés. Alors que certaines carrières per­met­tent une in­te­rac­tion détendue entre le travail et la vie privée, de nom­breuses autres pro­fes­sions exigent des sa­cri­fices im­por­tants en ce qui concerne la vie familiale et les loisirs. Selon une étude réalisée en 2015 par l’institut Coe-Rexecode, les français sont ceux qui tra­vail­lent le moins d’heures en Europe. Si cette donnée est à re­la­ti­vi­ser compte-tenu du nombre important d’emplois à mi-temps, il n’en reste pas moins que les gens sont de plus en plus en recherche d’un meilleur équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée.

Cependant, ce ne sont pas seulement les employés qui se préoc­cu­pent du concept d’équilibre travail-famille. Les en­tre­prises mettent également en œuvre des mesures ciblées pour favoriser l’équilibre entre le travail et la vie privée de leurs employés. L’objectif est de rendre les employés non seulement plus pro­duc­tifs, mais aussi plus heureux et plus équi­li­brés.

Qu’est-ce que l’équilibre travail-vie privée ?

L’équilibre travail-famille est un concept plus que sou­hai­table. De plus en plus d’en­tre­prises comptent sur leurs employés pour être « équi­li­brés », car des employés heureux sont plus motivés et plus pro­duc­tifs. Si une en­tre­prise, cons­ciem­ment ou non, étouffe la vie privée de ses employés, par exemple avec trop d’heures sup­plé­men­taires ou une pression inhumaine au travail, cela conduit iné­vi­ta­ble­ment à l’in­sa­tis­fac­tion et au stress, qui se manifeste à son tour par la maladie, une pro­duc­ti­vité moindre et l’alié­na­tion dans l’en­tre­prise.

Dé­fi­ni­tion: L’équilibre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée

L’équilibre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée est le compromis idéal entre la vie pro­fes­sion­nelle et la vie privée d’une personne. Le work life balance est un concept de vie qui assure le bonheur maximum de l’employé, qui l’aide à fournir un travail productif dans lequel il s’épanouit. L’employeur comme l’employé en sont res­pon­sables.

Si de nombreux employés sont encore in­sa­tis­faits et se sentent happés par leur activité pro­fes­sion­nelle au détriment de leur vie per­son­nelle, le monde du travail est lentement en train de changer. En effet, de plus en plus d’en­tre­prises sont ouvertes au concept d’un équilibre sain entre  travail et famille, et en font même un outil de com­mu­ni­ca­tion pour attirer de nouveaux salariés.

Ce qui est certain aujourd’hui, c’est que toutes les parties bé­né­fi­cient d’un bon équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée. Cependant, notre société axée sur la per­for­mance ignore trop souvent l’im­por­tance du principe de l’« employé heureux », qui continue de semer la confusion et le scep­ti­cisme à certains niveaux de gestion. Ceci s’explique par la con­cur­rence, au sein de laquelle chaque niveau doit fonc­tion­ner pour rester com­pé­ti­tif, en par­ti­cu­lier avec la pénurie de tra­vail­leurs qualifiés et l’évolution dé­mo­gra­phique. Ce qui est souvent mal compris, c’est que les employés ne sont pas des machines qui tra­vail­lent sans cesse pendant la journée, et re­char­gent leurs batteries la nuit. Dans la plupart des cas, les gens tra­vail­lent pour pouvoir vivre, et non l’inverse.

Une attitude saine envers l’équilibre travail-vie privée commence avec l’employeur, lorsqu’il ne se considère pas comme la plus haute autorité dans la vie de ses employés, mais comme un compagnon fiable qui permet de rendre leur vie meilleure. Ici, les en­tre­prises sont souvent sur le fil rouge ; la direction a souvent encore du mal à trouver le juste équilibre entre les mesures d’amé­lio­ra­tion de la vie et la rigueur sur le lieu de travail. La question se pose souvent : dans quelle mesure dois-je offrir la liberté à mes employés, dans quelle mesure dois-je exiger de la dis­ci­pline ? Par ailleurs, les en­tre­prises trop « lâches » courent le risque que les employés profitent de la gé­né­ro­sité de leur employeur et des libertés qui con­dui­sent à l’in­dis­ci­pline et à la né­gli­gence.

L’employé est également res­pon­sable d’un bon équilibre travail-vie privée ; après tout, il s’agit d’un équilibre et non pas d’une di­mi­nu­tion de l’im­por­tance du travail au profit d’un style de vie plus dé­con­tracté.

D’autre part, il existe des en­tre­prises dont la situation a un impact trop négatif sur la vie privée et familiale de leurs employés : les heures sup­plé­men­taires im­pli­quent en effet moins de temps libre, et la pression sur le lieu de travail peut conduire à des dé­pres­sions même à l’extérieur du bureau. Le travail reste alors om­ni­pré­sent et pénètre dans la vie privée de façon nuisible. Le surmenage au travail, les dé­pres­sions et le syndrome d’épui­se­ment pro­fes­sion­nel sont des con­sé­quences fré­quentes d’un système éco­no­mique dans lequel la crois­sance reste le principe de base, et le bonheur personnel est laissé à la charge de l’individu. Le concept d’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée cherche à prendre des mesures décisives à cet égard.

La famille a aussi un poids important dans cet équilibre. Dans le monde du travail moderne, elle court en effet le risque de ne devenir qu’un effet se­con­daire d’une carrière réussie. Les en­tre­prises ont ici la res­pon­sa­bi­lité d’assurer une vie familiale saine. Après tout, pour de nombreux employés, la famille est le soutien le plus important pour une vie heureuse. Si elle est négligée au profit de la vie pro­fes­sion­nelle, c’est l’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée qui risque d’être perturbé et menacé.

Qu’est-ce qui fait partie d’un bon équilibre entre travail et vie privée ?

Une vie pro­fes­sion­nelle et privée saine implique de nombreux facteurs in­ter­dé­pen­dants. L’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée est l’art de mettre en œuvre le plus grand nombre possible de ces facteurs dans les deux domaines sans causer de dommages ailleurs. Il est donc important de savoir ce qui fait partie d’une bonne vie pro­fes­sion­nelle et d’une bonne vie privée et comment ces points sont liés.

