Vous aimeriez profiter des ap­pli­ca­tions Android que vous avez l’habitude d’utiliser sur votre smart­phone ou votre tablette avec votre or­di­na­teur Windows ? C’est possible et facile grâce aux ému­la­teurs Android. Nous vous pré­sen­tons en détail trois ému­la­teurs Android pour Windows 10 et ses versions an­té­rieures, qui vous donneront accès aux jeux et outils de pro­duc­ti­vité du Google Play Store sur votre PC de bureau.

Qu’est-ce qu’un émulateur et à quoi sert cette tech­no­lo­gie ?

Les ému­la­teurs per­met­tent de re­pro­duire et de simuler nu­mé­ri­que­ment une grande diversité de systèmes. Un exemple bien connu est le si­mu­la­teur de vol, qui imite les con­di­tions réelles de vol pour la formation des pilotes et permet ainsi un ap­pren­tis­sage pratique. Les ému­la­teurs sont des imi­ta­teurs du même genre : ils suggèrent aux pro­grammes ap­pli­ca­tifs (par exemple des ap­pli­ca­tions de jeu) et aux systèmes d’ex­ploi­ta­tion un en­vi­ron­ne­ment opé­ra­tion­nel « familier » (car tech­ni­que­ment reproduit sous certains aspects) dans lequel ils peuvent être exécutés sans aucun problème.

L’essentiel ici est que les ému­la­tions fonc­tion­nent sur plusieurs pla­te­formes et dépassent les limites des ar­chi­tec­tures système. Une ap­pli­ca­tion Linux peut ainsi être explorée et testée dans un en­vi­ron­ne­ment Windows à l’aide d’un émulateur. En pratique, on emploie dif­fé­rentes méthodes pour les ému­la­tions. Les ému­la­teurs fonc­tion­nent souvent sur la base de la vir­tua­li­sa­tion et avec ce que l’on nomme des machines vir­tuelles. Un programme comme Virtual Box d’Oracle, par exemple, est capable de simuler un système Linux en tant que système invité sur un hôte Windows à l’aide d’une tech­no­lo­gie de vir­tua­li­sa­tion spéciale.

Les ému­la­teurs peuvent être utilisés à dif­fé­rentes fins. Par exemple, un système d’ex­ploi­ta­tion émulé constitue un en­vi­ron­ne­ment de test sûr et sans virus idéal pour tester des ap­pli­ca­tions provenant de sources inconnues. Les uti­li­sa­teurs peuvent par exemple produire des vidéos d’ap­pren­tis­sage et des tutoriels dans l’en­vi­ron­ne­ment virtuel du système. Les dé­ve­lop­peurs peuvent, quant à eux, tester si leurs ébauches d’ap­pli­ca­tion fonc­tion­nent et comment elles se com­por­tent. Par ailleurs, la na­vi­ga­tion est gé­né­ra­le­ment plus sûre avec l’émulation, car le système d’ex­ploi­ta­tion principal utilisé n’est pas di­rec­te­ment exposé aux virus et autres pro­grammes mal­veil­lants.

Pré­sen­ta­tion des ému­la­teurs Android

Le progrès technique ayant permis de lever de nom­breuses li­mi­ta­tions et d’en optimiser le fonc­tion­ne­ment, les ému­la­teurs ne sont plus réservés aux experts en in­for­ma­tique et aux dé­ve­lop­peurs logiciels. Les ému­la­teurs qui simulent des appareils Android virtuels et qui per­met­tent ainsi de trans­fé­rer des ap­pli­ca­tions de smart­phone et tablette sur postes fixes et portables Windows sont ac­tuel­le­ment très demandés dans le monde entier. Pour les tests d’ap­pli­ca­tions, il est même possible d’émuler vir­tuel­le­ment dif­fé­rentes versions d’Android et dif­fé­rents appareils mobiles.

