On appelle interface uti­li­sa­teur la partie visible et ma­ni­pu­lable d’un logiciel ou d’un matériel. L’interface graphique en est aujourd’hui la forme la plus répandue. Elle repose gé­né­ra­le­ment sur des éléments comme des boutons, des menus et des icônes. Il existe toutefois toute une série d’in­ter­faces al­ter­na­tives, qui peuvent par exemple être con­trô­lées par texte, par la voix ou par l’activité cérébrale.

Qu’est-ce qu’une User Interface (UI) ?

Une User Interface (UI) (en français : interface uti­li­sa­teur) désigne l’interface par laquelle les personnes in­te­ra­gis­sent avec les machines. Il s’agit de la couche qui permet d’utiliser un or­di­na­teur, de passer une commande dans une boutique en ligne ou de manipuler une ap­pli­ca­tion sur un smart­phone. L’interface uti­li­sa­teur englobe tous les éléments visibles et in­te­rac­tifs d’une interface graphique, avec lesquels les uti­li­sa­teurs in­te­ra­gis­sent. Cela peut aller de simples lignes de commande tex­tuelles à des in­ter­faces gra­phiques élaborées.

L’interface uti­li­sa­teur a une forte influence sur le confort d’uti­li­sa­tion d’un logiciel ou d’un site Web. Lors de la con­cep­tion d’une interface graphique, il ne s’agit donc pas seulement de créer une interface fonc­tion­nelle, mais aussi de veiller à son es­thé­tique et à sa facilité d’uti­li­sa­tion. L’interface uti­li­sa­teur constitue une com­po­sante es­sen­tielle de l’ex­pé­rience uti­li­sa­teur et contribue di­rec­te­ment au confort d’uti­li­sa­tion. L’objectif de tout con­cep­teur Web est de poser, grâce à une interface intuitive, les bases d’une bonne ex­pé­rience uti­li­sa­teur. Cela fonc­tionne gé­né­ra­le­ment le mieux avec une interface graphique, mais d’autres types d’in­ter­faces uti­li­sa­teur in­no­vantes fa­ci­li­tent également de plus en plus l’in­te­rac­tion avec les or­di­na­teurs et autres appareils.

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Quels types d’in­ter­faces uti­li­sa­teur existe-t-il ?

Depuis l’invention de l’or­di­na­teur, des méthodes toujours plus avancées d’in­te­rac­tion homme-machine ont été dé­ve­lop­pées. Il existe aujourd’hui plusieurs types d’in­ter­faces uti­li­sa­teur. À l’origine se trou­vaient de simples in­ter­faces en ligne de commande, mais de nom­breuses in­no­va­tions tech­niques, comme les Natural User In­ter­faces (NUI), ont permis une uti­li­sa­tion plus simple et plus directe.

Le tableau suivant donne un aperçu des prin­ci­pales méthodes d’interface uti­li­sa­teur :

Méthode UI Des­crip­tion Uti­li­sa­tion
Command Line Interface (CLI) Interface uti­li­sa­teur textuelle, dans laquelle l’in­te­rac­tion se fait via la saisie au clavier MS-DOS, cmd.exe sous Windows
Text User Interface (TUI) Interface uti­li­sa­teur textuelle ex­ploi­tant toute la surface de l’écran et per­met­tant une meilleure densité d’in­for­ma­tion qu’une CLI Boot­loa­der, con­fi­gu­ra­tion du BIOS
Graphical User Interface (GUI) Interface graphique commandée à l’aide d’icônes et d’éléments visuels Windows, macOS, sites Web
Voice User Interface (VUI) Interface uti­li­sa­teur vocale per­met­tant des in­te­rac­tions via des commandes parlées Siri, Google Assistant, Alexa
Natural User Interface (NUI) Interface réa­gis­sant aux gestes, mou­ve­ments, voix et re­con­nais­sance d’objets Smart­phones, smart­watches, tablettes, consoles
Ge­ne­ra­tive User Interface (GenUI) Interface uti­li­sa­teur assistée par IA, générée ou adaptée dy­na­mi­que­ment en temps réel Ap­pli­ca­tions in­tel­li­gentes, tableaux de bord adap­ta­tifs et in­ter­faces na­ti­ve­ment pilotées par l’IA

Command Line In­ter­faces (CLI)

À ses débuts, l’interface uti­li­sa­teur étaient es­sen­tiel­le­ment tex­tuelles. Seule une ligne de commande et un prompt indiquant la position actuelle ou une invite de saisie ap­pa­rais­saient à l’écran, par exemple sur les premiers or­di­na­teurs sous MS-DOS.

