Que ce soient des bannières pu­bli­ci­taires ou des pop-up, la publicité display est om­ni­pré­sente sur le Web. Chaque in­ter­naute est en contact avec ce type de pu­bli­ci­tés, quel que soit le support utilisé, mais aussi avec la publicité tra­di­tion­nelle (affichage, radio, té­lé­vi­sion…). La publicité sur le Web est récente, la toute première est apparue il y a vingt ans. On assiste depuis à un dé­ve­lop­pe­ment important des moyens pu­bli­ci­taires sur la Toile, qui ont connu de nom­breuses évo­lu­tions, à commencer par les enchères en temps réel (ou RTB, acronyme de « real time bidding » en anglais). Le RTB consiste à définir le prix de la diffusion d'une bannière pu­bli­ci­taire en temps réel et aux enchères. C’est donc un tarif qui évolue et qui n’est pas né­go­ciable à l’avance.

Les stra­té­gies pu­bli­ci­taires de re­tar­ge­ting ont également fait leur ap­pa­ri­tion. Cette méthode de reciblage pu­bli­ci­taire a pour objectif de viser les in­ter­nautes qui ont déjà manifesté un premier intérêt pour un message pu­bli­ci­taire. On vise à les inciter à accomplir une action donnée, comme s’inscrire à la news­let­ter de votre site par exemple, ou acheter les produits qu’ils ont mis dans leur panier sur une boutique en ligne. Ces nouvelles tech­niques pu­bli­ci­taires ont pris une im­por­tance gran­dis­sante dans le marketing mix en ligne. Découvrez tout sur les bases du display marketing, ses dif­fé­rents secteurs d’ap­pli­ca­tion et la lutte contre le phénomène Adblock qui consiste à installer un logiciel anti pu­bli­ci­taire.

Le display marketing : dé­fi­ni­tion

Par display marketing, ou display ad­ver­ti­sing, on désigne le marché de la publicité en ligne. Cela comprend tous les formats pu­bli­ci­taires gra­phiques tels que les vidéos, les ani­ma­tions, les pop-up et les bannières pu­bli­ci­taires. Il y a deux types d’acteurs im­por­tants en display marketing. D’une part, les « ad­ver­ti­ser » et d’autre part, les « publisher ». Par « ad­ver­ti­ser » sont désignés les an­non­ceurs, c’est-à-dire l’en­tre­prise qui investit dans une campagne de publicité pour faire connaître son produit ou son service. Par « publisher », on désigne les éditeurs. Ce sont des ad­mi­nis­tra­teurs, qui proposent aux an­non­ceurs d'uti­li­ser leur site Web comme support pour diffuser la publicité. Ces sites Web sont des moyens per­met­tant d’établir un réseau de display ad­ver­ti­sing. Ils sont choisis à la suite d’une analyse, en fonction du contenu et du groupe cible afin d’éviter les pertes de diffusion et de toucher un public plus réceptif.

Les objectifs du display marketing

L’objectif de ces annonces pu­bli­ci­taires est de susciter une certaine réaction chez le groupe cible. Sur le Web, c’est bien souvent en cliquant sur une annonce pu­bli­ci­taire que l’in­ter­naute arrive sur le site Web des éditeurs ou sur une page d’at­ter­ris­sage pro­mo­tion­nelle (lan­ding­page). De plus, une annonce pu­bli­ci­taire placée sur un canal adapté auprès de la cible permet une meilleure prise de con­nais­sance du produit, du service ou de l’en­tre­prise. Découvrez dans notre article sur le Search Engine Marketing quel rôle joue le ré­fé­ren­ce­ment pour les moteurs de recherche et quelles sont les dif­fé­rences entre le SEO (ré­fé­ren­ce­ment naturel) et le SEA (ré­fé­ren­ce­ment payant). En matière de marketing pour les moteurs de recherche, on travaille les contenus textuels. Il n’en va pas de même pour le display marketing, où les éléments gra­phiques sont pré­do­mi­nants. C’est l’aspect visuel des annonces qui renforce l’image de l’en­tre­prise et l’in­di­vi­dua­li­sa­tion des produits ou des services auprès des in­ter­nautes.

Les dif­fé­rents moyens pu­bli­ci­taires en display marketing

Lorsque l’on évoque le display marketing, ce sont en premier lieu les bannières pu­bli­ci­taires qui viennent en mémoire. Pourtant, il existe une grande variété de moyens pu­bli­ci­taires dans ce canal dynamique. A côté des bannières pu­bli­ci­taires, d’autres stra­té­gies peuvent être mises en place. Par exemple le placement de vidéos, d’éléments de texte ou d’images. Il convient par la suite d’effectuer la dis­tinc­tion entre publicité display et la publicité sur mobiles pour laquelle le contenu est optimisé de manière à s’adapter à la taille de l’écran. Voici un aperçu des formats pu­bli­ci­taires les plus courants en display marketing :

  • Bannières pu­bli­ci­taires : très per­son­na­li­sables, les bannières varient en fonction du format et peuvent être statiques, in­te­rac­tives ou animées.   
  • Pop-up : fenêtres pu­bli­ci­taires qui sur­gis­sent sur les pages Web. Ces fenêtres se­con­daires s’affichent sans être sol­li­ci­tées par les in­ter­nautes et fonc­tion­nent avec Ja­vaS­cript.
  • Pop-under : ces fenêtres fonc­tion­nent sur un principe identique à celui des pop-up, sauf que celles-ci ap­pa­rais­sent après avoir quitté une page.
  • Hover ads : à l’inverse des pop-up, ces fenêtres ap­pa­rais­sent di­rec­te­ment sur la page et ren­contrent un succès gran­dis­sant auprès des an­non­ceurs.