Un avantage par­ti­cu­lier des ému­la­teurs Android est que certains systèmes per­met­tent un accès direct au Google Play Store, qui propose un large choix d’applis. Parmi les plus demandées figure la si­mu­la­tion de jeux sur smart­phone : les uti­li­sa­teurs veulent pouvoir jouer sur toutes les pla­te­formes et sans limite de batterie sur des écrans plus grands. L’émulation de jeux clas­siques remontant aux débuts de l’in­for­ma­tique (jeux rétro) et de consoles de jeux très po­pu­laires comme la Xbox (Microsoft) et la Plays­ta­tion (Sony) est également en vogue ac­tuel­le­ment.

Les ému­la­teurs Android pour Windows 10, par exemple, sont aussi utiles dans l’en­vi­ron­ne­ment pro­fes­sion­nel, car les outils de pro­duc­ti­vité très utilisés sur les appareils mobiles peuvent aussi servir sur d’autres équi­pe­ments de travail. Ce transfert d’ap­pli­ca­tion bénéficie notamment de la prise en charge des systèmes d’ex­ploi­ta­tion courants. Outre les dif­fé­rentes versions de Windows, Linux et macOS sont souvent aussi pris en charge. Les ému­la­teurs Android sont parfois dis­po­nibles gra­tui­te­ment, ce qui contribue à leur dé­mo­cra­ti­sa­tion.

Dans les lignes qui suivent, nous vous pré­sen­tons trois ému­la­teurs Android gratuits, en dé­tail­lant leurs avantages et in­con­vé­nients, sans oublier les aspects liés à la sécurité. Mal­heu­reu­se­ment, les risques de sécurité aug­men­tent avec la po­pu­la­rité. Par exemple, un logiciel de minage de bitcoins a été infiltré dans le célèbre émulateur Android AndY afin de détourner se­crè­te­ment la puissance de calcul des uti­li­sa­teurs dans le but de générer des bitcoins. Le très populaire NoxPlayer a récemment infecté de nombreux or­di­na­teurs avec des logiciels mal­veil­lants. Pour y parvenir, les pirates ont abusé de la fonction de mise à jour de l’émulateur Android.

Note

En raison des risques de sécurité, il est conseillé de té­lé­char­ger les ému­la­teurs Android uni­que­ment à partir de sources fiables. Lors de la procédure d’ins­tal­la­tion, il convient si possible de sé­lec­tion­ner « ins­tal­la­tion per­son­na­li­sée » (afin d’exclure l’ins­tal­la­tion de logiciels in­dé­si­rables, par exemple). Au besoin, vous pouvez contrôler le fichier d’ins­tal­la­tion té­lé­chargé à l’aide de plusieurs scanners de virus via le service en ligne Vi­rus­To­tal.

BlueS­tacks

BlueS­tacks (sur le marché depuis 2011) est l’émulateur Android le plus connu et pro­ba­ble­ment le plus utilisé dans le monde. L’uti­li­taire américain est bien entretenu et des mises à jour sont publiées ré­gu­liè­re­ment. À cela s’ajoutent une ins­tal­la­tion facile et une uti­li­sa­tion intuitive. Si vous ren­con­trez des problèmes avec le logiciel, la com­mu­nauté BlueS­tacks sur la célèbre pla­te­forme Reddit, qui compte plus de 25 000 membres, viendra à votre rescousse. De plus, le site officiel propose une aide étendue (dont des ins­truc­tions pour utiliser et con­fi­gu­rer au mieux l’émulateur).

Comme la plupart des ému­la­teurs Android, BlueS­tacks est spé­cia­lisé dans les jeux pouvant être joués de manière fluide en haute ré­so­lu­tion sur grand écran et contrôlés au clavier et à la souris. Pour créer des commandes de jeu, les uti­li­sa­teurs peuvent recourir à des con­fi­gu­ra­tions de base déjà prêtes. De plus, vous pouvez utiliser votre propre manette de jeu et l’adapter à vos besoins (par key mapping par exemple). Les fonctions courantes des écrans tactiles peuvent également être simulées sur PC (tapoter, faire glisser, secouer, zoomer, incliner, etc.). La fonction mul­ti­tâche de BlueS­tacks permet de changer d’ap­pli­ca­tion et d’être actif dans plusieurs ap­pli­ca­tions en parallèle.

