Une politique de con­fi­den­tia­lité (Privacy Policy en anglais) est un exposé écrit de toutes les mesures que doit prendre une en­tre­prise ou une or­ga­ni­sa­tion, afin de garantir à ses clients ou uti­li­sa­teurs sécurité et uti­li­sa­tion ap­pro­priée des données qui ont été re­cueil­lies dans le cadre de la relation com­mer­ciale. De plus, la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données fournit des in­for­ma­tions sur la manière dont ces dernières sont col­lec­tées, stockées et utilisées et si, ou comment, elles sont trans­mises à des tiers.

Ce que dit la loi

La loi française est conçue pour protéger les données sensibles des uti­li­sa­teurs mais aussi les ad­mi­nis­tra­teurs de sites Internet contre toute violation. Ainsi, la loi dite « in­for­ma­tique et libertés » traite des données per­son­nelles en par­ti­cu­lier dans l’article 34, où il est stipulé que « le res­pon­sable du trai­te­ment est tenu de prendre toutes pré­cau­tions utiles, au regard de la nature des données et des risques présentés par le trai­te­ment, pour préserver la sécurité des données et, notamment, empêcher qu’elles soient déformées, en­dom­ma­gées, ou que des tiers non autorisés y aient accès ».

Notez l’aspect non-obli­ga­toire de la loi (« est tenu »), qui incite tout de même les acteurs à en prendre con­nais­sance. Ces con­di­tions ont avant tout pour but de sécuriser les sites et éviter des ennuis éventuels causés par des in­ter­nautes peu scru­pu­leux. En revanche, le non-respect de cette obli­ga­tion de sé­cu­ri­sa­tion est puni par la loi. Pour cette raison, il est re­com­mandé à tous les ad­mi­nis­tra­teurs de sites de rédiger les con­di­tions générales de son site.

Étant donné qu’il est pra­ti­que­ment im­pos­sible de nos jours de gérer un site Web sans collecte de données, il est important de mettre à jour votre politique de con­fi­den­tia­lité. Cela vous permettra d’éviter les amendes et de rassurer vos visiteurs.

Note

Longtemps, la ré­gle­men­ta­tion n’a pas été claire en ce qui concerne les adresses IP des in­ter­nautes. Toutefois, la Cour de justice eu­ro­péenne a estimé qu’il est possible d’établir une cor­ré­la­tion entre l’adresse IP et les données per­son­nelles réelles via le four­nis­seur d’accès Internet. Ainsi donc, les adresses IP sont aussi con­si­dé­rées comme des données per­son­nelles.

Alors que le rôle de la collecte des données sur les boutiques en ligne est fa­ci­le­ment com­pré­hen­sible et la nécessité de la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données évidente, la situation est com­plè­te­ment dif­fé­rente pour beaucoup d’autres sites Web. De nom­breuses données sont col­lec­tées et en­re­gis­trées au­to­ma­ti­que­ment et bien souvent, sans que l’uti­li­sa­teur en soit conscient : les serveurs Web con­sig­nent les adresses IP dans des fichiers log, les boutons intégrés des médias sociaux trans­met­tent les données per­son­nelles aux réseaux sociaux et les cookies sau­ve­gar­dent aussi des in­for­ma­tions sur les uti­li­sa­teurs et leur com­por­te­ment de na­vi­ga­tion. Un autre sujet encore plus brûlant concerne les outils d’analyse de site Web comme Google Analytics, qui en­re­gistre le trafic de données. L’outil Google pose par­ti­cu­liè­re­ment problème du point de vue de la loi sur la pro­tec­tion des données, car l’adresse IP des uti­li­sa­teurs est sau­ve­gar­dée sur un serveur aux États-Unis.

Afin d’atténuer du moins par­tiel­le­ment ce problème, les uti­li­sa­teurs de sites Web peuvent rac­cour­cir l’adresse IP de la dernière série de numéros, ce qui entraîne alors la perte de la donnée per­son­nelle.

Note

Depuis le 25 mai 2018, le règlement général sur la pro­tec­tion des données est entré en vigueur dans l’UE. L’article 13 et l‘article 14 du RGPD offrent un cadre juridique. Nous avons résumé les in­for­ma­tions les plus im­por­tantes et vous trouverez dans notre article une liste des éléments que les en­tre­prises et ad­mi­nis­tra­teurs de site Internet doivent do­ré­na­vant prendre en compte.

