Il n’existe pas encore de dé­fi­ni­tion globale et générale du terme « Internet des objets ». Il existe au contraire un grand nombre de dé­fi­ni­tions dif­fé­rentes qui se dif­fé­ren­cient au niveau des détails. Cependant, il est reconnu par la plupart que ce terme se rapporte à l’in­ter­con­nexion des objets du quotidien et des machines in­dus­trielles via Internet comme étant l’Internet des objets. Les appareils cor­res­pon­dants reçoivent une identité (adresse) unique dans le réseau et peuvent prendre en charge des tâches de manière en­tiè­re­ment au­to­ma­tique : cela signifie, par exemple, que des objets simples peuvent com­mu­ni­quer entre eux partout et cela 24 heures sur 24, in­dé­pen­dam­ment du contrôle humain. Equipés parfois de simples capteurs et pro­ces­seurs et connectés via la tech­no­lo­gie réseau, ils col­lec­tent des in­for­ma­tions sur leur en­vi­ron­ne­ment, les évaluent et les trans­met­tent à d’autres objets en réseau.

Par con­sé­quent, l’Internet des objets ne se limite en aucun cas aux appareils élec­tro­mé­na­gers complexes de haute tech­no­lo­gie ou aux voitures autonomes. Il existe plutôt de nom­breuses autres ap­pli­ca­tions : par exemple, des vêtements et des bracelets com­pa­tibles avec Internet pour­raient sur­veil­ler l’état de santé du porteur et trans­mettre les valeurs cor­po­relles di­rec­te­ment au médecin traitant à des fins d’éva­lua­tion. En agri­cul­ture, les capteurs d’humidité pour­raient dé­clen­cher l’arrosage et l’apport des éléments nutritifs né­ces­saires aux cultures dans un Cloud. Les pos­si­bi­li­tés d’ap­pli­ca­tion sont ex­trê­me­ment diverses.

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Qu’est-ce que l’Internet des objets ?

L’Internet des objets, l’équi­valent français de « Internet of Things » est étroi­te­ment lié à un certain nombre de dé­ve­lop­pe­ments tech­no­lo­giques et est fortement lié à des concepts tels que l’in­for­ma­tique ubi­qui­taire et l’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle. Une ca­rac­té­ris­tique es­sen­tielle est que l’Internet des objets peut trans­for­mer des objets or­di­naires en dis­po­si­tifs. Ils peuvent être iden­ti­fiés par une adresse IP, en­re­gis­trer des états via des capteurs et disposer d’une capacité de mémoire via des puces. Les mini-or­di­na­teurs intégrés leur per­met­tent de se contrôler, de gérer leur en­vi­ron­ne­ment et d’échanger des données au­to­ma­ti­que­ment. Parfois, grâce au machine learning, ils sont même capables de re­con­naître et de gé­né­ra­li­ser des modèles et tirer des con­clu­sions pour s’adapter aux si­tua­tions et s’optimiser con­ti­nuel­le­ment. Même une simple tech­no­lo­gie radio comme la RFID ou Bluetooth suffit pour convertir des objets physiques en un système émetteur-récepteur. Grâce à une tech­no­lo­gie de com­mu­ni­ca­tion plus complexe telle que la 4G, les appareils connectés sont capables de trans­mettre de grandes quantités de données à un Cloud ou à un autre objet connecté sur de longues distances sans per­tur­ba­tion.

L’Internet des objets peut faire appel à diverses tech­no­lo­gies. Bien qu’il n’existe pas de dé­fi­ni­tion uni­ver­selle du terme, les ca­rac­té­ris­tiques suivantes sont gé­né­ra­le­ment associées à l’Internet des objets :

  • Collecte, stockage et trai­te­ment des données (exemple : un ther­mos­tat mesure au­to­ma­ti­que­ment la tem­pé­ra­ture ambiante)
  • Com­mu­ni­ca­tion entre eux (di­rec­te­ment ou par l’in­ter­mé­diaire d’un Cloud, par exemple)
  • In­ter­con­nexion (par exemple via une connexion Bluetooth à Internet)
  • Ubiquité (les appareils en réseau sont utilisés presque partout)
  • Maîtrise de soi (certaines actions/scénarios dé­clenchent une réaction sans qu’il soit né­ces­saire de la dé­clen­cher ma­nuel­le­ment : une cui­si­nière élec­trique, par exemple, passe en mode veille une fois que les aliments ont atteint la tem­pé­ra­ture désirée.)
  • Capacité d‘ap­pren­tis­sage (exemple : un luminaire connecté analyse l‘intensité lumineuse souhaitée et l’ajuste au­to­ma­ti­que­ment plus tard)

Quelles tech­no­lo­gies se cachent derrière l’Internet des objets ?

Si vous voulez com­prendre le principe de l’Internet des objets, vous n’avez pas d’autre choix que d’en examiner les fon­de­ments tech­no­lo­giques. Les tech­no­lo­giques de l’in­for­ma­tion et de la com­mu­ni­ca­tion, qu’elles soient anciennes ou plus récentes, per­met­tent déjà théo­ri­que­ment l’Internet des objets. Cependant, pour que la mise en réseau à l’échelle nationale devienne une réalité, certaines tech­no­lo­gies devront encore être dé­ve­lop­pées.

