Une adresse Internet est composée de plusieurs parties : l’une d’elles est le nom de domaine de premier niveau (TLD pour Top-Level-Domain en anglais), aussi appelée extension ou ter­mi­nai­son. Il existe dif­fé­rents types de TLDs : la ter­mi­nai­son .fr est par exemple spé­ci­fique à la France. Un gTLD (pour generic top level domain) est au contraire une extension trans­na­tio­nale : la plus répandue jusqu’ici est évi­dem­ment .com, pour com­mer­cial. Cette dernière, comme tous les TLDs, fait partie d’un système de nom de domaine, qui re­pré­sente pour ainsi dire la liste des adresses du Web. Quelles sont les dif­fé­rences entre ces gTLDs et les autres noms de domaine de premier niveau ? Et comment sont-ils répartis ?

Ex­ten­sions spé­ci­fiques aux pays et ex­ten­sions gé­né­riques

Parmi les noms de domaine de premier niveau, on distingue les gTLDs des ccTLDs. Des exemples de TLDs gé­né­riques célèbres en dehors de .com sont .org, .net et .info. Les ccTLDs (de l’anglais Country code top-level domain) sont au contraire spé­ci­fiques aux pays cor­res­pon­dants : par exemple .de pour l’Allemagne et .uk pour le Royaume-Uni. Un nom de domaine de premier niveau générique n’induit pas de zone géo­gra­phique, mais plutôt un champ thé­ma­tique : la ter­mi­nai­son .org, pour or­ga­ni­sa­tion, renvoie en général aux or­ga­ni­sa­tions à but non lucratif. L’extension générique .info quant à elle laisse supposer que le site Web comporte un caractère in­for­ma­tif. Les gTLDs, au contraire des ccTLDs, sont toujours au moins composés de trois lettres. Au com­men­ce­ment de l’Internet il n’y avait qu’une poignée de noms de domaine de premier niveau gé­né­riques. En janvier 1985, les ex­ten­sions  .com, .org, .net, .edu, .gov, .int et .mil ou .arpa ont été in­tro­duites comme les premières ex­ten­sions gé­né­riques. Les ccTLDs suivirent dans la même année. Des centaines de ter­mi­nai­sons gé­né­riques ont été dé­ve­lop­pées entre temps, notamment à cause de l’in­tro­duc­tion pro­gres­sive des nouveaux gTLDs.

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gTLDs spon­so­ri­sés et non spon­so­ri­sés

On dif­fé­ren­cie deux formes fon­da­men­tales de TLDs gé­né­riques : ceux qui sont spon­so­ri­sés et ceux qui ne le sont pas. Pour recevoir une adresse Internet avec un TLD spon­so­risé, certaines con­di­tions doivent être remplies. Ces éditions sont définies par des sponsors (en­tre­prises ou or­ga­ni­sa­tions), qui sont aussi res­pon­sables des di­rec­tives et de l’ex­ploi­ta­tion générale de leur TLD.  .gouv est par exemple une extension spon­so­ri­sée par le gou­ver­ne­ment français, tout comme l’est .int pour les or­ga­ni­sa­tions in­ter­na­tio­nales ou .jobs pour les offres d’emploi d’en­tre­prises. Les TLDs non spon­so­ri­sés sont au contraire exploités et contrôlés de manière cen­tra­li­sée. C’est en effet l’ICANN (Internet Cor­po­ra­tion for Assigned names and numbers) qui est res­pon­sable de cela, en col­la­bo­ra­tion avec divers par­te­naires. On prévoyait ini­tia­le­ment, lors de l’in­tro­duc­tion du premier TLD non spon­so­risé, que son ac­qui­si­tion né­ces­si­tait de remplir certaines con­di­tions. Un site Web devrait, tout comme avec les gTLDs spon­so­ri­sés, comporter un rapport clair avec l’extension spon­so­ri­sée : l’extension .com devrait par exemple être uni­que­ment réservée aux en­tre­prises, .net devrait concerner les four­nis­seurs de services Internet tandis que .pro devrait induire un rapport pro­fes­sion­nel dans divers champs d’ap­pli­ca­tion. Ces plans ont cependant été aban­don­nés et les gTLDs non spon­so­ri­sés ont été mis à la dis­po­si­tion de tous les par­ti­cu­liers in­té­res­sés, en­tre­prises, or­ga­ni­sa­tions, etc.

