À la fin des années 1980, l'in­for­ma­ti­cien bri­tan­nique Tim Berners-Lee développa les com­po­sants de base du World Wide Web. Employé à l'Or­ga­ni­sa­tion eu­ro­péenne pour la recherche nucléaire (CERN), il s'est d'abord consacré à un projet interne destiné à faciliter les échanges d'in­for­ma­tions au sein du réseau entre les la­bo­ra­toires du CERN, sachant que certains étaient situés en France et d'autres sur le ter­ri­toire suisse. Pour sa base d'in­fras­truc­ture de réseau, T. Berners-Lee utilisa alors l'hy­per­texte, une forme de texte qui transmet les in­for­ma­tions par le biais d'hy­per­liens et qui est écrite en utilisant des langages de balisage. Il développa alors un langage de balisage spé­ci­fique qui donna naissance à l'Hy­per­text Markup Language, soit le HTML.

Un peu moins de trois décennies plus tard, le HTML constitue la base de la mise en réseau numérique mondiale avec de nombreux autres éléments cons­ti­tu­tifs tels que le protocole de transfert HTTP, l'URL, les na­vi­ga­teurs et les serveurs Web. Le langage Web est aujourd’hui in­con­tour­nable pour tout dé­ve­lop­peur. Dans ce tutoriel HTML, nous avons résumé les bases et conseils les plus im­por­tants pour les débutants afin de vous initier au principe du langage de balisage et vous aider à démarrer plus fa­ci­le­ment.

Qu’est-ce que le HTML ?

Le HTML est l'un des langages lisibles par les systèmes in­for­ma­tiques qui per­met­tent des in­te­rac­tions entre les or­di­na­teurs et les êtres humains. Il permet de définir et de struc­tu­rer les éléments typiques d'un document textuel tels que les titres, pa­ra­graphes, listes, tableaux ou gra­phiques, tout en les marquant en con­sé­quence. La re­pré­sen­ta­tion visuelle est réalisée à l'aide du na­vi­ga­teur Web qui in­ter­prète les lignes de code pour ensuite afficher les dif­fé­rents éléments. En outre, le code HTML peut contenir des in­for­ma­tions sous forme de mé­ta­don­nées. De nos jours, le HTML est prin­ci­pa­le­ment utilisé comme langage de balisage uni­que­ment dans sa fonction des­crip­tive, tandis que les langages pour les feuilles de style comme CSS (Cascading Style Sheets) sont utilisés pour définir le design. Dans les débuts du Web, cependant, il était assez courant de faire les ajus­te­ments visuels avec HTML.

HTML a évolué à partir de SGML (Standard Ge­ne­ra­li­zed Markup Language), un méta-langage de norme ISO reconnue (8879:1986) qui a largement disparu. Le style des éléments SGML peut donc se retrouver en HTML. La plupart du temps, on aura alors deux balises marquant l’une le début et l’autre la fin, à savoir res­pec­ti­ve­ment <> et </>. Pour certains éléments, la balise de fin n'est pas né­ces­saire. Par ailleurs, quelques éléments sans contenu existent, comme le saut de ligne <br>. En plus des balises, on retrouve également quelques éléments d’origine dans les pro­prié­tés HTML suivantes :

  • Dé­cla­ra­tion du type de document : in­di­ca­tion de la version HTML utilisée, par exemple <!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Tran­si­tio­nal//EN" "http://www.w3.org/TR/html4/loose.dtd">.
  • Uti­li­sa­tion d'entités de ca­rac­tères : uti­li­sa­tion d'entités pour les unités ré­cur­rentes, telles que &lt; pour « < » ou &amp; pour « & ».
  • Marquage des com­men­taires : les com­men­taires sont ajoutés en HTML selon le motif <!--Com­men­taire-->.
  • Attributs : pro­prié­tés com­plé­men­taires des balises selon le schéma <tag attribut="valeur">.

Quels logiciels pour écrire du code HTML ?

Pour commencer notre cours HTML, il est important de clarifier quel logiciel est le plus adapté pour écrire du code HTML. Il n'y a toutefois pas de réponse générale valide pour tous. D'un côté, on note que très peu d’exigences sont requises pour le programme, ce qui signifie qu'un simple éditeur de texte, comme on peut le trouver sur n'importe quel système d'ex­ploi­ta­tion, est tout à fait suffisant. De l'autre, les ap­pli­ca­tions HTML dédiées per­met­tent des sim­pli­fi­ca­tions con­si­dé­rables dans l'écri­ture du code. Alors quelle sont les meil­leures options pour apprendre le HTML ?

