Les sociétés civiles con­cer­nent es­sen­tiel­le­ment les domaines de l’agri­cul­ture, les pro­fes­sions libérales, l’im­mo­bi­lier et les activités in­tel­lec­tuelles. Elle propose un fonc­tion­ne­ment assez libre, qui présente toutefois un certain nombre de risques. Voici tout ce qu’il est né­ces­saire de savoir sur cette forme juridique, et comment créer une société civile.

Société civile : dé­fi­ni­tion

Une société civile est cons­ti­tuée et régie con­for­mé­ment aux articles 1845 et suivants du Code Civil. Con­trai­re­ment à une société com­mer­ciale, une société civile n’a pas d’objet com­mer­cial et dépend du droit civil. Les sociétés com­mer­ciales sont en général des sociétés de capitaux, tandis que les sociétés civiles sont des sociétés de personnes.

Citation

« La société est instituée par deux ou plusieurs personnes qui con­vien­nent par un contrat d’affecter à une en­tre­prise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l’économie qui pourra en résulter » (article 1832 du Code Civil).

Une société civile est une société d’au moins deux personnes physiques ou morales (sauf dans le cas d’une ex­ploi­ta­tion agricole à res­pon­sa­bi­lité limitée, qui peut être formée d’une seule personne), pour­sui­vant un but commun. Pour créer une société civile il est né­ces­saire de l’en­re­gis­trer au Registre du Commerce et des Sociétés (RCS), et de rédiger et de publier des statuts, qui cor­res­pon­dent aux règles de fonc­tion­ne­ment de la société. Les sociétés civiles sont adaptées à divers secteurs d’activité et prennent dif­fé­rentes formes en fonction du domaine :

  • Agri­cul­ture : Société Civile d’Ex­ploi­ta­tion Agricole (SCEA)
  • Pro­fes­sions in­tel­lec­tuelles : Sociétés de Per­cep­tion et de Ré­par­ti­tion des Droits (SPRD) pour la gestion des droits d’auteur (notamment la SACEM, la SCAM, etc.)
  • Pro­fes­sions libérales : Société Civile de Moyens (SCM). Société Civile Pro­fes­sion­nelle (SCP) pour les pro­fes­sions libérales ré­gle­men­tées
  • Pro­fes­sions im­mo­bi­lières : Société Civile Im­mo­bi­lière (SCI), Société Civile de Placement Im­mo­bi­lier (SCPI), Société Civile de Cons­truc­tion Vente (SCCV)

Pour fonder une société civile, il n’est pas né­ces­saire de disposer d’un capital social minimal. Il est même possible, dans certains cas, de créer une société civile sans capital social. Les apports des associés peuvent être nu­mé­raires (apports fi­nan­ciers), en nature (biens matériels ou im­ma­té­riels) et en industrie (travail et com­pé­tences spé­ci­fiques).

Dé­fi­ni­tion : société civile

Une société civile est une forme de société dans laquelle au moins deux personnes physiques et/ou morales pour­sui­vent un objectif commun et/ou exercent leur activité en commun.

Quels sont les avantages et les in­con­vé­nients d’une société civile ?

Avantages In­con­vé­nients
Souplesse de fonc­tion­ne­ment Res­pon­sa­bi­lité indéfinie des associés
Pas de capital minimum Risque de se voir fis­ca­le­ment re­qua­li­fier en ex­ploi­ta­tion com­mer­ciale
Trans­pa­rence fiscale Obli­ga­tion de décisions col­lec­tives
Cou­ver­ture sociale peu chère Cou­ver­ture sociale limitée

Comment créer une société civile ?

Vous avez donc décidé de mettre en place une société civile. La création d'une société civile devrait se faire en plusieurs étapes. La règle qui prévaut est la suivante : plus vous faites preuve de prudence, moins le risque de problèmes ou de dépenses sup­plé­men­taires se fera sentir par la suite.