Aperçu des gTLDs tra­di­tion­nels

En raison des at­tri­bu­tions en masse de ces nouveaux TLDs, il est difficile de parler de ré­par­ti­tion ordonnée de ces ex­ten­sions gé­né­riques. Vous trouverez dans notre article sur les nouveaux TLDs des in­for­ma­tions plus complètes sur les premières « nouvelles » ex­ten­sions at­tri­buées. Les deux tableaux suivants proposent au contraire un aperçu des noms de domaine de premier niveau gé­né­riques clas­siques, en séparant ceux spon­so­ri­sés de ceux non spon­so­ri­sés.

Une ter­mi­nai­son n’est cependant pas re­pré­sen­tée car elle présente un cas par­ti­cu­lier : .arpa. Elle a été la première extension intégrée au système de noms de domaine en 1985, lorsqu’Internet s’appelait Arpanet. L’extension .arpa est aujourd’hui utilisée pour l’in­fras­truc­ture d’Internet, c’est pourquoi le TLD n’est pas dis­po­nible pu­bli­que­ment pour un en­re­gis­tre­ment. 

Noms de domaine de premier niveau gé­né­riques non spon­so­ri­sés

Top-Level-Domain Année d‘in­tro­duc­tion Ori­gi­nai­re­ment prévu pour
.com (com­mer­cial) 1985 En­tre­prises
.org (or­ga­ni­za­tion) 1985 Or­ga­ni­sa­tions à but non lucratif
.net (network) 1985 Four­nis­seurs Internet
.info 2001 Offres in­for­ma­tives (mais ini­tia­le­ment dis­po­nible pour tous)
.biz (business) 2001 en­tre­prises
.name 2001 par­ti­cu­liers
.pro (pro­fes­sio­nal) 2004 Groupes pro­fes­sion­nels spéciaux

Ex­ten­sions gé­né­riques spon­so­ri­sées

Top-Level-Domain Année d‘in­tro­duc­tion Ori­gi­nai­re­ment prévu pour
.gov (go­vern­ment) 1985 Gou­ver­ne­ment
.edu (edu­ca­tio­nal) 1985 Or­ga­ni­sa­tion du système éducatif
.mil (military) 1985 Or­ga­nismes mi­li­taires amé­ri­cains
.int (in­ter­na­tio­nal) 1988 Or­ga­ni­sa­tions in­ter­na­tio­nales
.aero (ae­ro­nau­tics) 2001 Industrie aé­ro­nau­tique
.coop (coo­pe­ra­tives) 2001 coo­pé­ra­tives
.museum 2001 Musées
.cat (catalan) 2005 Culture et langue catalane
.jobs 2005 Offres d’emploi d‘en­tre­prises
.mobi (mobile) 2005 Sites optimisés pour mobiles
.tel (te­le­com­mu­ni­ca­tion) 2005 Pré­sen­ta­tion des contacts du pro­prié­taire du nom de domaine
.travel 2005 Personnes, en­tre­prises et or­ga­ni­sa­tions autour du tourisme / voyage
.asia 2007 Personnes, en­tre­prises et or­ga­ni­sa­tions issues de l’espace Asie / Pacifique
.xxx 2011 Contenus érotiques / por­no­gra­phiques
.post 2012 Membres de sociétés de courriers postaux dans le monde

gTLDs: des ex­ten­sions pleines d’histoire et d’avenir

Les ex­ten­sions gé­né­riques sont la pierre angulaire du Web, d’un point de vue technique, et existent depuis le com­men­ce­ment d’Internet. Leur at­tri­bu­tion jouera aussi un grand rôle à l’avenir. Ces gTLDs pour­raient en effet s’avérer très per­ti­nents.

Le choix des adresses dis­po­nibles avec les ter­mi­nai­sons les plus po­pu­laires telles que .com, .org ou .net s’affaiblit nettement avec le temps. Cela vaut aussi pour les TLDs spé­ci­fiques aux pays, comme le montre le graphique suivant. Ainsi de nouvelles al­ter­na­tives de­vien­nent in­dis­pen­sables. Grâce aux nouveaux gTLDs, une multitude de nouvelles pos­si­bi­li­tés d’adresses Web est dis­po­nible, ce qui réjouit les ex­ploi­tants de sites Web.

Cliquez ici si vous désirez té­lé­char­ger le graphique de l’hisoire de la ter­mi­nai­son .com.  

Grâce aux nouveaux gTLDs, vous disposez de nom­breuses pos­si­bi­li­tés pour réserver le nom de domaine souhaité, qui n’était jusque-là pas dis­po­nible avec les ter­mi­nai­sons .com ou .fr par exemple. 

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