Un VPS (Virtual Private Server) est un serveur virtuel, hébergé sur un serveur physique, tandis que l’hé­ber­ge­ment Cloud repose sur un réseau de serveurs dis­tri­bués. Cette ar­chi­tec­ture permet une mise à l’échelle plus flexible et une meilleure tolérance aux pannes. En fonction des besoins, des objectifs com­mer­ciaux et du niveau de com­pé­tence en in­for­ma­tique, ces deux solutions d’hé­ber­ge­ment pré­sen­tent chacune des avantages et des in­con­vé­nients.

VPS vs Cloud : dé­fi­ni­tion des deux solutions

La per­for­mance de l’in­fras­truc­ture in­for­ma­tique, cruciale pour la com­pé­ti­ti­vité d’une en­tre­prise, passe aussi par un hé­ber­ge­ment adapté. Mais le choix n’est pas toujours évident ! Il existe des modèles d’hé­ber­ge­ment mutualisé ou dédié per­met­tant de partager des res­sources de serveur externes ou de louer des serveurs dédiés. L’in­fras­truc­ture in­for­ma­tique peut aussi être ex­ter­na­li­sée grâce à la co­lo­ca­tion.

Les modèles d’hé­ber­ge­ment par Virtual Private Server (VPS) et par hé­ber­ge­ment Cloud sont les plus répandus. Ils diffèrent cependant beaucoup par leur mode de fonc­tion­ne­ment. Nous comparons ici les deux solutions pour vous aider à faire le bon choix.

VPS vs Cloud : quelles dif­fé­rences ?

Tout d’abord, les deux solutions pré­sen­tent un point commun essentiel : les serveurs virtuels VPS et les serveurs Cloud utilisent le principe de la vir­tua­li­sa­tion. Cela signifie que les res­sources physiques des serveurs sont seg­men­tées en machines vir­tuelles. Celles-ci sont à leur tour mises à la dis­po­si­tion des clients comme de vé­ri­tables serveurs physiques pour une uti­li­sa­tion adaptée à leurs besoins. Les en­tre­prises peuvent ainsi bé­né­fi­cier d’une in­fras­truc­ture per­for­mante sans avoir à investir dans leur propre data center, ce qui re­pré­sente un coût important.

Dans le cas du VPS comme du Cloud hosting, des pres­ta­taires externes mettent à dis­po­si­tion des res­sources in­for­ma­tiques vir­tua­li­sées : matériels, logiciels, capacités de stockage et com­po­sants réseau. En fonction des besoins, ces res­sources sont allouées à la demande selon le principe du XaaS (Anything-as-a-Service). Toutefois, c’est le type de mise à dis­po­si­tion qui fera la dif­fé­rence. Alors que les serveurs VPS sont des segments dédiés et in­dé­pen­dants d’un serveur physique, les serveurs Cloud font partie d’une réserve modulable de serveurs partagés dont la taille s’adapte en fonction de la demande et de la charge de travail.

Dif­fé­rence 1 : le mode de mise à dis­po­si­tion

Bien que les hé­ber­ge­ments VPS et Cloud se res­semblent sur leur principe, leur dif­fé­rence fon­da­men­tale est liée au mode de dis­po­si­tion du service.

  • VPS : quiconque opte pour un VPS loue auprès d’un four­nis­seur d’hé­ber­ge­ment un serveur dédié virtuel sur un serveur physique. Bien qu’un VPS soit donc un segment ou une partition sur un serveur physique, il fonc­tionne comme un système de serveur fermé et in­dé­pen­dant. À la question « VPS ou serveur dédié ? », on peut affirmer que le VPS offre un meilleur rapport qualité/prix que de nom­breuses solutions en serveur physique dédié. Le VPS est à la fois créé et géré par un hy­per­vi­seur. Situé sur le serveur physique, le logiciel hy­per­vi­seur gère les segments VPS et attribue aux clients les res­sources comme la mémoire, la puissance de calcul et les com­po­sants réseaux.
  • Cloud : con­trai­re­ment au VPS et selon le principe du Cloud computing, l’hé­ber­ge­ment Cloud ne se limite pas à des res­sources physiques à par­ti­tions fixes. À la place, le Cloud utilise des res­sources ma­té­rielles et lo­gi­cielles en réseau. La mise à dis­po­si­tion de la puissance de calcul, des capacités de stockage et des com­po­sants réseaux s’effectue de manière modulable via un réseau de serveurs composé de clusters et de nœuds. Les res­sources sup­plé­men­taires sont dis­tri­buées de manière dynamique en fonction des besoins et de la charge de travail.