Étape 1 : clarifier les principes de base

Les personnes qui sou­hai­tent créer une société civile doivent se poser les questions suivantes avant de commencer leurs démarches :

  • Quels ac­tion­naires vont créer la société civile ?
  • Quel est le but commun des par­te­naires ? Quel est l'ob­jec­tif de la société civile ?
  • Un business plan est-il né­ces­saire, et que doit-il contenir ?
  • Quel devrait être le montant du capital social ? Combien peuvent apporter chacun des fon­da­teurs, en numéraire ou autre ?
  • Quels sont les coûts liés à la création d’une société civile ?
  • Quels sont les documents requis pour la fondation ?
  • Comment la gestion est-elle ré­gle­men­tée ? La direction doit-elle être assurée par une ou plusieurs personnes ou tous les associés sont-ils égaux ?
  • Comment les tran­sac­tions fi­nan­cières sont-elles ré­gle­men­tées ? Devrait-il y avoir un compte d’en­tre­prise et qui y a accès ?
  • La res­pon­sa­bi­lité devrait-elle être ré­gle­men­tée par contrat et le cas échéant, comment ?

Il est possible de répondre à bon nombre de ces questions de façon in­for­melle. Les points plus im­por­tants, notamment l’objet social, la gestion et la ré­par­ti­tion des res­pon­sa­bi­li­tés, doivent être consignés par écrit et inclus dans un acte cons­ti­tu­tif et dans les statuts.

Étape 2 : rédaction des statuts

Comme toute société, une société civile doit disposer de statuts. Ce texte est en quelque sorte le règlement de la société. Il détermine son mode de fonc­tion­ne­ment à tous les niveaux. Il est conseillé de faire appel à un pro­fes­sion­nel pour rédiger les statuts de votre société civile. Les statuts doivent comporter les in­for­ma­tions suivantes :

  • L’état civil complet, le statut ma­tri­mo­nial, la na­tio­na­lité et l’adresse du domicile de chaque associé
  • Le montant des apports de chaque associé
  • Le nombre de parts qu’il reçoit en échange
  • La dé­sig­na­tion du gérant
  • Les dis­po­si­tions à respecter pour les décisions col­lec­tives des associés
  • Les limites des pouvoirs du gérant
  • Les modalités de cession ou de trans­mis­sion des parts sociales
  • Les con­di­tions d’agrément d’un nouvel associé
  • Les dis­po­si­tions à appliquer si un associé décède ou s’il fait l’objet d’une in­ter­dic­tion d’exercer la pro­fes­sion

L’acte cons­ti­tu­tif et les statuts ne de­vien­nent valables qu’avec la signature de chaque ac­tion­naire.

Conseil

Dans un article dédié, vous pouvez découvrir en détail à quoi ressemble un contrat de société civile complet.

Étape 3 : pu­bli­ca­tion dans un journal d’annonces légales

Avant de procéder à l’im­ma­tri­cu­la­tion d’une société civile, il est né­ces­saire de publier un avis de cons­ti­tu­tion dans un journal d’annonces légales (JAL). L’avis de cons­ti­tu­tion d’une société civile au sein d’un JAL doit contenir les éléments suivants :

  • La forme de la société
  • L’objet social de la société
  • Le nom de la société
  • L’adresse du siège social de la société (le plus souvent il s’agit du domicile du gérant ou de l’un des associés)
  • Les apports de chaque associé
  • Le capital social de la société (ce dernier pouvant être fixe ou variable)
  • La durée de la société (la durée maximale légale est de 99 ans)
  • L’ensemble des pro­cé­dures et modalités de fonc­tion­ne­ment con­cer­nant les décisions

Le coût de la pu­bli­ca­tion est variable selon les journaux, qui pra­ti­quent en général un tarif à la ligne : il faut alors compter entre 100 et 200 €.

Dans le cas d’une société civile agricole (SCEA), il est également né­ces­saire de publier une annonce dans le Bulletin Officiel des Annonces Civiles et com­mer­ciales (BODACC).

Étape 4 : dépôt du capital social

Le capital social doit être déposé à la banque sur un compte bloqué. La banque fournit aux ac­tion­naires un cer­ti­fi­cat qui leur sera utile pour les démarches suivantes.

Étape 5 : im­ma­tri­cu­la­tion de la société civile

Ins­crip­tion auprès du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS)

Quelle que soit la forme de la société civile, il est obli­ga­toire de la faire im­ma­tri­cu­ler auprès du Registre du Commerce et des Sociétés (RCS) : c’est ce qui est le plus con­traig­nant en termes de démarches et de temps.