La com­mu­ni­ca­tion avec l’or­di­na­teur se faisait via une Command Line Interface (CLI), en sai­sis­sant des commandes au clavier. Après trai­te­ment, l’or­di­na­teur affichait le résultat, également sous forme de texte. Cette forme d’interface uti­li­sa­teur est aujourd’hui moins répandue pour le grand public, mais toujours utilisée, par exemple avec cmd.exe sous Windows, dont la syntaxe est largement héritée de DOS. Le contrôle via CLI s’effectue prin­ci­pa­le­ment au clavier, sans uti­li­sa­tion de la souris.

En résumé :

Le CLI est l’une des premières méthodes de contrôle de l’interface uti­li­sa­teur. L’in­te­rac­tion se fait via la saisie de commandes au clavier. Les résultats sont affichés en mode texte dans une ligne de commande.

Text User Interface (TUI)

Les Text User In­ter­faces (TUI) offrent une uti­li­sa­tion plus con­for­table que les CLI. L’in­te­rac­tion repose toujours prin­ci­pa­le­ment sur le clavier, mais l’interface exploite toute la surface de l’écran au lieu de se limiter à une simple ligne de commande. Le contenu reste en­tiè­re­ment textuel, avec des menus, fenêtres ou zones or­ga­ni­sées en mode caractère. Le terme TUI s’est imposé après l’ap­pa­ri­tion des in­ter­faces gra­phiques afin de dis­tin­guer ces in­ter­faces tex­tuelles plus élaborées des CLI clas­siques et des GUI. Aujourd’hui encore, les TUI sont utilisées, par exemple dans les boot­loa­ders ou les in­ter­faces de con­fi­gu­ra­tion du BIOS et de l’UEFI.

En résumé :

Les TUI sont des in­ter­faces tex­tuelles utilisant toute la surface de l’écran et per­met­tant une meilleure densité d’in­for­ma­tion que les CLI (mode caractère).

Graphical User In­ter­faces (GUI)

GUI (Graphical User In­ter­faces), c’est-à-dire les in­ter­faces gra­phiques, sont aujourd’hui le standard établi. Les logiciels sont désormais pilotés via des contrôles gra­phiques et des icônes, souvent inspirés d’objets du « monde réel ».

La plupart du temps, les uti­li­sa­teurs emploient la souris et le clavier comme dis­po­si­tifs de contrôle, mais les écrans tactiles, qui réa­gis­sent au toucher, sont de plus en plus répandus. Avec l’interface graphique, des éléments comme le bureau, les fenêtres ou la corbeille ont fait leur entrée dans le monde numérique. À l’aide de la souris ou d’un toucher sur l’écran tactile, les éléments souhaités sont sé­lec­tion­nés et ouverts par un simple clic.

Le design graphique s’inspire gé­né­ra­le­ment du bureau tra­di­tion­nel et ana­lo­gique. Résultat : de nombreux éléments sont plus faciles à iden­ti­fier et la prise en main est plus intuitive que via une liste de commandes dans une CLI. Même les débutants com­pren­nent ra­pi­de­ment la fonction des icônes : une corbeille ou une enveloppe sont com­pré­hen­sibles sans ex­pli­ca­tion sup­plé­men­taire. Cette sym­bo­lique est devenue un standard des in­ter­faces uti­li­sa­teur.

En résumé :

Les in­ter­faces gra­phiques (GUI) sont aujourd’hui la norme. Une interface graphique (GUI) est une interface uti­li­sa­teur basée sur des éléments visuels in­te­rac­tifs comme des icônes, menus et boutons.