Beaucoup des facteurs énumérés ci-dessous peuvent également fonc­tion­ner ensemble à travers les ca­té­go­ries (par exemple, les facteurs « en­vi­ron­ne­ment social de travail » dans la vie pro­fes­sion­nelle et « amis » dans la vie privée sont souvent confondus). En outre, il devrait être clair que les besoins dans les dif­fé­rents domaines de la vie évoluent de façon spé­ci­fique pour chacun. Alors qu’un employé accorde une grande valeur aux loisirs et aux intérêts per­son­nels, mais n’a pas pour ambition de fonder une famille, il suffit à un autre de pouvoir passer suf­fi­sam­ment de temps avec sa famille pour une vie privée sa­tis­fai­sante.

Note

Nous ne donnons pas di­rec­te­ment d’ins­truc­tions pour un équilibre général entre le travail et la vie privée. Ceci n’est tout sim­ple­ment pas possible car les gens sont trop dif­fé­rents et ont beaucoup trop de besoins et de systèmes de valeurs dif­fé­rents. Cependant, nous supposons qu’un employé a un intérêt fon­da­men­tal à mener une vie privée et pro­fes­sion­nelle saine et équi­li­brée.

Facteurs pour une vie pro­fes­sion­nelle équi­li­brée

Pour un bon équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée, la relation entre les deux domaines est décisive, mais la qualité de chacun d’eux l’est également. Lorsque des problèmes liés au travail empiètent sur la vie privée, c’est toute la structure qui en souffre. D’autre part, les préoc­cu­pa­tions privées peuvent avoir un impact négatif sur la vie pro­fes­sion­nelle. Il est clair qu’un bon équilibre entre travail et vie privée ne peut être atteint que si certaines con­di­tions font de l’emploi un lieu de travail qui ne nuit pas au bonheur personnel de l’employé. Idéa­le­ment, ce bonheur est la base et le but d’une relation de travail pro­duc­tive et saine.

Travail productif

Pour de nombreux employés, une vie pro­fes­sion­nelle agréable signifie que leur propre travail produit des résultats visibles et valorisés. En ce sens, « travail productif » ne signifie pas une per­for­mance maximale au détriment d’autres facteurs, mais la quantité de travail de valeur qui est optimale pour l’employé concerné. Par exemple, un ensemble de tâches in­sa­tis­fai­santes conduit un employé à ne pas s’iden­ti­fier à son travail mais à un processus d’alié­na­tion qui peut fi­na­le­ment avoir un impact négatif sur de nombreux domaines de la vie pro­fes­sion­nelle.

Un travail productif signifie la bonne quantité de travail sa­tis­fai­sant et épa­nouis­sant. L’employeur bénéficie ici d’un haut degré de mo­ti­va­tion de la part de l’employé, s’il crée les con­di­tions ap­pro­priées pour un travail productif. En revanche, un travail in­sa­tis­fai­sant peut avoir des con­sé­quences négatives sur la vie privée si le salarié rentre chez lui avec cette in­sa­tis­fac­tion. L’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée dépend donc es­sen­tiel­le­ment de la qualité in­di­vi­duelle du travail et de la sa­tis­fac­tion de l’employé par rapport à son propre travail.

Va­lo­ri­sa­tion du travail

Ici, l’employé est par­ti­cu­liè­re­ment en demande. La plupart des employés ont besoin d’un sentiment d’ap­pré­cia­tion pour eux-mêmes et pour leur travail afin de s’iden­ti­fier po­si­ti­ve­ment au milieu de travail. Outre les ré­com­penses idéales telles que les éloges, cela inclut également de vé­ri­tables systèmes de ré­com­penses tels que des pos­si­bi­li­tés de promotion trans­pa­rentes, des salaires équi­tables, des paiements de bonus, etc. La plupart des employés veulent se sentir perçus et traités dans leur dignité comme les personnes qu’ils sont et qu’ils veulent être. Si une en­tre­prise ignore ce point, elle traite les employés comme des machines qui sont censées fournir le même produit encore et encore. La va­lo­ri­sa­tion du travail signifie sim­ple­ment re­con­naître la per­for­mance de l’employé et le ré­com­pen­ser en con­sé­quence.

Il existe un élément par­ti­cu­liè­re­ment dangereux qui met sé­rieu­se­ment en danger la sa­tis­fac­tion de l’employé : c’est la critique non cons­truc­tive de son travail. Les questions exis­ten­tielles et l’in­cer­ti­tude qui en découlent affectent souvent tous les domaines de la vie de l’employé, qui trouve difficile de compenser la frus­tra­tion de la vie pro­fes­sion­nelle par une vie privée solide. L’équilibre travail et vie privée ne peut être préservé que si l’employé se sent traité avec dignité et valorisé. Sinon, une spirale de stress, de frus­tra­tion et d’in­quié­tude menace d’ébranler tout l’équilibre.

En­vi­ron­ne­ment social de travail

Les collègues sont souvent con­si­dé­rés comme la « deuxième famille » parce que l’on passe beaucoup de temps avec eux. C’est pourquoi la structure sociale de l’en­vi­ron­ne­ment de travail est d’autant plus im­por­tante. Les relations entre les personnes sont très complexes et dif­fi­ciles à in­fluen­cer en raison de nombreux facteurs in­di­vi­duels. Néanmoins, les em­ployeurs qui disposent des bonnes con­di­tions peuvent s’assurer que le lieu de travail peut être un terreau propice aux relations in­ter­per­son­nelles. Il s’agit notamment d’une in­te­rac­tion saine en ce qui concerne les hié­rar­chies, de struc­tures claires de règles contre l’in­ti­mi­da­tion et l’in­to­lé­rance, de mesures de con­so­li­da­tion d’équipe, d’une or­ga­ni­sa­tion en open space, et bien d’autres choses encore.