Qui doit se conformer au RGPD ?

Quiconque manipule les données per­son­nelles des Européens doit se plier au RGPD. Qu’il s’agisse d’une en­tre­prise, d’une as­so­cia­tion ou d’un sous-traitant établis sur le ter­ri­toire européen ou aux États-Unis, au Japon ou en Chine, tous doivent se conformer au règlement européen s’ils col­lec­tent et traitent des données per­son­nelles eu­ro­péennes.

Les géants du marché que re­pré­sen­tent Google, Facebook, ou encore Amazon doivent se conformer au règlement général sur la pro­tec­tion des données s’ils veulent continuer à fournir biens et services à leurs uti­li­sa­teurs européens.

Note

La taille de l’en­tre­prise, son secteur d’activité et son caractère public ou privé ne jouent aucun rôle dans le respect du RGPD. Toutes sont con­cer­nées, même une start-up récente et encore modeste doit se conformer au RGPD.

Quels sont les standards ?

Les CGU doivent être claires et soignées. Bien qu’elles soient propres à chacun, certains sujets doivent être traités, tels que :

  • L’objet des CGU : quels sont leurs objectifs ?
  • Les mentions légales : celles-ci sont obli­ga­toires et ont été abordées dans l’article du même nom
  • L’accès au site : les modalités d’uti­li­sa­tion 
  • Les règles relatives à la propriété in­tel­lec­tuelle : in­ter­dic­tion de copier le contenu du site sans citer la source 
  • Les règles relatives aux données per­son­nelles : il s’agit ici de votre dé­cla­ra­tion à la CNIL qui a pour charge de protéger vos données 
  • Res­pon­sa­bi­lité : cette partie détermine et délimite les res­pon­sa­bi­li­tés de chacune des parties

Pour vous donner une idée de con­di­tions générales, le site du créa­teurde la maison de mode Hermès fournit un texte complet dont une partie entière traitant de sa politique de con­fi­den­tia­lité et de sa pro­tec­tion des données per­son­nelles.

Le cas par­ti­cu­lier des sites de e-commerce

Comme nous l’avons dit pré­cé­dem­ment, les boutiques en ligne sont par­ti­cu­liè­re­ment visées par cette rè­gle­men­ta­tion. Elles sont incitées à rédiger des con­di­tions générales de vente afin de préciser la res­pon­sa­bi­lité de chacune des parties dans les tran­sac­tions. Par ailleurs, la loi Hamon du 14 mars 2014 relative à la con­som­ma­tion renforce les droits des con­som­ma­teurs, rendant les CGV encore plus in­dis­pen­sables.

Beaucoup de sites Internet proposent des modèles de CGV mais aussi des gé­né­ra­teurs. Ces sites vous per­met­tront de ne pas commettre d’impasse.

Voici une sélection de modèles gratuits :

Voici un gé­né­ra­teur de con­di­tions générales (payant) qui pourra vous aider : Creanico. L’offre inclut les CGU ainsi qu’un for­mu­laire de ré­trac­ta­tion, obli­ga­toire depuis la loi Hamon.

Les gé­né­ra­teurs et les modèles cons­ti­tuent un bon moyen de rédiger une dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données pour son propre site Web. Cependant, vous ne devez pas non plus faire aveu­glé­ment confiance au résultat. Les modèles re­pré­sen­tent une base qui doit souvent être modifiée in­di­vi­duel­le­ment. Si cela vous paraît trop compliqué ou si vous n’êtes pas sûr que votre dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données soit correcte et com­pré­hen­sible, nous vous re­com­man­dons de bé­né­fi­cier du conseil d’un expert.

Quelles sont les peines encourues ?

Si ces obli­ga­tions de pro­tec­tion des données ne sont pas res­pec­tées, les peines sont variables, allant du simple aver­tis­se­ment à une con­dam­na­tion de cinq ans d’em­pri­son­ne­ment et de 300 000 euros d’amende en vertu de l’article 226-17 du Code pénal.

