Les outils de sto­ry­tel­ling cons­ti­tuent une aide précieuse pour les spé­cia­listes du marketing en ligne, car les histoires attirent l’attention et suscitent des émotions. Le conte ac­com­pagne l’humanité depuis des milliers d’années. Que ce soit dans les mythes, les romans ou les con­ver­sa­tions de tous les jours, les histoires sont om­ni­pré­sentes et les gens les adorent parce qu’elles génèrent toute une palette de sen­ti­ments qui nous per­met­tent de nous iden­ti­fier. Cela signifie qu’il existe aussi une demande pour les bonnes histoires dans le marketing : après tout, les produits se vendent plus ef­fi­ca­ce­ment grâce à la fidélité émo­tion­nelle. Il n’est donc pas sur­pre­nant que le sto­ry­tel­ling digital soit depuis longtemps au centre des nouvelles stra­té­gies de marketing en ligne. Cela ne signifie pas pour autant que tous les spé­cia­listes du marketing soient des conteurs nés : c’est pour cette raison qu’existent les outils de sto­ry­tel­ling.

Le sto­ry­tel­ling digital est également un sujet d’actualité pour les con­cep­teurs de contenu, car les défis de leur travail sont de plus en plus nombreux : la quantité du contenu aug­men­tant cons­tam­ment, les uti­li­sa­teurs sont obligés de le sé­lec­tion­ner en fonction de leurs intérêts. Dans ce contexte, comment se démarquer de l’abondance du contenu dis­po­nible sur le réseau? Comment rendre son contenu encore plus attractif ? L’une des réponses réside dans le succès de la narration numérique. Pour ce faire, les outils de sto­ry­tel­ling re­pré­sen­tent une aide con­si­dé­rable.

Ces pro­grammes aident en effet à raconter des histoires nu­mé­riques de toutes sortes de façon at­trayante. Le choix des outils de narration est aussi varié que le contenu lui-même : qu’il s’agisse de raconter des histoires dans les fils d’actualité, de faire cliquer l’uti­li­sa­teur ou d’utiliser des images im­pres­sion­nantes, il y en a pour tous les goûts. Voici un aperçu des dif­fé­rents outils de sto­ry­tel­ling dis­po­nibles, et leurs uti­li­sa­tions res­pec­tives.

Texte et mul­ti­mé­dia, les com­po­santes des outils de sto­ry­tel­ling

Qu’est-ce qui est important pour un bon sto­ry­tel­ling, et comment les outils en ligne peuvent-ils y con­tri­buer ? Voyons d’abord quelles sont les formes de narration dis­po­nibles, avant de présenter une gamme d’outils adaptés.

Toutes les étapes pour cons­truire une bonne histoire

Le sto­ry­tel­ling repose sur des sujets efficaces et une bonne structure de récit. Pour ce faire, il y a quelques règles utiles à suivre. Si l’on ne prend en compte que quelques éléments du conte classique, il est plus facile de trans­mettre ef­fi­ca­ce­ment un message, sans aucun langage pu­bli­ci­taire intrusif.

La structure en trois actes, qui remonte au temps de la tragédie grecque, se compose des étapes suivantes : ex­po­si­tion, conflit, ré­so­lu­tion. C’est encore aujourd’hui la structure de base de nombreux longs métrages à succès, et elle convient également à la narration sur le Web. Le voyage du héros, défini par Joseph Campbell est également un autre schéma narratif récurrent. Il comprend 12 étapes, au cours des­quelles le héros aboutit à une victoire, tra­ver­sant une série de défis et de ren­contres visant à surmonter un conflit à la base de l’action. En lisant certaines histoires de créations de grandes en­tre­prises, on découvre parfois des pa­ral­lèles étonnants avec cette structure narrative, autant d’éléments qui peuvent inciter tout un chacun à modifier la façon dont il raconte sa propre histoire.

Remarque

Il existe de nom­breuses autres struc­tures nar­ra­tives, dont on peut se servir pour cons­truire ou dra­ma­ti­ser un récit.

La narration mul­ti­mé­dia

Mais la narration numérique va bien au-delà du texte : l’aspect mul­ti­mé­dia est in­dis­pen­sable pour  une narration réussie sur Internet. En effet, les médias nu­mé­riques ouvrent de toutes nouvelles pos­si­bi­li­tés pour la narration d’histoires : dans une com­bi­nai­son vivante d’images à 360°, de cartes, de fils d’ac­tua­li­tés in­te­rac­tifs et de gra­phiques d’in­for­ma­tion dy­na­miques, l’uti­li­sa­teur peut s’immerger com­plè­te­ment dans l’histoire racontée de façon visuelle.