Pour pouvoir mettre en réseau des appareils de manière complète, trans­fé­rer des données ra­pi­de­ment et sans problème, les évaluer et résoudre le problème de Big data, quelques obstacles doivent encore être surmontés : l’Internet des objets nécessite un Internet mobile ex­trê­me­ment puissant qui pourrait également faire face à l’immense volume de données qui irait de pair avec la mise en réseau complète des machines et d’une grande variété d’appareils quo­ti­diens.

C’est pourquoi de nombreux dé­ve­lop­peurs placent de grands espoirs dans la nouvelle gé­né­ra­tion de té­lé­phones mobiles 5G, qui surpasse en grand nombre les anciennes normes en termes de débit de données par seconde. Selon l’UE, qui prévoit d’ in­tro­duire la norme 5G, toutes les grandes villes et les routes prin­ci­pales de tous les Etats membres devraient être équipées en 5G avant 2025. Le ca­len­drier initial prévoyait une mise en œuvre d’ici 2020, mais les experts estiment que la mise en œuvre d’ici 2025 est beaucoup plus réaliste.

Des outils simples tels que la RFID et le code QR sont suf­fi­sants pour iden­ti­fier les objets, collecter des in­for­ma­tions sur les états physiques et les intégrer dans un réseau. C’est déjà le cas, par exemple, dans le suivi des colis pour les pres­ta­taires de services lo­gis­tiques et dans la gestion des mar­chan­dises. Lorsqu’il s’agit d’évaluer au­to­ma­ti­que­ment des données complexes et de s’au­to­con­trô­ler, les objets doivent avoir le matériel approprié. Ceci se fait selon le principe M2M (Machine-to-Machine). Le terme M2M décrit un système ex­pé­di­teur-récepteur pour l’échange au­to­ma­tisé d’in­for­ma­tions entre deux appareils : il se compose de com­po­sants dif­fé­rents et pourrait, par exemple, res­sem­bler à ceci dans l’industrie lo­gis­tique pour la main­te­nance à distance des appareils :

  • Émetteur ou point final des données, par exemple : une machine qui sé­lec­tionne des produits sur une étagère et disposant de capteurs de mouvement transmet des signaux GPS
  • Tech­no­lo­gie de trans­mis­sion, réseaux sans fil tels que UMTS, HSPA, LTE, 5G
  • Récepteur ou point d'in­té­gra­tion des données, par exemple : le serveur d’une en­tre­prise de lo­gis­tique in­ter­prète les pa­ra­mètres tech­niques de la machine à sur­veil­ler comme un message d’erreur.
  • Ap­pli­ca­tion in­ter­mé­diaire, par exemple : API (Ap­pli­ca­tion Pro­gram­ming Interface) prend en charge une machine ré­cep­trice en réseau pour évaluer les données et dé­clen­cher des actions.

Les éléments suivants ap­par­tien­nent à l’ar­chi­tec­ture technique de l’Internet des objets :