Voice User Interface (VUI)

Même si les in­ter­faces gra­phiques sont aujourd’hui om­ni­pré­sentes, l’évolution des in­ter­faces uti­li­sa­teur ne s’est pas arrêtée avec les GUI : grâce aux Voice User In­ter­faces (VUI), l’in­te­rac­tion avec les machines est également possible via la commande vocale. De nombreux systèmes d’ex­ploi­ta­tion proposent désormais cette forme d’interface uti­li­sa­teur, par exemple Apple avec Siri ou Google via la saisie vocale. Les ap­pli­ca­tions peuvent être lancées par commande vocale et les textes dictés sont au­to­ma­ti­que­ment trans­crits. Cela permet une uti­li­sa­tion plus efficace et améliore également l’ac­ces­si­bi­lité.

En résumé :

Les VUI per­met­tent une interface uti­li­sa­teur basée sur la voix, avec des commandes orales. Les VUI amé­lio­rent l’ac­ces­si­bi­lité et la facilité d’uti­li­sa­tion.

Natural User Interface (NUI)

La com­mu­ni­ca­tion avec la machine est par­ti­cu­liè­re­ment intuitive via une Natural User Interface (NUI), qui peut être con­si­dé­rée comme une évolution des in­ter­faces gra­phiques et des Voice User In­ter­faces. Cette interface uti­li­sa­teur in­te­rac­tive réagit aux gestes, aux mou­ve­ments et à la voix. Elle repose également sur la re­con­nais­sance faciale et la re­con­nais­sance d’objets. Dif­fé­rents capteurs, caméras et mi­cro­phones per­met­tent d’interagir avec la machine de multiples façons. De nombreux smart­phones et tablettes actuels intègrent déjà des tech­no­lo­gies NUI, notamment via les écrans tactiles, la re­con­nais­sance faciale ou la commande vocale. Des consoles comme la Wii de Nintendo, la Kinect de Microsoft reposent également sur la détection des gestes et des mou­ve­ments. Les smart­watches ainsi que les ap­pli­ca­tions de réalité augmentée (AR) ou de réalité virtuelle (VR) utilisent elles aussi des in­ter­faces na­tu­relles.

Le contrôle par gestes, la re­con­nais­sance vocale et la re­con­nais­sance faciale font partie des fonctions clés de ces systèmes, rendant l’in­te­rac­tion plus intuitive. Les NUI sont aussi de plus en plus souvent combinées à des systèmes d’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle, afin d’in­ter­pré­ter plus pré­ci­sé­ment les entrées et d’interagir avec le monde physique, ce qui améliore encore l’ex­pé­rience uti­li­sa­teur.

En résumé :

Les NUI per­met­tent une in­te­rac­tion basée sur les gestes, les mou­ve­ments, la voix et la re­con­nais­sance d’objets. Les NUI sont souvent enrichies par des tech­no­lo­gies d’IA.

Note

En 2011, une pré­sen­ta­tion de projet NUI de Microsoft a attiré l’attention : sous le nom d’OmniTouch, une tech­no­lo­gie a été dé­ve­lop­pée pour projeter des écrans tactiles sur n’importe quelle surface. OmniTouch repose sur le système Kinect de Microsoft, lancé pour la Xbox 360, en con­cur­rence avec la Wii de Nintendo. Un pro­jec­teur laser et une caméra spéciale sont également utilisés.

Ge­ne­ra­tive User In­ter­faces (GenUI)

Une Ge­ne­ra­tive User Interface (GenUI) désigne une forme d’interface uti­li­sa­teur dans laquelle l’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle génère ou adapte dy­na­mi­que­ment des éléments de l’interface en temps réel.

Les layouts, com­po­sants ou fonctions s’ajustent au­to­ma­ti­que­ment en fonction du com­por­te­ment ou des besoins de l’uti­li­sa­teur. Con­trai­re­ment aux in­ter­faces statiques, une GenUI est con­tex­tuelle et per­son­na­li­sée. Elle peut, par exemple, masquer des menus complexes lorsqu’ils ne sont pas né­ces­saires ou afficher des fonctions sup­plé­men­taires lorsqu’un flux de travail plus avancé est détecté. Cela crée une ex­pé­rience uti­li­sa­teur dynamique et fluide. Les GenUI sont en règle générale par­ti­cu­liè­re­ment er­go­no­miques et centrées sur l’uti­li­sa­teur, car elles s’adaptent en continu à son com­por­te­ment.