Pour illustrer ce propos, nous pourrions citer l’affaire du site en­tre­par­ti­cu­liers.com. Le site avait fait l’objet d’une plainte par un client dont les données avaient été di­vul­guées sans son accord. La CNIL a alors été saisie et a constaté que la page Web n’avait défini aucune politique de con­ser­va­tion de l’ensemble des données, laissant place à des dys­fonc­tion­ne­ments en ce qui concerne les in­for­ma­tions bancaires. Suite à cette plainte, la CNIL a prononcé un aver­tis­se­ment public et a exigé de l’en­tre­prise le respect de la loi in­for­ma­tique et libertés.

Le règlement général sur la pro­tec­tion des données (RGPD) est considéré depuis comme facteur de base dans les décisions ju­ri­diques futures. Le règlement restreint non seulement le champ d’ap­pli­ca­tion en termes d’obli­ga­tions de dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données et de for­mu­la­tion, mais augmente également le champ d’ap­pli­ca­tion des amendes éven­tuelles jusqu’à 20 millions d’euros ou 4 % du chiffre d’affaires annuel réalisé dans le monde entier (le montant le plus élevé étant retenu).

Note

Une société doit bien veiller à ce que son sous-traitant respecte le RGPD sous peine d’en subir les con­sé­quences en raison de sa qualité de res­pon­sable du trai­te­ment. Cependant, ce ne sont pas les grands groupes qui sont né­ces­sai­re­ment le plus exposés, car ils bé­né­fi­cient de dé­ta­che­ments de juristes et experts tra­vail­lant déjà depuis des mois sur les di­rec­tives du RGPD à respecter. En revanche, le risque est bien plus élevé pour les en­tre­prises plus petites comme les TPE, PME ou as­so­cia­tions.

Contenu et in­té­gra­tion de la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données

 En théorie, vous êtes tenus, en tant qu’opé­ra­teurs de site Web, d’informer vos uti­li­sa­teurs de la collecte et la pro­tec­tion de leurs données per­son­nelles dès le début du processus d’uti­li­sa­tion. En pratique, cela est souvent difficile avec un site Web, il suffit donc de présenter les in­for­ma­tions en même temps que la collecte. Tout comme les mentions légales, la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données doit être simple et ac­ces­sible depuis chaque page. Pour ce faire, il convient de créer une sous-page séparée pour la dé­cla­ra­tion de la pro­tec­tion des données, qui peut être consultée à tout moment par le biais d’un lien. En outre, il faut s’assurer que les liens établis à cet effet ne sont pas couverts pas d’autres éléments tels que les bannières et que la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données soit visible dans les dif­fé­rents na­vi­ga­teurs et sur tous les supports (PC, tablette, smart­phone etc.).

Note

His­to­ri­que­ment, le RGPD est précédé de la directive ePrivacy qui traite es­sen­tiel­le­ment de la collecte de données sur les sites Web par le tru­che­ment des cookies, et qui sera révisée et obtiendra un cadre juridique national plus con­traig­nant avec le règlement ePrivacy. L’article 82 de la loi In­for­ma­tique et Libertés transpose pour l’instant ces dis­po­si­tions en droit français : tous les cookies né­ces­si­tent le con­sen­te­ment préalable de l’in­ter­naute, à moins d’avoir pour finalité exclusive de permettre ou faciliter une com­mu­ni­ca­tion par voie élec­tro­nique ou d’être requis pour fournir un service de com­mu­ni­ca­tion en ligne à la demande expresse de l'uti­li­sa­teur. Les uti­li­sa­teurs doivent signifier leur con­sen­te­ment sur des « bandeaux cookies » qui doivent im­pé­ra­ti­ve­ment contenir un lien vers la politique de con­fi­den­tia­lité.

