En règle générale, les actifs et les passifs re­pré­sen­tent l’uti­li­sa­tion et l’origine des res­sources d’une en­tre­prise. Il s’agit des deux moitiés de chaque bilan comptable qui se font face di­rec­te­ment : les actifs à gauche, les passifs à droite.

Les deux parties doivent toujours être en équilibre l’une par rapport à l’autre : c’est une règle de base im­por­tante pour tout bilan comptable. Cela signifie que l’addition de tous les actifs doit donner en général la même somme que l’addition de tous les passifs.

Dé­fi­ni­tion

Les actifs décrivent en­tiè­re­ment les fonds d’une en­tre­prise ou d’une autre entité éco­no­mique. Le passif indique les sources du capital et des dettes d’une en­tre­prise et la taille des dif­fé­rentes parts de capital.

Les actifs en comp­ta­bi­lité

Les actifs d’un bilan comptable com­pren­nent les actifs dis­po­nibles d’une en­tre­prise, c’est-à-dire les biens et autres moyens avec lesquels l’en­tre­prise peut exercer ses fonctions opé­ra­tion­nelles. Les actifs sont tra­di­tion­nel­le­ment présentés dans la partie gauche d’un bilan. Les articles L123-12 à L123-14 du Code de commerce rè­gle­mente leur clas­si­fi­ca­tion et ils sont divisés en deux parties :

  • Actifs im­mo­bi­li­sés
  • Actifs cir­cu­lants

Actif im­mo­bi­lisé

L’actif im­mo­bi­lisé comprend tous les actifs et autres biens mis en per­ma­nence à la dis­po­si­tion de l'en­tre­prise et utilisés dans le cadre de l’ex­ploi­ta­tion de la société. Ce sont les biens durables et réu­ti­li­sables pro­prié­taires de l’en­tre­prise et qui sont né­ces­saires à son activité.

On distingue les im­mo­bi­li­sa­tions in­cor­po­relles (biens im­ma­té­riels comme les brevets ou logiciels) des im­mo­bi­li­sa­tions cor­po­relles (biens matériels comme les machines, locaux, voitures, or­di­na­teurs etc.) et enfin les im­mo­bi­li­sa­tions fi­nan­cières (les dépôts ou bien titres d’une autre en­tre­prise).

Actif circulant

Les actifs cir­cu­lants, quant à eux, com­pren­nent les fonds et les biens dont l’en­tre­prise dispose à court terme à des fins opé­ra­tion­nelles. Ils sont souvent ra­pi­de­ment trans­for­més. On peut notamment dis­tin­guer les stocks (four­ni­tures, mar­chan­dises, matières premières ou produits finis), les avances et acomptes versés sur commandes (par exemple acompte pour lancer une pres­ta­tion), les créances (les sommes dues à l’en­tre­prise), les charges cons­ta­tées d’avances, les valeurs mo­bi­lières de placement (VMP) et enfin les dis­po­ni­bi­li­tés (montant dis­po­nible : la tré­so­re­rie).

Ainsi, l’actif du bilan comptable d’une en­tre­prise résume ce qu’elle possède. Le PCG (Plan Comptable Général) le définit ainsi dans son article 211-1 : « un actif est un élément iden­ti­fiable du pa­tri­moine ayant une valeur éco­no­mique positive pour l’entité, c’est- à-dire un élément générant une ressource que l’entité contrôle du fait d’évé­ne­ments passés et dont elle attend des avantages éco­no­miques futurs ».

Les passifs en com­pa­ti­bi­lité

Les passifs sont présentés dans la partie droite du bilan. Ils montrent d’où pro­vien­nent les fonds d’une en­tre­prise. Il s’agit donc de l’inverse de l’actif, le Plan Comptable Général définit le passif dans son article 321-1 : « Un passif est un élément du pa­tri­moine ayant une valeur éco­no­mique négative pour l’entité, c’est-à-dire une obli­ga­tion de l’entité à l’égard d’un tiers dont il est probable ou certain qu’elle pro­vo­quera une sortie de res­sources au bénéfice de ce tiers, sans con­tre­par­tie au moins équi­va­lente attendue de celui-ci. L’ensemble de ces éléments est dénommé passif externe. ». Le passif d’un bilan comptable se décompose gé­né­ra­le­ment comme suit :