Éditeurs de texte simples

Vous n'avez pas besoin de logiciels so­phis­ti­qués pour écrire du code HTML. Un éditeur simple tel que l'éditeur Windows, également connu sous le nom de Notepad, ou son équi­valent sur Mac TextEdit (en mode texte brut) sont des bases suf­fi­santes. Vous n'aurez certes pas la pos­si­bi­lité de modifier la mise en page du texte, mais ceci revient toutefois di­rec­te­ment au formatage HTML. Vous pouvez aussi en principe utiliser des pro­grammes de trai­te­ment de texte tels que Microsoft Word ou Ope­nOf­fice Writer, mais vous ne pourrez profiter de leurs fonc­tion­na­li­tés ad­di­tion­nelles en apprenant du HTML. Dans certains cas, des fonctions su­per­flues peuvent même vous ralentir dans votre ap­pren­tis­sage. Pour vos premiers pas dans l’ap­pren­tis­sage des bases HTML, vous pouvez donc pré­fé­ra­ble­ment utiliser un éditeur de texte simple préins­tallé par défaut sur votre système d'ex­ploi­ta­tion.

Editeurs HTML

Outre les éditeurs simples et les pro­grammes de trai­te­ment de texte complexes, il existe également des éditeurs spéciaux qui peuvent offrir une aide précieuse : des ap­pli­ca­tions vont par exemple mettre en évidence des balises syn­taxiques en couleur, ce qui donne une très bonne vue d'en­semble du code écrit. De plus, les erreurs de syntaxe sont également souvent détectées. Une autre ca­rac­té­ris­tique usuelle est l'auto-com­plé­tion, qui soumet des sug­ges­tions pour étendre ou compléter votre code lorsque vous écrivez des balises HTML et qui notamment ajoute au­to­ma­ti­que­ment les balises de fin. De plus, les éditeurs HTML ont souvent une fonction de pré­vi­sua­li­sa­tion qui permet d’examiner votre travail en cours grâce à un simple clic. Un bon éditeur pour les uti­li­sa­teurs Windows est par exemple l'éditeur gratuit sous licence GPL Notepad++. Pour les systèmes de type Unix, une solution gratuite est dis­po­nible avec Vim.

Editeurs HTML avec affichage d'images

Une option d'éditeur, qui a son propre attrait et qui est intégrée dans presque tous les systèmes mo­du­laires et systèmes de gestion de contenu, est la re­pré­sen­ta­tion d'images réelles, mieux connu sous le nom d’éditeurs WYSIWYG. L'acro­nyme définit l'idée de base de ces pro­grammes, à savoir „What You See Is What You Get“ (ce que vous voyez est ce que vous obtenez). Ces éditeurs ont été dé­ve­lop­pés spé­ci­fi­que­ment pour générer du code HTML, mais né­ces­si­tent peu de con­nais­sance du langage de balisage. Comme dans un programme de trai­te­ment de texte, vous struc­tu­rez votre texte à l'aide de boutons pré­dé­fi­nis dans le menu sans définir une seule balise HTML. Pour apprendre le HTML, ces éditeurs, comme par exemple Blue­Grif­fon ne sont pas adaptés, même si vous pouvez vi­sua­li­ser le code généré à tout moment.

Création de la première page HTML

Dans cette première étape de notre tutoriel HTML, nous vous invitons à créer une première page simple que vous pourrez afficher à l'aide de votre na­vi­ga­teur. Cependant, il ne s'agit pas encore d'une page HTML valide struc­tu­rée selon certaines normes, mais d'une page de test. Pour créer cette page et pour l’ensemble des exemples HTML de ce tutoriel, nous avons décidé d'uti­li­ser l'éditeur Notepad++ déjà mentionné ci-dessus. Si vous utilisez un autre programme, la procédure peut différer lé­gè­re­ment.

Ouvrez d'abord l'éditeur et en­re­gis­trez le nouveau fichier sous le nom test. Sé­lec­tion­nez "Fichier Hypertext Markup Language" comme format de fichier, afin que le na­vi­ga­teur sache plus tard qu'il s'agit d'une page HTML. Autrement, si vous utilisez un éditeur simple, vous devez sé­lec­tion­ner le type « Tous les fichiers » (codage: UTF-8) et spécifier qu’il s’agit d’une page HTML di­rec­te­ment dans le champ "Nom du fichier" en ef­fec­tuant la sau­ve­garde sous le nom test.html.