Un autre aspect important est que la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données doit être précise, trans­pa­rente et formulée de manière com­pré­hen­sible. Les termes ju­ri­diques et tech­niques devraient être évités dans la mesure du possible, ou faire l’objet d’une ex­pli­ca­tion le cas échéant. Selon le groupe de clients ou d’uti­li­sa­teurs, il vous faudra aussi rédiger la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données dans d’autres langues. Il faut par­ti­cu­liè­re­ment faire attention à l’exac­ti­tude et à l’ex­haus­ti­vité des in­for­ma­tions. Bien qu’il y ait eu des points de désaccord sur les in­for­ma­tions qui ne devraient pas manquer, l’article 13 du RGPD fournit un in­ven­taire général d’in­for­ma­tions obli­ga­toires et sup­plé­men­taires qui ne devraient pas manquer dans la politique de con­fi­den­tia­lité de votre site Web. L’ article 12 du RGPD est tout aussi dé­ter­mi­nant. Assurez-vous également que votre politique de con­fi­den­tia­lité est clai­re­ment struc­tu­rée et utilisez des éléments de con­cep­tion comme des listes ou des tableaux afin que les uti­li­sa­teurs puissent ra­pi­de­ment en saisir le contenu.

Données de contact des re­pré­sen­tants ou sous-traitants

Il est né­ces­saire d’afficher les données de contact de l’en­tre­prise ou du res­pon­sable qui décide du trai­te­ment des données per­son­nelles. En plus du nom doivent ap­pa­raître une adresse postale et une adresse email valides, ainsi qu’un numéro de téléphone. Si le siège de l’en­tre­prise ou le sous-traitant se trouve hors de l’Union eu­ro­péenne, les données de contact du re­pré­sen­tant officiel doivent être indiquées. Le pa­ra­graphe cor­res­pon­dant dans votre dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion de données peut se présenter ainsi :

Modèle pour afficher les données de contact

« Les in­for­ma­tions re­cueil­lies vous con­cer­nant font l’objet d’un trai­te­ment destiné à : coor­don­nés du res­pon­sable de trai­te­ment ou de l’en­tre­prise

Nom de l’en­tre­prise/du res­pon­sable

1, rue exemple
59560 Ville exemple

France
Numéro de téléphone
Email : exemple@email.fr

Pour la finalité suivante :…

Les des­ti­na­taires de ces données sont :…

La durée de con­ver­sa­tion des données est de :…

Vous bé­né­fi­ciez d’un droit d’accès, de rec­ti­fi­ca­tion, de por­ta­bi­lité, d’ef­fa­ce­ment de celles-ci ou une li­mi­ta­tion du trai­te­ment.

Vous pouvez vous opposer au trai­te­ment des données vous con­cer­nant et disposez du droit de retirer votre con­sen­te­ment à tout moment en vous adressant à :…

Vous avez la pos­si­bi­lité d’in­tro­duire une ré­cla­ma­tion auprès d’une autorité de contrôle. »

Données de contact du délégué à la pro­tec­tion des données

Si plus de 20 employés tra­vail­lent ré­gu­liè­re­ment au trai­te­ment au­to­ma­tisé des données ou si l’activité prin­ci­pale de votre en­tre­prise est le transfert de données à caractère personnel, vous êtes tenu de désigner un res­pon­sable de la pro­tec­tion des données. Il en va de même si vous traitez des ca­té­go­ries spé­ci­fiques de données per­son­nelles, telles que les opinions po­li­tiques, les croyances re­li­gieuses ou l’origine ethnique. Dans ce cas, il est né­ces­saire d’inclure les coor­don­nées de cette personne (solution interne ou externe possible) dans la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données.

Modèle pour l’in­di­ca­tion des données de contact du délégué à la pro­tec­tion des données :

Le délégué à la pro­tec­tion des données de l’en­tre­prise ou du res­pon­sable est :

Monsieur X
En­tre­prise exemple (pour une solution externe)

1, rue exemple
59560 Ville exemple
France
Numéro de téléphone
Email : exemple@email.fr

Base juridique du trai­te­ment des données

Il est de votre devoir d’informer les uti­li­sa­teurs de la base juridique de la collecte et du trai­te­ment des données per­son­nelles. Pour ce faire, au moins l’une des con­di­tions suivantes doit être remplie con­for­mé­ment à l’article 6 du RGPD :

  • La personne concernée a donné son con­sen­te­ment
  • Le trai­te­ment est né­ces­saire à l’exécution d’un contrat avec la personne concernée ou pour mener à bien des actions pré­con­trac­tuelles.
  • Le res­pon­sable remplit une obli­ga­tion légale à laquelle il est soumis.
  • Le trai­te­ment sert à protéger les intérêts vitaux de la personne concernée ou d’une autre personne.
  • Le trai­te­ment est dans l’intérêt public.
  • Le trai­te­ment est né­ces­saire pour sau­ve­gar­der les intérêts légitimes du res­pon­sable du trai­te­ment ou d’un tiers (sous la condition que les droits et libertés fon­da­men­tales de la personne concernée ne soient pas violés).