Les jour­na­listes de la BBC et du New York Times ont commencé par utiliser des outils de sto­ry­tel­ling pour créer d’im­pres­sion­nants re­por­tages mul­ti­mé­dias. Mais il existe main­te­nant des outils de narration abor­dables qui per­met­tent aux jour­na­listes in­dé­pen­dants, aux petites en­tre­prises et aux con­cep­teurs de contenu de raconter des histoires visuelles im­pres­sion­nantes, sans avoir besoin de con­nais­sances tech­niques ap­pro­fon­dies ou de res­sources fi­nan­cières im­por­tantes.

En général, les outils de sto­ry­tel­ling offrent la pos­si­bi­lité de choisir parmi dif­fé­rents modèles de design, grâce auxquels les contenus mul­ti­mé­dias sont présentés ef­fi­ca­ce­ment. Selon les dif­fé­rents pro­grammes, on peut intégrer dif­fé­rents médias et adapter le design à leurs spé­ci­fi­ci­tés. Les créateurs d’histoires ont donc à leur dis­po­si­tion une gamme d’outils variée dans laquelle ils peuvent choisir le mieux adapté à leur propre histoire mul­ti­mé­dia.

Remarque

Il existe une forme par­ti­cu­lière de narration mul­ti­mé­dia, que l’on appelle le scrol­ly­tel­ling, car le lecteur fait défiler les images d’une histoire. La chronique Snow Fall a rendu ce type de récit numérique populaire en 2012. Au début, ce sont uni­que­ment de grandes en­tre­prises qui ont suivi, mais le scrol­ly­tel­ling est main­te­nant possible à plus petite échelle

Les éléments standard d’un outil de sto­ry­tel­ling

En comparant les outils de sto­ry­tel­ling, on constate que la plupart d’entre eux fonc­tion­nent selon des principes très si­mi­laires.

Les contenus prin­ci­paux qui peuvent être intégrés par des outils de sto­ry­tel­ling sont les suivants :

  • texte
  • images et dia­po­ra­mas
  • audio
  • vidéo
  • in­té­gra­tion sur les médias sociaux
  • in­té­gra­tion sur YouTube ou Vimeo
  • in­fo­gra­phies

La ma­ni­pu­la­tion d’un outil de sto­ry­tel­ling inclut, entre autres, les éléments suivants :

  • Glisser-déposer : la plupart des outils de sto­ry­tel­ling fonc­tion­nent selon le principe du glisser-déposer. Avec la souris, vous placez ainsi l’élément de votre choix fa­ci­le­ment à l’em­pla­ce­ment souhaité.
  • CSS (Cascading Style Sheets) et CSS per­son­na­lisé : de nombreux outils de sto­ry­tel­ling fonc­tion­nent avec des modèles que chacun peut utiliser pour sa mise en page. Avec certains outils, les uti­li­sa­teurs ont plus de liberté créative, car ils peuvent continuer à éditer les mises en page ou les créer eux-mêmes. Cependant, cela nécessite parfois une plus grande con­nais­sance technique.
  • Pré­vi­sua­li­sa­tion : la plupart des outils de sto­ry­tel­ling ont une fonction de pré­vi­sua­li­sa­tion, afin que vous puissiez vérifier au cours du processus de travail à quoi res­sem­blera l’histoire mul­ti­mé­dia pour l’uti­li­sa­teur, et comment il pourra interagir avec elle.
  • Travail en équipe : de nombreux outils ne sont pas seulement adaptés à un usage in­di­vi­duel, mais peuvent être utilisés par plusieurs personnes en même temps, tra­vail­lant sur le même projet à partir de comptes dif­fé­rents.

Il existe deux formats pour les pro­grammes de sto­ry­tel­ling :

  • Version de bureau : un programme de sto­ry­tel­ling pour le bureau est té­lé­chargé sur l’or­di­na­teur comme d’habitude et utilisé comme un programme in­for­ma­tique con­ven­tion­nel. Les histoires peuvent être créées hors ligne.
  • Version cloud : si un outil de sto­ry­tel­ling est dis­po­nible en version cloud, connectez-vous à l’outil en ligne avec un compte pour créer l’histoire. D’une part, ceci vous permet d’accéder au projet depuis n’importe quel or­di­na­teur ; d’autre part, vous ne pouvez tra­vail­ler avec l’outil que si une connexion réseau est dis­po­nible.