Les jeux les plus po­pu­laires sont trou­vables ra­pi­de­ment grâce à un centre d’ap­pli­ca­tions à part. De plus, vous pouvez té­lé­char­ger des livres, de la musique et des films et installer des ap­pli­ca­tions in­té­res­santes ainsi que des pro­grammes déjà achetés sur le Google Play Store. L’émulateur Android est connu pour sa prise en charge étendue des ap­pli­ca­tions Android : les problèmes d’ins­tal­la­tion et de com­pa­ti­bi­lité sont plutôt rares.

L’accès au Play Store et la syn­chro­ni­sa­tion ul­té­rieure avec un compte déjà existant (par exemple pour té­lé­char­ger des ap­pli­ca­tions déjà achetées) sont possibles uni­que­ment avec un login Google. Il faut donc s’inscrire à Gmail et disposer d’une adresse élec­tro­nique cor­res­pon­dante. Cette obli­ga­tion d’en­re­gis­tre­ment est souvent perçue comme un in­con­vé­nient de Blues­tacks. Toutefois, la grande majorité des uti­li­sa­teurs disposent déjà d’un compte Google, qui est obli­ga­toire pour utiliser le Play Store sur les smart­phones et tablettes Android.

Pour les ap­pli­ca­tions et jeux spéciaux, vous pouvez con­tour­ner le Google Store et installer di­rec­te­ment les fichiers APK (APK = Android Ap­pli­ca­tion Package). Les fichiers sont dis­po­nibles sur des sites Internet spéciaux, dont il convient de vérifier le sérieux avant de les té­lé­char­ger et de les installer. Il est possible d’installer les fichiers APK par glisser-déposer en faisant sim­ple­ment glisser le fichier d’ins­tal­la­tion dans la fenêtre de l’émulateur. Si BlueS­tacks est déjà installé et lié à des fichiers .apk au sein du système, un double-clic sur le fichier d’ins­tal­la­tion suffit également.

BlueS­tacks (comme la plupart des ému­la­teurs) fonc­tionne mieux sous Windows 10 (64 bits), mais prend en charge les versions à partir de Windows 7 (versions 32 ou 64 bits). Il faut au moins 2 Go de mémoire vive. Le four­nis­seur propose dif­fé­rentes versions de té­lé­char­ge­ment pour les versions 32 et 64 bits. Les personnes qui utilisent un PC Windows 64 bits peuvent même té­lé­char­ger une version d’ins­tal­la­tion pour les ap­pli­ca­tions Android 64 bits (par­ti­cu­liè­re­ment utile pour les jeux gourmands en per­for­mances). La version actuelle (BlueS­tacks 4) émule Android Nougat : ce n’est pas la version la plus récente, mais la plupart des ap­pli­ca­tions et des jeux ac­tuel­le­ment proposés fonc­tion­nent sans problème sur ce système d’ex­ploi­ta­tion.

L’un des in­con­vé­nients de l’émulateur Android est que seule une version financée par la publicité est dis­po­nible gra­tui­te­ment (avec des annonces spon­so­ri­sées et des in­ter­rup­tions pu­bli­ci­taires). L’abon­ne­ment premium sans publicité ne coûte que quelques euros par mois. Il faut aussi composer avec la publicité dans les ap­pli­ca­tions du Play Store (publicité « in-app ») même avec l’abon­ne­ment premium. La com­mu­nauté se plaint ré­gu­liè­re­ment que BlueS­tacks installe des jeux, des bloat­wares et adwares en arrière-plan sans demander la per­mis­sion. L’éditeur affirme sur son blog que la version of­fi­cielle ne contient aucun logiciel mal­veil­lant ou espion ni aucun autre logiciel ad­di­tion­nel in­dé­si­rable. Une vé­ri­fi­ca­tion du fichier d’ins­tal­la­tion officiel actuel dans Vi­rus­To­tal ne révèle d’ailleurs aucune anomalie.