Modèle pour l’in­di­ca­tion des bases ju­ri­diques

Dans la mesure où nous avons obtenu le con­sen­te­ment de la personne concernée pour le trai­te­ment des données à caractère personnel, l’article 6, pa­ra­graphe 1, alinéa 1, alinéa 1A du RGPD s’applique comme base juridique.

Si le trai­te­ment des données à caractère personnel est né­ces­saire à l’exécution d’un contrat avec la personne concernée ou des mesures pré­con­trac­tuelles prises par la personne concernée, l’article 6, pa­ra­graphe 1, alinéa 1b du RGPD s’applique comme base juridique.

Si le trai­te­ment des données est le résultat d’une obli­ga­tion légale à laquelle nous sommes soumis, nous nous référons alors à l’article 6, pa­ra­graphe 1, alinéa 1c du RGPD comme base légale.

Lorsque des données à caractère personnel sont traitées afin de protéger les intérêts vitaux de la personne concernée ou d’une autre personne physique, il s’agit de la base juridique est l’article 6, pa­ra­graphe 1, premier alinéa (RGPD).

Si le trai­te­ment des données sert une mission d’intérêt public ou est effectué dans l’exercice de l’autorité publique, nous renvoyons à l’article 6, pa­ra­graphe 1, premier alinéa du RGPD.

Dans la mesure où le trai­te­ment des données à caractère personnel est né­ces­saire pour sau­ve­gar­der les intérêts légitimes du res­pon­sable du trai­te­ment ou d’un tiers, sans porter atteinte aux intérêts, aux droits fon­da­men­taux ou aux libertés de la personne concernée, l’article 6, pa­ra­graphe 1, premier alinéa du RGPD s’applique comme base juridique.

Finalité du trai­te­ment des données

En plus de la base juridique, vous devez également énumérer dans votre dé­cla­ra­tion de con­fi­den­tia­lité les finalités du trai­te­ment des in­for­ma­tions per­ti­nentes relatives aux données. La trans­pa­rence est ici re­com­man­dée ainsi que les com­po­sants de votre projet Web qui col­lec­tent les données cor­res­pon­dantes, comme par exemple :

  • For­mu­laire de contact
  • Ins­crip­tion à la news­let­ter
  • Champ de saisie (par exemple pour entrer des données bancaires dans le panier d’achat)
  • Codes de suivie
  • Plugins tiers (par exemple boutons sociaux)
  • Contenu de tiers (par exemple vidéos YouTube)
  • Loterie
  • Cookies
Note

Il faut être encore plus prudent lors de l’in­té­gra­tion de contenu externe : le RGPD renforce la nécessité d’informer l’uti­li­sa­teur avant le trai­te­ment des données. Cependant, de nombreux contenus de tiers, tels que les vidéos YouTube, trans­met­tent des données par défaut lorsque vous visitez le site. Google a déjà réagi en im­plé­men­tant le « mode de con­fi­den­tia­lité amélioré » dans les options d’in­té­gra­tion de YouTube. Activez-le, générez un code d’in­té­gra­tion qui ne transmet les données que lorsque la vidéo cor­res­pon­dante est visionnée.

Si l’article 6, pa­ra­graphe 1, alinéa 1f du RGPD est pertinent pour votre projet, vous devriez alors également trans­po­ser vos intérêts légitimes par écrit. Cependant, vous devez également toujours vérifier si vous protégez de la meilleure façon possible les intérêts et les droits des uti­li­sa­teurs. Les objectifs fréquents sont par exemple l’analyse du com­por­te­ment de na­vi­ga­tion des visiteurs à des fins marketing, afin d’optimiser le site Web, ou de fournir du contenu per­son­na­lisé.