  • Capteurs : les objets du quotidien ou les appareils équipés de capteurs, par exemple, possèdent des capteurs de mesure qui en­re­gistrent les états physiques ou chimiques. Ils mesurent la tem­pé­ra­ture, la pression, la lu­mi­no­sité, l'hu­mi­dité, le pH ou le mouvement. Afin de rendre les résultats de mesure uti­li­sables nu­mé­ri­que­ment, ils les tra­dui­sent en signaux élec­triques. Le capteur de lu­mi­no­sité d’un smart­phone mesure l’intensité lumineuse de l'en­vi­ron­ne­ment. Avec ces in­for­ma­tions, l’écran peut s’adapter au niveau de lu­mi­no­sité.
  • RFID (Radio Frequency Iden­ti­fi­ca­tion) : cette tech­no­lo­gie permet l’iden­ti­fi­ca­tion sans contact d’un objet au moyen d’ondes élec­tro­mag­né­tiques. Pour permettre au lecteur de le re­con­naître et de le localiser, l’objet est muni d’une étiquette radio et d’un code in­du­bi­table. Les systèmes RFID ont une portée allant jusqu’à 100 mètres. Un exemple d’ap­pli­ca­tion est dans l’industrie de la lo­gis­tique, où les con­te­neurs peuvent être mieux localisés par RFID lors­qu'ils sont expédiés.
  • Tech­no­lo­gies de lo­ca­li­sa­tion : le GPS, le WLAN et le Bluetooth sur­mon­tent des distances encore plus grandes et trans­met­tent plus d'in­for­ma­tions. Ainsi, par exemple, un smart­phone peut afficher le res­tau­rant le plus proche lors de la recherche de ce dernier.
  • Réseaux sans fil : un vaste réseau Internet des objets ne se limite pas à la com­mu­ni­ca­tion en champ proche et aux voies de trans­mis­sion courtes du WLAN. Les tech­no­lo­gies de trans­mis­sion les plus im­por­tantes sont basées sur les com­mu­ni­ca­tions mobiles 3G (UMTS) et 4G (LTE), mais elles ne sont pas ins­tan­ta­nées. Une gé­né­ra­tion plus récente est né­ces­saire pour les volumes de données élevés et la trans­mis­sion en temps réel. À l'avenir, les normes suivantes devraient faire pro­gres­ser le ré­seau­tage :
    • 5G : la cinquième gé­né­ra­tion de normes de com­mu­ni­ca­tions mobiles re­pré­sente un grand pas en avant dans le dé­ve­lop­pe­ment : la 5G peut gérer 10 000 mégabits par seconde. Cela la rend cent fois plus rapide que le LTE. En termes de capacité, elle surpasse le LTE par un facteur de mille. Au-delà de la 5G, la plupart des ap­pli­ca­tions peuvent fonc­tion­ner en temps réel. 5G, par exemple, est la condition préalable pour les voitures autonomes dans les villes in­tel­li­gentes. De plus, même les gros paquets de données des films Full HD peuvent être chargés ra­pi­de­ment via 5G.
    • Nar­row­Band-IoT (NB-IoT) : cette tech­no­lo­gie radio est aussi une in­no­va­tion. Bien qu’elle ne trans­mette que de petites quantités de données, elle présente d’autres avantages : grâce à sa puissance de signal élevée, elle atteint également les endroits dif­fi­ciles d’accès, tels que les ré­cep­teurs sou­ter­rains ou les appareils dans les systèmes à parois épaisses. La tech­no­lo­gie est ex­trê­me­ment éco éner­gé­tique et fonc­tionne sur une longue période de temps. elles pour­raient être utilisées, par exemple, par les services publics mu­ni­ci­paux pour en­tre­te­nir les systèmes de chauffage au sous-sol qui ne sont pas alimentés en élec­tri­cité de l’extérieur, ou pour commander l’éclairage public à distance.
  • Cloud : ces réseaux virtuels de stockage et de trai­te­ment de données sont également es­sen­tiels pour l’in­fras­truc­ture d’un Internet des objets à maillage large. Par exemple, le Cloud permet d’ex­ter­na­li­ser le stockage d’objets en réseau ou d’augmenter leur capacité de stockage.
  • In­for­ma­tique embarquée : les mi­cro­pro­ces­seurs et les systèmes in­for­ma­tiques minces ne fonc­tion­nent qu’en con­jonc­tion avec d’autres appareils. D’autre part, ils ne né­ces­si­tent pas beaucoup de matériel et de logiciels et sont adaptés à la trans­for­ma­tion de petits objets du quotidien en systèmes d’au­to­con­trôle.

Quel est le but de l’IoT ?

L’Internet des objets pourrait faciliter tous les aspects de notre vie. La pers­pec­tive d’une vie quo­ti­dienne plus con­for­table, d’une économie et d’une ad­mi­nis­tra­tion plus efficaces, d'une cir­cu­la­tion routière plus sûre, d’un ap­pro­vi­sion­ne­ment éner­gé­tique plus res­pec­tueux de l'en­vi­ron­ne­ment et d’une vie plus saine favorise son dé­ve­lop­pe­ment. Des machines à café au­to­ma­tiques, une pro­duc­tion in­dus­trielle qui répond ra­pi­de­ment à la demande, des voitures autonomes et des bracelets qui détectent et signalent im­mé­dia­te­ment les maladies, les ap­pli­ca­tions possibles couvrent un large éventail de domaines de la vie. De nom­breuses activités peuvent être mieux pla­ni­fiées sur la base des données col­lec­tées par les machines en réseau. En par­ti­cu­lier en com­bi­nai­son avec des systèmes d’IA, les objets mis en réseau via l’IoT fonc­tion­nent de manière plus fiable et, surtout, plus rapide que les humains.

Dans le secteur médical, l’Internet des objets pourrait permettre de collecter des données sur les patients, d’établir des diag­nos­tics précis sur cette base et de sur­veil­ler leur état de santé 24 heures sur 24, dans de nombreux cas, les patients ne seraient même pas obligés de consulter un médecin.

Les objets capables d’Internet qui échangent cons­tam­ment de l'in­for­ma­tion entre eux et qui sont capables d'ap­prendre peuvent prévoir les risques, in­ter­ve­nir d'une manière ré­gle­men­taire et optimiser les processus sans in­ter­ven­tion humaine. Les machines qui s’en­tre­tien­nent ou pla­ni­fient les processus de pro­duc­tion dans une usine en temps réel per­met­tent d'éco­no­mi­ser du temps et de l'argent. Les chauf­fages ou capteurs au­to­ré­gu­la­teurs, qui indiquent les besoins exacts en eau et en engrais dans l’agri­cul­ture, ga­ran­tis­sent également une uti­li­sa­tion plus éco­lo­gique et plus efficace des res­sources.

L’expansion de l’in­fras­truc­ture numérique pourrait déboucher à l’avenir sur un système so­phis­ti­qué à maillage large qui s’étend à tous les secteurs et domaines de la vie et qui se règle com­plè­te­ment lui-même.

