Tous les jours, les in­ter­nautes ef­fec­tuent des requêtes dans leur na­vi­ga­teur Web pour trouver du contenu aussi bien in­for­ma­tif que di­ver­tis­sant, explorent les boutiques en ligne ou échangent sur les pla­te­formes des média sociaux. Il se peut que le char­ge­ment de toutes ces pages ne vous semble être le fruit que d’une simple requête URL, alors qu’un processus complexe est enclenché. En une fraction de seconde, votre na­vi­ga­teur entre en contact avec de nombreux serveurs à travers le monde, charge des paquets de données et agence ces derniers pour faire ap­pa­raître une page Web sur votre écran. Comment est-ce que cela se passe et quels éléments sont en jeu ?

De l’URL à l’adresse IP

Le plus simple pour charger une page Web est de rentrer l’adresse en question dans la barre URL (Uniform Resource Locator, lit­té­ra­le­ment lo­ca­li­sa­teur uniforme de ressource) du na­vi­ga­teur. Chaque page Web du World Wide Web est ac­ces­sible via une URL (adresse Internet). Celle-ci est composée de plusieurs parties qui pré­sen­tent pour chacune une fonction par­ti­cu­lière. Les URLs cor­res­pon­dent en général au schéma suivant :

Protocole Service Domaine de second niveau Domaine de premier niveau Chemin d‘accès Dossier
http:// www. Exemple de domaine .fr /re­per­toire /index.html

Le protocole de transfert hy­per­texte HTTP est actif dans le Word Wide Web (www), un système fait de documents en­re­gis­trés en hy­per­texte de manière élec­tro­nique, dont le but est de trans­mettre les données de sites Internet à partir du serveur Web vers le na­vi­ga­teur. Au-delà d’HTTP, il existe une autre variante de transfert via le HTTPS (Hypertext Transfer Protocol Secure, lit­té­ra­le­ment protocole de transfert hy­per­texte sécurisé). Le nom de l’hébergeur, soit le nom de domaine, succède au protocole de transfert et aux in­for­ma­tions sur le service Internet dans une adresse de site Web. Celui-ci est composé d’un nom de domaine de premier niveau et de second niveau. Le dernier peut également être suivi d’un sous-domaine, soit d’un domaine de troisième niveau. Si un ré­per­toire par­ti­cu­lier ou un dossier figure sur une URL, celui-ci sera indiqué après le nom de l’hébergeur.

Une URL est écrite en toute lettre pour permettre aux uti­li­sa­teurs de s’en souvenir. En ce qui concerne les or­di­na­teurs, ces derniers tra­vail­lent grâce à des com­bi­nai­sons de chiffres, soit les adresses IP, pour classer les res­sources sur Internet. Ainsi, les contenus de la Toile sont chargés par les na­vi­ga­teurs, ce qui implique l’in­ter­pré­ta­tion de l’URL d’un site dans l’adresse IP cor­res­pon­dante. Ce processus est réalisé par les serveurs DNS qui sont res­pon­sables de l’ad­mi­nis­tra­tion du système de noms de domaine.

Serveur DNS : un annuaire pour les adresses IP

Après avoir inséré une adresse Internet dans la barre URL de votre na­vi­ga­teur, celle-ci est envoyée à un routeur. Ce routeur a ensuite la tâche de localiser l’adresse IP cor­res­pon­dante pour la page Internet désirée. Un serveur DNS divulgue l’in­for­ma­tion. Il s’agit ici d’un serveur Web spé­ci­fique qui se charge de la ré­so­lu­tion des noms. Le serveur DNS qui est alimenté peut être configuré tant dans le système d’ex­ploi­ta­tion que dans le routeur. Le réglage standard prévoit ici le serveur DNS de tous les four­nis­seurs Internet. Etant donné que la requête dans le système de noms de domaine prend du temps, les adresses IP des pages qui ont déjà été visitées sont déposées dans le cache DNS du système d’ex­ploi­ta­tion. Cet en­re­gis­tre­ment local est mis à la dis­po­si­tion de l’adresse IP lors des visites ul­té­rieures de la page cor­res­pon­dante. Cela permet de soulager le serveur DNS et accélère ainsi le char­ge­ment de la page.