Modèle pour la spé­ci­fi­ca­tion de la finalité du trai­te­ment des données :

Afin de rendre votre visite la plus agréable possible et pour offrir toutes les fonctions dis­po­nibles, nous re­cueil­lons un certain nombre de données et d’in­for­ma­tions sur l’appareil que vous utilisez pour accéder à notre site Web. Il s’agit des données suivantes :

  • Adresse IP
  • Système d’ex­ploi­ta­tion
  • Type et version du na­vi­ga­teur
  • Date et heure de l’accès

Ces données ne sont pas évaluées à des fins marketing dans ce contexte.

Des­ti­na­taire ou catégorie des des­ti­na­taires des données à caractère personnel

Si vous trans­met­tez des données per­son­nelles à un tiers, vous devez également en informer vos uti­li­sa­teurs dans le cadre de la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données. Si vous gérez une boutique en ligne, cela concerne par exemple les autres services que vous êtes sus­cep­tibles d’inclure comme les services de paiement par exemple.

Cette division comprend également l’im­plé­men­ta­tion des cookies de tiers et d’ex­ten­sions dont l’uti­li­sa­tion est toujours liée à la di­vul­ga­tion d’in­for­ma­tions per­son­nelles. Les codes de suivi et les boutons de médias sociaux devraient être notamment men­tion­nés ici. Dans les deux cas, vous pouvez faire valoir un intérêt légitime pour justifier l’uti­li­sa­tion des données. Néanmoins, il est conseillé d’obtenir le con­sen­te­ment du visiteur pour les boutons des médias sociaux, ainsi que l’uti­li­sa­tion d’une procédure conforme à la pro­tec­tion des données comme la solution en double clic.

Les services pu­bli­ci­taires tels que Google AdSense ou AdWords devraient également être définis comme des­ti­na­taires si vous les utilisez pour financer votre projet Web.

Modèle de spé­ci­fi­ca­tion des four­nis­seurs tiers intégrés (exemple « plugin Facebook ») :

Ce site utilise un plugin social Facebook développé par Facebook Inc (1 Hacker Way, Menlo Park, Ca­li­for­nie 94025 USA) et est identifié par le logo Facebook. Le plugin établit une connexion directe entre notre na­vi­ga­teur et les serveurs Facebook dès qu’il est activé. Pour cela, il faut cliquer sur le bouton cor­res­pon­dant. Nous n’avons, dans ce contexte, aucun contrôle sur la nature et l’étendue des données trans­mises à Facebook Inc. Une dé­cla­ra­tion de l’en­tre­prise de médias sociaux sur ce sujet se trouve sous le lien suivant : dé­cla­ra­tion de Facebook.

Note

Si vous avez gé­né­ra­le­ment l’intention de trans­fé­rer des ren­seig­ne­ments per­son­nels à un des­ti­na­taire dans un pays tiers ou à une or­ga­ni­sa­tion in­ter­na­tio­nale, vous devriez également divulguer cette intention à ce stade de votre dé­cla­ra­tion de con­fi­den­tia­lité.

Durée de la sau­ve­garde des données

Afin de traiter les données de la manière la plus juste et trans­pa­rente possible, vous devriez également indiquer la durée de con­ser­va­tion des données per­son­nelles. Si aucune valeur unique ne peut être formulée pour ce faire, vous pourriez néanmoins parler des critères qui in­fluen­cent la période de stockage des données. Ainsi, vous pouvez gé­né­ra­le­ment entrer des in­di­ca­tions concrètes pour la sau­ve­garde d’adresses IP (rendues anonymes) dans les fichiers Log, si vous y avez par exemple configuré une sup­pres­sion au­to­ma­tique après un temps précis. Si vous tra­vail­lez avec des cookies qui per­met­tent d’iden­ti­fier le visiteur pour la durée d’une session, la durée de la sau­ve­garde des données est liée (cas très in­di­vi­duels) à la durée de la session.

Modèle pour indiquer la durée de sau­ve­garde des données

Toutes les données per­son­nelles que nous col­lec­tons au cours de votre visite, grâce à l’uti­li­sa­tion de cookies, seront au­to­ma­ti­que­ment effacées dès que l’objectif de leur di­vul­ga­tion sera atteint. Les données de session sont sau­ve­gar­dées le temps que celle-ci se termine (en quittant ou en fermant le site Web).