En résumé :

Les GenUI sont des in­ter­faces uti­li­sa­teur dy­na­miques générées par l’IA. Elles s’adaptent aux in­te­rac­tions et aux besoins des uti­li­sa­teurs. Elles per­met­tent des ex­pé­riences plus per­son­na­li­sées et con­tex­tuelles.

Quelles sont les formes par­ti­cu­lières d’UI ?

Outre les formes d’in­ter­faces uti­li­sa­teur courantes, il existe quelques approches plus in­no­vantes qui ne sont pas encore largement déployées sur le marché de masse : le Tangible User Interface (Tangible UI), le Per­cep­tual User Interface (PUI) et le Brain Computer Interface (BCI). Le tableau suivant donne un aperçu de ces in­ter­faces avant leur pré­sen­ta­tion détaillée.

Méthode d’UI Des­crip­tion Ap­pli­ca­tion
Tangible User Interface (Tangible UI) Interface uti­li­sa­teur physique où les in­te­rac­tions se font via des objets réels comme des cubes ou des sphères Ins­tal­la­tions muséales et salons
Per­cep­tual User Interface (PUI) Interface per­cep­tuelle combinant plusieurs sens, par exemple entrées visuelles et ges­tuelles Projets de recherche et dé­ve­lop­pe­ments avancés
Brain Computer Interface (BCI) Interface mesurant les signaux cérébraux et les tra­dui­sant en commandes de contrôle Recherche sur le pilotage de prothèses et de machines par la pensée

Tangible User Interface (Tangible UI)

Les Tangible UI sont des in­ter­faces uti­li­sa­teur physiques. L’in­te­rac­tion avec la machine se fait via des objets concrets manipulés par l’uti­li­sa­teur, comme des cubes ou des sphères, per­met­tant de dé­clen­cher des actions nu­mé­riques. Ces in­ter­faces sont souvent utilisées dans des contextes ex­pé­rien­tiels comme les musées ou les salons.

Per­cep­tual User In­ter­faces (PUI)

Le dé­ve­lop­pe­ment des Per­cep­tual User In­ter­faces (PUI) est encore en phase de recherche, mais progresse ra­pi­de­ment. Il s’agit d’in­ter­faces basées sur la per­cep­tion, combinant des éléments de VUI, de GUI et de re­con­nais­sance gestuelle. L’objectif est de créer des in­te­rac­tions mul­ti­mo­dales plus na­tu­relles, intégrant plusieurs canaux sen­so­riels.

Brain Computer In­ter­faces (BCI)

Les Brain Computer In­ter­faces (BCI) ne relèvent plus uni­que­ment de la science-fiction : à l’aide d’élec­trodes, les signaux cérébraux sont mesurés puis traduits en commandes par des al­go­rithmes. Des avancées ont déjà permis à des personnes pa­ra­ly­sées de contrôler des dis­po­si­tifs ro­bo­tiques par la pensée. Les BCI pour­raient à terme trans­for­mer pro­fon­dé­ment l’in­te­rac­tion avec les or­di­na­teurs et les machines.

Comment pouvez-vous optimiser votre interface uti­li­sa­teur ?

Toute personne impliquée dans le design Web doit également se pencher sur la question de l’interface uti­li­sa­teur : si vous souhaitez con­vaincre les uti­li­sa­teurs de votre ap­pli­ca­tion, les visiteurs de votre site Web ou réussir avec votre boutique en ligne, vous devez rendre l’uti­li­sa­tion de votre produit aussi intuitive et simple que possible. Il est donc essentiel d’iden­ti­fier votre groupe cible afin de concevoir l’interface uti­li­sa­teur et l’ex­pé­rience uti­li­sa­teur de manière adaptée. Les fonc­tion­na­li­tés, le confort d’uti­li­sa­tion et l’es­thé­tique de votre produit sont des critères décisifs pour une bonne ex­pé­rience uti­li­sa­teur.