Les bonnes struc­tures d’en­tre­prise, une phi­lo­so­phie d’en­tre­prise in­ter­pré­tée po­si­ti­ve­ment et une res­pon­sa­bi­lité d’en­tre­prise ac­ti­ve­ment appliquée envers les employés créent une bonne base pour que les salariés puissent tra­vail­ler non seulement avec des collègues de confiance, mais aussi avec des personnes en présence des­quelles ils se sentent à l’aise. Si un employé est mal intégré dans la structure sociale du lieu de travail, s’il est harcelé ou même intimidé, cela peut avoir des con­sé­quences dé­vas­ta­trices pour la vie pro­fes­sion­nelle et privée. Ici, les deux domaines se con­fon­dent : si l’en­vi­ron­ne­ment de travail social souffre, l’employé souffre également et trans­porte ses soucis et ses problèmes dans presque tous les autres domaines de sa vie pro­fes­sion­nelle et privée.

Temps et structure de travail flexibles

La notion d’équilibre travail-vie privée est souvent comprise comme une simple gestion du temps, mais cela n’inclut qu’une partie de l’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée. Néanmoins, le bon moment est essentiel à l’équilibre et constitue la base de nombreux autres facteurs. Pour s’assurer qu’il reste suf­fi­sam­ment de temps pour la vie privée ou familiale en plus du travail, l’employeur dispose d’un certain nombre d’options. D’une part, la pratique du té­lé­tra­vail est de plus en plus populaire, en par­ti­cu­lier pour les emplois de bureau. L’employeur offre au salarié de rester à la maison pendant les heures de travail et de tra­vail­ler à partir de là. Pour ce faire, il suffit gé­né­ra­le­ment d’avoir un or­di­na­teur et une connexion Internet.

Voici quelques-uns des avantages du té­lé­tra­vail :

  • L’employé a plus de temps libre, dans la mesure où il économise le temps de transport.
  • Il peut tra­vail­ler avec plus de sérénité, car il y a moins de con­traintes que sur le lieu de travail (code ves­ti­men­taire, temps de pause, pression sociale, en­vi­ron­ne­ment bruyant, etc.)
  • Les parents ont la pos­si­bi­lité de passer plus de temps avec leurs enfants et/ou leur par­te­naire, tant que le travail est accompli.

Il existe toujours un risque que le té­lé­tra­vail soit « exploité » à des fins per­son­nelles car l’employé échappe largement au contrôle social. Par ailleurs, beaucoup ont du mal à se con­cen­trer lorsqu’ils tra­vail­lent à domicile : le té­lé­tra­vail n’est donc pas un moyen universel d’atteindre un bon équilibre entre le travail et la vie per­son­nelle.

C’est un peu plus facile lorsqu’il s’agit d’horaires de travail flexibles. Plus le tra­vail­leur dispose d’une grande liberté en ce qui concerne le début et la fin de la journée de travail, les temps de pause et la ré­par­ti­tion des heures heb­do­ma­daires, mieux il peut adapter sa vie pro­fes­sion­nelle à sa vie privée. C’est déjà le cas dans de nombreux lieux de travail : par exemple, c’est souvent l’employé lui-même qui décide quand il arrive au travail le matin et quand il repart, tant qu’il travaille le temps convenu selon le contrat. Il est possible de fixer un cadre (par exemple « 8 heures de travail entre 8h et 20h »). Plus ce cadre présente une grande amplitude, plus le salarié a la pos­si­bi­lité de diviser son temps de travail. De nombreux em­ployeurs as­sou­plis­sent ce cadre le vendredi pour que le salarié puisse être en week-end plus tôt, à condition qu’il ait travaillé son nombre fixe d’heures au préalable.

Ce domaine comprend également le thème du sommeil, que nous dé­tail­lons ci-dessous. Dans la mesure où dormir suf­fi­sam­ment favorise la con­cen­tra­tion et la per­for­mance, les modèles d’horaires de travail flexibles per­met­tent aux em­ployeurs de faire plus pour la santé de leurs employés et pour la qualité des résultats du travail.

Mesures pour la santé, la nutrition et l’exercice physique

De nom­breuses activités ont un impact négatif sur la santé et le bien-être des employés. L’employeur peut y remédier par certaines mesures. Pour les emplois de bureau, en plus de mobilier adapté (chaises de qualité, bureaux réglables en hauteur, tables pour tra­vail­ler debout en option, etc.), nous re­com­man­dons des offres telles que des cours de sport et d’éducation sanitaire (in­tro­duc­tion aux postures et au maintien pour le dos, cours de yoga, etc.)

Une ali­men­ta­tion saine relève prin­ci­pa­le­ment de la res­pon­sa­bi­lité in­di­vi­duelle de chaque employé. Néanmoins, l’employeur dispose de plusieurs pos­si­bi­li­tés pour créer de bonnes con­di­tions. Si un lieu de travail dispose d’une cantine, il devrait idéa­le­ment disposer d’un large as­sor­ti­ment (vé­gé­ta­rien, vé­gé­ta­lien, sans gluten, etc.) et garantir la trans­pa­rence en ce qui concerne les in­gré­dients et les additifs. En outre, des li­vrai­sons ré­gu­lières de fruits et un ap­pro­vi­sion­ne­ment suffisant en eau (fontaines d’eau, etc.) sont d’autres mesures répandues pour améliorer la santé des employés.

Garde d’enfants interne

Les salariés ont souvent du mal à passer suf­fi­sam­ment de temps avec leurs enfants. La recherche de modes de garde pose également problème aux parents qui tra­vail­lent. Il en résulte que les enfants peuvent perturber con­si­dé­ra­ble­ment l’équilibre entre le travail et la vie per­son­nelle. D’un côté, il y a les parents qui passent trop peu de temps avec leurs enfants parce que leur propre travail demande trop de temps et d’attention. D’autre part, il y a des employés qui, en raison de leurs obli­ga­tions pa­ren­tales, sont moins per­for­mants et ac­cu­mu­lent plus d’ab­sen­téisme.

Une crèche d’en­tre­prise est une bonne mesure pour concilier la vie pro­fes­sion­nelle et la vie privée des salariés avec leurs enfants. Les parents et les enfants sont donc très proches les uns des autres, ce qui permet aussi un gain de temps con­si­dé­rable pour le transport. Si l’employeur fournit le personnel et les locaux ap­pro­priés, l’at­mos­phère familiale créée sur le lieu de travail peut être ins­pi­rante. En général, la garde d’enfants interne est un moyen efficace pour les employés de gérer leur équilibre entre la vie pro­fes­sion­nelle et la vie privée.