Note

Si vous sau­ve­gar­dez les données per­son­nelles sur des serveurs hors de la France, alors vous devez l’indiquer dans la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données de votre site Web, ainsi qu’une référence à d’éven­tuelles et dif­fé­rentes ré­gle­men­ta­tions de pro­tec­tion des données (notamment pour les pays hors de l’UE).

Note sur les droits des personnes con­cer­nées

Tous les uti­li­sa­teurs auprès desquels vous collectez des données per­son­nelles disposent d’un certain nombre de droits, aussi désignés droits des personnes con­cer­nées. Ainsi, le droit d’accès de la personne concernée article 15 du RGPD accorde par exemple le droit d’obtenir des in­for­ma­tions dé­tail­lées sur les finalités du trai­te­ment, les des­ti­na­taires ou ca­té­go­ries de des­ti­na­taires, la durée de con­ser­va­tion des données et l’origine. Par ailleurs, les uti­li­sa­teurs disposent également du droit, entre autres, de faire rectifier article 16 du RGPD et, sous certaines con­di­tions, supprimer leurs données per­son­nelles article 17 du RGPD.

Modèle pour avertir sur les droits des personnes con­cer­nées :

Dans le cadre du RGPD, vous êtes considéré comme une personne concernée si des données per­son­nelles vous con­cer­nant sont traitées par nous. Pour cette raison, vous pouvez faire usage de divers droits des personnes con­cer­nées qui sont listés dans le règlement général sur la pro­tec­tion des données. Il s’agit ici du droit d’accès de la personne concernée (article 15 du RGPD), du droit de rec­ti­fi­ca­tion (article 16 du RGPD), du droit à l’ef­fa­ce­ment (article 17 du RGPD), du droit à la li­mi­ta­tion du trai­te­ment (article 18 du RGPD), du droit d’op­po­si­tion (article 21 du RGPD), du droit d’in­tro­duire une ré­cla­ma­tion auprès d’une autorité de contrôle (article 77 du RGPD) ainsi que du droit à la por­ta­bi­lité des données (article 20 du RGPD).

Cla­ri­fi­ca­tion de l’obli­ga­tion légale ou con­trac­tuelle de collecter des données

Si la mise à dis­po­si­tion des données per­son­nelles est exigée par la loi, le contrat ou bien est in­dis­pen­sable à la con­clu­sion d’un contrat, vous devez en informer vos uti­li­sa­teurs. Il est également né­ces­saire de préciser les con­sé­quences d’un manque de mise à dis­po­si­tion des données.

Modèle pour la cla­ri­fi­ca­tion de l’obli­ga­tion légale de collecter des données

La collecte de vos données per­son­nelles est in­dis­pen­sable à la con­clu­sion d’un contrat ainsi qu’à l’exécution des obli­ga­tions con­trac­tuelles et des services. Si vous ne nous four­nis­sez pas les in­for­ma­tions demandées, ni la con­clu­sion d’un contrat ni d’autres services con­trac­tuels ne seront possibles.

In­for­ma­tions sur l’uti­li­sa­tion de la prise de décision au­to­ma­tisé (y compris le profilage)

Si vous utilisez la prise de décision au­to­ma­ti­sée, y compris le profilage, vous êtes alors tenu de livrer des in­for­ma­tions sig­ni­fi­ca­tives sur la logique sous-jacente. Le plus important est d’iden­ti­fier les effets souhaités et la portée de ces processus de trai­te­ment des données sur la personne concernée. L’arrière-plan est que vos uti­li­sa­teurs ont fon­da­men­ta­le­ment le droit de ne pas être soumis à une décision fondée ex­clu­si­ve­ment sur le trai­te­ment au­to­ma­tisé, y compris le profilage article 22 du RGPD. Cependant, ce droit ne s’applique pas si la procédure au­to­ma­ti­sée est né­ces­saire à la con­clu­sion ou à l’exécution du contrat, si elle est autorisée par le droit de l’UE et de ses états membres ou si elle est effectuée avec le con­sen­te­ment express de la personne concernée.

