Le principe de maître/esclave est un concept ar­chi­tec­tu­ral des tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion qui régit la gestion de l’accès à des res­sources partagées. Le maître contrôle et décide quand les esclaves utilisent les res­sources. Ce principe trouve ap­pli­ca­tion, par exemple, dans la gé­né­ra­tion des pi­co­ré­seaux via Bluetooth.

Le principe Master/Slave, c’est quoi ?

Le principe de maître/esclave décrit un concept de contrôle et de dis­tri­bu­tion des res­sources dans le domaine des tech­no­lo­gies de l’in­for­ma­tion. Il apporte sa pierre à l’édifice quand plusieurs pé­ri­phé­riques, processus ou ap­pli­ca­tions sont tri­bu­taires des mêmes res­sources. C’est le cas, par exemple, lors du transfert de données via le bus de données. Le principe Master/Slave régule les requêtes de manière à ce que la com­mu­ni­ca­tion se déroule sans in­ter­fé­rence ni chan­ge­ment de signaux par d’autres par­ti­ci­pants et que tous les processus puissent être exécutés cor­rec­te­ment.

Note

Le terme « maître/esclave » étant connoté né­ga­ti­ve­ment en raison de la référence à l’esclavage, de plus en plus de termes al­ter­na­tifs sont utilisés. Les al­ter­na­tives à maître/esclave sont « principal et se­con­daire » (Primary et Secondary) ou « principal et réplique » (Primary et Replica).

Cas d’uti­li­sa­tion du principe Master/Slave

Le principe maître/esclave est utilisé dans les cas d’uti­li­sa­tion suivants, par exemple :

  • Ré­gu­la­tion et coor­di­na­tion des systèmes de bus pour l’échange d’in­for­ma­tions : le maître coordonne et contrôle les esclaves et s’assure que le bus de données reçoit et traite cor­rec­te­ment les in­for­ma­tions.
  • Or­ga­ni­sa­tion des res­sources au sein d’un réseau in­for­ma­tique : le maître libère les res­sources dis­po­nibles au sein d’un réseau selon une logique spé­ci­fique, et s’assure que tous les par­ti­ci­pants exécutent leurs tâches.
  • Création d’un pi­co­ré­seau de terminaux via Bluetooth : le principe Master/Slave est utilisé pour créer des pi­co­ré­seaux. Il s’agit ici de [Personal Area Network] (ou réseau personnel), d’un type de réseau par­ti­cu­lier où les terminaux se con­nec­tent via Bluetooth.
  • Contrôle des accès à un système hôte : un poste hôte fournit des res­sources au sein d’un réseau in­for­ma­tique. Le maître régule l’accès des par­ti­ci­pants.

Comment fonc­tionne le principe de maître/esclave ?

Le maître prend toujours la décision selon le principe de maître/esclave : toutes les com­mu­ni­ca­tions sont déployées uni­que­ment du maître à l’esclave. La com­mu­ni­ca­tion de l’esclave en direction du maître n’est pas prévue. Les res­sources sont donc toujours con­trô­lées de manière uni­di­rec­tion­nelle.

Le maître accorde à l’esclave les droits dont il a besoin. Il s’agit, par exemple, de droits d’accès ou de com­mu­ni­ca­tion. L’esclave agit uni­que­ment à la demande du maître, tandis que le maître agit librement et sans y être invité.

Quelles sont les ca­rac­té­ris­tiques du principe Master/Slave ?

L’aspect fon­da­men­tal du principe de maître/esclave : le maître a le contrôle et doit être compris comme une autorité de contrôle. Tous les esclaves intégrés sont toujours passifs et attendent l’au­to­ri­sa­tion du maître pour utiliser les res­sources requises. Le maître est doté d’un panel de fonctions plus étendu en raison de sa fonction de contrôle. Il est de plus capable de contrôler un grand nombre d’esclaves. Le maître adresse les esclaves via une adresse ou une ligne physique. Pour certains systèmes, il est possible de définir le maître lors de l’ini­tia­li­sa­tion d’un système de stations de même niveau.

Quels sont les avantages et les in­con­vé­nients du principe de maître/esclave ?

Le principe Master/Slave est un concept courant de contrôle et de ré­gu­la­tion des res­sources partagées. L’un des prin­ci­paux avantages est que le maître maîtrise toutes les relations d’accès. Il occupe une position centrale dans la pla­ni­fi­ca­tion des systèmes et les simplifie ainsi gran­de­ment. Un tel principe empêche l’échange non autorisé d’in­for­ma­tions. Le sens uni­di­rec­tion­nel de com­mu­ni­ca­tion est en revanche un in­con­vé­nient. Les esclaves ne peuvent pas com­mu­ni­quer di­rec­te­ment avec le maître. Les in­ter­ro­ga­tions envoyées par le maître aux esclaves par le biais du polling (sondage qui détermine l’état du matériel ou du logiciel) sont inef­fi­caces.

Quelles sont les al­ter­na­tives au principe Master/Slave ?

Le concept Master/Slaven’est pas le seul modèle ar­chi­tec­tu­ral per­met­tant de contrôler des res­sources. Le [modèle client-serveur] constitue une al­ter­na­tive connue. Dans ce modèle, les serveurs four­nis­sent des services que les clients utilisent selon leurs besoins. Ceci cor­res­pond au modèle ar­chi­tec­tu­ral le plus largement utilisé sur Internet. L’envoi d’e-mails en utilisant les pro­to­coles SMTP, IMAP ou POP, l’envoi de requêtes http à un serveur Web ainsi que le transfert de données sur un serveur par File Transfer Protocol, abrégé FTP, sont des exemples réalisés en em­prun­tant le modèle client/serveur.

Un autre modèle d’ar­chi­tec­ture pertinent dans ce contexte est le modèle pair à pair ou « peer-to-peer » en anglais. Un programme pair constitue le serveur et le client à la fois dans ce modèle. Con­trai­re­ment au principe Master-Slave, les pairs sont sur un pied d’égalité et exécutent à la fois des tâches serveur et client. L’ar­chi­tec­ture peer-to-peer est prin­ci­pa­le­ment utilisée pour les services de partage de fichiers ou de grille in­for­ma­tique.

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