L’éditeur déclare dans sa politique de con­fi­den­tia­lité qu’il respecte les règles de pro­tec­tion des données en vigueur en Europe. Pourtant, la société amé­ri­caine divulgue les données col­lec­tées à des tiers et est as­su­jet­tie au Cloud Act (dans certains cas, les données col­lec­tées doivent être mises à la dis­po­si­tion des autorités d’enquête amé­ri­caines).

Les uti­li­sa­teurs signalent ré­gu­liè­re­ment des problèmes de per­for­mance sur le Web. Toutefois, ces problèmes ne sont pas rares avec les ému­la­teurs, car ces derniers fonc­tion­nent comme « système dans le système » et con­som­ment beaucoup de res­sources, notamment pour les jeux. Cependant, il existe également des sources qui classent BlueS­tacks comme un émulateur par­ti­cu­liè­re­ment per­for­mant et rapide, ca­rac­té­risé par de bonnes per­for­mances et de faibles latences.

Comme d’autres ému­la­teurs Android, Blues­tacks propose quelques réglages pour optimiser les per­for­mances (al­lo­ca­tion flexible des res­sources de calcul et système, ac­ti­va­tion de la vir­tua­li­sa­tion, etc.). En dernière instance, les per­for­mances dépendent en grande partie des res­sources gé­né­ra­le­ment dis­po­nibles. Cela étant dit, les per­for­mances du réseau, qui per­met­tent aussi de jouer en direct avec d’autres uti­li­sa­teurs (BlueS­tacks prend en charge de nombreux jeux en équipe et en ligne), ont aussi une influence.

Avantages In­con­vé­nients
L’émulateur Android le plus connu du com­pa­ra­tif (avec la plus grande com­mu­nauté) La version gratuite contient de la publicité, rumeurs ré­cur­rentes de com­po­sants cachés (spywares et bloat­wares)
Bonne main­te­nance du produit et mises à jour ré­gu­lières Failles dans la pro­tec­tion des données (en­tre­prise amé­ri­caine soumise au Cloud Act)
Nom­breuses fonctions (mul­ti­tâche, per­son­na­li­sa­tion poussées des commandes de jeu, faux GPS) Un en­re­gis­treur d’écran doit être installé ul­té­rieu­re­ment
Pos­si­bi­lité de jouer en haute ré­so­lu­tion sur grand écran Ancienne version d’Android (7.1/Nougat)
Fonc­tion­ne­ment mul­ti­tâche possible
Prend en charge l’ins­tal­la­tion d’ap­pli­ca­tions via le Google Play Store et les fichiers APK
GPS activable (permet p. ex. d’utiliser un faux GPS pour les jeux)

Nous re­com­man­dons le té­lé­char­ge­ment sécurisé depuis le site de l’éditeur.

MEmu

MEmu s’adresse prin­ci­pa­le­ment aux joueurs. Toutefois, rien ne vous empêche d’exécuter des ap­pli­ca­tions Android normales sur votre or­di­na­teur Windows à l’aide de l’émulateur Android. Il existe même une rubrique spéciale sur le site Internet de l’éditeur qui liste les usages pour les affaires, au-delà du jeu.

Une fois MEmu installé via un simple fichier d’ins­tal­la­tion et configuré comme il convient, vous avez accès au Google Play Store. MEmu offre également un accès direct à une vaste sélection de jeux via son propre centre de jeux. Les fichiers APK peuvent être utilisés pour installer d’autres ap­pli­ca­tions (la méthode par glisser-déposer est prise en charge).

Le fonc­tion­ne­ment de MEmu n’est pas ex­trê­me­ment compliqué. Les fonctions de commande im­por­tantes sont ac­ces­sibles via une barre de contrôle en bordure d’écran. Le jeu se contrôle avec une manette de console connectée ou un clavier et une souris. Les entrées clas­siques sur écran tactile et des actions spéciales peuvent être simulées de manière par­ti­cu­liè­re­ment efficace par des rac­cour­cis clavier définis in­di­vi­duel­le­ment (key mapping). Un en­re­gis­treur d’écran pour en­re­gis­trer le gameplay fait partie in­té­grante du programme. Les captures d’écran sont également possibles.