  • Les capitaux propres (passif im­mo­bi­lisé)
  • Les dettes (passif circulant)

Les capitaux propres

Ces passifs il­lustrent la dette que l’en­tre­prise a notamment envers les ac­tion­naires. Il s’agit tout d’abord du capital ou capital social : ce sont les apports en numéraire ou nature mis à la dis­po­si­tion de la société par les ac­tion­naires ou les associés notamment lors de la création de cette dernière. Des réserves qui re­pré­sen­tent les bénéfices non dis­tri­bués mis à la dis­po­si­tion de l’en­tre­prise. Puis du résultat de l’en­tre­prise, il s’agit du bénéfice de l’en­tre­prise sur l’exercice venant augmenter la pos­si­bi­lité de fi­nan­ce­ment propre ou alors les pertes de l’en­tre­prise, diminuant alors le fi­nan­ce­ment. Et enfin du report à nouveau qui cor­res­pond à la somme des résultats des exercices an­té­rieurs qui n’ont pas encore été dis­tri­bués, l’af­fec­ta­tion sera définie lors de la fin d’un exercice futur.

Les dettes

À la suite des capitaux propre se trouve en bas du bilan les dettes que l’on peut diviser en deux parties. Les dettes fi­nan­cières qui sont l’ensemble des emprunts envers les banques, ac­tion­naires ou opé­ra­teurs de crédit puis les dettes courantes qui sont prin­ci­pa­le­ment les dettes four­nis­seurs ou rattachés à d’autres or­ga­nismes comme les or­ga­nismes sociaux ou l’état.

Comment est rapporté le capital (actif et passif) ?

Les passifs à droite du bilan indiquent d'où provient le capital d'une en­tre­prise, tandis que les actifs à gauche indiquent ce qu’il advient de ce capital, c’est-à-dire les actifs qu’il crée. En bref, les actifs sont créés lorsque le capital est investi. Les passifs génèrent des actifs.

Par con­sé­quent, les deux côtés d’un bilan doivent également être équi­li­brés. Si un bilan était dé­sé­qui­li­bré et que l’actif était, par exemple, plus important que le passif, cela sig­ni­fie­rait que l’en­tre­prise aurait investi plus d’argent qu’elle n’en disposait- y compris du capital emprunté. En principe, cela n'est pas possible. En effet, lorsque les li­qui­di­tés du passif sont su­pé­rieures à celle de l’actif, l’en­tre­prise est alors en cessation de paiement.

Actif brut et net

L’actif brut, c'est-à-dire le total de l’actif d’une en­tre­prise, se distingue de l’actif net réel, ce qu’on appelle l’actif net. Le total de l’actif comprend la valeur totale des actifs d’une en­tre­prise (ou autre entité com­mer­ciale), c’est-à-dire ses im­mo­bi­li­sa­tions ma­té­rielles ainsi que ses fonds et créances. L’actif net cor­res­pond au total de l’actif moins le passif de la société. Le passif du bilan fournit des in­for­ma­tions sur ces dettes.

Un exemple : une en­tre­prise possède un bien im­mo­bi­lier d’une valeur de 3 millions d’euros. Cette im­mo­bi­li­sa­tion figure au niveau de l’actif du bilan comptable. Du côté du passif, cependant, on peut constater que 50 % des biens im­mo­bi­liers sont financés par crédit. Le bien im­mo­bi­lier contribue avec 3 millions d’euros à l’actif total de l’en­tre­prise, cependant, avec l’actif net sur le plan arith­mé­tique seulement avec 1,5 millions d’euros à comp­ta­bi­li­ser au total.

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L’im­por­tance de l’actif et du passif pour la comp­ta­bi­lité

L’actif et le passif sont les côtés droit et gauche du bilan comptable d’une société. Ce bilan, à son tour, est un ins­tru­ment important qui fournit des in­for­ma­tions sur la situation éco­no­mique de l'en­tre­prise. Un bilan doit être dressé con­for­mé­ment aux principes fon­da­men­taux du bilan comptable, c’est-à-dire selon les règles que les en­tre­pre­neurs doivent respecter lors­qu'ils en­re­gistrent leurs opé­ra­tions com­mer­ciales dans le cadre de la comp­ta­bi­lité courante.

Veuillez prendre con­nais­sance des mentions légales en vigueur sur cet article.

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