L’époque à laquelle seuls les scien­ti­fiques et les dé­ve­lop­peurs de logiciels pouvaient utiliser des or­di­na­teurs est depuis longtemps révolue. De nos jours, chacun ou presque peut utiliser un PC ou une tablette, souvent sans disposer de grandes con­nais­sances en matière de tech­no­lo­gie. De telles con­nais­sances ont toutefois été né­ces­saires pour dé­ve­lop­per les in­ter­faces gra­phiques uti­li­sa­teur, un type d’in­ter­faces uti­li­sa­teur.

Les premiers concepts d’in­ter­faces gra­phiques uti­li­sa­teur sont apparus dès les années 1970 dans l’en­tre­prise Xerox. À l’époque, elles visaient prin­ci­pa­le­ment à commander un PC avec une souris et un clavier plutôt qu’avec des ins­truc­tions tex­tuelles. Le Xerox Alto fut le premier PC avec une GUI. Il fut suivi par le Macintosh d’Apple dans les années 1980. Depuis le dé­ve­lop­pe­ment des smart­phones et des tablettes, le principe des in­ter­faces gra­phiques s’est nettement développé. Aujourd’hui, elles per­met­tent de contrôler des écrans avec des mou­ve­ments de doigts et des gestes.

Dé­fi­ni­tion : qu’est-ce qu’une GUI ?

Les GUI sont des in­ter­faces homme-machine. Le but de ces in­ter­faces gra­phiques est de restituer le code en arrière-plan d’un système de façon aussi con­vi­viale que possible afin de faciliter le travail au quotidien. Dans ce cadre, les symboles et les images sont d’une im­por­tance toute par­ti­cu­lière car sans eux, une uti­li­sa­tion uni­ver­selle et non textuelle serait im­pos­sible. À titre d’exemple, on peut citer le symbole du Wi-Fi que chacun connaît et dont le terme varie pourtant d’une langue à l’autre.

Dé­fi­ni­tion

Une interface graphique uti­li­sa­teur (ou GUI) est une interface per­met­tant d’utiliser un PC, une tablette et d’autres appareils. Les GUI ont recours à des éléments gra­phiques comme les icônes, les menus et les images pour faciliter l’uti­li­sa­tion par l’uti­li­sa­teur. Les in­ter­faces gra­phiques uti­li­sa­teur sont aussi bien utilisées par les systèmes d’ex­ploi­ta­tion que par des ap­pli­ca­tions in­di­vi­duelles. Pra­ti­que­ment tous les pro­grammes destinés à l’uti­li­sa­teur final sont aujourd’hui dotés d’une GUI.

Comment fonc­tionne une GUI ?

La GUI est une interface uti­li­sa­teur per­met­tant à ces derniers de com­mu­ni­quer avec un or­di­na­teur. L’uti­li­sa­tion la plus commune est l’in­te­rac­tion à l’aide d’une souris et d’un clavier (l’uti­li­sa­tion basée sur des gestes gagnant toutefois en im­por­tance) : lorsque nous déplaçons la souris d’un or­di­na­teur, cela déplace également le curseur à l’écran. Le signal du pé­ri­phé­rique est transmis à l’or­di­na­teur qui le traduit par un mouvement similaire à l’écran. Lorsqu’un uti­li­sa­teur clique par exemple sur l’icône d’un programme dans la sélection de menu, l’ins­truc­tion cor­res­pon­dante est exécutée afin d’ouvrir le programme.

On peut donc comparer une GUI à un tra­duc­teur qui in­ter­vient dans la com­mu­ni­ca­tion entre l’homme et la machine. Sans cette GUI, nous devrions lancer les pro­grammes et les ap­pli­ca­tions en sai­sis­sant des commandes dans l’invite de commande. Ces commandes res­sem­ble­raient alors à ce qui suit (l’exemple suivant permet d’ouvrir l’ex­plo­ra­teur de fichiers) :

C:\User\Me>start explorer

Quels sont les com­po­santes d’une GUI ?

Une interface graphique uti­li­sa­teur allie un design visuel avec des fonc­tion­na­li­tés de pro­gram­ma­tion. Par con­sé­quent, elle comporte des boutons, des menus dé­rou­lants, des champs de na­vi­ga­tion, des champs de recherche, des icônes et des widgets. Dans ce cadre, l’objectif principal des dé­ve­lop­peurs est la con­vi­via­lité. Parmi les com­po­sants usuels d’une GUI, on trouve :

  • les champs de saisie
  • les fenêtres
  • les écrans
  • les cadres
  • les boutons
  • les blocs de titre
  • les blocs de texte

La corbeille est un bon exemple d’élément que l’on retrouve dans la plupart des systèmes d’ex­ploi­ta­tion. Que ce soit sous Windows ou sous Mac, elle est re­pré­sen­tée gra­phi­que­ment par une corbeille à papier. Cela permet à l’uti­li­sa­teur de connaître im­mé­dia­te­ment l’utilité de la corbeille, à savoir supprimer des documents et des fichiers.