L’icône du fichier généré va afficher votre na­vi­ga­teur Web. Vous pouvez ouvrir la page en double-cliquant sur l’icône, mais comme vous n’avez pas encore saisi de contenu, vous ne verrez qu'une page blanche. Main­te­nant, ajoutez un petit texte test, par exemple "Ceci est ma première page HTML", en­re­gis­trez le document, et ouvrez à nouveau le fichier test.html. Le résultat en anglais devrait res­sem­bler à ceci :

HTML : Les bases de struc­tu­ra­tion de texte

On peut ainsi continuer à insérer du texte et tenter de créer son site Web de cette manière, même sans balisage HTML. Cependant, si vous souhaitez main­te­nant struc­tu­rer votre texte à l’aide de titres et pa­ra­graphes, vous cons­ta­te­rez que les balises de­vien­nent in­dis­pen­sables. Le formatage que vous effectuez dans un programme de trai­te­ment de texte par exemple, disparaît dans l’aperçu na­vi­ga­teur : les saut de page sont au­to­ma­ti­que­ment supprimés, les séries d’espaces réduits, etc.

Dé­fi­nis­sez les pa­ra­graphes de texte à l'aide de la balise

Pour définir des pa­ra­graphes, vous avez besoin de la balise <p> (ce qui est simple à retenir, p = pa­ra­graphe). On a donc une première balise marquant le début du pa­ra­graphe, puis une autre marquant la fin. Le texte de ce pa­ra­graphe se trouve à l'in­té­rieur des deux marqueurs. Dans toutes les versions HTML (sauf XHTML) la balise finale est op­tion­nelle, mais tout de même re­com­man­dée, surtout si vous débutez en HTML. Vous pouvez faire le test dans votre page créée en insérant deux pa­ra­graphes comme suit :

<p>This is my first webpage!</p>
<p>This is the second paragraph of my first webpage.</p>
Remarque

Vous n’êtes pas obligé de sauter une ligne pour le chan­ge­ment de pa­ra­graphe. Ceci sert uni­que­ment à rendre le code plus clair. Vous pouvez écrire les éléments <p> les uns après les autres sur une seule ligne.

Définir les titres : la balise

Les titres sont très im­por­tants dans la structure d’un site Web. Avec le HTML, vous avez non seulement la pos­si­bi­lité de les marquer en général, mais vous pouvez également définir une hié­rar­chie claire pour tous les titres et sous-titres utilisés. Vous avez ainsi des balises de <h1> à <h6> (« h » pour heading en anglais), avec <h1> re­pré­sen­tant le titre principal de la page Web. Ce dernier ne doit être utilisé qu’une fois, con­trai­re­ment aux autres titres <h2> et ainsi de suite. Il est important de respecter l'ordre hié­rar­chique des balises et de ne pas sauter aléa­toi­re­ment entre les dif­fé­rents niveaux, afin que les lecteurs et les moteurs de recherche puissent bien com­prendre la structure. Pour notre page de test, nous ajoutons par exemple un titre principal et un premier sous-titre :

<h1>Main heading: my first webpage</h1>
<p>This is my first webpage!</p>
<h2>Second heading</h2>
<p>This is the second paragraph of my first webpage.</p>
Remarque

Comme le document HTML est une version très sim­pli­fiée sans méta-in­for­ma­tion, certains na­vi­ga­teurs comme Firefox n'af­fichent pas les accents cor­rec­te­ment. Pour tester, vous pouvez donc d'abord utiliser Google Chrome ou utiliser les codes d’écriture HTML. Pour écrire « é » par exemple, il faudra utiliser le code &eacute;, tandis que cette même lettre en majuscule sera possible grâce à &Eacute;.

Mise en valeur de passages et de mots avec , , et

Une autre base des plus es­sen­tielles en HTML est la pos­si­bi­lité de mettre en évidence des extraits de texte ou des mots de manière spé­ci­fique. Vous pouvez ainsi orienter le regard du lecteur vers des éléments de contenu ou des éléments de texte im­por­tants. Par exemple, avec les balises <i> et <em>, vous pouvez mettre en italique des phrases, des ex­pres­sions ou des citations. A noter cependant, l’écriture italique ralentit la lecture en général ; il faut donc utiliser ces deux balises avec par­ci­mo­nie. Les éléments <b> et <strong>, qui per­met­tent de mettre des mots ou des extraits de texte en valeur, peuvent être en revanche plus utiles. La spé­ci­fi­cité de la balise <strong> est de renforcer spé­ci­fi­que­ment un élément textuel important à l’intérieur d’un contenu et d’envoyer un signal au moteur de recherche pour votre ré­fé­ren­ce­ment naturel. Il s’agira souvent d’une mise en gras.