L’émulateur Android permet en outre l’exécution de scripts d’au­to­ma­ti­sa­tion et de macros. Un en­re­gis­treur de macros intégré permet d’en­re­gis­trer des séquences de clavier. MEmu dispose également d’un mode mul­ti­joueurs. Il permet d’exécuter plusieurs instances MEmu et de jouer le même jeu avec dif­fé­rents comptes Google. On peut aussi lancer plusieurs ap­pli­ca­tions et jeux en mode mul­ti­joueurs avec un seul compte.

Pendant la con­fi­gu­ra­tion de l’émulateur Android, vous pouvez non seulement sé­lec­tion­ner l’appareil mobile souhaité, mais aussi définir la taille et l’orien­ta­tion de l’écran et dé­ter­mi­ner si la caméra et le mi­cro­phone doivent être utilisés. Les uti­li­sa­teurs peuvent même jouer à certains jeux sur du matériel récent dans la ré­so­lu­tion maximale de 4K (environ 4000 × 2000 pixels). Une lecture des vidéos en HD est également possible. Si une ap­pli­ca­tion nécessite une lo­ca­li­sa­tion GPS, celle-ci peut être simulée vir­tuel­le­ment. Vous pouvez par ailleurs modifier la position GPS virtuelle pour installer des ap­pli­ca­tions provenant des boutiques Google d’autres pays.

Le choix du système d’ex­ploi­ta­tion est lui aussi flexible : par exemple, vous pouvez choisir entre Android Lollipop (Android 5.1) et le plus récent Android Nougat (Android 7.1). Les uti­li­sa­teurs de Windows ne sont pas laissés pour compte : en plus de Windows 10, Windows 8, 7, Windows Vista et même Windows XP (à partir du Service Pack 3) sont également pris en charge.

L’un des in­con­vé­nients de l’émulateur Android pour Windows 10 est qu’il contient de la publicité. Si vous n’aimez pas les pu­bli­ci­tés spon­so­ri­sées, vous pouvez acheter la version premium sans publicité (29,98 $ par an ou 2,99 $ par mois). Attention cependant : la publicité à l’intérieur des jeux n’est pas exclue. L’éditeur indique que la dé­sac­ti­va­tion de la publicité accélère les jeux (en sou­la­geant les res­sources réseau et ma­té­rielles). La version premium propose en outre dif­fé­rents ha­bil­lages et une meilleure as­sis­tance premium.

Sur la page consacrée à sa politique de con­fi­den­tia­lité, l’éditeur chinois Microvirt s’engage à respecter le règlement général sur la pro­tec­tion des données (RGPD) en vigueur en Europe et garantit une pro­tec­tion ap­pro­priée des données. Pour autant, il est également indiqué que l’en­tre­prise de Shanghai collecte des données per­son­nelles et les transmet à des tiers.

Avantages In­con­vé­nients
L’émulateur Android le plus po­ly­va­lent du com­pa­ra­tif (spé­cia­lisé dans les ap­pli­ca­tions business, en plus des jeux) Contient de la publicité dans la version gratuite (la version payante n’en comporte pas)
Ins­tal­la­tion facile, bonne facilité d’uti­li­sa­tion La dernière version d’Android n'est pas émulée
Con­fi­gu­ra­tion par­ti­cu­liè­re­ment flexible, notamment pour les jeux (key mapping étendu pour un gameplay optimal)
Ré­so­lu­tion 4K possible pour des gra­phiques pho­to­réa­listes
Nom­breuses fonctions (mul­ti­tâche, captures d’écran, en­re­gis­tre­ment d’écran, faux GPS)
Prend en charge l’ins­tal­la­tion d’ap­pli­ca­tions via le Google Play Store et les fichiers APK

Nous re­com­man­dons le té­lé­char­ge­ment sécurisé de l’émulateur Android à partir du site de l’éditeur.