Dif­fé­rence 2 : l’évo­lu­ti­vité

En matière d’évo­lu­ti­vité, l’hé­ber­ge­ment Cloud a une longueur d’avance. En effet, sa facilité de mise à l’échelle reste le principal argument en sa faveur. Con­trai­re­ment aux solutions VPS, pas besoin de passer par le four­nis­seur pour modifier les res­sources ou la con­fi­gu­ra­tion : tout se fait di­rec­te­ment via le tableau de bord. Vous avez besoin d’une plus grande capacité de stockage, d’autres ap­pli­ca­tions ou d’une puissance de calcul plus im­por­tante ? Il vous suffit d’étendre votre plan d’abon­ne­ment ou d’adapter les res­sources par le tableau de bord.

Le VPS est certes lui aussi évolutif, mais l’extension des res­sources passe en général par des mises à niveau ma­té­rielles. Les per­for­mances et l’évo­lu­ti­vité sont en effet limitées aux com­po­sants physiques et aux capacités du serveur hôte. En revanche, les services Cloud offrent un réseau plus large de com­po­sants physiques et vir­tua­li­sés. S’il est toujours possible de louer des VPS sup­plé­men­taires, la mise à l’échelle demande alors davantage de travail.

Dif­fé­rence 3 : la sécurité des données

En matière de sécurité, la solution VPS présente de bons atouts : la force des serveurs virtuels réside dans leur in­dé­pen­dance et leur en­cap­su­la­tion. Chaque segment VPS sur la pla­te­forme hôte fonc­tionne à l’abri des segments VPS des autres clients sur le serveur. Au bout du compte, non seulement vos données restent in­vi­sibles aux autres uti­li­sa­teurs, mais elles restent intactes en cas de pannes ou d’erreurs dans d’autres segments. Les problèmes ne peuvent venir que de vos propres con­fi­gu­ra­tions ou de votre système d’ex­ploi­ta­tion. Mieux vaut dans ce cas vérifier les normes de sécurité de l’hôte et du serveur utilisé.

Bien que la sécurité des données dans le Cloud computing dépende aussi du niveau de sécurité du data center lui-même, un serveur Cloud offre une plus grande sécurité et une meilleure tolérance en cas de panne par sa structure en clusters. Comme la charge de travail est répartie dans le Cloud, le défaut d’un seul serveur physique n’entraîne pas de panne dans tous les segments. De plus, il est possible de bé­né­fi­cier du plus haut standard de pro­tec­tion de données sensibles si vous optez pour un Cloud privé lors du choix entre Cloud privé et Cloud public.

Dif­fé­rence 4 : le coût

VPS et Cloud jouent dans la même catégorie en matière de prix. Il existe certes dif­fé­rents modèles ta­ri­faires selon les exigences, avec des abon­ne­ments mensuels (à partir de 4 ou 5 €/mois selon les pres­ta­tions et les capacités de stockage), tant pour le Cloud que pour le VPS. Les petites et moyennes en­tre­prises qui re­cherchent des res­sources in­dé­pen­dantes pour des projets avec une charge de travail définie font le bon choix avec une solution VPS, notamment pour son rapport qualité/prix.

L’al­ter­na­tive en hé­ber­ge­ment Cloud convient aussi bien aux petits projets qu’aux plus grands, plus gourmands en termes de trafic et de pics de per­for­mance, avec des abon­ne­ments adaptés aux besoins. Les tarifs des services de Cloud computing se basent en général sur la puissance de calcul allouée. Les en­tre­prises d’hé­ber­ge­ment, comme IONOS, limitent toutefois les coûts vers le haut en ga­ran­tis­sant un tarif mensuel maximal. Un parti pris qui évite des dépenses inutiles, même en cas de besoins de stockage élevés.

Dif­fé­rence 5 : les pos­si­bi­li­tés de per­son­na­li­sa­tion

Le pa­ra­mé­trage et la per­son­na­li­sa­tion comptent aussi parmi les avantages de l’hé­ber­ge­ment VPS, mais à condition de disposer de con­nais­sances ap­pro­fon­dies en matière d’ad­mi­nis­tra­tion réseau. Si c’est le cas, vous pourrez con­fi­gu­rer votre serveur virtuel comme un serveur dédié grâce à un accès root. Vous pourrez installer vos propres systèmes d’ex­ploi­ta­tion, logiciels et ap­pli­ca­tions. Bien que l’hé­ber­ge­ment VPS se limite à des com­po­sants physiques du type mémoire et cartes réseaux, ces con­fi­gu­ra­tions per­son­na­li­sées peuvent se faire avec vos propres capacités.