Remarque

L’Internet des objets se développe ra­pi­de­ment. La société d’études de marché Gartner Gartner suppose qu’il y aura environ 20,4 milliards d’appareils IoT en l’an 2020

Appareils in­tel­li­gents et villes : comment l'IoT change-t-il notre vie quo­ti­dienne ?

La ré­vo­lu­tion de la vie quo­ti­dienne à travers l’Internet des objets est encore à venir. On ne peut deviner à quel point l’IoT va changer nos vies. Après tout, tout le monde ne vit pas déjà dans une maison in­tel­li­gente ou n’utilise pas de vêtements portables. Les in­no­va­tions telles que les systèmes au­to­ma­ti­sés de caisses en­re­gis­treuses, les caméras de sur­veil­lance in­tel­li­gentes et les usines au­to­con­trô­lées, d'autre part, fonc­tion­nent en grande partie de manière invisible dans la vie quo­ti­dienne ou restent à l'arrière-plan. Un Internet des objets complet sig­ni­fie­rait que nous serions cons­tam­ment entourés de systèmes in­for­ma­tiques qui re­cueil­lent des données et les échangent sur Internet. Si de tels appareils sont utilisés dans ses propres quatre murs, ils pénètrent com­plè­te­ment dans la pièce privée.

Mais une maison in­tel­li­gente présente aussi de nombreux avantages pour les résidents : basée sur des données per­son­nelles et liées à l’activité, elle agit avec pré­voyance et facilite divers processus quo­ti­diens. Les appareils ménagers s’au­to­ré­gu­lent et n’ont pas besoin d’être vérifiés. Un poêle à bois à com­mu­ta­tion au­to­ma­tique ou une porte d’ap­par­te­ment à fermeture au­to­ma­tique offrent plus de sécurité.

De nombreux pé­ri­phé­riques en réseau peuvent également réagir aux schémas de com­por­te­ment : un bracelet de fitness, par exemple, favorise un mode de vie sain et alerte l’uti­li­sa­teur dès qu'il détecte un manque d’exercice. Cependant, les besoins humains ne sont que par­tiel­le­ment pré­vi­sibles. De plus, cette tech­no­lo­gie soulève la question suivante : et si les choses dictaient de plus en plus notre mode de vie ? Par exemple, comment les com­pag­nies d’assurance maladie vont-elles struc­tu­rer leurs tarifs à l’avenir si on leur donne un aperçu d’un programme de con­di­tion­ne­ment physique personnel qui ne répond pas aux normes de leur politique sanitaire ? Il n’y a pas que les experts en éthique qui s’occupent de ces questions. Les experts en in­for­ma­tique discutent également des in­con­vé­nients po­ten­tiels de l’Iot et en­vi­sa­gent une sorte de serment d’Hip­po­crate pour les dé­ve­lop­peurs de logiciels. Une chose est sûre : les appareils Smart-Home déjà dis­po­nibles sont très pratiques. Comme exemple : le ther­mos­tat adaptatif de radiateur de la compagnie Nest reprise par Google peut servir. Il mémorise les habitudes de chauffage des résidents et règle au­to­ma­ti­que­ment la tem­pé­ra­ture. Un détecteur de mouvement intégré détecte si les résidents sont chez eux et éteint le chauffage en cas d'absence. Cela permet d’éco­no­mi­ser les frais de chauffage, d’éco­no­mi­ser les res­sources éner­gé­tiques et d’augmenter le confort de l’ha­bi­ta­tion. Si les résidents rentrent plus tôt à la maison, ils peuvent pré­chauf­fer l’ap­par­te­ment à distance.

Les in­no­va­tions en matière d’Internet des objets déjà testées dans certaines villes montrent ce qui est possible dans le secteur public dans un avenir pré­vi­sible. Si ceux-ci étaient utilisés dans le monde entier, l’Internet des objets pourrait rendre les trans­ports, le trafic routier et la collecte des déchets plus efficaces. Il créerait une in­fras­truc­ture complète de lam­pa­daires en réseau, de con­te­neurs à ordures, de feux de cir­cu­la­tion et de façades d’immeubles qui re­cueil­le­raient des données au moyen de capteurs.

Dans la ville espagnole de Santander, la Smart City n’est plus une vision d’avenir. Dans les rues étroites du centre-ville, des milliers de capteurs mesurent le volume du trafic. Une ap­pli­ca­tion fournit des in­for­ma­tions sur les voies de cir­cu­la­tion acha­lan­dées et guide les con­duc­teurs vers une place de parking gratuite. À Amsterdam, les lam­pa­daires in­tel­li­gents four­nis­sent une intensité lumineuse ap­pro­priée. S’il n’y a pas de piétons ou de voitures à proximité, ils s’éteignent. Cela réduit la pollution lumineuse et les coûts éner­gé­tiques.