Pour illustrer les balises, voici notre exemple de code HTML complété :

<h1>Main heading: <i>my first webpage</i></h1>
<p>This is my <strong>first</strong> webpage!</p>
<h2>Second heading</h2>
<p>This is the second paragraph of my <em>first webpage</em>.</p>
<p><b>Note</b>: Typical example for the <b>-tag.</p>
Remarque

Dans le contenu de notre page, nous avons souhaité in­cor­po­rer les ca­rac­tères « < » et « > » sans qu’ils ne soient pris pour du code. Nous les avons par con­sé­quent remplacer dans le corps de texte par res­pec­ti­ve­ment &lt; et &gt;. Pensez à faire de même avec les accents.

Dresser des listes : les énu­mé­ra­tions avec les balises , et

Les énu­mé­ra­tions ne sont pas utiles que pour dresser des listes de courses : lorsqu'il s'agit de rédiger des textes, elles per­met­tent de favoriser une lecture fluide et ainsi d'op­ti­mi­ser l'ex­pé­rience uti­li­sa­teur sur un site Web. HTML vous permet de créer des listes à puces ordonnées (avec nu­mé­ro­ta­tion) et non-ordonnées (sans nu­mé­ro­ta­tion). La première option est créée à l'aide de la balise <ol> (de l’anglais « ordered list ») tandis que la deuxième est créée à l'aide de <ul> (« unordered list »). Chaque point de la liste est ensuite défini avec <li>, qui ne fonc­tionne qu'en com­bi­nai­son avec l'une des deux balises énoncées. Testez la fonc­tion­na­lité des listes HTML avec le code suivant :

<ul>
    <li>first unordered-list item</li>
    <li>second unordered-list item</li>
    <li>third unordered-list item</li>
</ul>

Le résultat doit res­sem­bler au suivant :

Si vous voulez trans­for­mer la liste non-ordonnée en liste numérotée, remplacez sim­ple­ment <ul> par <ol> :

<ol>
    <li>first ordered-list item</li>
    <li>second ordered-list item</li>
    <li>third ordered-list item</li>
</ol>

Des chiffres ap­pa­rais­sent alors à la place des points :

Struc­tu­rer des données à l'aide de tableaux : , et

Pendant des années, il était courant d'uti­li­ser des tableaux HTML non seulement pour présenter de manière pratique des données complexes, mais aussi pour struc­tu­rer la mise en page complète d'un site Web ou de textes à plusieurs colonnes. Avec l'avè­ne­ment du CSS, cette fonction est toutefois devenue de plus en plus obsolète, de sorte que les tableaux sont main­te­nant seulement utilisés pour préparer des données. Chaque tableau comprend au moins ces trois com­po­santes :

  • <table> : la balise <table> marque le début d’un tableau HTML. Cependant, on ne peut pas aller très loin avec cette balise seule, car elle n’indique pas le nombre de lignes ou de colonnes à prendre en compte.
  • <tr> : l'élément <tr> (de l’anglais, « table row ») permet d’ajouter une ligne au tableau. Le nombre de ligne n’est pas limité.
  • <td> : c’est seulement après avoir ajouté des colonnes que vous aurez enfin une structure claire de tableau. La balise <td> (de l’anglais « table data ») définit les données d’une cellule. Une balise <tr> va alors précéder l’ensemble des cellules <td> d’une même ligne. Le contenu de la cellule est fixé entre le marqueur d'ou­ver­ture <td> et le marqueur de fin </td>.

Afin de com­prendre cette structure quelque peu complexe, voici un premier tableau HTML simple composé d'une seule ligne et de deux colonnes :

<table>
    <tr>
        <td>first data field</td>
        <td>second data field</td>
    </tr>
</table>

En pré­vi­sua­li­sant ce code HTML, il semble qu'une erreur se soit glissée et que le tableau ne fonc­tionne pas exac­te­ment comme souhaité. Il n’apparaît en effet pas clai­re­ment que deux colonnes séparées ont été définies, et même qu’il s’agit d’un tableau. L’ex­pli­ca­tion est très simple : par défaut, les bordures des cellules du tableau HTML ne sont pas visibles. Pour les afficher, vous devez ajouter à la balise <table> l'at­tri­but border et lui octroyer la valeur 1 :

<table border="1">
    <tr>
        <td>first data field</td>
        <td>second data field</td>
    </tr>
</table>

Ac­tua­li­sez votre page HTML dans votre na­vi­ga­teur, vous verrez ap­pa­raître une dis­po­si­tion pour votre tableau plus familière.

Remarque

HTML5 ne prend plus en charge l'at­tri­but border. Pour effectuer des bordures de cellules, il faut donc se tourner vers CSS.