Il est tout aussi possible de pa­ra­mé­trer un hé­ber­ge­ment Cloud. Dans ce cas cependant, la marge de manœuvre dépend de l’offre Cloud et des pres­ta­tions associées. Avec des modèles qui utilisent le principe de l’IaaS (In­fras­truc­ture-as-a-Service), vous créez à la demande des réseaux virtuels ou installez les systèmes d’ex­ploi­ta­tion et services dont vous avez besoin. Les équi­pe­ments de réseau virtuels avec hé­ber­ge­ment Cloud fonc­tion­nent ainsi comme des com­po­sants de réseau physiques à con­fi­gu­ra­tion in­di­vi­duelle, avec une évo­lu­ti­vité beaucoup plus im­por­tante. Certains pres­ta­taires four­nis­sent aussi des mi­cro­ser­vices selon une ar­chi­tec­ture modulaire, de quoi per­son­na­li­ser les fonctions selon ses souhaits.

Dif­fé­rence 6 : la dis­po­ni­bi­lité

En matière de dis­po­ni­bi­lité et de ro­bus­tesse face aux pannes, les serveurs Cloud tirent le mieux leur épingle du jeu. Avec l’hé­ber­ge­ment VPS, une simple panne du serveur hôte entraîne une panne du serveur VPS dédié qu’il héberge. En revanche, les serveurs Cloud s’appuient sur un réseau flexible qui reste fonc­tion­nel même en cas de défaut de certains com­po­sants physiques. Con­trai­re­ment aux serveurs VPS, ils ne sont donc pas liés à un matériel fixe et bé­né­fi­cient d’une grande dis­po­ni­bi­lité grâce à leur évo­lu­ti­vité modulable et à leur ré­sis­tance aux pannes.

Dif­fé­rence 7 : la pro­tec­tion des données et la sou­ve­rai­neté

Il ne faut pas confondre sécurité in­for­ma­tique et pro­tec­tion des données per­son­nelles. Tant pour les serveurs VPS que pour l’hé­ber­ge­ment Cloud, la pro­tec­tion des données dépend non seulement des mesures de pro­tec­tion du serveur, mais aussi de son em­pla­ce­ment. Les serveurs situés hors Union Eu­ro­péenne ou les serveurs amé­ri­cains hébergés dans l’UE, par exemple, n’offrent pas de pro­tec­tion des données conforme à la ré­gle­men­ta­tion eu­ro­péenne. Dans le cas des en­tre­prises amé­ri­caines, le Cloud Act permet aux services secrets des USA d’accéder aux données clients situés en Europe si l’hé­ber­ge­ment ap­par­tient à une en­tre­prise amé­ri­caine.

S’il ne s’agit certes pas d’une dif­fé­rence directe entre VPS et Cloud, les deux solutions d’hé­ber­ge­ment sont tout de même dif­fé­rentes, notamment si on compare un serveur VPS européen exploité par une en­tre­prise eu­ro­péenne et un four­nis­seur de Cloud américain soumis à la lé­gis­la­tion amé­ri­caine.

Dif­fé­rence 8 : l’in­té­gra­tion de l’Edge Computing

Avec l’Edge Computing, une partie de la puissance de calcul n’est plus exécutée de manière cen­tra­li­sée dans un data center, mais de façon dé­cen­tra­li­sée à dif­fé­rents em­pla­ce­ments géo­gra­phiques. Le trai­te­ment se fait ainsi en pé­ri­phé­rie du réseau, au plus près des uti­li­sa­teurs ou des sources de données. Les four­nis­seurs Cloud per­met­tent cette approche grâce à des services Edge spé­ci­fiques, qui s’intègrent par­fai­te­ment dans les en­vi­ron­ne­ments Cloud existants. Cela permet, par exemple, de réduire sig­ni­fi­ca­ti­ve­ment la latence, d’optimiser l’uti­li­sa­tion de la bande passante ou encore d’exécuter certaines ap­pli­ca­tions comme le Machine Learning di­rec­te­ment sur site.

En revanche, le VPS repose gé­né­ra­le­ment sur des serveurs clas­siques cen­tra­li­sés, situés dans un seul data center. Une ré­par­ti­tion de la charge de calcul à l’échelle régionale ou mondiale est donc im­pos­sible, ou seulement réa­li­sable au prix d’un effort technique important. Pour les ap­pli­ca­tions en temps réel ou les in­fras­truc­tures dis­tri­buées, le VPS est donc souvent moins adapté.

