Si vous cherchez une nouvelle solution d‘hé­ber­ge­ment et migrer un projet existant, afin de bé­né­fi­cier par exemple d’une plus grande per­for­mance, pour avoir plus de flexi­bi­lité ou sim­ple­ment pour changer de four­nis­seur, une question se retrouve alors centrale : qu’advient-il des données, de la structure existante et de votre con­fi­gu­ra­tion ?

Une réponse est vite trouvée : grâce aux con­nais­sances tech­niques né­ces­saires, une bonne pla­ni­fi­ca­tion et des logiciels dédiés, il est possible de trans­fé­rer les données sou­hai­tées de manière simple sur le nouveau serveur. Ce transfert d’un système à un autre est com­mu­né­ment appelé migration de données. La com­plexité de cette opération va dépendre de l’ampleur et de la nature de votre projet. De plus, le type de serveur et la nouvelle ar­chi­tec­ture vont également com­pli­quer la migration s’ils sont très dif­fé­rents.

Notre article a pour but de présenter les points délicats d’une migration de données sur un nouveau serveur et de vous expliquer comment IONOS peut vous aider.

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Migrer des données sur un nouveau serveur : une question d’an­ti­ci­pa­tion

Pour réussir son transfert, il est important de clarifier quelques points généraux. Tout d’abord, il faut définir quel sera le serveur de des­ti­na­tion adéquat. Changer de four­nis­seur par exemple va demander plus de travail que si vous effectuez la migration avec le même pres­ta­taire. Il existe également une grande dif­fé­rence si vous migrez vos données d’un serveur dédié à un autre ou si la nouvelle structure est basée sur cluster et comporte plusieurs systèmes dif­fé­rents.

Afin de ne pas vous égarer ou vous disperser, il est important de se demander si le processus de migration prévu est adapté à vos besoins et pourra être bénéfique à votre site Web sur le long terme. Si l’ar­chi­tec­ture du serveur est dif­fé­rente, vous devrez iné­vi­ta­ble­ment procéder à des mo­di­fi­ca­tions dans vos con­fi­gu­ra­tions (que cela soit dû à un autre système d’ex­ploi­ta­tion, des versions de logiciels dif­fé­rentes ou à un panneau de con­fi­gu­ra­tion spé­ci­fique). Et même, si vous passez sim­ple­ment à un serveur de même nature mais plus per­for­mant, il est né­ces­saire d’ajuster vos pa­ra­mètres de manière adéquate afin de pouvoir profiter de mémoires vives et pro­ces­seurs plus efficaces ou d’une plus grande capacité de stockage.

Conseil

Que vous optiez pour un chan­ge­ment radical ou une simple mise à niveau de votre serveur, vous devez au préalable définir un cadre propice à ce chan­ge­ment. Par con­sé­quent, faites bien attention à disposer d’une capacité de mémoire suf­fi­sante, d’un pro­ces­seur per­for­mant (entre 30 et 40 % de mémoire cache), mais aussi d’une bonne connexion réseau.

Pourquoi effectuer une migration de données ?

Dif­fé­rentes raisons peuvent inciter à effectuer un transfert de données sur un nouveau serveur. Gé­né­ra­le­ment, il s’agit tout de même de gagner en capacité. Quand le hardware ne permet plus de faire des amé­lio­ra­tions et lorsqu’augmenter sa capacité n’est plus possible, il est en effet judicieux de changer de serveur. In­ver­se­ment, il peut être aussi opportun de se tourner vers un serveur moins puissant, si ce dernier peut largement couvrir vos besoins. Ici, ce sont des questions de coûts qui motivent alors le chan­ge­ment.

Si vous louez un serveur, les coûts ne doivent pas cons­ti­tuer votre unique critère de décision pour choisir votre hébergeur. Les con­di­tions de votre contrat sont également pri­mor­diales. Parmi les éléments im­por­tants que vous pourrez retrouver dans les packs des dif­fé­rents four­nis­seurs, nous vous re­com­man­dons de faire bien attention à la dis­po­ni­bi­lité du serveur, à la sécurité des données ou encore au service d’aide et support proposé. Prenez le temps de comparer les offres et de faire un benchmark des offres. Par ailleurs, vous pouvez très bien décider de changer de serveur pour en décharger le dé­par­te­ment in­for­ma­tique de votre en­tre­prise. Dans ce cas, il est opportun d’opter pour un four­nis­seur qui non seulement va héberger votre serveur, mais aussi assurer sa main­te­nance et effectuer les mises à jour né­ces­saires.