Android Studio

Android Studio est un outil pour dé­ve­lop­peurs qui comprend, entre autres, un émulateur Android (Android Virtual Device Manager). Les dé­ve­lop­peurs, testeurs d’ap­pli­ca­tions et d’uti­li­sa­bi­lité ainsi que les uti­li­sa­teurs d’outils de pro­duc­ti­vité trou­ve­ront un programme offrant de nom­breuses fonctions et pos­si­bi­li­tés d’ap­pli­ca­tion, capable également de simuler des versions très récentes d’Android (Android 11 p. ex.). En sé­lec­tion­nant une version d’Android assez récente avec un Google Play Store intégré dans le con­fi­gu­ra­teur, vous pouvez accéder à vos ap­pli­ca­tions ha­bi­tuelles ainsi qu’à toutes les autres applis du magasin.

Dans la mesure où Android Studio n’est pas pensé en premier lieu pour l’uti­li­sa­teur lambda ni les joueurs, il faut accepter un manque d’ergonomie. Les options de con­fi­gu­ra­tion, notamment pour les joueurs, sont plus dé­tail­lées et riches que dans les autres ému­la­teurs. Les uti­li­sa­teurs doivent par ailleurs faire des con­ces­sions en ce qui concerne le fonc­tion­ne­ment de l’émulateur Android pour Windows 10. À première vue, l’interface uti­li­sa­teur de l’en­vi­ron­ne­ment de dé­ve­lop­pe­ment est pour le moins confuse et encombrée.

Avant de pouvoir accéder au Google Play Store, vous devrez passer par une procédure d’ins­tal­la­tion assez lourde. Vous devrez aussi installer Java (s’il n’a pas été installé au­pa­ra­vant) et éven­tuel­le­ment procéder à des réglages dans le BIOS (ac­ti­va­tion de l’ac­cé­lé­ra­tion ma­té­rielle : VT-x). Une fois le programme prêt à démarrer et après fa­mi­lia­ri­sa­tion avec l’interface, il est assez facile à utiliser. Ici aussi, les applis sont con­trô­lées au clavier et à la souris.

L’atout numéro 1 de l’émulateur est sa sécurité. Les ému­la­teurs Android sont souvent critiqués car la syn­chro­ni­sa­tion au compte Google pour utiliser le Play Store pose un certain risque pour la sécurité. En l’oc­cur­rence, comme l’émulateur et le Play Store pro­vien­nent de la même maison, les risques pour la sécurité sont moindres. L’émulateur offre également « Android pur », c’est-à-dire qu’il est exempt de publicité et d’annonces spon­so­ri­sées. Il n’inclut pas non plus de programme ad­di­tion­nel in­dé­si­rable (bloat­wares, malwares et adwares).

En outre, la collecte de données uti­li­sa­teur ex­ploi­tables et vendables est moins im­por­tante dans cet outil pour dé­ve­lop­peurs. Cela étant dit, Google est une en­tre­prise amé­ri­caine qui est soumise au Cloud Act et qui collecte aussi des données sur les uti­li­sa­teurs dans une certaine mesure.

La règle vaut également pour cet émulateur : plus la puissance et les res­sources système (puissance du CPU, mémoire vive, carte graphique, espace de stockage, etc.) sont dis­po­nibles, plus les ap­pli­ca­tions sont stables et fluides. S’agissant du système d’ex­ploi­ta­tion, Google re­com­mande la dernière version de Windows (Windows 10, 64 bits), mais des té­lé­char­ge­ments sont aussi dis­po­nibles pour les versions plus anciennes. Des ému­la­teurs Android pour macOs et Linux sont par ailleurs té­lé­char­geables sur le site de l’éditeur.

Avantages In­con­vé­nients
L’émulateur Android le plus sûr du com­pa­ra­tif Failles dans la pro­tec­tion des données (produit Google soumis au Cloud Act)
Convient très bien aux ap­pli­ca­tions business Pas de gameplay optimisé pour PC (par key mapping flexible)
Ne contient pas de publicité Ins­tal­la­tion la plus com­pli­quée
La version la plus récente d’Android peut être émulée Uti­li­sa­tion et con­fi­gu­ra­tion amé­lio­rables (notamment moins de fonctions spéciales pour les jeux sur PC)

Nous re­com­man­dons le té­lé­char­ge­ment sécurisé à partir du site de l’éditeur.

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