Comment calculer l’amor­tis­se­ment ? Cette question est d’une grande im­por­tance pour les en­tre­prises. Vous pouvez amortir les pertes de valeur de vos actifs de dif­fé­rentes manières, et les montants d’amor­tis­se­ment diffèrent également selon la méthode utilisée. Nous vous ex­pli­quons comment calculer votre amor­tis­se­ment et vous pré­sen­tons les formules de calcul de l’amor­tis­se­ment les plus courantes.

Calculer l’amor­tis­se­ment : pourquoi cela a-t-il un sens ?

Les calculs suivants con­cer­nent l’amor­tis­se­ment des biens qui ne peuvent être utilisés que pour une période limitée dans le temps et doivent être amortis selon un plan con­for­mé­ment à la loi pendant cette période. La loi relative à l’impôt sur le revenu régit les con­di­tions dans les­quelles vous pouvez réclamer ces montants à des fins fiscales sous la forme d’une déduction pour usure (amor­tis­se­ment) sous forme de frais pro­fes­sion­nels.

Pour mieux com­prendre le calcul de l’amor­tis­se­ment, il est important de connaître ses principes fon­da­men­taux. C’est pourquoi nous vous invitons à lire notre article dédié aux principes de l’amor­tis­se­ment. Voici ci-dessous un bref résumé des éléments les plus im­por­tants.

En règle générale, les actifs que vous acquérez pour votre en­tre­prise perdent de la valeur au fil du temps en raison de l’usure. Cela s’applique aussi bien aux machines qu’aux bâtiments et équi­pe­ments de bureau et, au sens figuré, aux actifs in­cor­po­rels tels que les droits et les licences.

Les comptes de la société doivent refléter ces dé­pré­cia­tions, ce qui se fait par le biais de l’amor­tis­se­ment. Pour les en­tre­pre­neurs, elles ne sont pas seulement une obli­ga­tion, mais aussi ex­trê­me­ment utiles. Elles peuvent être déduites à titre de frais d’ex­ploi­ta­tion. Par con­sé­quent, elles réduisent vos profits, ce qui se traduit ensuite par des économies d’impôt.

Conseil

Avantage fiscal : les amor­tis­se­ments ne réduisent pas seulement le bénéfice, mais peuvent aussi entraîner une économie d’impôts sig­ni­fi­ca­tive. N’hésitez pas à utiliser toutes les pos­si­bi­li­tés d’amor­tis­se­ment possibles.

Dans le bilan de l’en­tre­prise ap­pa­rais­sent les amor­tis­se­ments comme des di­mi­nu­tions du capital propre.

L’ad­mi­nis­tra­tion fiscale autorise diverses méthodes d’amor­tis­se­ment :

  • L’amor­tis­se­ment linéaire dans le temps
  • L’amor­tis­se­ment dégressif en fonction du temps
  • L’amor­tis­se­ment lié à la per­for­mance

Le cas standard est l’amor­tis­se­ment linéaire, c’est-à-dire l’amor­tis­se­ment uniforme sur la durée d’uti­li­sa­tion de l’actif. Dans certains cas, l’amor­tis­se­ment lié à la per­for­mance est possible, comme pour les véhicules par exemple, en tenant compte de leur ki­lo­mé­trage. L’amor­tis­se­ment dégressif, qui permet de déduire des montants dé­crois­sants sur la durée de vie utile d’une im­mo­bi­li­sa­tion, n’est plus autorisé en France pour les biens acquis depuis 2020, sauf ex­cep­tions spé­ci­fiques comme certains équi­pe­ments liés à la tran­si­tion éner­gé­tique. Cette méthode reste toutefois ap­pli­cable aux biens acquis avant cette date. Pour les nouveaux in­ves­tis­se­ments, les en­tre­prises doivent gé­né­ra­le­ment opter pour l’amor­tis­se­ment linéaire, sauf si d’autres dis­po­si­tifs spé­ci­fiques s’ap­pli­quent.

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Calculer l’amor­tis­se­ment : exemples et conseils

Si vous souhaitez calculer l’amor­tis­se­ment d’une im­mo­bi­li­sa­tion, vous avez besoin de trois valeurs : sa date d’ac­qui­si­tion, sa valeur d’ac­qui­si­tion et sa durée d’uti­li­sa­tion dans les exercices comp­tables.