Vue d’ensemble des outils de sto­ry­tel­ling les plus im­por­tants

Les outil de sto­ry­tel­ling ont un large éventail d’ap­pli­ca­tions : par exemple, les jour­na­listes préparent leurs re­por­tages avec des images à 360° ou des in­fo­gra­phies in­te­rac­tives, et les blogueurs intègrent le contenu des médias sociaux. Dans le marketing en ligne, les en­tre­prises peuvent raconter l’histoire de leur fondation d’une façon plus mémorable, préparer leur site Web dans un format mul­ti­mé­dia ou même relancer leur présence dans les médias sociaux en affichant ré­gu­liè­re­ment de petites histoires mul­ti­mé­dias.

Quels sont les dif­fé­rents outils de sto­ry­tel­ling et à quels objectifs sont-ils le mieux adaptés ? Voici une com­pa­rai­son des outils de sto­ry­tel­ling les plus im­por­tants et de leurs pro­prié­tés res­pec­tives. Selon les projets que vous voulez préparer à l’aide de la narration numérique, vous choisirez dif­fé­rents outils.

Storify

Storify est l’un des outils de sto­ry­tel­ling les plus po­pu­laires. Il présente un avantage par­ti­cu­lier dans les histoires sur les médias sociaux : en effet, Storify permet d’intégrer le contenu d’une variété de médias sociaux dans l’histoire numérique. Il recherche les pla­te­formes sociales telles que Twitter, Google+, Flickr ou Sound­Cloud pour les sujets souhaités ; le contenu approprié est ensuite intégré de façon intuitive dans votre propre histoire numérique. Le succès de Storify a commencé avec la do­cu­men­ta­tion d’évé­ne­ments en direct. C’est main­te­nant une pla­te­forme de blog populaire pour des histoires en temps réel de toutes sortes.

L’outil de sto­ry­tel­ling convainc également grâce à son maniement simple et intuitif, puisqu’il suffit de glisser-déposer le contenu mul­ti­mé­dia aux em­pla­ce­ments désirés. L’histoire finie est ensuite publiée sur un site Web, un blog ou di­rec­te­ment sur storify.com.

Storify aide aussi l’uti­li­sa­teur à cons­truire l’histoire numérique de façon théâtrale : l’outil offre en effet un ensemble de titres, de texte continu et de contenu mé­dia­tique, qui permet de struc­tu­rer ef­fi­ca­ce­ment l’histoire. Le texte continu entre les fichiers mul­ti­mé­dias est limité à 300 ca­rac­tères. Ce qui ressemble d’abord à une res­tric­tion est en fait un avantage pour une story : après tout, les histoires mul­ti­mé­dias de­vien­nent at­trayantes pré­ci­sé­ment à cause grâce à la brièveté et la concision du texte. Le texte lui-même peut être formaté, afin de per­son­na­li­ser l’apparence de chaque histoire.

Avantages :

  • Intègre de nombreux médias sociaux et fonc­tion­na­li­tés : Twitter, Facebook, Google+, App.net, YouTube, Flickr, Instagram, Chute, Sound­Cloud, Disqus, StockT­wits, Tumblr et RSS
  • Les modules sur le live blogging sont par­ti­cu­liè­re­ment réussis
  • La version basique est gratuite

In­con­vé­nients :

  • Pour l’ap­pli­ca­tion payante, le prix est seulement sur demande

Par­ti­cu­liè­re­ment adapté pour :

  • La cou­ver­ture d’évè­ne­ments en direct
  • Les blogueurs et les jour­na­listes

Shorthand

Shorthand est l’une des pla­te­formes les plus utilisées pour le scrol­ly­tel­ling. Cet outil permet d’enrichir son contenu visuel d’une théâ­tra­li­sa­tion par­ti­cu­lière. Il est utilisé dans des re­por­tages de haute qualité comme ceux de la BBC, ou par des ONG qui mettent l’accent sur l’émotion dans leurs campagnes.

L’une des par­ti­cu­la­ri­tés de cet outil de sto­ry­tel­ling réside dans ses im­pres­sion­nantes pages d’at­ter­ris­sage, comprises dans chaque histoire. Le lecteur fait ensuite défiler les chapitres, qui sont présentés sur des pages conçues de façon autonome. Le contenu mul­ti­mé­dia est organisé sim­ple­ment grâce à la technique classique du glisser-déposer. Dif­fé­rents médias (photos, dia­po­ra­mas, vidéos, cartes, cartes, gra­phiques d’in­for­ma­tion) peuvent ainsi être mis en page de façon dynamique. Pour que le lecteur garde toujours le contrôle de l’ex­pé­rience uti­li­sa­teur, il existe une barre de menu su­pé­rieure, grâce à laquelle il peut accéder di­rec­te­ment aux dif­fé­rents chapitres de l’histoire numérique.