HTML vous permet par ailleurs de mettre en valeur les titres des colonnes. Pour ce faire, il est né­ces­saire d’encadrer le bloc à mettre en valeur par la balise <thead> et de remplacer les marqueurs <td> des cellules de données par les balises <th>. Ci-dessous un exemple de code HTML pour créer un tableau de quatre lignes (en-tête comprise) et trois colonnes :

<table border="1">
    <thead>
        <tr>
            <th>Column heading 1</th>
            <th> Column heading 2</th>
            <th> Column heading 3</th>
        </tr>
    </thead>
    <tr>
        <td>1</td>
        <td>2</td>
        <td>3</td>
    </tr>
    <tr>
        <td>4</td>
        <td>5</td>
        <td>6</td>
    </tr>
    <tr>
        <td>7</td>
        <td>8</td>
        <td>9</td>
    </tr>
</table>

La structure de base des pages Web HTML

Dans cette section de notre tutoriel HTML, nous parlerons de la structure générale d'un site Web. Les documents HTML con­tien­nent non seulement du texte, des liens et d'autres contenus spé­ci­fiques tels que des images et vidéos, mais aussi des mé­ta­don­nées (comme déjà men­tion­nées), qui indiquent au na­vi­ga­teur, mais aussi aux robots des moteurs de recherche comment lire les pages. Certaines de ces in­for­ma­tions ne sont au­cu­ne­ment visibles pour un visiteur accédant à une page Web ; d’autres en revanche, ap­pa­rais­sent dans la barre de titre de la fenêtre du na­vi­ga­teur, dans les onglets, ou encore comme titre sur les résultats de moteur de recherche.

Réduit au minimum né­ces­saire, le code de base d'une page HTML ressemble à ceci :

<!DOCTYPE html>
<html lang="fr">
<head>
    <meta charset="UTF-8">
    <meta name="description" content="Vous trouverez ici des informations sur la structure de base de HTML ">
    <title>Apprendre le HTML : les bases</title>
</head>
<body>
</body>
</html>

Le fichier se compose donc des trois éléments DOCTYPE, head et body. Le premier composant, qui définit le type de document, va précéder la balise <html> afin d’informer les ap­pli­ca­tions qui in­ter­pré­te­ront le document du standard auquel vous vous êtes tenu à sa création, en l'oc­cur­rence HTML5. Ce dernier type de document est reconnu par tout na­vi­ga­teur ; en outre, il vous permet d'uti­li­ser les codes HTML5 actuels et les codes HTML anciens. Nous vous con­seil­lons donc de l'uti­li­ser, surtout si vous êtes en plein ap­pren­tis­sage de HTML.

Dans la section suivante <head>, vous pouvez noter les données d'en-tête de votre fichier HTML. Il s'agit, par exemple, de l'en­co­dage des ca­rac­tères que le na­vi­ga­teur doit utiliser (meta charset), de la méta-des­crip­tion pour les moteurs de recherche (meta name="des­crip­tion") ou du titre de la page Web (<title>) qui ap­pa­raî­tra dans l'en-tête du na­vi­ga­teur. Un nombre con­si­dé­rable de mé­ta­don­nées peut être inséré. Les in­for­ma­tions insérées dans notre exemple sont en réalité fa­cul­ta­tives mais nous les re­com­man­dons pour optimiser votre clas­se­ment dans les moteurs de recherche. La balise <titre> en revanche est, avec le type de document, le seul élément obli­ga­toire d'une page HTML. Dans l'en-tête, vous pourrez définir plus tard le lien vers votre fichier CSS, dans lequel la con­cep­tion du site Web est définie. La section <body> par ailleurs contient ce qui sera affiché à la fin dans le na­vi­ga­teur de l'uti­li­sa­teur.

Remarque

Les balises dédiées à la structure HTML de base sont fa­cul­ta­tives et il n’est donc pas né­ces­saire de vous en occuper. Si vous les avez omis, le na­vi­ga­teur génère en effet au­to­ma­ti­que­ment les balises <html>, <head> et <body>. Cependant, il est tout de même d'usage de fournir ces in­for­ma­tions vous-même. De plus, cette struc­tu­ra­tion facilite la lecture du document, ce qui est par­ti­cu­liè­re­ment utile pour les débutants en HTML.