Cette sélection est loin d’être ex­haus­tive car le display marketing offre un arsenal très large de formats dif­fé­rents, de tailles, de pla­ce­ments possibles en fonction de la stratégie pu­bli­ci­taire de l’annonceur. D’autres méthodes po­pu­laires sont l’in­te­rac­ti­vité, le marketing narratif ou encore les formats cross média.

Les dif­fé­rents modèles de coûts en display ad­ver­ti­sing

Les méthodes de calcul des coûts po­pu­laires en display ad­ver­ti­sing sont les suivantes :

  • CPM = coût pour mille
  • CPC = coût par clic
  • CPL = cost per lead
  • CPS = cost per sale

Le principe du display marketing est identique à celui du domaine de l’im­pres­sion : l’annonceur réserve un espace pu­bli­ci­taire et les éditeurs le publient. Cependant, le mode de fac­tu­ra­tion est plus précis en display marketing. Il existe deux ins­tru­ments de mesure dans ce domaine. Tout d’abord, CPM (coût pour mille) en per­for­mance marketing. C’est un moyen de va­lo­ri­sa­tion et de fac­tu­ra­tion qui perd en po­pu­la­rité. En CPM, un annonceur est facturé en fonction du prix de l’espace pu­bli­ci­taire exprimé pour une valeur de mille af­fi­chages. Cela permet aux an­non­ceurs de dé­ter­mi­ner quel budget ils dé­blo­que­ront pour une campagne.

Désormais, les modes de fac­tu­ra­tion sont plutôt axés sur des systèmes d’enchères. Ainsi, l’annonceur paye de plus en plus souvent au CPC (coût par clic) et non en fonction du nombre de fois où une publicité a été visionnée. Cette méthode est avant tout utilisée dans le cadre d’une stratégie d’ac­qui­si­tion de trafic.

En ce qui concerne le CPL (cost per lead), cela cor­res­pond à l’ac­qui­si­tion d’un contact par le biais d’un for­mu­laire qui aura été rempli par l’in­ter­naute (par exemple l’ins­crip­tion à une news­let­ter ou encore la création d’un compte). Cette méthode vise avant tout à acquérir des contacts. Le CPS (cost per sale) est une autre méthode où l’annonceur sera facturé lorsque le visiteur d’un site conclut un achat, ou bien qu’un pour­cen­tage sera prélevé sur le nombre total de ventes.

Les défis du display marketing

Il y a vingt ans, la première bannière pu­bli­ci­taire a mesuré un taux de clic, ou CTR (click through rate) de 44 pourcent. Mais les choses ont évolué : désormais, le CTR avoisine les 0,1 pourcent. Cela signifie que seul un in­ter­naute sur mille cliquera sur une bannière pu­bli­ci­taire sur le Web. Les com­por­te­ments ont beaucoup évolué. Cela est lié à un manque de ré­cep­ti­vité chez les in­ter­nautes, qui sont saturés de toute part par la publicité et dé­ve­lop­pent comme une forme d’aveu­gle­ment face à la mul­ti­pli­ca­tion des messages pu­bli­ci­taires. La publicité est souvent perçue par les in­ter­nautes comme étant gênante et intrusive et les fenêtres pop-up figurent en haut du clas­se­ment des pu­bli­ci­tés étant perçues le plus né­ga­ti­ve­ment par les in­ter­nautes.

Un autre défi de taille pour les pu­bli­ci­taires est lié à l’uti­li­sa­tion de plus en plus populaire de logiciels anti pu­bli­ci­tés comme Adblock. Ces « bloqueurs » de pu­bli­ci­tés con­nais­sent un succès gran­dis­sant car ils per­met­tent d’éviter la surcharge de fenêtres intruses et un affichage plus clair. Mais plutôt que d’évoquer la fin du display marketing, les experts annoncent des chan­ge­ments, dans la mesure où l’avenir du contenu pu­bli­ci­taire devient plus qua­li­ta­tif et efficace.

Le native ad­ver­ti­sing et la publicité vidéo ont le vent en poupe

Le native ad­ver­ti­sing, ou publicité native en français, est un autre cheval de bataille dans le domaine. Souvent désigné comme « publicité nouvelle gé­né­ra­tion », le native ad­ver­ti­sing a pour objectif de mettre l’in­ter­naute au centre du dis­po­si­tif pu­bli­ci­taire. Allié à un contenu riche et in­té­res­sant, les pu­bli­ci­tés doivent ap­pa­raître de manière naturelle sur les sites Web, de manière non intrusive. Cette stratégie est notamment utilisée pour la publicité pour mobiles, car les bannières pu­bli­ci­taires clas­siques prennent trop de place sur les écrans réduits des smart­phones. De plus, les grandes bannières sont gour­mandes en bande passante et ra­len­tis­sent les temps de char­ge­ment. Les formats natifs, plus petits, sont donc une al­ter­na­tive appréciée des mo­bi­nautes. Ils s’intègrent de manière plus naturelle sur la page.

Un autre domaine porteur en display marketing est celui des pu­bli­ci­tés vidéo qui ren­contrent un succès gran­dis­sant. Le format in stream video ad est très apprécié par les pu­bli­ci­taires et l’on observe une forte crois­sance de ce format. Il s’agit d’intégrer une courte vidéo pu­bli­ci­taire de quelques secondes dans une vidéo qu’un in­ter­naute veut visionner, sur YouTube par exemple.

Une autre tendance qui se dessine est celle du pro­gram­ma­tic ad­ver­ti­sing et du real time ad­ver­ti­sing. Ces nouveaux modes de publicité sont la clé pour éviter les pertes de diffusion et pour permettre d’élaborer des campagnes plus efficaces. Cela permet également de faire des économies grâce à un ciblage plus précis et vise à améliorer la vi­si­bi­lité de la publicité.

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