Étape 1 : optimiser la con­vi­via­lité

Pour optimiser votre UX, vous devez d’abord vous con­cen­trer sur l’interface graphique. L’ergonomie Web doit toujours être prise en compte, c’est-à-dire l’ef­fi­ca­cité, l’ef­fi­cience et la sa­tis­fac­tion des uti­li­sa­teurs. Si une ap­pli­ca­tion ou un site Web est difficile à utiliser, même un design es­thé­ti­que­ment réussi ne suffira pas à con­vaincre.

Pour optimiser votre site Web ou votre ap­pli­ca­tion, des tests ap­pro­fon­dis sont gé­né­ra­le­ment né­ces­saires. Des études avec des uti­li­sa­teurs ainsi que des mesures tech­niques via une analyse de heatmap peuvent fournir des in­for­ma­tions pré­cieuses. L’ergonomie Web est ainsi vi­sua­li­sée : le com­por­te­ment des uti­li­sa­teurs est suivi via les clics, le scroll, les mou­ve­ments de souris ou même le regard avec des outils d’eye tracking, puis re­pré­senté avec des codes couleur.

Étape 2 : finition visuelle

Une fois la fonc­tion­na­lité et le confort d’uti­li­sa­tion garantis, vous pouvez vous con­cen­trer sur l’es­thé­tique du projet. La règle est simple : moins, c’est souvent plus. Le design doit soutenir la fonc­tion­na­lité de l’interface graphique et rester clair et structuré. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de place pour la créa­ti­vité, mais il est essentiel de connaître les habitudes de votre cible et de ne pas limiter l’usage par le design.

Pourquoi les in­ter­faces uti­li­sa­teur in­tui­tives sont-elles si im­por­tantes en design Web et dans le dé­ve­lop­pe­ment logiciel ?

Pourquoi une interface uti­li­sa­teur intuitive est-elle si im­por­tante ? Prenons un exemple simple : une icône de papillon peut être es­thé­tique et plaire à certaines cibles, mais elle ne sera pas spon­ta­né­ment comprise comme la fonction « En­re­gis­trer ».

En revanche, une icône de disquette est his­to­ri­que­ment associée à cette fonction, même si le support de stockage qu’elle re­pré­sente est aujourd’hui obsolète. Les uti­li­sa­teurs s’attendent à retrouver ce symbole et le re­con­nais­sent presque ins­tinc­ti­ve­ment. Il est donc essentiel de respecter les con­ven­tions de symboles établies et de ne pas les ignorer, afin de garantir une bonne ex­pé­rience uti­li­sa­teur et une interface graphique intuitive.

Cet exemple montre qu’en design Web, il faut toujours trouver un équilibre entre es­thé­tique et fonc­tion­na­lité. L’op­ti­mi­sa­tion de l’interface uti­li­sa­teur est es­sen­tielle pour offrir une meilleure ex­pé­rience uti­li­sa­teur. Selon l’objectif du site Web ou du logiciel, cela peut se traduire par davantage de con­ver­sions ou de re­com­man­da­tions.

Conseil

Au-delà de l’interface graphique, il est in­té­res­sant de combiner dif­fé­rents types d’in­ter­faces uti­li­sa­teur : par exemple, intégrer une commande vocale ou permettre une uti­li­sa­tion tactile améliore l’ac­ces­si­bi­lité et enrichit l’ex­pé­rience uti­li­sa­teur. Les uti­li­sa­teurs disposent ainsi de plusieurs façons d’interagir avec le produit, ce qui augmente la flexi­bi­lité et la portée de l’ap­pli­ca­tion.

Quelle est l’im­por­tance de l’interface graphique pour le SEO ?

Une bonne interface graphique peut améliorer in­di­rec­te­ment la vi­si­bi­lité SEO, car elle facilite la na­vi­ga­tion, renforce la sa­tis­fac­tion uti­li­sa­teur et favorise l’en­ga­ge­ment. Si les uti­li­sa­teurs s’orientent fa­ci­le­ment sur votre site Web, ils s’y sentent bien et y passent plus de temps ; un facteur important, car une bonne ex­pé­rience uti­li­sa­teur favorise l’en­ga­ge­ment et la na­vi­ga­tion.