Dif­fé­rence 9 : la du­ra­bi­lité

Un critère de plus en plus important dans le choix entre VPS et hé­ber­ge­ment Cloud est la question de la du­ra­bi­lité. Les grands four­nis­seurs Cloud misent gé­né­ra­le­ment sur l’uti­li­sa­tion d’élec­tri­cité verte, de matériel écoé­ner­gé­tique et de systèmes de re­froi­dis­se­ment optimisés dans leurs data centers. Nombre d’entre eux publient également des rapports de trans­pa­rence sur leur impact en­vi­ron­ne­men­tal. Pour les en­tre­prises sou­cieuses de leur empreinte éco­lo­gique, cela peut re­pré­sen­ter un argument décisif.

Dans le cas des offres VPS clas­siques, le bilan en­vi­ron­ne­men­tal dépend fortement du pres­ta­taire d’hé­ber­ge­ment. Si certains centres de données utilisent aussi de l’énergie verte et op­ti­mi­sent leur ef­fi­ca­cité, les petits four­nis­seurs manquent souvent de cer­ti­fi­ca­tions ou d’in­for­ma­tions dé­tail­lées sur leur con­som­ma­tion éner­gé­tique.

Avantages et in­con­vé­nients du VPS

Avantages In­con­vé­nients
Serveurs VPS in­dé­pen­dants et protégés Extension des res­sources et capacités peu flexible (coûteuse et chro­no­phage)
Con­fi­gu­ra­tion flexible avec un accès root Gestion et main­te­nance demandent de bonnes con­nais­sances en in­for­ma­tique
Per­for­mances fiables grâce aux res­sources ma­té­rielles dédiées Sen­si­bi­lité aux pannes : les erreurs sur le serveur physique peuvent entraîner des pannes sur les segments VPS
Les pannes des segments VPS d’autres clients n’ont aucune influence sur vos serveurs VPS Per­for­mance limitées aux res­sources ma­té­rielles fournies par le serveur physique
Bon rapport qualité/prix avec une ins­tal­la­tion peu coûteuse et des frais fixes Adapté aux petits projets bien définis et aux équipes avec une charge de travail cal­cu­lable
Haute sécurité des données avec un bon niveau de pro­tec­tion pour un site allemand

Avantages et in­con­vé­nients de l’hé­ber­ge­ment Cloud

Avantages In­con­vé­nients
Grande évo­lu­ti­vité Pro­tec­tion optimale des données non garantie dans un Cloud public (en Cloud privé oui)
Res­sources et puissance de calcul ex­ten­sibles de manière flexible et éco­no­mique pour les petites, moyennes et grandes en­tre­prises Plus grande dé­pen­dance au four­nis­seur de Cloud
Ro­bus­tesse face aux pannes des com­po­sants physiques et des réseaux Per­son­na­li­sa­tion en fonction des offres d’abon­ne­ment et des fonctions du four­nis­seur
Coûts en fonction des exigences per­son­nelles (upgrade et downgrade sur demande) Seuls les four­nis­seurs européens avec serveurs en Europe ga­ran­tis­sent une pro­tec­tion optimale des données selon le RGPD
Per­for­mances fiables même lors des pics de per­for­mance
Étendue des fonctions selon les besoins par les dif­fé­rentes offres d’abon­ne­ment et mi­cro­ser­vices

À qui s’adresse l’hé­ber­ge­ment VPS ou Cloud ?

La puissance de calcul né­ces­saire et la taille de l’en­tre­prise vont exercer une influence sur le choix VPS ou Cloud.

Serveur VPS

  • Projets en ligne avec puissance de calcul et besoins en stockage bien définis
  • Pla­te­formes en ligne avec un grand nombre de visiteurs et de com­mu­nau­tés
  • Sites d’en­tre­prise et boutiques en ligne de taille petite à moyenne avec nombre de visiteurs plus élevé
  • Présence en ligne d’en­tre­prises de taille moyenne

Serveur Cloud

  • Présence en ligne pour petites et grandes boutiques en ligne avec d’im­por­tantes va­ria­tions de trafic
  • Pla­te­formes en ligne de petites à très grandes en­tre­prises selon l’offre Cloud
  • Petites à moyennes en­tre­prises qui re­cherchent plus de res­sources en cas de pic d’activité pour une durée limitée
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