Calcul de l’amor­tis­se­ment linéaire : voici comment faire

Dans le cas d’un amor­tis­se­ment linéaire, les coûts d’ac­qui­si­tion ou de pro­duc­tion sont répartis de manière égale sur les années d’uti­li­sa­tion. Pour ce faire, diviser ce montant par le nombre d’années d’uti­li­sa­tion et amortir cette fraction chaque année à partir de la deuxième année d’uti­li­sa­tion. À la fin, il peut rester une valeur ré­si­duelle. Dans la première année d’uti­li­sa­tion, cela dépend du mois d’achat : vous pouvez réclamer une partie cor­res­pon­dante du montant annuel pour cette année.

Note

L’année de l’ac­qui­si­tion, seul le montant de l’amor­tis­se­ment cor­res­pon­dant aux mois d’uti­li­sa­tion peut être déduit.

Pour la comp­ta­bi­lité des im­mo­bi­li­sa­tions, il est d’usage de laisser une valeur de rappel de 1 € si l’im­mo­bi­li­sa­tion reste en service après la durée d’uti­li­sa­tion estimée.

Supposons que vous achetiez un or­di­na­teur portable en juin pour 900 € net. Comme ce montant est supérieur à la limite des biens de moindre valeur (à moins que vous n’utilisiez la méthode des postes col­lec­tifs), l’amor­tis­se­ment est calculé selon la méthode linéaire. Selon le tableau d’amor­tis­se­ment, la durée de vie utile d’un or­di­na­teur portable est de trois ans. Vous amor­tis­sez donc 33,3 % pour chaque année complète, mais pas pour la première et la dernière année.

Tout d’abord, nous voulons calculer le montant annuel de l’amor­tis­se­ment linéaire. La formule de calcul est la suivante :

Valeur d’ac­qui­si­tion/durée d’uti­li­sa­tion = montant de l’amor­tis­se­ment 900 €/3 ans= 300 € par an

Année 1 : vous avez acheté l’or­di­na­teur portable en juin : à la fin de l’année, vous ne l’avez utilisé que pendant sept mois. Par con­sé­quent, vous ne pouvez amortir que 7/12ème du montant annuel, soit 175 au lieu de 300 €.

Années 2 et 3 : au cours de ces années, vous amor­tis­sez sim­ple­ment 33,3 %, soit 300 € par an.

Année 4 : pour cette année, il reste un solde de :

900 - 175 - 300 - 300 = 125 €

Soit 125 € restant après amor­tis­se­ment. Si vous continuez à utiliser votre or­di­na­teur portable, vous ne pouvez déduire que 124 € au lieu de 125 € et laisser une valeur de rappel de 1 €.

Votre or­di­na­teur portable est désormais en­tiè­re­ment amorti auprès de l’ad­mi­nis­tra­tion fiscale.

Conseil

Il existe d’autres méthodes d’amor­tis­se­ment que l’amor­tis­se­ment simple. Dans ce cas, un con­seil­ler fiscal peut vous apporter une aide précieuse. Un bon logiciel de comp­ta­bi­lité peut également vous aider, vous faire gagner du temps et alléger votre charge de travail.

Amor­tis­se­ment basé sur les per­for­mances : exemple et ex­pli­ca­tion

Ce type d’amor­tis­se­ment peut être utilisé pour les im­mo­bi­li­sa­tions dont la pro­duc­tion n’est pas utilisée en per­ma­nence. Ceci vous permet de mieux prendre en compte l’usure réelle d’une im­mo­bi­li­sa­tion. Dans ce cas, les montants de l’amor­tis­se­ment à déduire de l’impôt ne dépendent pas du temps, mais des per­for­mances.

Par exemple, vous achetez un camion d’une valeur de 120 000 € pour votre en­tre­prise. La durée de vie totale du véhicule est de 300 000 ki­lo­mètres. Sur la base de ces chiffres, un montant d’amor­tis­se­ment de 0,40 € par kilomètre est calculé (120 000/300 000). Désormais, pour chaque année, le nombre de ki­lo­mètres réel­le­ment parcourus est utilisé pour calculer le montant de l’amor­tis­se­ment annuel. Supposons que vous ayez parcouru 30 000 ki­lo­mètres la première année. Ceci se traduit par l’amor­tis­se­ment basé sur les per­for­mances pour l’exercice suivant :

30 000 ki­lo­mètres x 0,40 € = 12 000 €

Dans les années suivantes, procédez de la même manière jusqu’à ce que la per­for­mance totale de 300 000 ki­lo­mètres soit atteinte.

Conseil

Si vous souhaitez utiliser l’amor­tis­se­ment basé sur les per­for­mances, vous devez prouver la pro­duc­tion annuelle de votre bien, qu’il s’agisse d’une machine ou d’un camion. Il y a des compteurs d’heures d’ex­ploi­ta­tion pour les machines et un compteur de ki­lo­mé­trage pour les véhicules.