Lors de la con­cep­tion de l’interface graphique de votre site, vous devez donc toujours vous mettre à la place des visiteurs qui dé­couvrent votre présence en ligne pour la première fois. S’ils ne s’y re­trou­vent pas dès la première visite, ils quittent ra­pi­de­ment la page et cherchent des al­ter­na­tives plus simples à utiliser. Le mot-clé décisif est ici, comme pour le dé­ve­lop­pe­ment logiciel : na­vi­ga­tion intuitive. Une bonne structure de na­vi­ga­tion peut être obtenue, par exemple, grâce à des liens internes per­ti­nents, per­met­tant aux visiteurs de naviguer fa­ci­le­ment dans votre site Web. Les robots d’ex­plo­ra­tion des moteurs de recherche suivent également ces liens.

De plus, le parcours uti­li­sa­teur doit toujours rester clair et ne pas être trop long. Une solution efficace est, par exemple, la na­vi­ga­tion à fil d’Ariane : elle rend l’interface uti­li­sa­teur plus con­vi­viale, car les visiteurs savent en per­ma­nence où ils se trouvent sur le site et peuvent fa­ci­le­ment revenir en arrière.

À quoi ressemble une bonne interface graphique dans des exemples concrets ?

Comme il existe de nombreux types d’in­ter­faces uti­li­sa­teur, il serait trop long de détailler des bonnes pratiques pour chacune d’elles. Les exemples suivants, issus du design Web, il­lustrent toutefois des principes fon­da­men­taux pour une interface graphique intuitive et montrent à quoi peut res­sem­bler leur mise en œuvre concrète.

Evernote

Evernote est un programme de prise de notes. Les notes peuvent être fa­ci­le­ment syn­chro­ni­sées, ce qui permet aux uti­li­sa­teurs d’accéder à leurs idées depuis n’importe quel appareil. L’interface graphique de la page d’accueil condense de manière claire les fonc­tion­na­li­tés, les cas d’usage et les avantages, ce qui facilite la prise en main.

Image: Formulaire d’inscription d’Evernote
Le for­mu­laire d’ins­crip­tion d’Evernote est sobre et simple à utiliser. / Source : https://evernote.com/

Le for­mu­laire d’ins­crip­tion est mi­ni­ma­liste. Une adresse email suffit, puis l’uti­li­sa­teur définit son mot de passe. Evernote propose également une ins­crip­tion via Google ou Apple, ce qui réduit l’effort d’ins­crip­tion. Evernote existe sous forme d’ap­pli­ca­tion native sur de nom­breuses pla­te­formes. L’interface graphique de la version Web est res­pon­sive et s’adapte à toutes les tailles d’écran. Ce choix de design améliore également l’ex­pé­rience uti­li­sa­teur, car l’ap­pli­ca­tion peut être utilisée partout, à tout moment et sur n’importe quel appareil.

Google

L’une des raisons prin­ci­pales pour laquelle Google est si populaire est que son interface uti­li­sa­teur est à la fois simple, fonc­tion­nelle et épurée. Une barre de recherche et deux boutons sur un fond blanc suffisent pour l’une des tech­no­lo­gies les plus utilisées au monde. Aucun élément graphique superflu ni menu complexe n’est né­ces­saire. Avec les Google Doodles, l’en­tre­prise ajoute ponc­tuel­le­ment une touche ludique sans nuire à l’ergonomie Web ni à la sim­pli­cité d’uti­li­sa­tion.

Image: Capture d’écran du site Web de Google
Le design de l’interface graphique de Google est épuré et intuitif. / Source : https://www.google.com/

Les icônes pour YouTube, News, Maps et autres services sont ac­ces­sibles en un clic et faciles à com­prendre. Leur design est logique et reflète di­rec­te­ment leur fonction. L’in­té­gra­tion d’une interface VUI est également un bon exemple : Google prend en charge la recherche vocale, notamment via l’ap­pli­ca­tion mobile. Avec Voice Match activé, l’Assistant peut re­con­naître la voix et fournir des résultats per­son­na­li­sés.

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