Les offres et les pres­ta­tions de service se dé­ve­lop­pent con­ti­nuel­le­ment sur Internet. Cette tendance concerne également les méthodes de paiement en ligne les plus courantes du e-commerce. De nouveaux procédés sont con­ti­nuel­le­ment dé­ve­lop­pés et mis sur le marché, et visent à être de plus en plus pratiques pour les uti­li­sa­teurs. Mais ces nouvelles méthodes peuvent-elles con­cur­ren­cer les moyens clas­siques ? Quels avantages propose le paiement en ligne face à l’achat sur facture, le pré­lè­ve­ment ou le contre-rem­bour­se­ment? Et quels nouveaux risques ces moyens de paiement re­pré­sen­tent-ils? Pour offrir le meilleur service possible aux clients, les com­mer­çants doivent garder une vision d’ensemble des dif­fé­rentes pos­si­bi­li­tés et proposer un choix de méthodes de paiement en ligne sécurisés.

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Les Systèmes de paiement en ligne les plus courants

Les con­som­ma­teurs français réa­gis­sent de manière par­ti­cu­liè­re­ment sensible aux thèmes de la pro­tec­tion de données et de sécurité des tran­sac­tions. Des rapports des médias sur le ha­me­çon­nage (Phishing) et le vol de données ont mené à un scep­ti­cisme plutôt légitime con­cer­nant les tran­sac­tions sur Internet. Pour qu’un in­ter­naute passe du statut de simple prospect à celui de client de votre boutique en ligne, un com­mer­çant doit anticiper les besoins de ses visiteurs quant aux pos­si­bi­li­tés de paiement sur le Web. A cet égard, la solution de transfert d’argent parfaite sur Internet n’existe pas encore. Chaque système de paiement propose aussi bien des avantages que des in­con­vé­nients. C’est pour cela que les systèmes de paiement en ligne sécurisés sont issus d’un compromis entre sécurité de l’acheteur et sécurité du vendeur.

Achat sur facture

L’achat sur facture est par­ti­cu­liè­re­ment apprécié par les acheteurs dans le monde entier, et par­ti­cu­liè­re­ment en Allemagne ou ce moyen est plus développé qu’en France. Son succès s’explique sim­ple­ment : avec ce mode de paiement, tous les risques liés à la tran­sac­tion sont clai­re­ment assumés par le vendeur sur Internet.  Ce dernier envoie la mar­chan­dise commandée en incluant une facture que le client devra payer par la suite. Le com­mer­çant ne reçoit l’argent qu’après la bonne réception du bien par le client. Le com­mer­çant ordonne ainsi le virement avec un jus­ti­fi­ca­tif cor­res­pon­dant ou un service bancaire en ligne. Si le virement est manquant, l’in­ves­tis­se­ment de l’ex­ploi­tant de la boutique en ligne devient plus important. Malgré ce grand dé­sa­van­tage, il est re­com­mandé aux com­mer­çants d’offrir à leurs clients la pos­si­bi­lité d’effectuer des achats sur facture.

De nombreux clients préfèrent ce type de tran­sac­tion à toutes les autres méthodes de paiement en ligne. Il existe des pres­ta­taires de service externes comme Klarna ou BillPay qui per­met­tent de réduire les risques de défaut de paiement pour les com­mer­çants, en vérifiant la sol­va­bi­lité des clients. Ces derniers prennent en charge les droits au paiement des com­mer­çants dans le cadre d’un af­fac­tu­rage (Factoring) et du dé­rou­le­ment du paiement par le client. Al­ter­na­ti­ve­ment, beaucoup de boutiques en ligne per­met­tent l’achat sur facture, mais ex­clu­si­ve­ment pour leurs clients réguliers. Dans le but d’éviter une fois encore les défauts de paiement et autres es­cro­que­ries, l’achat sur facture n’induit pas de frais sup­plé­men­taires de tran­sac­tion.

Paiement anticipé

Le paiement anticipé est exac­te­ment le contraire du paiement sur facture. Si un client se décide pour ce mode de paiement, la mar­chan­dise est expédiée uni­que­ment lorsque le règlement est effectué par le client. Dans ce cas, c’est le client qui assume le risque de la tran­sac­tion. Si celui-ci a effectué une commande sur une boutique en ligne non fiable et sérieuse, il peut ne pas recevoir la mar­chan­dise attendue malgré le paiement. La ré­si­lia­tion de la commande peut s’avérer difficile en cas de mar­chan­dise dé­fec­tueuse ou qui ne cor­res­pon­drait pas aux attentes du client. Afin d’inciter les clients à opter pour ce moyen de paiement, les com­mer­çants mettent en place des rabais spéciaux pour les paiements anticipés.