Shorthand n’est pas un outil gratuit, même si l’ins­crip­tion l’est. Une fois inscrit, on peut créer ses projets, puis l’on reçoit une facture par article publié, ou l’on peut choisir de souscrire à un abon­ne­ment annuel. Comme beaucoup d’autres outils de sto­ry­tel­ling, Shorthand fonc­tionne selon un modèle de coût in­di­vi­dua­lisé, ce qui signifie que l’en­tre­prise peut faire des offres in­di­vi­duelles aux clients po­ten­tiels sur demande. Ces modèles de coûts flexibles peuvent parfois être avan­ta­geux, mais font glo­ba­le­ment de Shorthand un outil assez cher.

Avantages :

  • Design moderne et de haute qualité
  • Nombreux modules et options de design à dis­po­si­tion

In­con­vé­nients :

  • Si l’on ne dispose pas des droits sur les bonnes images, l’outil est re­la­ti­ve­ment limité
  • Prix re­la­ti­ve­ment élevés et non trans­pa­rents

Par­ti­cu­liè­re­ment adapté pour :

  • Les stories avec de nom­breuses images de qualité
  • Les projets pro­fes­sion­nels disposant d’un budget important

Keeeb

Keeeb est un outil de sto­ry­tel­ling petit mais très per­for­mant, par­ti­cu­liè­re­ment adapté à la phase de pla­ni­fi­ca­tion. Grâce à cet outil, les histoires peuvent se dé­ve­lop­per de façon organique à partir du matériel de recherche recueilli.

Keeeb est prin­ci­pa­le­ment conçu pour mieux organiser les favoris dans le na­vi­ga­teur. L’outil vous permet non seulement d’en­re­gis­trer des pages entières, mais aussi de connecter des passages de texte, des images ou des titres. De plus, l’interface uti­li­sa­teur présente une ca­rac­té­ris­tique in­té­res­sante : le contenu est stocké dans une col­lec­tion visuelle, à partir de laquelle il peut être et organisé et édité.

Ces deux ca­rac­té­ris­tiques font de Keebs l’outil de recherche idéal pour le sto­ry­tel­ling, dans la mesure où les premières ébauches pour sa mise en œuvre visuelle sont déjà créées pendant la recherche. En or­ga­ni­sant vi­suel­le­ment et en éditant le matériel de recherche, l’histoire numérique se développe parfois de manière autonome. Le processus créatif ainsi libéré grâce à cet outil par­ti­cu­liè­re­ment utile dans la phase de pla­ni­fi­ca­tion de la narration.

Avantages :

  • Outil col­la­bo­ra­tif, pour dé­ve­lop­per des idées de bonnes histoires et leur vi­sua­li­sa­tion
  • Conçu non seulement au sto­ry­tel­ling, mais également pour l’or­ga­ni­sa­tion de son contenu Web personnel
  • Gratuit

In­con­vé­nients :

Ne peut être utilisé que pour la pla­ni­fi­ca­tion

Par­ti­cu­liè­re­ment adapté pour :

  • Les phases initiales d’un projet
  • Générer des idées et créer des ébauches de vi­sua­li­sa­tion

Ti­me­li­neJS

Sur Ti­me­li­neJS, le contenu est affiché dans des fils d’actualité. Le fil se situe dans la moitié in­fé­rieure de l’écran ; au-dessus sont présentés des détails sup­plé­men­taires (texte, images et matériel vidéo) sur chaque événement, dans de grandes fenêtres d’in­for­ma­tion. On peut ainsi se déplacer à travers les fenêtres jusqu’à chaque évènement, comme pour un diaporama. Cet outil de sto­ry­tel­ling propose donc une approche très par­ti­cu­lière de la vi­sua­li­sa­tion des données : leur suivi dans le temps.