Dans un premier temps, il vous faudra remplir le for­mu­laire M0 Cerfa n°13958*02, valable pour la plupart des types de sociétés civiles :

  • Société civile im­mo­bi­lière (SCI)
  • Société civile pro­fes­sion­nelle (SCP)
  • Société civile de moyens (SCM)
  • Société civile de cons­truc­tion-vente
  • Coo­pé­ra­tive d'uti­li­sa­tion de matériel agricole (CUMA)
  • Grou­pe­ment forestier
  • Grou­pe­ment foncier agricole non ex­ploi­tant

Pour im­ma­tri­cu­ler une SCEA ou toute autre forme de société civile ayant pour prin­ci­pale activité l’ex­ploi­ta­tion agricole, vous devez remplir le for­mu­laire M0 agricole Cerfa n°11927*05.

Outre ces for­mu­laires, il faut également fournir au RCS les documents suivants :

  • Un exem­plaire daté des statuts de la société civile, signés par l’ensemble des associés
  • Un exem­plaire du procès-verbal de no­mi­na­tion du gérant de la SCI, daté et signé par l’ensemble des associés
  • L’at­tes­ta­tion de parution de l’avis de cons­ti­tu­tion de la SCI dans un journal d’annonces légales (JAL)
  • Une pièce per­met­tant de justifier de l’oc­cu­pa­tion des locaux du siège de la société civile, par exemple un bail ou une facture d’élec­tri­cité
  • Une copie d’un jus­ti­fi­ca­tif d’identité pour tous les associés non gérants qui sont des personnes physiques
  • Si le gérant est une personne physique : une copie de sa pièce d’identité et une dé­cla­ra­tion sur l’honneur de non-con­dam­na­tion. Si la filiation ne figure pas sur sa pièce d’identité, il doit fournir une at­tes­ta­tion de filiation.
  • Si le gérant est une personne morale : un extrait d’im­ma­tri­cu­la­tion de moins de 3 mois

L’im­ma­tri­cu­la­tion au Registre du commerce et des sociétés (y compris le dépôt d’actes) coûte 39,42 €. Depuis le 2 août 2017 (loi Sapin 2), il existe une nouvelle démarche, le registre des bé­né­fi­ciaires effectifs : il s’agit d’inscrire sur le registre des bé­né­fi­ciaires effectifs, l’identité de toutes les personnes physiques qui exercent le contrôle effectif de la société. Cette formalité coute 23,62 €.

Ins­crip­tion auprès du greffe du tribunal

Il est également né­ces­saire d’inscrire votre société civile auprès du greffe du Tribunal. Cette démarche peut être faite en ligne. On vous demandera en général des pièces jus­ti­fi­ca­tives telles que les statuts et le cer­ti­fi­cat de dépôt des fonds remis par la banque.

Étape 6 : ouvrir un compte d’en­tre­prise

Il s’agit ensuite de passer à l’action ! Un compte d’en­tre­prise est né­ces­saire pour toutes vos dépenses et pour vous faire payer, non plus en votre nom propre mais à celui de votre nouvelle société civile.

Le choix d’un compte d’en­tre­prise dépend d’un certain nombre de facteurs. Il est pré­fé­rable de bien vérifier à l’avance auprès de votre banque ha­bi­tuelle les options qui s’offrent à vous. Au­jour­d'hui, toute en­tre­prise prospère a besoin d’une banque com­pé­tente avec une offre de services adaptée, ce qui n’est pas différent avec une société civile. Voici ci-dessous les points sur lesquels il faut être par­ti­cu­liè­re­ment vigilant.

Frais bancaires

Il est toujours in­té­res­sant de comparer dif­fé­rentes banques, en par­ti­cu­lier lorsqu’il s’agit d’un compte d’en­tre­prise : vérifiez quels éta­blis­se­ments de crédit proposent des offres qui répondent aux besoins par­ti­cu­liers de l’activité com­mer­ciale que vous planifiez.

Frais de tran­sac­tion

De nom­breuses banques facturent des frais pour les comptes d’en­tre­prise sur les tran­sac­tions in­di­vi­duelles. La meilleure façon d’en savoir plus sur ces con­di­tions est de demander des in­for­ma­tions complètes. L’intérêt d’un modèle for­fai­taire ou d’une facture in­di­vi­duelle dépend aussi fortement de la nature de l’activité com­mer­ciale que vous envisagez.

Flexi­bi­lité fi­nan­cière

Pour les créateurs d’en­tre­prise, une base fi­nan­cière solide est im­por­tante, mais un filet de sécurité, sous la forme d’une au­to­ri­sa­tion de découvert, par exemple, l’est tout autant. Cela vous offre plus de souplesse dans la pla­ni­fi­ca­tion de vos finances. Faites attention aux taux d’intérêt et aux autres con­di­tions de ce type d’avantages.