Bénéfices par­ti­cu­liers

Les avantages sup­plé­men­taires fournis par l’employeur ont également un effet positif sur l’équilibre entre le travail et la vie privée de l’employé. D’une part, un régime de retraite d’en­tre­prise résout en partie la question du fi­nan­ce­ment de la vie durant la vieil­lesse. Offrir une carte de trans­ports aux employés, ou en prendre en charge une partie, est également un avantage con­for­table.

Les em­ployeurs ne devraient pas non plus sous-estimer l’effet positif de la res­pon­sa­bi­lité sociale des en­tre­prises. Si une en­tre­prise prend au sérieux sa res­pon­sa­bi­lité envers la société, l’en­vi­ron­ne­ment et ses employés, elle s’identifie gé­né­ra­le­ment mieux à l’employeur. Sachant tra­vail­ler pour une « bonne en­tre­prise », l’employé est aussi plus disposé à s’investir. Dans ce contexte, il peut être par­ti­cu­liè­re­ment productif de proposer des jours de congés lors desquels les employés peuvent par­ti­ci­per vo­lon­tai­re­ment à des projets ca­ri­ta­tifs.

Facteurs pour une vie privée équi­li­brée

Ce qui relève d’une vie per­son­nelle équi­li­brée varie énor­mé­ment d’une personne à l’autre. Après tout, chacun a une vision du bonheur qui lui est propre. Néanmoins, on peut définir certains facteurs qui jouent un rôle important dans la vie privée pour la plupart des gens. Si l’un des pans de la vie privée est difficile, ceci a souvent des con­sé­quences directes sur la vie pro­fes­sion­nelle. Certains tra­vail­leurs ont la capacité de compenser une vie privée in­sa­tis­faite par une vie pro­fes­sion­nelle réussie. Cependant, il semble que pour la plupart des gens, un bon équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée commence pendant les loisirs.

Famille

Pour beaucoup, la famille est le pilier le plus important d’une vie heureuse. Pour de nombreux salariés, la fin de la journée de travail est définie par le temps passé avec la famille ou le par­te­naire. Si ce temps est stressant, notamment en raison des tâches ménagères, l’employé ne peut pas se détendre comme il le souhaite, et se met en place un cercle vicieux de travail et de « travail après le travail », ce qui peut fi­na­le­ment perturber l’ensemble de l’équilibre travail et vie per­son­nelle. Dans les cas extrêmes, les employés font des heures sup­plé­men­taires pour rentrer chez eux plus tard. Bien sûr, cela va aussi dans le sens inverse si l’employé prend trop de liberté pour sa famille et met ainsi le travail en danger.

La dé­fi­ni­tion d’une vie familiale et amoureuse réussie est donc dif­fé­rente d’une personne à l’autre et im­pos­sible à gé­né­ra­li­ser. Néanmoins, le bonheur personnel de nombreux employés repose sur un soutien solide de la famille. De cette façon, les employés autant que les em­ployeurs disposent de nom­breuses pos­si­bi­li­tés de créer de bonnes con­di­tions pour une vie familiale pleine et entière.

Amitié

De nombreux employés ont des dif­fi­cul­tés (surtout avec l’âge) à cultiver des amitiés en plus de leur travail. Il y a de nom­breuses raisons pour les­quelles les ren­contres avec des amis de­vien­nent de plus en plus dif­fi­ciles. D’une part, de nombreux salariés sont tout sim­ple­ment trop fatigués après le travail pour les activités sociales, de sorte que les amitiés peuvent souffrir dans des con­di­tions de travail dif­fi­ciles. D’autre part, un emploi à temps plein entraîne souvent des problèmes d’horaire, surtout si la famille est un autre facteur.

En outre, de nombreux employés ont tendance à devenir amis avec leurs collègues, au point qu’ils rem­pla­cent parfois leurs amis ex­té­rieurs. Même si cela conduit à un en­vi­ron­ne­ment de travail plus agréable dans l’ensemble, les amitiés entre collègues risquent d’être trop définies par le travail. Ces amitiés cessent souvent lorsque l’une des parties arrête de tra­vail­ler pour l’en­tre­prise. Si l’employé n’a pas suf­fi­sam­ment cultivé ses amitiés ex­té­rieures, il est menacé d’isolement social.

Le bonheur personnel, qui contribue à l’équilibre entre le travail et la vie per­son­nelle, vient souvent du fait que les amis de longue date cons­ti­tuent des repères en dehors du travail. La personne ne se sent donc pas réduite à un simple travail. Les amis de l’extérieur sont très im­por­tants pour le bien-être d’une personne parce qu’ils lui per­met­tent tout sim­ple­ment d’avoir une vie sociale riche ex­té­rieure au travail. C’est un élément essentiel de la notion d’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée, c’est pourquoi les amitiés ne doivent jamais être sous-estimées.

Vie amoureuse et recherche de par­te­naire

Cette partie se rapporte davantage aux employés qui sont cé­li­ba­taires. Un emploi stressant et fatiguant, qui exige beaucoup d’heures sup­plé­men­taires, peut avoir un impact négatif sur la recherche d’un par­te­naire. Cette situation, à son tour, nuit à la vie privée et altère con­si­dé­ra­ble­ment l’équilibre entre le travail et la vie privée lorsque les employés ne par­vien­nent pas à composer avec la solitude et la frus­tra­tion sexuelle, en général associées à une recherche de par­te­naire in­fruc­tueuse.

Ce domaine est assez similaire à celui de la famille dans les con­sé­quences qu’il peut avoir sur l’équilibre de vie. Si la vie pro­fes­sion­nelle occupe une place trop im­por­tante dans la vie du salarié et menace ainsi la recherche d’un par­te­naire et la cons­truc­tion d’une famille, ceci peut avoir des con­sé­quences sur le bien-être psy­cho­lo­gique du salarié. Cette situation peut aller, dans les cas extrêmes, jusqu’à des états dé­pres­sifs jusqu’à des maladies graves. La frus­tra­tion accumulée peut également se décharger sur le lieu de travail, par exemple dès que l’employé cherche un ou une par­te­naire sur le lieu de travail lui-même. La structure sociale de l’en­tre­prise risque alors d’être menacée.