Les bases d’une quatrième ré­vo­lu­tion in­dus­trielle

Qu’est-ce que l’Internet des objets ? Que signifie industrie 4.0 ? Après les machines à vapeur, les chaînes d’as­sem­blage et la nu­mé­ri­sa­tion, l’Internet des objets est cer­tai­ne­ment le moteur d’une quatrième ré­vo­lu­tion in­dus­trielle. Les usines in­tel­li­gentes qui or­ga­ni­sent elles-mêmes l’ensemble du processus de pro­duc­tion, annoncent déjà une nouvelle ère. Ces usines ac­cé­lè­rent la pro­duc­tion, aug­men­tent l’ef­fi­ca­cité et réduisent les coûts. Dans une usine en réseau, par exemple, les matériaux équipés de puces RFID indiquent quelle machine est res­pon­sable de l’étape de trai­te­ment suivante. Les machines utilisent des capteurs pour indiquer les con­di­tions critiques. Afin d’assurer le bon dé­rou­le­ment de chaque processus, ils signalent tous les besoins en matière de matériaux et de ré­pa­ra­tion.

Op­por­tu­ni­tés et risques de l’industrie 4.0 et du marketing numérique

L’Internet des objets permet d’optimiser toutes les phases de fa­bri­ca­tion d’un produit. En outre, elle pourrait per­fec­tion­ner tous les services impliqués, du dé­ve­lop­pe­ment de produits et de la com­mer­cia­li­sa­tion à la livraison et au recyclage. En outre, les machines en réseau et à l’auto-ap­pren­tis­sage per­met­tent de mieux répondre aux besoins in­di­vi­duels des clients. Pour fabriquer des produits per­son­na­li­sés, il n’est pas né­ces­saire d’effectuer à chaque fois un contrôle humain ou une trans­for­ma­tion de l’ins­tal­la­tion. Adidas produit déjà des chaus­sures de sport per­son­na­li­sées de cette manière.

L’Internet des objets offre également un potentiel dans le domaine du marketing. Par exemple, le secteur du commerce de détail bénéficie du ciblage géo référencé. Les soi-disant iBeacons envoient des signaux aux smart­phones qui informent sur les offres spéciales ou guident les acheteurs de produits bio­lo­giques di­rec­te­ment vers les offres cor­res­pon­dantes. Les dis­tri­bu­teurs au­to­ma­tiques de boissons sur Internet sont en mesure de signaler les postes vacants ou les dommages. Si les capteurs mesurent les tem­pé­ra­tures estivales, les prix des boissons peuvent être ajustés au­to­ma­ti­que­ment en fonction de l’aug­men­ta­tion prévue de la demande.

Un autre exemple est celui des bou­teilles in­tel­li­gentes du fabricant de whisky Johnnie Walker. Ce dernier a développé des bou­teilles qui com­mu­ni­quent avec le téléphone mobile du client via NFC (Near Field Com­mu­ni­ca­tion). Des capteurs fixés sur l’étiquette du goulot de la bouteille re­cueil­lent des in­for­ma­tions. De cette façon, l’en­tre­prise peut suivre la chaîne d’ap­pro­vi­sion­ne­ment et l’ensemble du parcours du client. Les capteurs en­re­gistrent si la bouteille est fermée ou si elle a été ouverte. En fonction de ces in­for­ma­tions, l’acheteur reçoit des in­for­ma­tions sur les produits ou des conseils pour une con­som­ma­tion agréable via son téléphone portable. Cela crée une in­ci­ta­tion sup­plé­men­taire à l’achat et améliore l’ex­pé­rience du produit. Les éléments en réseau sont donc capables de collecter des données et de les relier les uns aux autres tout au long du cycle de vie du produit. En tenant compte des données des con­som­ma­teurs obtenues, ils peuvent trans­mettre des messages pu­bli­ci­taires ap­pro­priés.

Le potentiel éco­no­mique de l’Internet des objets est donc énorme. Selon une étude de McKinsey, l’IoT en 2025 devrait apporter environ 11,1 trillions de dollars US à l’économie.

Cependant, l’industrie 4.0 est également associée à certains risques : un ré­seau­tage complet offre aux pirates de nombreux points d’attaque et augmente le risque de violation de la pro­tec­tion des données et d’es­pion­nage in­dus­triel. Si les processus de pro­duc­tion et de main­te­nance sont délégués aux machines, cela remplace le travail humain. Et cela ne s’applique pas seulement aux emplois monotones et dangereux mais aussi aux emplois qui sont ac­tuel­le­ment utilisés par de nom­breuses personnes pour gagner leur vie.

Cependant, les experts ne s’entendent toujours pas sur les domaines dans lesquels l’IoT va changer le monde du travail et dans quelle mesure. D’une part, la nu­mé­ri­sa­tion crée de nouveaux emplois et les appareils in­tel­li­gents sont sus­cep­tibles d’être utilisés dans de nombreux domaines uni­que­ment comme assistant humain. D’autre part, certains éco­no­mistes s’attendent à ce que l’industrie 4.0 aille de pair avec une ra­tio­na­li­sa­tion globale de l’emploi. Andrew (MIT), suppose, par exemple, que d’ici le milieu du siècle, environ la moitié des emplois auront été supprimés. Une étude de l’Uni­ver­sité d’Oxford arrive à une con­clu­sion similaire.