Banque en ligne

Si vous gérez les finances de votre société civile via un compte d'en­tre­prise commun, il est important de pouvoir le gérer fa­ci­le­ment. Les services bancaires en ligne jouent ici un rôle par­ti­cu­lier pour que vous puissiez accéder au compte au travail ou en dé­pla­ce­ment. Le service en ligne doit également être convivial afin que vous puissiez utiliser cette fonction ef­fi­ca­ce­ment.

Service

Votre banque doit pouvoir réagir avec souplesse aux problèmes et être dis­po­nible 24 heures sur 24 en cas d'urgence.

Étapes sup­plé­men­taires

Selon la nature de votre société civile, d’autres étapes peuvent s’avérer né­ces­saires ou sou­hai­tables.

Si vous souhaitez embaucher du personnel, par exemple pour l’entretien ou la comp­ta­bi­lité, il vous faudra remplir une Dé­cla­ra­tion préalable à l’embauche (DPAE) (Cerfa n° 10563*05). Cette démarche, qui peut se faire en ligne, concentre l’ensemble des démarches né­ces­saires pour avoir l’au­to­ri­sa­tion d’employer des salariés :

  • Dé­cla­ra­tion de première embauche
  • Im­ma­tri­cu­la­tion de l'em­ployeur au régime général de sécurité sociale et au régime d'as­su­rance chômage en cas d'em­bauche d'un premier salarié 
  • Demande d'im­ma­tri­cu­la­tion du salarié à la caisse primaire d'as­su­rance maladie (CPAM) 
  • Adhésion de l'em­ployeur à un service de santé au travail 
  • Demande d'examen médical d'em­bauche du salarié, pour la visite médicale obli­ga­toire 
  • Pré-éta­blis­se­ment de la dé­cla­ra­tion annuelle des données sociales (DADS)

Par ailleurs, dans de nombreux secteurs, il existe pour les créateurs d’en­tre­prise des as­so­cia­tions et fé­dé­ra­tions qui peuvent être d’un grand secours. Votre société civile peut en effet bé­né­fi­cier des conseils et des contacts de ces ins­ti­tu­tions. Dans certains secteurs, ces as­so­cia­tions assurent même la médiation des commandes et vous four­nis­sent des in­for­ma­tions éco­no­miques pré­cieuses. De plus, les as­so­cia­tions in­dus­trielles re­pré­sen­tent souvent vos intérêts devant le monde extérieur. Il est donc in­té­res­sant de vous informer de ces pos­si­bi­li­tés dès la création de votre société civile.

Comment fonc­tionne la fiscalité d’une société civile ?

Le régime fiscal d’une société civile est un peu par­ti­cu­lier car elles sont, en principe, im­po­sables au régime des sociétés de personnes : cela signifie que les associés sont soumis per­son­nel­le­ment à l’impôt sur le revenu sur les bénéfices réalisés par la société, pro­por­tion­nel­le­ment à leurs droits dans la société, et que les bénéfices soient répartis ou non.

Les sociétés civiles ont toutefois la pos­si­bi­lité de choisir l’impôt sur les sociétés qui, avant l’entrée en vigueur du pré­lè­ve­ment à la source, per­met­tait de con­tour­ner le barème pro­gres­sif de l’impôt sur le revenu et les pré­lè­ve­ments sociaux qui, pris glo­ba­le­ment, pouvaient atteindre 58,21 % pour les pla­ce­ments à revenu fixe et 40,21 % pour les di­vi­dendes.

La mise en place début 2018 du pré­lè­ve­ment for­fai­taire unique (PFU) a modifié ceci : désormais, tous les revenus sont soumis à un taux for­fai­taire de 30 % qui comprend les pré­lè­ve­ments sociaux. Il est donc essentiel de bien étudier la situation actuelle et toutes les options dis­po­nibles pour dé­ter­mi­ner le régime fiscal qui convient le mieux à votre société civile en fonction de ses bénéfices. Vous trouverez plus d’in­for­ma­tions à ce sujet dans notre article détaillé sur la fiscalité des sociétés civiles.

Foire aux questions sur les sociétés civiles

La société civile étant une forme d’en­tre­prise re­la­ti­ve­ment spé­ci­fique et peu connue en France, il est bien normal qu’elle suscite de nom­breuses questions. Voici nos réponses.