Un employeur ne peut pas empêcher que les contacts sociaux entre collègues puissent parfois mener à des relations intimes. Il incombe es­sen­tiel­le­ment aux salariés concernés de dis­tin­guer et de concilier leurs relations de travail et leurs relations privées. En général, il est re­com­mandé d’informer l’employeur de la relation, mais il n’y a aucune obli­ga­tion à le faire.

Loisirs et centres d’intérêts

De nombreux salariés ont des passions qu’ils sou­hai­tent exercer en dehors de leur travail. Cependant, de nombreux emplois rendent parfois cette pos­si­bi­lité très difficile. Les loisirs à des horaires fixes peuvent devenir im­pos­sibles en raison des heures de travail peu flexibles. De même, un emploi stressant a souvent pour effet que l’employé n’a pas la force, après le travail, de suivre ses intérêts ou ses loisirs. C’est ici qu’entre en jeu l’épa­nouis­se­ment personnel dans le temps libre : la vie privée fait de la place pour une vie pro­fes­sion­nelle sti­mu­lante. L’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée en souffre sen­si­ble­ment.

Outre des horaires de travail plus flexibles, l’employeur dispose de plusieurs options pour re­con­naître les intérêts in­di­vi­duels de ses employés. Les réseaux sociaux internes cons­ti­tuent des pla­te­formes ap­pré­ciées pour échanger sur les loisirs. De cette façon, les employés peuvent tra­vail­ler en réseau et organiser des activités con­jointes. Partager ses passe-temps et ses loisirs avec ses collègues présente deux avantages in­té­res­sants : d’abord, planifier des loisirs est gé­né­ra­le­ment très similaire, ce qui entraîne moins de conflits. Ensuite, ceci renforce le tissu social sur le lieu de travail, car les intérêts communs sont de bons points d’ancrage pour les relations humaines. Cependant, il est également important de noter ce qui a été dit plus haut au sujet des amitiés.

Sport et santé

Le thème de la santé touche tous les domaines de la vie d’une personne et revêt donc une im­por­tance capitale pour l’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée. Pour faire simple, presque tous les facteurs, qu’ils soient sociaux, per­son­nels, familiaux, psy­cho­lo­giques ou physiques, ont à voir avec la santé. Par ailleurs, de nom­breuses études montrent que le sport joue un rôle essentiel dans la santé physique et mentale.

De nombreux employés ont besoin de compenser avec de l’exercice, surtout lorsqu’ils passent la majeure partie de leur vie pro­fes­sion­nelle assis. Pour les emplois de bureau en par­ti­cu­lier, il est important de faire de l’exercice pendant au moins une demi-heure plusieurs fois par semaine. Mais il est également conseillé d’être debout pendant au moins cinq minutes pour chaque heure passée assise. La forme physique est im­por­tante pour beaucoup, c’est pourquoi les activités sportives sont très im­por­tantes pendant les loisirs.

Outre des con­di­tions de travail plus sereines (voir ci-dessus), les en­tre­prises peuvent également veiller à ce que leurs employés soient en­cou­ra­gés dans leurs activités sportives. Parmi les offres possibles, on peut citer des évé­ne­ments sportifs tels que des courses d’en­tre­prise, des tournois de football ou des ré­duc­tions dans des salles de sport. En fin de compte, il est de la res­pon­sa­bi­lité de chaque employé de décider s’il souhaite mettre ce type d’offre à dis­po­si­tion de ses employés et dans quelles con­di­tions.

Il est essentiel que les employés et les em­ployeurs abordent le thème de la santé de façon res­pon­sable. Cela signifie, d’une part, que les employés veillent également à leur santé pendant leur temps libre privé et, d’autre part, que l’employeur fait preuve de com­pré­hen­sion à l’égard des employés malades, en s’adaptant, dans une certaine mesure, aux jours de maladie ou aux rendez-vous médicaux pendant les heures de travail. Ceci peut éviter qu’un employé malade ne tombe dans une dan­ge­reuse spirale.

Sommeil

Un bon rythme de sommeil est souvent trop sous-estimé pour le bien-être général. Un manque de sommeil entraîne en général une baisse de per­for­mance, des sautes d’humeur, une vul­né­ra­bi­lité physique accrue, ainsi que d’autres risques. Le sommeil d’une personne peut souvent servir à évaluer l’équilibre entre travail et vie privée. Il n’est donc pas sur­pre­nant que de nombreux psy­cho­logues et médecins con­si­dè­rent un sommeil de qualité comme un facteur essentiel pour une vie heureuse.

Le sommeil est une ressource précieuse que les tra­vail­leurs doivent trop souvent éco­no­mi­ser. Ceux qui ont planifié des activités de loisirs après une longue journée de travail se privent souvent de quelques heures de sommeil. L’une des con­sé­quences possibles est de perturber l’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée.

Le pro­fes­seur James Gangwisch de l’Uni­ver­sité Columbia travaille sur l’im­por­tance d’un bon sommeil pour la pro­duc­ti­vité au travail. Dans son étude réalisée à Oxford, Gangwisch affirme que les horaires de travail flexibles sont avant tout un moyen approprié pour favoriser un bon sommeil pour les employés. Des règles flexibles pour l’heure d’arrivée au travail le matin sont par­ti­cu­liè­re­ment indiquées pour permettre à l’employé d’adapter son temps de sommeil à ses besoins. L’aug­men­ta­tion sig­ni­fi­ca­tive de la per­for­mance qui en résulte est également un avantage pour l’employeur.

En même temps, Gangwisch met en garde contre une trop grande liberté, car l’employé surcharge souvent sa flexi­bi­lité et ne parvient pas à trouver de rythme dans son cycle jour-nuit. Il est donc important de s’entendre sur un système de temps de travail à la fois suf­fi­sam­ment flexible et con­traig­nant pour tous.