Le routeur sert de lien entre l’or­di­na­teur et le serveur

Le routeur sert d’interface entre Internet et le réseau local. Celui-ci utilise les données d’Internet et les distribue sur les terminaux tels que les or­di­na­teurs de bureaux, les té­lé­phones et les tablettes. Le routeur est alors considéré comme une pas­se­relle, car les terminaux com­mu­ni­quent entre eux avec des adresses IP dans le réseau local et se partagent l’adresse IP publique du routeur. L’in­ter­pré­ta­tion des adresses du réseau se réalise grâce à un processus qui est appelé le network address trans­la­tion (NAT), soit tra­duc­tion d'adresse réseau en français. Pour les con­nexions Internet modernes IPv6, une tra­duc­tion via NAT est en générale superflue étant donné qu’une adresse IP publique est attribuée à chaque terminal dans le réseau. 

Echange de données via HTTP

Lorsque le routeur a déterminé l’adresse IP du site Web désiré, celui-ci demande alors les données né­ces­saires pour le char­ge­ment avec le serveur Web concerné. Cette requête se réalise via HTTP sous la forme d’un paquet de données qui comporte toutes les in­for­ma­tions dont le serveur Web a besoin dans le but de les livrer aux données du site Internet. A côté de l’adresse IP du site désiré, le routeur transmet sa propre adresse IP en tant qu’ex­pé­di­teur et donne des in­for­ma­tions sur le système d’ex­ploi­ta­tion, sur le na­vi­ga­teur ainsi que sur le type de machine sur laquelle le site sera affiché. Le serveur Web évalue les in­for­ma­tions cor­res­pon­dantes et transfère un code de statut HTTP. Si la requête fonc­tionne, le serveur enverra de son côté un paquet de données avec toutes les in­for­ma­tions né­ces­saires pour la mise en page du site au na­vi­ga­teur. Si le serveur n’arrive pas à localiser le site Internet sous l’adresse donnée, ce dernier renvoie l’uti­li­sa­teur soit vers une page com­por­tant un code erreur 404 (page in­trou­vable) ou le redirige vers une autre URL, tant que celle-ci est connue.

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Mise en page dans le na­vi­ga­teur

Les paquets de données provenant de la Toile sont trans­fé­rés par le routeur uni­que­ment à l’or­di­na­teur qui charge la page. Par la suite, le na­vi­ga­teur analyse les paquets de données. En règle générale, les sites internet existants com­por­tent des fichiers HTML, CSS et Ja­vaS­cript dont les lignes de codes possèdent des in­for­ma­tions dé­tail­lées qui ex­pli­quent comment le na­vi­ga­teur doit afficher le site Internet. Alors que des documents HTML dé­fi­nis­sent les éléments de structure et de commande d’un site Internet, les in­for­ma­tions con­cer­nant la forme sont dé­ter­mi­nées en feuilles de style en cascade, de l'anglais Cascading Style Sheets, CSS. Les éléments qui servent à l’in­te­rac­tion entre les uti­li­sa­teurs et la page Web sont en général activés avec Ja­vaS­cript. L’in­ter­pré­ta­tion des lignes de codes pré­dé­fi­nies dépend du moteur de rendu du na­vi­ga­teur. Une page Web peut en effet être affichée de dif­fé­rentes manières. Le na­vi­ga­teur dispose également d’un cache dans lequel les données des pages sont tem­po­rai­re­ment en­re­gis­trées. A chaque nouvelle version d’une page Web connue, toutes les données de sont pas exigées par le na­vi­ga­teur. Ce dernier ne charge en effet que les in­for­ma­tions qui ont changé depuis la dernière visite. C’est ainsi que le temps de té­lé­char­ge­ment d’une page peut rac­cour­cir.

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