Bien que les options de cet outil soient limitées, les fils d’actualité offrent plus de variété que ce que l’on pourrait penser puisque, outre les images, les vidéos et les textes, les fichiers audio, les lieux, le contenu des médias sociaux ou les liens peut également être intégré dans la narration. Ceci contribue à faire de la pré­sen­ta­tion chro­no­lo­gique des évé­ne­ments une ex­pé­rience variée : l’histoire de votre propre en­tre­prise, par exemple, obtient une haute valeur de re­con­nais­sance avec Ti­me­li­neJS. De plus, les délais peuvent être cons­tam­ment allongés, de sorte que les visiteurs d’un site Web peuvent par­ti­ci­per à l’éla­bo­ra­tion des projets en cours. Ceci demande re­la­ti­ve­ment peu d’efforts, car les options claires de l’outil le rendent facile à utiliser. Cet outil de sto­ry­tel­ling permet donc de raconter des histoires de façon con­vain­cante même sans longue phase de formation.

Avantages :

  • Im­por­tante valeur ajoutée à l’histoire
  • Outil facile à utiliser
  • Open source

In­con­vé­nients :

  • Pos­si­bi­li­tés d’ap­pli­ca­tion limitées : une seule forme de vi­sua­li­sa­tion des données

Par­ti­cu­liè­re­ment adapté pour :

  • Le trai­te­ment chro­no­lo­gique des évé­ne­ments
  • Les contenus jour­na­lis­tiques (re­por­tages, pré­sen­ta­tions his­to­riques), mais aussi pour les en­tre­prises (histoire de l’en­tre­prise, dé­ve­lop­pe­ment de projets)

Sto­ry­MapJS

Beaucoup d’histoires sont in­dis­so­ciables des lieux géo­gra­phiques sur les­quelles elles se déroulent : c’est le point de départ de Sto­ry­MapJS, un outil de sto­ry­tel­ling qui s’appuie sur la narration géo­gra­phique des histoires en utilisant la diversité visuelle des cartes, des plans de ville et des cartes his­to­riques. Les em­pla­ce­ments sont reliés entre eux par des marquages, et chacun fait l’objet d’in­for­ma­tions dé­tail­lées. Le lecteur clique sur les pixels de la carte et reçoit ensuite l’in­for­ma­tion mul­ti­mé­dia. C’est ainsi qu’a été créée une carte fictive inspirée de la série télévisée Game of Thrones, sous forme d’histoire numérique di­ver­tis­sante.

À l’instar de Ti­me­li­neJS, Sto­ry­MapJS est un outil développé par la Fondation Knight Lab de l’Uni­ver­sité Nor­th­wes­tern. Le programme est open source, et comprend une grande variété de modèles de cartes pour la con­cep­tion d’une histoire. Vous pouvez également té­lé­char­ger vos propres photos ou créer vos propres cartes. Ceci fonc­tionne grâce à Gigapixel, qui élargit con­si­dé­ra­ble­ment les options de l’outil puisqu’il permet de tra­vail­ler des cartes avec des gi­ga­pixels, mais également des pho­to­gra­phies ou des peintures. Vi­suel­le­ment, les réa­li­sa­tions avec Sto­ry­MapsJS se pré­sen­tent sous forme d’une image unique cliquable qui sert de toile de fond, et dont chaque pixel contient des in­for­ma­tions sup­plé­men­taires.

Avantages :

  • Nombreux modèles
  • Dif­fé­rents types d’histoires nu­mé­riques possibles : récits géo­gra­phiques et "clics" de pho­to­gra­phies ou de peintures
  • Open source

In­con­vé­nients :

  • Uti­li­sa­tion com­pli­quée
  • Seulement dis­po­nible avec un compte Google

Par­ti­cu­liè­re­ment adapté pour :

  • Les histoires nu­mé­riques qui se déroulent dans de nombreux endroits dif­fé­rents
  • Les histoires nu­mé­riques longues, qui re­quiè­rent une haute qualité es­thé­tique
  • Les images cli­quables

Com­pa­ra­tif des outils de sto­ry­tel­ling

Fonction es­sen­tielle Travail en équipe Version bureau ou cloud Version gratuite
Storify In­té­gra­tion de nombreux médias sociaux Version bureau et cloud Version de base gratuite
Shorthand Scrol­ly­tel­ling Version Cloud Payant pour la pu­bli­ca­tion des histoires
Keeeb Or­ga­ni­sa­tion du matériel visuel Les résultats peuvent être partagés à des col­la­bo­ra­teurs Version Cloud
Ti­me­li­neJS Création de fils d’ac­tua­li­tés in­te­rac­tifs Version Cloud
Sto­ry­MapJS Création d’histoires géo­gra­phiques in­te­rac­tives Version Cloud
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