Un bon sommeil est un sujet ex­trê­me­ment complexe, qui ne peut être résolu uni­que­ment par un système de temps de travail adapté. Après tout, presque tous les facteurs de la vie pro­fes­sion­nelle et privée peuvent avoir des effets positifs et négatifs sur le sommeil. Beaucoup de gens peuvent avoir du mal à s’endormir à cause des soucis existants, d’autres ne par­vien­nent jamais à trouver un sommeil calme à cause du stress dans leur vie privée. Outre les facteurs physiques et mentaux in­di­vi­duels tels que l’ali­men­ta­tion, l’exercice et la santé mentale, des in­fluences telles que le lieu de résidence, le bruit et les con­di­tions mé­téo­ro­lo­giques jouent un rôle dans le type et la durée des périodes de repos qui ne doit pas être sous-estimé.

Détente et in­tros­pec­tion

Ce facteur dépend largement de ce que chacun entend par détente et de ce dont il a besoin. Beaucoup de gens ont une vie pro­fes­sion­nelle et privée équi­li­brées, mais ne se reposent jamais. Leur vie suit souvent la même séquence : tra­vail­ler le matin, déjeuner avec des collègues à midi, passer du temps en famille, avec leur par­te­naire et/ou leurs enfants après le travail, faire du sport ou s’adonner à ses loisirs, puis se coucher. Ce qui semble être un bon équilibre entre le travail et la vie privée ne semble souvent que su­per­fi­ciel pour l’individu. Parce que quand a-t-on du temps pour soi ?

La capacité d’une personne à se livrer à l’in­tros­pec­tion doit sans cesse être nourrie et re­nou­ve­lée. Pour résumer, il s’agit d’être fidèle à sa propre boussole, grâce à laquelle on peut vivre sa vie. Diverses questions sur la réa­li­sa­tion de soi, la recherche de sens et la réa­li­sa­tion de ses propres désirs jouent un rôle : suis-je vraiment là où je veux être ? Quels sont mes rêves et mes objectifs ? Qu’est-ce que j’ai déjà accompli ? De quoi ai-je peur ? Qu’est-ce qui m’aide à être plus heureux ?

Beaucoup de gens ont accès à ce moment important pour eux-mêmes dans les loisirs et les intérêts par lesquels ils se dé­fi­nis­sent. Certains peuvent entrer en eux-mêmes pendant l’exercice, tandis que d’autres préfèrent certains endroits où ils peuvent se dé­con­nec­ter. Dans ce contexte, la mé­di­ta­tion devient une pratique spi­ri­tuelle de plus en plus populaire parce qu’elle est destinée à ouvrir l’esprit et à réfléchir sur des questions im­por­tantes de la vie.

Trouver le bon équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée, c’est donc aussi y réfléchir et s’in­ter­ro­ger ré­gu­liè­re­ment à ce sujet. Mais là aussi, un certain équilibre est important : quiconque cherche plus à atteindre un bon équilibre entre travail et vie privée qu’à le vivre passe largement à côté de l’objectif.

Comment les en­tre­prises pro­meu­vent un bon équilibre entre travail et vie privée

Le concept d’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée est l’un des facteurs de succès d’une en­tre­prise dans la mesure où il contribue à la sa­tis­fac­tion et à la pro­duc­ti­vité des employés. De plus en plus d’em­ployeurs re­cherchent donc des stra­té­gies ap­pro­priées pour pro­mou­voir ces facteurs de flexi­bi­lité. La pla­ni­fi­ca­tion et la mise en œuvre de telles stra­té­gies relèvent souvent de la res­pon­sa­bi­lité du service des res­sources humaines. Le sens des res­pon­sa­bi­li­tés et l’estime de soi d’une en­tre­prise peuvent donner le ton ici.

Le terme récent de Corporate Social Res­pon­si­bi­lity (CSR) désigne tout un ensemble de facteurs, allant des opé­ra­tions res­pec­tueuses de l’en­vi­ron­ne­ment à la res­pon­sa­bi­lité envers la société et la con­cur­rence, en passant par les obli­ga­tions sociales envers chaque employé. La RSE désigne ainsi la « boussole morale » d’une en­tre­prise. En cas de dé­sa­lig­ne­ment, les membres les plus faibles souffrent souvent dans leur équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée.

Dans l’aperçu suivant, vous trouverez des mesures courantes qui per­met­tent aux em­ployeurs d’aider leurs employés d’atteindre un bon équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée.