Lors du codage des GUI, les dé­ve­lop­peurs ont recours à une pro­gram­ma­tion basée sur les évé­ne­ments, car ils ne peuvent pas prévoir les activités qui seront ef­fec­tuées par l’uti­li­sa­teur. Par con­sé­quent, il est im­pos­sible de pro­gram­mer une GUI de façon linéaire. Elle doit être codée de façon à ce qu’une commande soit uni­que­ment exécutée lorsque l’uti­li­sa­teur reçoit le signal cor­res­pon­dant.

À quelles exigences doit répondre une GUI ?

Une bonne interface graphique uti­li­sa­teur doit tout d’abord faciliter l’uti­li­sa­tion pour l’uti­li­sa­teur. Lors de la con­cep­tion, il est essentiel que la GUI permette une commande intuitive. Pour atteindre ce résultat, vous aurez toutefois besoin d’avoir une bonne com­pré­hen­sion des exigences et des pré­fé­rences des uti­li­sa­teurs. Un design orienté ex­pé­rience uti­li­sa­teur vise à offrir à l’uti­li­sa­teur ce qu’il attend de l’ap­pli­ca­tion. Lors du dé­ve­lop­pe­ment d’une GUI, il convient d’accorder une attention toute par­ti­cu­lière aux ca­rac­té­ris­tiques suivantes :

  • In­ter­faces simples : il est re­com­mandé de renoncer aux éléments de design superflus et de choisir des noms simples, clairs et com­pré­hen­sibles.
  • Structure orientée objectif : chaque page doit être cor­rec­te­ment struc­tu­rée ; chaque élément doit remplir une fonction claire.
  • Cohérence : en cas d’uti­li­sa­tion de plusieurs éléments et visuels, il est essentiel de veiller à une harmonie entre ces dif­fé­rents éléments.
  • Design et ty­po­gra­phie : les unités de design, les couleurs et les textes doivent mettre au premier plan ou en arrière-plan chaque élément en fonction de son utilité. Il est également important d’opter pour des polices et des tailles de police fa­ci­le­ment iden­ti­fiables et adaptées à la fonction.
  • Tenir l’uti­li­sa­teur informé : une GUI doit également informer sur les erreurs et les mo­di­fi­ca­tions de statut.

Quels sont les avantages et les in­con­vé­nients d’une GUI ?

Les in­ter­faces gra­phiques uti­li­sa­teur se sont imposées, car elles pré­sen­tent de nombreux avantages pour les uti­li­sa­teurs. Néanmoins, elles pré­sen­tent également des in­con­vé­nients. Nous vous pré­sen­tons les points forts et les fai­blesses des GUI dans le tableau ci-dessous.

Avantages In­con­vé­nients
Simple et con­vi­viale Moins de flexi­bi­lité : seules les ins­truc­tions pré­pro­gram­mées peuvent être exécutées
Un design visuel attrayant La fonc­tion­na­lité du système ne peut pas être modifiée ou ajustée
Même les uti­li­sa­teurs disposant de faibles con­nais­sances tech­niques peuvent exécuter des ap­pli­ca­tions simples à l’aide d’une GUI Les GUI né­ces­si­tent une im­por­tante capacité de stockage dans le système
La recherche de documents ou de fichiers est très facile grâce à une pré­sen­ta­tion visuelle Les GUI sont plus lentes que les in­ter­faces basées uni­que­ment sur des lignes de commande
Le système répond aux ins­truc­tions que l’uti­li­sa­teur peut donner de façon très intuitive grâce au format visuel Pour le dé­ve­lop­peur, il est plus difficile de concevoir une GUI fa­ci­le­ment com­pré­hen­sible
Les uti­li­sa­teurs peuvent naviguer ra­pi­de­ment et sim­ple­ment entre les dif­fé­rentes ap­pli­ca­tions Certaines ins­truc­tions né­ces­si­tent davantage de temps pour être exécutées
Résumé

Sans in­ter­faces gra­phiques uti­li­sa­teur, la ré­vo­lu­tion numérique aurait été im­pen­sable. Les GUI per­met­tent même à des uti­li­sa­teurs inex­pé­ri­men­tés de se fa­mi­lia­ri­ser ra­pi­de­ment avec les pro­grammes. Les icônes com­pré­hen­sibles par tous et le texte ex­pli­ca­tif ga­ran­tis­sent une très grande con­vi­via­lité.

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