Intégrer des images, photos et gra­phiques dans vos pages Web

Les contenus textuels cons­ti­tuent in­con­tes­ta­ble­ment la partie la plus im­por­tante des pages HTML usuelles. Cependant, vous amé­lio­re­rez nettement l’ex­pé­rience de vos uti­li­sa­teurs à l’aide d'images, de photos ou de gra­phiques. Ces éléments sont donc tout aussi in­dis­pen­sables pour une présence Web réussie. Voici trois formats d’images cou­ram­ment utilisés et qui sont supportés par tous les na­vi­ga­teurs courants :

  • JPG : pour les photos ou les gra­phiques de haute qualité aux con­trastes forts et d’une grande diversité de couleurs, le format JPG est gé­né­ra­le­ment utilisé. Cela permet d'af­fi­cher plus de 16 millions de couleurs et de bien com­pres­ser des fichiers (bien que ceci implique une perte de qualité).
  • PNG : gra­phiques et logos s’en­re­gistrent idéa­le­ment au format PNG, qui peut afficher 256 (PNG8) à 16,7 millions de couleurs (PNG24). Con­trai­re­ment au JPG, le PNG compresse sans perdre en qualité, mais la taille du fichier est toutefois con­sé­quente.
  • GIF : les fichiers GIF peuvent afficher seulement 256 couleurs, mais sont toujours en demande dans le dé­ve­lop­pe­ment Web, car ils per­met­tent de bien rendre de petites ani­ma­tions, des éléments de na­vi­ga­tion ou des gra­phiques simples.

In­dé­pen­dam­ment des questions de format, les images sont insérées aux pages HTML grâce à la balise <img>. Il est alors né­ces­saire de spécifier l'em­pla­ce­ment de stockage de l'image pour que le na­vi­ga­teur puisse lo­gi­que­ment la trouver et l'af­fi­cher. Pour cela, vous avez besoin de l'at­tri­but src (pour source) et du chemin d'accès du fichier de l’image. Créez sim­ple­ment un sous-dossier "Images" dans le dossier de votre site Web (contenant également le document HTML) et stockez-y toutes les images utiles. Pour exemple dans ce tutoriel HTML, notre fichier est appelé grafique1.png et se trouve dans le dossier nommé "Images". Le code pour intégrer ce graphique sera donc le suivant :

<img src="images/grafique1.png" />

Pour les images, il existe toutefois d'autres attributs qui peuvent être es­sen­tiels pour votre projet. Il pourra par exemple s’agir de spécifier la largeur (width) et la hauteur (height) de l'image. Grâce à ces valeurs, le na­vi­ga­teur peut réserver une place de la taille demandée dans le site Web jusqu'à ce que l'image soit réel­le­ment intégrée. Cela signifie qu'il peut afficher d’autres contenus dans la fenêtre du na­vi­ga­teur sans avoir à compléter le processus de char­ge­ment du fichier d’image, ce qui accélère le temps de char­ge­ment général du site Web. D'autre part, il existe l'at­tri­but alt avec lequel vous pouvez définir un texte al­ter­na­tif pour l'image. Vous devriez y penser, car cela…

  • contribue à une meilleure ac­ces­si­bi­lité du site notamment pour les uti­li­sa­teurs mal­voyants ou en cas de dif­fi­cul­tés de char­ge­ment du fichier d’image.
  • aide les crawlers des moteurs de recherche à classer l'image et compte également comme contenu sup­plé­men­taire.
  • est prescrit dans les spé­ci­fi­ca­tions HTML.

Avec les attributs énoncés ci-dessus, le code HTML va pouvoir res­sem­bler à ceci :

<img src="images/grafique1.png" width="960" height="274" alt="Apprendre le HTML: voici le graphique 'Click here'" />
Remarque

Les valeurs utilisées ici pour la largeur (960) et la hauteur (274) sont les di­men­sions ori­gi­nales du graphique de notre exemple. Par défaut, le na­vi­ga­teur calcule au­to­ma­ti­que­ment la taille en pixels.

Créer des liens : le rôle pri­mor­dial des hy­per­liens

Les hy­per­liens, mieux connus sous leur nom raccourci "liens", ex­pli­quent en partie le succès in­croyable du World Wide Web. Sans ces liens élec­tro­niques, qui amènent les uti­li­sa­teurs vers un autre site Web ou qui dé­clenchent une action spé­ci­fique telle que le té­lé­char­ge­ment, il ne serait pas possible d'établir les si-hautes in­ter­con­nexions qu’offre le Web. Il existe trois types de liens:

  • Liens internes : les liens internes per­met­tent de struc­tu­rer l'en­semble d’un site et d’orienter les visiteurs. Vous pouvez alors mettre en place dif­fé­rentes struc­tures. Avec une structure linéaire, l'uti­li­sa­teur va par exemple pouvoir naviguer d'une page à l'autre dans un certain ordre, tandis qu’avec une structure ar­bo­res­cente, une page de départ mènera à diverses sous-pages. Vous pouvez également définir des liens internes à l'in­té­rieur d'une même page, afin de passer plus fa­ci­le­ment d’une rubrique à une autre, ou pour revenir en un clic au début de la page, comme on l’observe fré­quem­ment dans les FAQ.
  • Liens externes : les liens externes cor­res­pon­dent à un envoi vers un autre projet Web. Ce type de liens est utilisé pour re­com­man­der par exemple une page in­té­res­sante en rapport avec votre sujet. Il doit apporter une valeur ajoutée à votre site. Cependant, assurez-vous que vous ne placez pas trop de liens sortants et que ces derniers sont dignes de confiance. Sinon, votre ap­pré­cia­tion sur les moteurs de recherche risque de se dé­té­rio­rer.
  • Autres liens : tous les liens ne renvoient pas obli­ga­toi­re­ment à des documents HTML. Selon les si­tua­tions, cliquer sur un lien peut également dé­clen­cher un té­lé­char­ge­ment, ouvrir le service de mes­sa­ge­rie ou activer le lecteur PDF.

Liens internes : Comment créer des liens entre les pages de votre site Web

Alors qu'à un stade ultérieur de votre ap­pren­tis­sage HTML, vous aurez très pro­ba­ble­ment plaisir à dé­ve­lop­per une structure de liens complexes pour votre site Web, ce cours accéléré HTML traitera tout d'abord d'un simple lien interne entre deux pages. Outre le fichier test.html déjà créé, il est né­ces­saire de concevoir un autre document HTML. Assurez-vous de donner à ce deuxième fichier un nom différent, par exemple pa­ge­de­des­ti­na­tion.html, et qu'il se trouve dans le même ré­per­toire que la page de test.

Pour créer un lien, vous avez besoin de la balise HTML <a> (pour « anchor » en anglais), qui sert seulement à indiquer qu’il s’agit d’un lien. Pour cette raison, il ne peut pas être autonome, mais nécessite un attribut href (Hyperreferenz) qui spécifie la cible du lien. L’adresse du lien, que le na­vi­ga­teur affiche souligné en bleu par défaut, est insérée entre l’élément d'ou­ver­ture et de fermeture <a>. Dé­fi­nis­sez un premier lien interne pour la page test.html en ajoutant la ligne de code suivante :

<a href="pagededestination.html">Lien vers la page cible</a>

Si vous n’avez pas encore ajouté de contenu dans la page de des­ti­na­tion, votre lien mènera vers une page blanche. Ajoutez alors un autre lien interne à ce document pour revenir à la page d'origine en un clic :

<a href="test.html">Revenir page précédente</a>
Remarque

Si la page cible n'est pas dans votre ré­per­toire principal, entrez sim­ple­ment le chemin d’em­pla­ce­ment du sous-ré­per­toire cor­res­pon­dant, par exemple sous­re­per­toire/pa­ge­de­des­ti­na­tion.html. Vous pourrez alors revenir avec <a href="https://www.ionos.fr/digitalguide/../test.html">.

Liens externes : renvoyer au contenu d'autres sites Web

Si vous souhaitez ajouter un lien externe à vos pages, vous n'avez ni besoin d’insérer une balise dif­fé­rente du lien interne, ni de savoir dans quel ré­per­toire la page à relier est en­re­gis­trée. Pour renvoyer à un contenu externe, vous n’aurez besoin que de spécifier son URL complète car cette dernière contient au­to­ma­ti­que­ment toutes les in­for­ma­tions requises. Étant donné que les contenus vers lesquels vous renvoyez ne se trouvent pas sur votre propre serveur Web, vous n'avez aucune influence sur la fonc­tion­na­lité de ces liens externes, et devez donc les vérifier ré­gu­liè­re­ment. De manière générale, lorsque vous formulez un texte de lien, essayez de le rendre sig­ni­fi­ca­tif. Les formules bateau comme « cliquez sur ce lien » ou « ici » ne donnent pas au visiteur des in­for­ma­tions très per­ti­nentes sur ce qui se cache derrière. Voici pour exemple, des lignes de code d’un lien externe re­di­ri­geant vers notre guide digital :

<p>Tutoriel HTML en francais et articles de conseils sur les sites Web, l’hebergement etc. dans le
<a href="https://www.ionos.fr/digitalguide/">guide digital IONOS </a>
</p>