Le fait que le paiement est effectué par une voie de tran­sac­tion tra­di­tion­nelle (virement bancaire) re­pré­sente un avantage et un gain de confiance pour le client. De cette manière, envoyer des données bancaires sensibles ne com­por­te­rait pas de risque. Tout comme un virement classique, le paiement anticipé n’entraîne pas de frais de tran­sac­tion.  Les in­ter­nautes qui recourent au paiement anticipé sont de moins en moins nombreux, les com­mer­çants doivent donc faire attention à proposer d’autres méthodes de paiement en ligne fiables. En général, cette méthode de paiement n’est re­com­man­dée qu’à condition que le com­mer­çant soit digne de confiance.

Pré­lè­ve­ments

Le pré­lè­ve­ment ap­par­tient également aux méthodes de paiement en ligne clas­siques. Ce moyen est idéal pour un achat sur une boutique en ligne en raison de la sûreté de pla­ni­fi­ca­tion et de faibles frais de tran­sac­tion. Un pré­lè­ve­ment de boutique en ligne s’avère assez pratique pour un client : le montant de la facture est prélevé di­rec­te­ment sur son compte, gé­né­ra­le­ment dès que la mar­chan­dise est expédiée suite à l’au­to­ri­sa­tion de pré­lè­ve­ment. En cas de pré­lè­ve­ment in­jus­ti­fié, les acheteurs peuvent faire op­po­si­tion auprès de leur banque et obtenir un rem­bour­se­ment de la somme engagée. Cette pos­si­bi­lité est une pro­tec­tion solide contre les escrocs du Web et les com­mer­çants peu fiables.

Un pré­lè­ve­ment bancaire abrite cependant de gros risques liés à la trans­mis­sion de données bancaires né­ces­saires à la tran­sac­tion. Ces dernières sont le numéro de compte, le code de votre banque ainsi que le nom de l’éta­blis­se­ment financier qui gère le compte client. Le pré­lè­ve­ment bancaire comporte pour cette raison des risques de ha­me­çon­nage et de vol de données. Les gérants de boutiques en ligne devraient à ce titre veiller à ce que les données sensibles des clients soient toujours échangées via une trans­mis­sion cryptée et donc sécurisée. Le protocole de cryptage SSL (Secure Socket Layer) est une pro­tec­tion fiable contre ces menaces. Pour éviter les défauts de paiement des comptes inconnus, un examen de sol­va­bi­lité peut être effectué par des pres­ta­taires de services externes comme Klarna ou BillPay, cités pré­cé­dem­ment. Ces derniers en­traî­nent cependant des frais de tran­sac­tion sup­plé­men­taires.

Contre-rem­bour­se­ment

Un compromis entre sécurité pour le vendeur et sécurité pour l’acheteur est possible grâce au contre-rem­bour­se­ment. Ce mode de paiement fait également partie des modes de paiement clas­siques proposés par les boutiques en ligne. Ici, le client règle sa facture au moment de la livraison. En général, seul l’argent liquide est accepté dans cette situation. La tran­sac­tion est effectuée en dehors du Web, ce qui constitue un avantage pour le client. Le contre-rem­bour­se­ment est ainsi une des options les plus sûres pour commander des biens sur Internet. En France, un tel service est proposé par dif­fé­rentes sociétés spé­cia­li­sées en lo­gis­tique comme La Poste, DHL et Chro­no­post. Une taxe sup­plé­men­taire doit être versée à ces pres­ta­taires de service externes, en plus du montant de la facture. Il reste un risque pour le com­mer­çant, celui du refus de la mar­chan­dise par le client. Dans ce cas, les coûts sont à sa charge. Comme la tran­sac­tion s’effectue à la porte du client, celui-ci ne peut pas toujours vérifier le bon fonc­tion­ne­ment ou l’état de la mar­chan­dise dans de bonnes con­di­tions. Une fois la mar­chan­dise payée, un rem­bour­se­ment pour cause de non fonc­tion­ne­ment ou de défaut s’avère plus difficile que lors d’un achat sur facture.