Avantages pour le système de soins de santé

L’Internet des objets ré­vo­lu­tion­nera également les soins de santé. Les vêtements portables mesurent des pa­ra­mètres médicaux im­por­tants, si le rythme cardiaque ou l’indice gly­cé­mique sont visibles, ils donnent l’alerte chez les patients car­diaques ou dia­bé­tiques. Les articles portables ne sont qu’un moyen d’utiliser l’IoT à titre préventif. L’IoT élève également les pro­cé­dures de diag­nos­tic à un nouveau niveau. De plus, les appareils médicaux com­pa­tibles avec Internet amé­lio­rent les soins aux patients hos­pi­ta­li­sés et externes.

Pré­ven­tion et diag­nos­tic en matière de santé

Les appareils IoT utilisés à titre préventif sur­veil­lent la tem­pé­ra­ture cor­po­relle, analysent la fréquence res­pi­ra­toire, évaluent la com­po­si­tion chimique de la sueur et pro­dui­sent un ECG, en théorie, cela est possible 24 heures sur 24. Ce contrôle permanent est basé, par exemple, sur des articles portables équipés de capteurs tels que des bracelets et vêtements, brosses à dents qui analysent la salive ou smart­phones. Les patients souffrant d’une maladie chronique bé­né­fi­cient en par­ti­cu­lier de la sur­veil­lance régulière de fonctions cor­po­relles im­por­tantes. Cela peut sauver des vies en cas d’urgence. Dans le cas de signaux corporels inof­fen­sifs, ils éliminent le besoin de rendez-vous inutiles avec des spé­cia­listes et soulagent les services d’urgence des hôpitaux. Ils amé­lio­rent la détection précoce des maladies graves avec évolution pro­gres­sive de la maladie. Et les problèmes de santé détectés à temps peuvent être mieux traités de cette façon.

Fit­ness­tra­cker mesure les pas et la con­som­ma­tion calorique de ses uti­li­sa­teurs et prévient ainsi le surpoids et le manque d’exercice. Les appareils en réseau font appel à la res­pon­sa­bi­lité per­son­nelle et fa­vo­ri­sent un mode de vie sain. Cela rapporte à long terme, profite au système de santé et permet d’investir l’argent économisé dans la recherche médicale, par exemple.

Que ce soit vo­lon­tai­re­ment à la maison ou dans le cadre d’études : les choses en réseau élar­gis­sent les pos­si­bi­li­tés de collecter et d’évaluer des données mé­di­ca­le­ment per­ti­nentes sur une longue période de temps. Si les données peuvent être trans­mises de manière anonyme par des porteurs et col­lec­tées en dehors du la­bo­ra­toire ar­ti­fi­ciel, l’en­tre­prise obtiendra des données de haute qualité sur la base des­quelles des hy­po­thèses fiables pour la détection précoce des maladies pourront être établies. À cet égard, l’Internet des objets améliore également les pro­cé­dures de diag­nos­tic.

Des dis­po­si­tifs médicaux équipés d’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle pour­raient également fournir des résultats plus précis. Enfin, ils peuvent utiliser les symptômes pour vérifier un grand nombre de maladies possibles en quelques secondes, utiliser le dossier de santé élec­tro­nique pour inclure les an­té­cé­dents médicaux d’un patient et les résultats de la­bo­ra­toires an­té­rieurs, et les comparer avec des modèles sta­tis­ti­que­ment calculés de patients du même âge et du même sexe. Les machines peuvent faire tout cela beaucoup plus vite que les personnes, et moins d’erreurs leur arrivent.

Trai­te­ment am­bu­la­toire et hos­pi­ta­lier

Un séjour à l’hôpital n’est pas né­ces­saire pour toutes les maladies. L’Internet des objets permet de fournir aux patients des soins ap­pro­priés dans leur en­vi­ron­ne­ment familier et de sur­veil­ler leur état. Après tout, la plupart des gens se sentent plus à l’aise dans leurs propres murs. De plus, les personnes âgées veulent gé­né­ra­le­ment conserver leur autonomie et hésitent à déménager dans un foyer pour personnes âgées. Les vêtements portables, qui mesurent les signaux corporels, sont bien adaptés au contrôle de la santé. Il y a aussi des vêtements dis­po­nibles sur le marché qui peuvent être utilisés pour faire un appel d’urgence. Même les tapis équipés de capteurs de chute existent déjà. Parce que les chutes re­pré­sen­tent un grand danger pour les personnes âgées. Souvent, ils ne sont pas en mesure d’obtenir de l’aide après une chute. Les dé­tec­teurs de tapis trans­met­tent alors au­to­ma­ti­que­ment l’appel à l’aide. Les dis­tri­bu­teurs de mé­di­ca­ments raccordés au réseau, qui con­trô­lent la prise de comprimés, sont un autre exemple d’uti­li­sa­tion dans le secteur de la santé ou des soins.

Dans les cliniques, l’Internet des objets sert avant tout à optimiser les processus et à améliorer la sécurité et l’hygiène des patients. Les dis­tri­bu­teurs de mé­di­ca­ments en réseau pré­vien­nent les con­fu­sions et les capteurs signalent la con­ta­mi­na­tion.