Comment puis-je appeler ma société civile ?

Le nom, dit aussi dé­no­mi­na­tion sociale, de votre société civile n'est pas ré­gle­menté par la loi. Cependant, il est d’usage que le nom contienne soit les noms des associés, soit une des­crip­tion de l’activité qui pourra être abrégée par un sigle. C’est le cas de la SACEM par exemple.

Avant de choisir le nom de votre en­tre­prise, il est toujours utile de procéder à une recherche d’an­té­rio­rité, afin de s’assurer que le nom est dis­po­nible, et d’éviter ainsi d’éventuels conflits ju­ri­diques.

Dois-je inscrire ma société civile au registre du commerce et des sociétés ?

Oui. Vous trouverez toutes les in­for­ma­tions dé­tail­lées ci-dessus dans le chapitre consacré à l’im­ma­tri­cu­la­tion de votre société civile.

Auprès de qui dois-je inscrire ma société civile ?

Il est obli­ga­toire de déclarer une société civile auprès du registre du commerce et des sociétés (RCS) et du greffe du tribunal, afin d’obtenir une im­ma­tri­cu­la­tion of­fi­cielle, un numéro SIREN et un extrait K-Bis, in­dis­pen­sables pour fonc­tion­ner en tant que société. Cette démarche n’est toutefois pas la première à effectuer : vous aurez en effet besoin de plusieurs pièces jus­ti­fi­ca­tives qui né­ces­si­tent plusieurs démarches préa­lables.

Combien coûte la création d’une société civile ?

Entre la pu­bli­ca­tion d’un avis de cons­ti­tu­tion dans un journal d’annonces légales (JAL), l’im­ma­tri­cu­la­tion au Registre du commerce et des sociétés et le registre des bé­né­fi­ciaires effectifs, créer une société civile vous coutera ap­proxi­ma­ti­ve­ment entre 160 et 260 €.

Une société civile a-t-elle besoin d’un compte d’en­tre­prise ?

Oui, c’est ce qui vous permettra de toucher des bénéfices et de payer vos employés le cas échéant.

À quoi faut-il faire attention en ce qui concerne la res­pon­sa­bi­lité d’une société civile ?

C’est l’un des points noirs de la société civile puisque la res­pon­sa­bi­lité des associés est indéfinie. Elle n’est pas solidaire, c’est-à-dire qu’elle est pro­por­tion­nelle à leur part dans le capital, et porte sur l’ensemble de leurs biens per­son­nels. En l’absence de capital, les associés sont présumés res­pon­sables à parts égales. La res­pon­sa­bi­lité civile et pénale des di­ri­geants peut également être engagée. Pour plus de détails, veuillez consulter notre article sur la ré­par­ti­tion des res­pon­sa­bi­li­tés au sein d’une société civile.

Combien d’associés faut-il pour créer une société civile ?

Il faut au minimum deux associés (un seul dans de rares ex­cep­tions). Le nombre d’associés maximal n’est pas limité.

Une société civile est-elle adaptée à des tra­vail­leurs in­dé­pen­dants ?

Oui, la société civile pro­fes­sion­nelle (SCP) et la société civile de moyens (SCM) est un bon moyen pour les tra­vail­leurs in­dé­pen­dants et les pro­fes­sion­nels libéraux de s’associer avec d’autres pro­fes­sion­nels exerçant la même activité.

Une société civile a-t-elle besoin d’un capital social ?

Non, aucun capital de départ n’est requis.

Comment se passe la dis­so­lu­tion d’une société civile ?

La dis­so­lu­tion d’une société civile se fait en 4 étapes prin­ci­pales :

  1. Décision de la dis­so­lu­tion : cette décision peut in­ter­ve­nir pour diverses raisons : une décision commune des associés, un divorce dans le cas où les deux associés formaient un couple, une li­qui­da­tion ju­di­ciaire, le décès d’un associé, etc.
  2. No­mi­na­tion du li­qui­da­teur : dans la mesure où la dis­so­lu­tion met fin aux fonctions du gérant, c’est le li­qui­da­teur qui prend en charge toutes les démarches de dis­so­lu­tion.
  3. Réa­li­sa­tion des for­ma­li­tés de dis­so­lu­tion et li­qui­da­tion effective de la société civile.
  4. Partage des actifs de la société civile : les actifs restants sont partagés entre les associés.

Veuillez prendre con­nais­sance des mentions légales en vigueur sur cet article.

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