Carte de crédit

L’option la plus pratique pour acheter des mar­chan­dises sur Internet est sans doute la carte de crédit. En général, un client doit saisir ses in­for­ma­tions bancaires (nom et prénom, type de carte de crédit, numéro de carte, date d‘ex­pi­ra­tion et cryp­to­gramme visuel) dans un for­mu­laire de paiement intégré à la boutique en ligne pendant le processus de commande. Le com­mer­çant encaisse le montant facturé par l’éta­blis­se­ment bancaire cor­res­pon­dant et expédie la mar­chan­dise. Si celle-ci est ré­cep­tion­née de manière in­com­plète ou dé­fec­tueuse, l’acheteur peut obtenir un rem­bour­se­ment sur la carte de crédit utilisée lors de l’achat. En cas d’absence totale de mar­chan­dise le client a bien entendu droit à un rem­bour­se­ment.

Cette méthode de paiement est donc largement utilisée par les boutiques en ligne en raison de la sim­pli­cité du processus de paiement. Comme ce type de tran­sac­tion pré­sup­pose une trans­mis­sion de données bancaires sensibles sur Internet, les mêmes risques et les mêmes pré­cau­tions que pour un paiement par pré­lè­ve­ment sont valables. Ainsi les trans­mis­sions de coor­don­nées bancaires doivent être ef­fec­tuées sur des sites utilisant un protocole de chif­fre­ment des données (SSL). Les in­ter­nautes ef­fec­tuant des achats par carte de crédit sur le Web sont en effet dans le viseur des escrocs et leurs ten­ta­tives de ha­me­çon­nage. Cette uti­li­sa­tion de la carte de crédit pose aux gérants de boutiques en ligne le défi du stockage sécurisé des coor­don­nées bancaires. Des rapports des médias montrent que des pirates ont par le passé toujours réussi à accéder aux bases de données sensibles de grandes boutiques en ligne. De plus, des employés de grandes boutiques ont déjà transmis dans certains cas des données sensibles à des tiers.

Emetteurs de moyens de paiement externes

De plus en plus de clients font confiance aux pres­ta­taires de service de paiement externes en ef­fec­tuant des achats sur des boutiques en ligne. Ces services externes ne pré­sen­tent pas uni­que­ment des avantages pour les clients mais aussi pour les com­mer­çants. Les gérants de boutiques Web profitent de l’ex­ter­na­li­sa­tion des processus de paiement car c’est aux pres­ta­taires de service externe de s’occuper de la gestion du crédit. En outre, ces systèmes modernes assurent un faible retard entre le règlement émis par le client et la réception du paiement chez le com­mer­çant. Les mar­chan­dises peuvent par con­sé­quent être livrées bien plus ra­pi­de­ment au client. Cette ac­cé­lé­ra­tion des échanges se manifeste surtout avec les biens nu­mé­riques comme les fichiers musicaux ou les journaux en ligne qui peuvent être mis à dis­po­si­tion des clients en quelques secondes seulement moyennant paiement. Ces services de paiement externes se ré­jouis­sent de l’essor de ces mi­cro­paie­ments.  Sur un support tel que PayPal par exemple, il faut avoir un compte client spécial. Avec un pres­ta­taire de service de paiement tel que ICEPAY, la connexion entre la boutique en ligne et la banque en ligne se fait di­rec­te­ment via les comptes bancaires res­pec­tifs. En voici les avantages et in­con­vé­nients:

  • Services de paiement avec compte client : avec ces systèmes de paiement en ligne, les données bancaires sensibles ne sont pas mises à dis­po­si­tion du com­mer­çant. De cette manière le risque d’une mauvaise ex­pé­rience avec une boutique qui n’est pas fiable est réduit. PayPal, le leader du marché, offre une plus grande sécurité à ses uti­li­sa­teurs. Il inclut le rem­bour­se­ment d’un paiement si la mar­chan­dise n’est pas ré­cep­tion­née, si elle présente des défauts ou encore des dis­fonc­tion­ne­ments. Mais étant donné que les comptes clients sont protégés par des iden­ti­fiants et mots de passes sur les pla­te­formes externes de paiement, ces dernières sont aussi tombées dans le viseur des escrocs.
  • Virements directs via un tiers : avec un service comme ICEPAY,  un client en train de remplir un for­mu­laire de commande d’une boutique en ligne est di­rec­te­ment mis en relation avec sa banque en ligne. Depuis cette même banque, le client va ensuite virer le montant de la facture au com­mer­çant. Par sécurité, chaque virement effectué doit être confirmé par son émetteur avec un code qu’il aura reçu par SMS. Ce type de système soulève toutefois des critiques con­cer­nant la sécurité de la trans­mis­sion des comptes bancaires et codes de con­fir­ma­tion par SMS à des tiers.
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