Préparer votre serveur actuel à la migration

Pour mettre en place et con­fi­gu­rer votre serveur le plus sim­ple­ment possible, il est conseillé de nettoyer au préalable celui que vous utilisez déjà. Ainsi, vous éli­mi­ne­rez de votre migration les pages obsolètes, les back-ups, les comptes email ou comptes uti­li­sa­teurs : d’un côté, vous réduisez au minimum le volume de données qui doit être transféré et d’autre part, vous dégagez plus de place pour le système cible.

De plus, il est judicieux de fixer un moment précis pour in­ter­rompre le processus de votre serveur actif afin d’éviter les com­pli­ca­tions futures et, dans le pire des cas, de perdre des données. Dé­fi­nis­sez un moment précis pour lequel toutes les mo­di­fi­ca­tions de vos données, scripts et con­fi­gu­ra­tions peuvent être in­ter­rom­pues et il est important de bloquer tem­po­rai­re­ment, dans la mesure du possible, l’accès à votre banque de données. Sinon, vous pouvez reporter le processus d’ac­tua­li­sa­tion des stocks de données.

Comment fonc­tionne une migration de données pour serveur ?

La solution la plus simple pour migrer vos données consiste à prendre pour base une copie à l’identique de l’existant. Vous pouvez trans­mettre cette dernière au nouveau matériel in­for­ma­tique du serveur avant de ne procéder aux con­fi­gu­ra­tions né­ces­saires et autres ajus­te­ments, puis ensuite tester ses fonc­tion­na­li­tés. Enfin, vous pouvez ajuster les pa­ra­mètres DNS / IP pour utiliser votre projet Web do­ré­na­vant sur le nouveau système. Même si cette procédure exige gé­né­ra­le­ment le soutien des ad­mi­nis­tra­teurs système, elle reste facile à planifier et à exécuter. A noter : le serveur actuel associé sera com­plè­te­ment suspendu ; vous ne pourrez pas accéder ou utiliser votre site pendant la migration de données. Si le service que vous proposez exige d’avoir en per­ma­nence accès à votre base de données, vous pouvez vous tourner vers une solution de migration hybride qui permet de maintenir le serveur initial actif. Dans ce cas, les bases de données initiales du serveur doivent être déclarées en tant que « master » ce qui permet, une fois la con­fi­gu­ra­tion terminée, de classer les nouvelles banques de données en « slave ». De cette manière, les deux ap­pli­ca­tions peuvent être syn­chro­ni­sées en temps réel. Si vos deux bases de données sont dans un même état, inversez les rôles afin que les nouvelles données se re­trou­vent classées « master ». Cela signifie que votre projet peut rester dis­po­nible pendant la migration. De plus, cette stratégie présente un avantage majeur : vous pouvez toujours avoir accès à l’ancienne base de données lorsque le serveur rencontre des dif­fi­cul­tés. Pour tester les fonc­tion­na­li­tés d’un serveur d’ap­pli­ca­tion ou d’un serveur Web sans avoir à arrêter l’ancienne version, vous pouvez par ailleurs utiliser un ré­par­ti­teur de charge : en re­di­ri­geant d’abord votre trafic de votre projet Web vers le nouveau serveur, vous pouvez observer si ce dernier a bien été configuré et fonc­tionne comme souhaité. Une nouvelle fois, vous n’aurez pas à vous soucier d’in­ter­rup­tions d’activité.

Quelles méthodes pour votre migration de données sur serveur ?

De nombreux outils et services vont pouvoir sim­pli­fier con­si­dé­ra­ble­ment votre migration sur un nouveau serveur. Si vous souhaitez procéder par exemple à un transfert facile de vos données sans devoir ajuster votre système d’ex­ploi­ta­tion ou vos logiciels, le Control Panel est la solution pour vous. De tels pro­grammes de gestion de serveur vous aident à créer des back-ups de données et ensuite à migrer vers un nouveau serveur. La con­fi­gu­ra­tion requise ne demande pas beaucoup de travail. Des systèmes de gestion de contenus (CMS) comme WordPress peuvent également être trans­fé­rés avec de simples ap­pli­ca­tions back-up et FTP et proposent souvent leurs propres plugins pour migrer les bases de données associées. La grande partie du processus est alors au­to­ma­ti­sée.