Prudence toutefois : avec les liens externes, vous détournez l’attention des visiteurs de votre site Web. Bien sûr, ces derniers peuvent revenir à tout moment en cliquant sur le bouton "Précédent" de leur na­vi­ga­teur, mais si la nouvelle page est in­té­res­sante (comme on peut tout de même l’espérer), vous risquez sim­ple­ment de perdre votre audience. Il est donc pré­fé­rable de créer des liens externes qui ne ferment pas pour autant votre page : l'at­tri­but target associé à un mot-clé _blank va par exemple permettre d’ouvrir au­to­ma­ti­que­ment le lien dans une nouvelle fenêtre ou un nouvel onglet. Voici à quoi ressemble le code :

<a href="https://www.ionos.fr/digitalguide/" target="_blank">Guide Digital IONOS</a>

Dernière ligne droite : comment mettre votre page HTML en ligne

Les pages tests que vous avez créées dans ce tutoriel peuvent être ouvertes tout à fait nor­ma­le­ment sur votre or­di­na­teur. Néanmoins, si vous trans­fé­rez les URL de ces pages à des collègues ou amis afin de leur montrer le résultat, vous vous aper­ce­vrez bien vite que l’accès est erroné. Ceci s’explique par le fait que les documents HTML et les images intégrées à votre site ne sont stockés que lo­ca­le­ment sur votre PC et ne peuvent donc pas être livrés au na­vi­ga­teur demandeur. Pour que le monde entier puisse apprécier vos créations, vous devez d'abord en­re­gis­trer votre projet Web en ligne et fournir la structure d'hé­ber­ge­ment ap­pro­priée. La première étape consiste à trouver un domaine (une adresse web) pour votre site et à l'en­re­gis­trer. Ceci est possible auprès de n'importe quel four­nis­seur d'accès Internet. Chez IONOS, nous vous proposons également une option complète pour en­re­gis­trer votre nom de domaine. La deuxième étape consiste à mettre en place la base de votre projet Web en ins­tal­lant votre propre serveur ou en le louant à un hébergeur. En tant que débutant en HTML, nous vous re­com­man­dons cette dernière option : ainsi, vous n'aurez pas à vous occuper de l'ins­tal­la­tion ou de la main­te­nance du logiciel serveur et n’aurez qu’à choisir le pack cor­res­pon­dant à l'espace Web désiré afin de disposer de l'espace de stockage né­ces­saire pour les documents de votre projet. Pour finir, afin de té­lé­char­ger vos pages vers l'espace Web loué, vous avez gé­né­ra­le­ment besoin d'un programme FTP. A l’aide de ce protocole de com­mu­ni­ca­tion, vous pouvez échanger des données avec le serveur FTP du four­nis­seur. Vous trouverez dans notre guide digital quelques bons pro­grammes FTP à connaître. La procédure à suivre et les données pour accéder au serveur FTP sont fournies di­rec­te­ment par les four­nis­seurs d’hé­ber­ge­ment.

CSS et Ja­vaS­cript : pourquoi le HTML n'est qu'un début

Au cours de ce tutoriel, nous avons certes souligné que le HTML était la base de tout site Web, mais il faut bien noter que le design relève aujourd’hui d’un langage différent : en dé­ve­lop­pe­ment Web, on utilise en effet ex­clu­si­ve­ment les feuilles de style en cascade (Cascading Style Sheets soit CSS) pour les couleurs de chacun des éléments, la mise en page, la police et taille du texte ou encore bien d’autres éléments visuels. La sé­pa­ra­tion stricte du contenu et de la con­cep­tion design facilite con­si­dé­ra­ble­ment la gestion de grands projets Web. Après vous êtes mis au HTML, il est donc fortement re­com­mandé de s’attaquer au CSS pour que vous puissiez donner à vos pages l'ap­pa­rence que vous souhaitez.

Un autre composant très apprécié dans le dé­ve­lop­pe­ment Web et que nous n’avons pas encore mentionné est Ja­vaS­cript. En utilisant ce langage de script, vous pouvez ajouter des éléments dy­na­miques à vos pages HTML afin de permettre à vos visiteurs d'in­te­ra­gir. Il peut s'agir de galeries d'images, de menus de na­vi­ga­tion dy­na­miques ou du char­ge­ment de données externes. Pour Ja­vaS­cript et CSS, vous trouverez de nombreux extraits de code déjà écrits en ligne, que vous pouvez intégrer di­rec­te­ment dans vos documents (CSS et Ja­vaS­cript) sans avoir à concevoir vos propres scripts. Cependant, il faut tout de même d'abord connaître les principes de base de ces deux langages Web afin d'uti­li­ser cor­rec­te­ment les lignes de code et pouvoir re­cher­cher les erreurs en cas de problèmes.

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