Mesure Ex­pli­ca­tions
Heures de travail flexibles Les employés peuvent adapter leur rythme quotidien en fonction de leurs besoins in­di­vi­duels et avoir plus de liberté en ce qui concerne les loisirs, la famille, le sommeil, etc.
Té­lé­tra­vail De nombreux emplois peuvent également être effectués à la maison ou à l’extérieur du travail. Le té­lé­tra­vail permet aux employés de passer plus de temps avec leur famille et de mieux se res­sour­cer pendant la semaine. De plus, ceci implique davantage de temps libre car il n’est pas né­ces­saire de se déplacer pour se rendre au travail. Le té­lé­tra­vail détend également la semaine de cinq jours et apporte plus de variété dans la vie pro­fes­sion­nelle. L’employeur économise également de l’argent si le lieu de travail n’est pas utilisé pendant une journée.
Offre ali­men­taire saine Dans l’idéal, les cantines offrent un repas adapté à chaque employé et sont aussi trans­pa­rentes que possible en ce qui concerne les in­gré­dients et leur com­po­si­tion. En outre, la livraison gratuite de fruits et de boissons a un impact positif sur la santé des employés, ce qui est un facteur essentiel pour l’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée.
Lieu de travail adapté Être en bonne santé est essentiel pour atteindre un certain équilibre entre le travail et la vie privée. C’est à l’employeur de créer de bonnes con­di­tions de base, en par­ti­cu­lier dans le cas des emplois de bureau, afin que les employés restent en bonne santé. Il s’agit notamment de sièges de bureau er­go­no­miques, de bureaux réglables en hauteur, de postes de travail debout et de méthodes de travail qui fa­vo­ri­sent le mouvement. D’autres facteurs com­pren­nent un éclairage adéquat, une pro­tec­tion contre le bruit et de bonnes con­di­tions cli­ma­tiques. En outre, l’at­mos­phère de travail ne devrait jamais donner aux employés le sentiment qu’ils ne devraient pas se lever et faire des exercices d’étirement, par exemple. La formation interne, par exemple sur la bonne position assise, est une autre mesure in­té­res­sante.
Garde d’enfants interne Une crèche d’en­tre­prise soulage les employés qui ont des enfants, car elle leur évite d’avoir à chercher une crèche ex­té­rieure, démarche souvent longue et fas­ti­dieuse. D’une part, elle permet à la vie pro­fes­sion­nelle et à la vie familiale de se rejoindre au lieu d’être stric­te­ment séparées. Les employés peuvent ainsi passer plus de temps avec leurs enfants, ce qui peut les conduire à rester en contrat en temps plein, voire à réduire le risque d’in­ter­rup­tion de carrière.
Offre sportive Des sessions de conseils sur les bonnes postures, des séances de yoga, des évé­ne­ments sportifs et bien d’autres mesures fa­vo­ri­sent ac­ti­ve­ment la santé des employés. Pa­ral­lè­le­ment, bon nombre de ces offres créent une meilleure ambiance de travail en per­met­tant aux employés de devenir actifs ensemble.
Offre con­cer­nant la gestion du stress Dans la société d’aujourd’hui, axée sur la per­for­mance, la capacité de résister au stress est d’une im­por­tance capitale. A ce titre, l’employeur marque des points avec des offres telles que des cours de formation à la mé­di­ta­tion et à la formation autogène, des cours de gestion du temps, etc. Dans l’ensemble, toutefois, il est important de maintenir le niveau de stress des employés aussi bas que possible.
Caisse de retraite Un régime de retraite d’en­tre­prise peut énor­mé­ment soulager les salariés, car il leur enlève au moins une partie de leurs préoc­cu­pa­tions con­cer­nant la retraite. Moins les gens sont accablés, mieux ils peuvent se con­cen­trer sur le présent et réaliser ce dont ils sont capables.
Congés sab­ba­tiques La pos­si­bi­lité de prendre des congés sab­ba­tiques non rémunérés peut faire des mer­veilles pour certains employés. Si le service des res­sources humaines vous permet de renoncer à un employé pendant un certain temps, les congés sab­ba­tiques sont un moyen efficace d’échapper à la vie pro­fes­sion­nelle pendant un certain temps et de se con­cen­trer sur sa vie privée. Un dé­sé­qui­libre qui s’est produit est souvent compensé et le retour de l’employé est renforcé et motivé. Les congés sab­ba­tiques per­met­tent de mieux gérer les cir­cons­tances pénibles de la vie, comme le deuil. Cette méthode est également efficace pour offrir un répit aux employés menacés d’épui­se­ment pro­fes­sion­nel.
Critique cons­truc­tive Il n’est hélas pas évident de bé­né­fi­cier d’une certaine ap­pré­cia­tion sur son lieu de travail, mais elle a pourtant une influence immense sur le bien-être et la mo­ti­va­tion de l’employé. Le bon travail doit être apprécié ; de mauvais résultats doivent aussi être con­tre­ba­lan­cés par des critiques cons­truc­tives, com­mu­ni­quées avec respect. Des mesures d’éva­lua­tion pos­té­rieure, telles que des réunions à in­ter­valles réguliers sont de bons moyens d’évaluer les employés sur une base régulière. En outre, les employés peuvent formuler leurs propres objectifs, qui sont ensuite élaborés ensemble. De cette façon, l’employé sait exac­te­ment ce qu’on attend de lui.
Pers­pec­tives d’évolution trans­pa­rentes De nombreux employés sont frustrés dans des emplois qui se terminent par une « impasse » et ne leur per­met­tent pas d’avoir des pos­si­bi­li­tés de carrière. L’équilibre entre travail et vie privée ne signifie pas seulement de se con­cen­trer sur une vie per­son­nelle heureuse à côté de son travail, mais aussi sur une carrière sa­tis­fai­sante pour l’employé. Si celui-ci est informé de ses pos­si­bi­li­tés et qu’il a l’occasion de gravir les échelons de sa carrière, il en résulte ha­bi­tuel­le­ment une meilleure pro­duc­ti­vité et une meilleure iden­ti­fi­ca­tion avec son employeur.
Formation continue La recherche de con­nais­sances plus ap­pro­fon­dies et de com­pé­tences demeure la quête de la plupart des gens tout au long de leur vie. Une vie pro­fes­sion­nelle réussie se définit aussi par l’expansion constante de ses propres com­pé­tences qui, à leur tour per­met­tent l’avan­ce­ment pro­fes­sion­nel. L’employeur peut soutenir ac­ti­ve­ment la formation continue de ses employés par des cours de formation, des qua­li­fi­ca­tions sup­plé­men­taires et des pos­si­bi­li­tés d’études à temps partiel.

Critique du modèle équilibre travail – vie privée

Bien que le modèle work-life balance soit gé­né­ra­le­ment accepté et que de plus en plus d’en­tre­prises prennent des mesures adaptées pour le pro­mou­voir, certaines voix s’élèvent également pour dénoncer ce concept.

L’une des critiques fré­quentes à l’encontre de l’équilibre travail-vie privée est la qua­li­fi­ca­tion de mythe. C’est un idéal qu’il est pra­ti­que­ment im­pos­sible d’atteindre parce que la vie ne peut être planifiée. L’idée de l’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée ne tient donc pas compte de la nature chaotique de la vie, qui ne peut tout sim­ple­ment pas être maîtrisée par une pla­ni­fi­ca­tion mi­nu­tieuse. Le modèle ne tient pas compte non plus de com­pé­tences im­por­tantes telles que l’adap­ta­bi­lité et l’im­pro­vi­sa­tion. En même temps, il tente de prescrire une « gestion de la vie » pour les gens, ce qui est im­pos­sible sous cette forme. Iro­ni­que­ment, le soin exagéré apporté à la pla­ni­fi­ca­tion de la vie ne fait qu’accroître le stress.

Une autre critique est basée sur l’ex­pres­sion « équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée » elle-même, qui suggère que le travail et la vie sont deux domaines opposés. Les critiques sou­tien­nent que cette sé­pa­ra­tion n’est pas légitime, puisque l’on travaille et l’on vit si­mul­ta­né­ment. Pour de nom­breuses personnes, le travail est aussi suffisant en tant que « vie » : le concept d’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée trace ainsi une frontière qui n’existe pas.