Comment appliquer la méthode de l’amor­tis­se­ment dégressif ?

Comme l’amor­tis­se­ment linéaire et l’amor­tis­se­ment basé sur les per­for­mances, l’amor­tis­se­ment dégressif est aussi inclus dans la catégorie des amor­tis­se­ments planifiés. En cas d’amor­tis­se­ment dégressif, les montants de l’amor­tis­se­ment sont con­ti­nuel­le­ment réduits sur la durée d’uti­li­sa­tion. Des montants plus élevés sont donc amortis au cours des premières années d’uti­li­sa­tion.

L’ap­pro­ba­tion fiscale de la méthode d’amor­tis­se­ment dégressif est prin­ci­pa­le­ment con­si­dé­rée comme un moyen de pro­mou­voir l’économie. Elle libère les fonds dans l’en­tre­prise dans un délai plus court afin qu’elle puisse ra­pi­de­ment réin­ves­tir à nouveau.

La méthode d’amor­tis­se­ment dégressif permise aux fins de l’impôt est la méthode d’amor­tis­se­ment dégressif géo­mé­trique, également connue sous le nom d’amor­tis­se­ment à la valeur comptable. Le même pour­cen­tage de la valeur comptable actuelle de l’im­mo­bi­li­sa­tion est toujours amorti (par exemple, 30 %). Une autre méthode est l’amor­tis­se­ment arith­mé­tique dégressif, dans laquelle les montants de l’amor­tis­se­ment sont dé­ter­mi­nés à l’aide d’une série dé­crois­sante de nombres.

La formule de l’amor­tis­se­ment de la valeur comptable est la suivante :

Valeur comptable de l’exercice précédent x taux d’amor­tis­se­ment = montant de l’amor­tis­se­ment

Le taux d’amor­tis­se­ment est exprimé en pour­cen­tage. Dans l’année d’ac­qui­si­tion, vous prenez sim­ple­ment les coûts d’ac­qui­si­tion ou de pro­duc­tion vous-même.

Par exemple, vous achetez une machine pour votre en­tre­prise pour 100 000 €. Selon le tableau d’amor­tis­se­ment, la durée d’uti­li­sa­tion est de dix ans. Le taux d’amor­tis­se­ment devrait être de 20 %. Ici aussi, la règle veut que l’année d’ac­qui­si­tion ne soit que par­tiel­le­ment reconnue, selon le mois d’ac­qui­si­tion. Dans notre exemple, l’achat doit avoir lieu en janvier pour des raisons de sim­pli­cité.

Année 1 : montant de l’amor­tis­se­ment : 20 % de 100 000 € = 20 000 €, valeur comptable restante : 80 000 €.

Année 2 : montant de l’amor­tis­se­ment : 20 % de 80 000 € = 16 000 €, valeur comptable restante : 64 000 €.

Année 3 : montant de l’amor­tis­se­ment : 20 % de 64 000 € = 12 800 €, valeur comptable restante : 51 200 €.

Année 4 : montant de l’amor­tis­se­ment : 20 % de 51 200 € = 10 240 €, valeur comptable restante : 40 960 €.

Et ainsi de suite.

Cependant, il y a une par­ti­cu­la­rité : avec cette méthode d’amor­tis­se­ment, vous n’ob­tien­drez jamais un amor­tis­se­ment complet jusqu’à zéro. Une solution consiste à passer à l’amor­tis­se­ment linéaire. Le bon moment pour ce faire est lorsque le montant de l’amor­tis­se­ment linéaire est supérieur à celui de l’amor­tis­se­ment dégressif.

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Calcul et ré­gle­men­ta­tion

Outre l’amor­tis­se­ment com­mer­cial et fiscal, de nom­breuses en­tre­prises utilisent ce qu’on appelle l’amor­tis­se­ment imputé. Il n’est utilisé que pour les calculs internes de l’en­tre­prise et n’est pas ré­gle­menté par la loi. Cela signifie que l’amor­tis­se­ment imputé n’est pas inclus dans la comp­ta­bi­lité.

L’amor­tis­se­ment imputé et l’amor­tis­se­ment selon le droit com­mer­cial ou le droit fiscal peuvent être très dif­fé­rents. Dans l’amor­tis­se­ment ana­ly­tique, par exemple, la valeur de rem­pla­ce­ment et non la valeur d’ac­qui­si­tion des im­mo­bi­li­sa­tions est souvent utilisée comme base. Ceci n’est pas autorisé pour l’amor­tis­se­ment en vertu du droit com­mer­cial et fiscal.

Veuillez prendre con­nais­sance des mentions légales en vigueur sur cet article.

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