Pour les projets complexes, les droits root sont toujours payants : vous pouvez trans­fé­rer via SSH des bases de données complètes sur votre nouveau serveur, y compris les droits et données uti­li­sa­teurs, grâce aux lignes de commandes res­pec­tives. Les bases de données MySQL peuvent par exemple être envoyées à l’aide de l’ap­pli­ca­tion MySQLdump comme copie au système cible. En tant qu’uti­li­sa­teur de Microsoft SQL Server, vous pouvez même à cet effet vous tourner vers des fonctions intégrées.

Vous pouvez toutefois laisser la gestion de votre migration aux mains d’externes : de nombreux four­nis­seurs proposent à leurs clients non seulement des logiciels dédiés au transfert manuel de données mais offrent aussi un soutien actif pour effectuer cor­rec­te­ment la migration. D’autres services spé­cia­li­sés dans les projets Web existent et peuvent vous offrir un service complet, et ce, qu’il s’agisse d’une tran­si­tion simple d’un serveur mutualisé à un autre, d’un transfert vers un nouveau four­nis­seur ou même vers un cluster de serveurs.

Quels problèmes peuvent ap­pa­raître pendant la migration?

Afin que les données du serveur soient trans­fé­rées comme souhaité, une bonne connexion est né­ces­saire. En effet, il n’est pas sur­pre­nant de constater que les problèmes de con­nexions sont les sources d’erreur les plus fré­quentes lors de mi­gra­tions de serveur. Ces ruptures peuvent in­ter­rompre com­plé­te­ment le transfert et vous obliger à re­com­men­cer la migration depuis le début. Des ruptures courtes de connexion ne vont par contre gé­né­ra­le­ment pas avoir d’influence et ne devraient pas générer d’arrêt dans la migration. Quelques fois tout de même, il peut arriver que certaines données ne par­vien­nent pas à atteindre le serveur de des­ti­na­tion, ce qui peut com­pro­mettre les fonc­tion­na­li­tés des ap­pli­ca­tions migrées.

Mais d’autres facteurs peuvent être res­pon­sables de l’échec du transfert de certaines données. Les erreurs sont fré­quentes lors d’une tran­si­tion à un système d’ex­ploi­ta­tion différent. Des problèmes de com­pa­ti­bi­lité peuvent alors ap­pa­raître, notamment si les formats de fichiers ou langages de pro­gram­ma­tions ne sont plus soutenus. Egalement, on pourra observer certaines com­pli­ca­tions avec des droits d’accès ou pro­tec­tions par mots de passe dif­fé­rents sur les or­di­na­teurs source et cible. De plus, des erreurs peuvent survenir pendant la migration quand le système de des­ti­na­tion ne dispose pas d’une capacité de mémoire suf­fi­sante ou lorsque les en­re­gis­tre­ments DNS n’ont pas été ajustés cor­rec­te­ment.

Checklist pour migrer vos données sur un serveur

Pour migrer vos données sur un nouveau serveur, le processus peut devenir très compliqué et minutieux suivant l’ampleur de votre projet et de la nouvelle ar­chi­tec­ture que vous visez. La prudence et l’an­ti­ci­pa­tion doivent donc être de rigueur. La liste suivante regroupe les questions à vous poser pour assurer une bonne migration de serveur :

  • Quel doit être la nouvelle ar­chi­tec­ture du serveur ?
  • L’ar­chi­tec­ture visée est-elle bien adaptée à votre projet Web ?
  • Disposez-vous des moyens fi­nan­ciers et humains né­ces­saires à la migration et ensuite à la con­fi­gu­ra­tion du serveur ?
  • Le matériel in­for­ma­tique choisi est-il suf­fi­sam­ment flexible pour les dé­ve­lop­pe­ments éventuels à venir de votre projet ?
  • Le processus de migration peut-il avoir lieu en cours de fonc­tion­ne­ment ou faut-il in­ter­rompre toute activité ?
  • Quelles démarches peuvent être ef­fec­tuées pour limiter au maximum la durée de l’in­ter­rup­tion ?
  • Comment garantir l’intégrité des entrées de la base de données et s’assurer que ces dernières sont bien à jour ?
  • Comment seront testées les fonc­tion­na­li­tés du nouveau serveur ?
  • Que se passe-t-il si certaines ap­pli­ca­tions ne fonc­tion­nent plus après la migration ?
Conseil

Souhaitez-vous trans­fé­rer vos données à un serveur cloud IONOS ? Découvrez ici comment bé­né­fi­cier d’une migration.