Dans ce processus, le modèle dénigre la vie pro­fes­sion­nelle en tant qu’ad­ver­saire de la vie privée, bien qu’il ne soit pas né­ces­saire de faire cette sé­pa­ra­tion. L’in­sa­tis­fac­tion à l’égard du travail lui-même ne peut être corrigée par la recherche d’un équilibre entre le travail et la vie per­son­nelle ; dans ce cas c’est plutôt un chan­ge­ment d’emploi qui s’impose. De nom­breuses critiques re­prochent également une com­pré­hen­sion littérale du terme « work-life balance », qui pré­sup­pose une parfaite égalité entre le temps passé au travail au travail et celui dédié aux loisirs ou à la famille. Ces dé­trac­teurs proposent de le remplacer par la notion de « work-life in­te­gra­tion » qui propose en quelque sorte d’abolir les fron­tières entre travail et vie privée pour une vie plus cohérente dans son ensemble.

Certains proposent par ailleurs le concept de Work-Life-Ef­fec­ti­ve­ness, qui vise à tirer le meilleur profit de chacune des sphères de sa vie, qu’elle soit privée ou pro­fes­sion­nelle. Cette approche est elle-même assez cri­ti­quable, dans la mesure où il existe un risque non né­gli­geable de gestion de la vie sur des critères d’ef­fi­ca­cité et de réussite basés sur un modèle unique, dont serait absent toute spon­ta­néité et toute notion de plaisir.

Nombreux sont également les dé­trac­teurs du modèle work-life balance qui cri­ti­quent la priorité accordée à l’ « équilibre » dans le modèle. L’humain est fon­da­men­ta­le­ment dé­sé­qui­li­bré, ce qui n’entraîne au­cu­ne­ment son malheur personnel. Beaucoup de personnes sont sa­tis­faites d’une carrière réussie afin d’être heureux et pro­duc­tifs ; de nombreux salariés tirent encore plus de force d’une agitation in­té­rieure qui les pousse à une per­for­mance toujours meilleure. En outre, de nom­breuses personnes ont divisé leur vie en périodes au cours des­quelles elles se sont davantage con­cen­trées sur leur vie pro­fes­sion­nelle ou privée. L’équilibre travail-vie privée, cependant, offre une condition générale idéale qui ne peut pas et ne devrait pas être appliquée de façon ex­haus­tive à tous les gens.

En effet, le modèle work-life balance est souvent critiqué pour son caractère idéal, voir ir­réa­liste : pour les personnes qui sou­hai­tent pro­gres­ser ra­pi­de­ment dans leur carrière et sont en charge de nom­breuses res­pon­sa­bi­li­tés sur de gros projets, il est parfois tout sim­ple­ment im­pos­sible de partir en vacances en famille pendant deux semaines con­sé­cu­tives, comme l’explique cet article.

De nom­breuses mesures sont gé­né­ra­le­ment qua­li­fiées d’hy­po­crites ; il ne s’agit pas d’offrir des fruits frais et des horaires de travail flexibles pour créer un équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée. Les critiques du modèle work-life balance préfèrent faire appel à une res­pon­sa­bi­lité sociale positive de l’en­tre­prise qui crée des con­di­tions saines pour un bon travail. Un concept tel que l’équilibre travail-vie privée serait alors superflu et, au mieux, un mot à la mode dépourvu de sig­ni­fi­ca­tion.

Vue d’ensemble : les avantages du work-life balance

Le concept d’équilibre entre vie pro­fes­sion­nelle et vie privée permet aux employés et aux em­ployeurs d’en bé­né­fi­cier de la même manière. Le modèle doit être considéré de façon in­di­vi­duelle pour chacun. Néanmoins, il est possible d’iden­ti­fier certains avantages généraux valables pour les deux parties, résumés dans le tableau ci-dessous :

Avantages pour le salarié Avantages pour l’employeur
Une plus grande im­por­tance est accordée à la vie privée et au bonheur personnel.... ... de sorte que l’employé soit plus détendu, équilibré et satisfait.
Des horaires de travail plus flexibles per­met­tent une meilleure or­ga­ni­sa­tion de la vie privée… ... ce qui rend également le temps de travail du salarié plus efficace.
Le modèle Work-Life balance permet un mode de vie plus sain... ... et les employés en bonne santé sont plus pro­duc­tifs, plus inspirés et plus sa­tis­faits.
Le té­lé­tra­vail a un impact positif, en par­ti­cu­lier sur la vie de famille... ... et l’employeur économise de l’argent et d’autres res­sources si l’employé n’utilise pas les bureaux et le matériel tous les jours.
Les évé­ne­ments sociaux fa­ci­li­tent l’in­te­rac­tion de la vie pro­fes­sion­nelle et de la vie privée... ...et ces évé­ne­ments ont un double effet en tant que mesures de cohésion d’équipe.
Les offres de remise en forme et de formation continue per­met­tent de pro­mou­voir l’employé en tant que personne... ...et cela conduit également à une pro­duc­ti­vité et une mo­ti­va­tion accrues sur le lieu de travail.
La garde d’enfants en interne aide à maintenir l’équilibre entre la vie pro­fes­sion­nelle et la vie familiale... ...et les parents ont la pos­si­bi­lité de retourner au travail plus tôt et sans soucis après la naissance de leur enfant.
Une or­ga­ni­sa­tion du lieu de travail res­pec­tueuse de la santé et divers avantages aug­men­tent la qualité du travail... ...et si les employés aiment tra­vail­ler dans l’en­tre­prise, ils sont plus pro­duc­tifs.
Une critique cons­truc­tif et des op­por­tu­ni­tés de carrière trans­pa­rentes régulent la vie pro­fes­sion­nelle et soulagent la vie privée... ...et l’employeur peut mieux évaluer l’employé et com­mu­ni­quer ef­fi­ca­ce­ment les louanges et les critiques.
Les congés sab­ba­tiques per­met­tent à l’employé de rétablir un équilibre travail-vie per­son­nelle qui a mal tourné sans risquer une in­ter­rup­tion de carrière... ...qui permet de lier les employés les plus per­for­mants à long terme, de réduire le risque d’épui­se­ment pro­fes­sion­nel et de renforcer l’iden­ti­fi­ca­tion avec l’employeur.
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