Risques de l’IoT : absence de pro­tec­tion des données et cy­be­rat­taques

L’Internet des objets comporte à la fois des op­por­tu­ni­tés et des risques. De nombreux experts re­con­nais­sent que l’IoT est avant tout une menace pour la vie privée. En outre, il n’existe toujours pas de concept clair pour la pro­tec­tion fiable des données sensibles contre les pirates in­for­ma­tiques et les abus.

L’homme de verre : une dystopie ?

Les appareils élec­tro­mé­na­gers en réseau, les voitures autonomes et les bracelets de fitness in­tel­li­gents col­lec­tent des donnés en continu et dans tous les domaines de la vie. Il ne s’agit plus seulement de données sur le com­por­te­ment de na­vi­ga­tion, mais aussi d’in­for­ma­tions qui n’ont pas encore été évaluées dans une large mesure par une autre tech­no­lo­gie. En résumé, ils per­met­tent d’établir un profil de per­son­na­lité précis et de se prononcer sur l’état de santé des uti­li­sa­teurs res­pec­tifs.

Cette cir­cons­tance pousse les pro­tec­teurs de données aux bar­ri­cades qui aver­tis­sent du danger de l’homme de verre. Même si les données étaient rendues anonymes et ne pouvaient plus être at­tri­buées à des uti­li­sa­teurs in­di­vi­duels spé­ci­fiques, elles per­met­taient néanmoins de tirer des con­clu­sions sur les habitudes et le com­por­te­ment de certains groupes de po­pu­la­tion. Les pro­tec­teurs des données craignent un système de sur­veil­lance aux pro­por­tions or­we­liennes s’il est ac­ces­sible aux Etats où la dé­mo­cra­tie et les droits de l’homme sont déjà menacés.

D’autre part, de nom­breuses en­tre­prises ont un intérêt éco­no­mique à collecter des données complètes. Certaines en­tre­prises comme Google, Amazon et Apple sont déjà en con­cur­rence pour le lea­der­ship du marché dans le domaine des appareils IoT. Grâce à des données per­son­na­li­sées, les en­tre­prises peuvent proposer à leurs clients des offres per­son­na­li­sées et mieux s’adapter à leurs besoins. Toutefois, les con­som­ma­teurs ne peuvent vérifier que dans une mesure limitée quelles données un appareil IoT transmet au fabricant et à ses en­tre­prises par­te­naires sur la base des pa­ra­mètres de pro­tec­tion des données.

Les dis­po­si­tions légales peuvent mettre un terme à la collecte massive de données à caractère personnel. Cependant, surtout lorsqu’il s’agit d’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle complexe, il est de plus en plus difficile pour les uti­li­sa­teurs de com­prendre et contrôler comment les ap­pli­ca­tions in­for­ma­tiques col­lec­tent, stockent et traitent les données. Par con­sé­quent, il est difficile de con­fi­gu­rer de manière optimale les pa­ra­mètres de pro­tec­tion des données. Si les con­som­ma­teurs utilisent plusieurs objets connectés en même temps dans la vie quo­ti­dienne, ils perdent ra­pi­de­ment la vue d’ensemble. Vous savez à peine quelles données sont évaluées et à quelles fins.

Pour cette raison, les pro­tec­teurs de données pré­vien­nent que le droit à l’au­to­dé­ter­mi­na­tion in­for­ma­tion­nelle est menacé. Récemment, le Global Privacy Network (GPEN), une as­so­cia­tion de l’OCDE pour la pro­tec­tion des données, a procédé à un examen des pratiques en matière de pro­tec­tion de la vie privée de 300 dis­po­si­tifs IoT avec la par­ti­ci­pa­tion de ré­gu­la­teurs du monde entier. L’étude de GPEN a montré que dans la plupart des cas, les fa­bri­cants n’informent pas suf­fi­sam­ment leurs uti­li­sa­teurs de l’uti­li­sa­tion ul­té­rieure de leurs données.

Comment se protéger contre les cy­be­rat­taques ?

Ce qui est encore plus grave est que les experts en matière de pro­tec­tion des données estiment que, jusqu’à présent, peu de solutions de sécurité con­vain­cante ont été dé­ve­lop­pées. Cela rend l’Internet des objets vul­né­rables aux attaques de pirates in­for­ma­tiques et au vol de données. Une étude de la Stiftung Warentest confirme ces préoc­cu­pa­tions. Elle a découvert des failles de sécurité fla­grantes dans la plupart des dis­po­si­tifs in­tel­li­gents qu’elle a examinés. Les données per­son­nelles étaient souvent trans­mises en clair et il y avait de nombreux points d’entrée po­ten­tiels pour les pirates in­for­ma­tiques. Les cy­ber­cri­mi­nels peuvent fa­ci­le­ment récupérer des données sensibles telles que des photos privées, des numéros de carte de crédit ou des mots de passe pour les comptes email.