Modèle pour la référence à l’uti­li­sa­tion de la prise de décision au­to­ma­ti­sée ou profilage au­to­ma­tisé

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RGPD : résumé des prin­ci­paux points du Règlement de base sur la pro­tec­tion des données

Le règlement de base sur la pro­tec­tion des données rend la pro­tec­tion des données dans l’UE plus trans­pa­rente, plus com­pré­hen­sible et plus sûre. La nécessité d’une politique de pro­tec­tion de la vie privée complète et cor­rec­te­ment exécutée en est au cœur, en par­ti­cu­lier pour les ex­ploi­tants de sites Web qui doivent souvent traiter une énorme quantité de données per­son­nelles dif­fé­rentes. Si vous avez encore rédigé une dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion de données à l’aide de l’ancien modèle, vous en recevrez une copie sur les points men­tion­nés ci-dessus, notamment la di­vul­ga­tion de la base juridique et les ré­fé­rences aux droits des uti­li­sa­teurs con­si­dé­rées comme des in­no­va­tions majeures.

Na­tu­rel­le­ment, ces deux aspects ne sont pas les seuls en ce qui concerne le trai­te­ment et la nouvelle dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données selon le RGPD : en tant que res­pon­sable, vous avez le devoir d’expliquer le sens et la finalité du trai­te­ment des données sous une forme détaillée et fa­ci­le­ment com­pré­hen­sible qui ne laisse aucune question ouverte à votre cercle d’uti­li­sa­teurs. Si cela se produit, vous ou votre res­pon­sable de la pro­tec­tion des données devez être en mesure de répondre aux questions. Le RGPD souligne une fois de plus que l’in­for­ma­tion des uti­li­sa­teurs doit être fournie le plus tôt possible, toujours à pro­pre­ment parler, avant la collecte des données. Les efforts de la CNIL en relation avec la nouvelle rè­gle­men­ta­tion eu­ro­péenne sont voués à offrir une image toujours plus trans­pa­rente de leurs obli­ga­tions en matière de pro­tec­tion des données aux ex­ploi­tants de sites Web.

Conseil

Vous pouvez utiliser notre nouvelle dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données comme source d’ins­pi­ra­tion et modèle pour votre propre dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion de données.

Le règlement uniforme permet également aux tribunaux de sanc­tion­ner plus fa­ci­le­ment les in­frac­tions à venir. Par con­sé­quent, compte tenu du re­lè­ve­ment de l’amende à hauteur de 20 millions d’euros, vous devez être très prudent lors de l’éla­bo­ra­tion de la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données.

Conseils pour la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion de données : modèles et gé­né­ra­teurs

Sur Internet, vous trouvez de nom­breuses offres gratuites qui vous aident à créer la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données pour votre site Web. Cherchez parmi les modèles existants ceux qui sont per­ti­nents pour votre site. Il existe aussi bien des modèles prêts à l’emploi pour la dé­cla­ra­tion générale con­cer­nant la collecte et la pro­tec­tion des données des uti­li­sa­teurs que des ca­té­go­ries spéciales comme par exemple les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, etc.), les cookies, les for­mu­laires de contact ou l’envoi de news­let­ters. De cette manière, vous recevez également la dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données pour Google Analytics ou d’autres outils d’analyse sous forme de for­mu­laire, y compris un lien pour tous les uti­li­sa­teurs qui ne sont pas d’accord avec la collecte et la trans­mis­sion de leurs données.

En plus de divers exemples, quelques sites Web proposent également des gé­né­ra­teurs gratuits de dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion de données, des exemples de textes requis et leur mise en forme. Le résultat est souvent dis­po­nible sous forme de texte et de code HTML.

Les modèles et les gé­né­ra­teurs sont une bonne façon de rédiger la politique de con­fi­den­tia­lité de votre propre site Web. Toutefois, il ne faut pas se fier aveu­glé­ment au résultat. Bien que les modèles cons­ti­tuent la base, ils doivent souvent être modifiés et complétés in­di­vi­duel­le­ment. Si vous n’êtes pas sûr que votre dé­cla­ra­tion de pro­tec­tion des données est complète et correcte, nous vous re­com­man­dons également de demander l’avis d’un expert juridique.

Veuillez prendre con­nais­sance des mentions légales en vigueur sur cet article.

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