Migration de serveur avec IONOS : créer une image serveur pour le Cloud

Les uti­li­sa­teurs de la solution serveur Cloud IONOS ont la pos­si­bi­lité de migrer leurs données sur un nouveau serveur via le Cloud IONOS. A cette fin, une image / image ISO du serveur initial peut être créée et utilisée pour l’ins­tal­la­tion du nouveau serveur. Des fichiers d’image de cette sorte sont générés au­to­ma­ti­que­ment pour votre projet et ce, à des in­ter­valles réguliers si un plan de back-up cor­res­pon­dant a été configuré. Qu’il s’agisse d’une opération manuelle ou au­to­ma­tique, le serveur sous-jacent ne peut pas être traité pendant le processus. De plus, une taille limite de 500 GB est imposée pour chaque image de votre serveur. Voici ci-dessous les formats possibles :

  • .vdi
  • .qcow
  • .qcow2
  • .vhd
  • .vhdx
  • .vmdk
  • .iso

Créer une image / image ISO

Si vous ne pouvez pas vous tourner vers une image back-up au­to­ma­ti­que­ment créée, il est d’abord né­ces­saire de produire une image serveur pour la migration de donnée prévue. Pour cette étape, deux pos­si­bi­li­tés s’offrent à vous : vous pouvez utiliser un logiciel séparé ou utiliser la fonction intégrée du Cloud Panel pour le processus de copie.

Pour la première solution, nous vous con­seil­lons les outils Disk2vhd et QEMU. Disk2vhd a été spé­cia­le­ment conçu pour les systèmes d’ex­ploi­ta­tion Windows. Il permet de créer des fichiers image au format Microsoft pour les disques durs virtuels (VHD). QEMU fait partie de la plupart des ré­fé­ren­tiels Linux mais est en plus dis­po­nible pour MacOs et Windows. Il permet les formats d’image .vmdk, .vhdx, .qcow, .qcow2 et .vdi.

Autrement, si vous souhaitez recourir aux fonctions intégrées du panel Cloud, dirigez-vous vers « In­fras­truc­ture » puis « Images ». Sé­lec­tion­nez « créer » et enfin cliquez sur le bouton « créer une image ». Après avoir choisi le serveur à copier, un dernier clic sur « Créer » permet de faire démarrer le processus.

Importer des images

Après avoir généré une image du serveur source, vous pouvez l’utiliser pour créer un nouveau serveur à partir justement de ce stock de données. L’option cor­res­pon­dante se situe de nouveau dans le panel Cloud sous « in­fras­truc­ture » -> « Images ».

  1. Pour migrer sur le nouveau serveur à partir d’un fichier image, cliquez sur le bouton „Créer“ et attribuez un nom approprié à votre copie.

  2. Choi­sis­sez l’option « Importer une image » et saisissez le système d’ex­ploi­ta­tion de l’image du serveur dans le champ cor­res­pon­dant.

  3. Dans la case « URL », copiez l’em­pla­ce­ment ou a été déposé le fichier image.

  4. Dans les pa­ra­mètres avancés, vous pouvez indiquer sous l’entrée « Affichage » le centre de données choisi.

  5. En cliquant sur « Créer », l’im­por­ta­tion commence.
Conseil

Après avoir installé une image CentOS-7 importée, il est né­ces­saire de créer une nouvelle image du noyau. Une copie d’un serveur Windows Microsoft nécessite l’ac­ti­va­tion du con­trô­leur LSI_SAS.

Im­por­ta­tion ISO

Pour les copies ISO du serveur source, un bouton im­por­ta­tion peut être sé­lec­tionné dans la rubrique « Images » du panel Cloud. De plus, vous avez la pos­si­bi­lité de saisir le système d’ex­ploi­ta­tion du serveur ou d’indiquer qu’il s’agit d’une ap­pli­ca­tion unique ISO.

  1. Via « Créer », générez dans un premier temps une nouvelle entrée de serveur et donnez un nom adéquat pour l’image.
     
  2. Sé­lec­tion­nez l’option « Importer ISO » et indiquez s’il s’agit d’une image d’une ap­pli­ca­tion ou d’un système d’ex­ploi­ta­tion.
  1. Entrez sous URL, l’em­pla­ce­ment depuis lequel l’image ISO peut être té­lé­char­gée.

  2. Dans les pa­ra­mètres avancés, cliquez sur « Affichage » pour choisir le centre de données souhaité. Ensuite, vous pourrez lancer l’im­por­ta­tion des données ISO grâce au bouton « Créer ».
Conseil

Une fois l’im­por­ta­tion terminée, vous pouvez vi­sua­li­ser la taille absolue de l’image dans l’aperçu.

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