Grâce à la mise en réseau complète, un nombre in­con­trô­lable d’appareils échangent des données sans in­ter­rup­tion. Cela rend l’Internet des objets vul­né­rables à de nombreux égards et sus­cep­tible d’être manipulé. Si plusieurs objets sont connectés, il est plus facile de pirater plusieurs pé­ri­phé­riques à la fois depuis une interface. Une cui­si­nière élec­trique qui se pré­chauffe au­to­ma­ti­que­ment dans une maison in­tel­li­gente dès que le résident rentre à la maison le soir et passe par la porte de l’ap­par­te­ment à dé­ver­rouil­lage au­to­ma­tique pourrait également permettre aux pirates de prendre ra­pi­de­ment le contrôle de la porte du système d’alarme grâce au réseau. En effet, une société in­for­ma­tique a récemment piraté un ré­fri­gé­ra­teur Samsung à titre d’essai et l’a utilisé pour accéder aux mots de passe des comptes Google du pro­prié­taire.

Les pirates in­for­ma­tiques peuvent non seulement accéder aux données, mais aussi contrôler les dis­po­si­tifs piratés et connectés via l’Iot. C’est ce qu’ont prouvé, par exemple, les cher­cheurs en sécurité lors de l’enquête sur la Jeep Cherokee de Fiat Chrysler en réseau : après avoir capturé la voiture via une interface, ils ont pris le contrôle du frein et du volant à distance.

Certains experts en sécurité aver­tis­sent que dans un monde to­ta­le­ment in­ter­con­necté, même les usines, les com­pag­nies d’eau et les centrales nu­cléaires ne sont pas à 100 % à l’abri de ce type de ma­ni­pu­la­tion. Toutefois, il s’agit là des pires scénarios qui se con­centrent uni­que­ment sur les dangers po­ten­tiels de l’Internet des objets. La bonne nouvelle est que les voix qui réclament plus de normes de sécurité et de pro­tec­tion de la vie privée se font de plus en plus entendre et elles sont prises en compte par les dé­ve­lop­peurs. Par exemple, des travaux sont déjà en cours sur une ap­pli­ca­tion de routeur qui sera en mesure de contrôler les actions des appareils ménagers en réseau et de prévenir le trafic de données non naturel.

Vul­né­ra­bi­lité du système

Non seulement les cy­be­rat­taques ciblées cons­ti­tuent un danger pour les dis­po­si­tifs d’IoT, mais aussi les erreurs de pro­gram­ma­tion. Les critiques de l’Internet des objets sou­lig­nent le risque de trop compter sur une tech­no­lo­gie ap­pa­rem­ment sans erreur qui se contrôle elle-même. Un bogue peut faire en sorte qu’un appareil dans le cabinet d’un médecin en réseau oublie une valeur pendant le diag­nos­tic et prescrive un mauvais mé­di­ca­ment. De plus, les villes in­tel­li­gentes ont besoin d’une in­fras­truc­ture complexe avec des milliers de capteurs et ac­tion­neurs. Pour que ce système ne se paralyse pas, il faudrait qu’il soit ré­gu­liè­re­ment entretenu et contrôlé par l’homme.

IoT et neu­tra­lité du réseau

Comment l’IoT change-t-il la société numérique ? Les dis­cus­sions à ce sujet portent également sur la question de la neu­tra­lité du réseau. Cela est dû à la tech­no­lo­gie qui sous-tend l’Internet des objets. La future norme 5G pour les ra­dio­com­mu­ni­ca­tions mobiles prévoit ce que l’on appelle le découpage en tranches du réseau. Ceci divise l’Internet mobile en sections de réseau virtuel qui sont dédiées à dif­fé­rentes ap­pli­ca­tions et trans­fè­rent leurs données à des vitesses dif­fé­rentes. Le résultat est un réseau 5G flexible qui, par exemple, traite les ap­pli­ca­tions vocales dif­fé­rem­ment du streaming vidéo et ne les traite pas si­mul­ta­né­ment.

Les partisans du découpage en tranches du réseau sou­lig­nent que cette approche est né­ces­saire pour gérer le volume élevé de données et assurer une trans­mis­sion en temps réel. Si tous les ensembles de données étaient traités de la même façon, les ap­pli­ca­tions qui génèrent un grand volume de données et né­ces­si­tent une réponse en temps réel ne fonc­tion­ne­raient pas cor­rec­te­ment. Une voiture autonome qui doit freiner ra­pi­de­ment doit donc avoir une priorité plus élevée qu’un rappel d’achat.

Les dé­trac­teurs du découpage des réseaux y voient une attaque contre la neu­tra­lité du réseau. L’Internet, tel qu’Il fonc­tionne jusqu’à présent, n’exis­te­rait plus, car certains acteurs seraient préférés. En outre, il est con­ce­vable que les en­tre­prises lient cette priorité à des coûts plus élevés. Les opposants au découpage en tranches du réseau craignent donc que cela ne res­treigne les con­som­ma­teurs. En outre, elle pourrait mettre en péril la libre con­cur­rence dans l’économie numérique en fa­vo­ri­sant, par exemple, les groupes qui peuvent fa­ci­le­ment faire face à des coûts plus élevés que les start-ups.

Mais si les dé­ve­lop­peurs tiennent également compte des aver­tis­se­ments lors de la mise en place d’un Internet des objets, les effets positifs de cette nouvelle tech­no­lo­gie sur la vie quo­ti­dienne risquent d‘être immenses.

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