L’uti­li­sa­tion d’ap­pli­ca­tions sur les appareils mobiles comme les smart­phones ou tablettes continue d’exploser. Pour les PME comme pour les in­dé­pen­dants, il peut aussi valoir la peine de dé­ve­lop­per sa propre ap­pli­ca­tion mobile : aujourd’hui, l’effort investit, l’argent mais aussi les con­nais­sances préa­lables né­ces­saires ne sont pas aussi im­por­tants qu’au­pa­ra­vant. A partir d’une bonne idée d’ap­pli­ca­tion et d’un certain talent en gestion de projets, de nom­breuses options s’offrent à vous pour pro­gram­mer votre propre ap­pli­ca­tion sur Android ou iOS. Les débutants peuvent se tourner vers des four­nis­seurs de création de sites Web tandis que les dé­ve­lop­peurs s’attaquent eux-mêmes à la pro­gram­ma­tion de leur ap­pli­ca­tion.

Dans notre suite de huit articles, nous vous ex­pli­quons en détail les points auxquels il est né­ces­saire de faire attention pour le dé­ve­lop­pe­ment de votre ap­pli­ca­tion mobile native. Sous l’ex­pres­sion ap­pli­ca­tion mobile native, on entend une ap­pli­ca­tion conçue pour un système d’ex­ploi­ta­tion donné (comme Android ou iOS) d’un appareil mobile. Notre première partie présente les avantages d’une ap­pli­ca­tion native et les points d’attention par­ti­cu­liers pour la pla­ni­fi­ca­tion d’une telle ap­pli­ca­tion.

Pourquoi dé­ve­lop­per une ap­pli­ca­tion mobile native ?

Lorsque l’on souhaite dé­ve­lop­per une ap­pli­ca­tion, il est tout d’abord né­ces­saire de s’in­ter­ro­ger sur le format le plus adéquat : il existe en effet des formats bien distincts, parmi lesquels vous trouverez forcément chaussure à votre pied. Outre les ap­pli­ca­tions natives, on trouve surtout les ap­pli­ca­tions Web mobiles ou encore les ap­pli­ca­tions hybrides. Le format est la première grande décision à prendre pour votre ap­pli­ca­tion ; il va être dé­ter­mi­nant dans son dé­ve­lop­pe­ment et va pouvoir vous ouvrir dif­fé­rentes pers­pec­tives. Notre guide en huit parties sur les ap­pli­ca­tions vous livre ses conseils pour créer une ap­pli­ca­tion native pour appareils mobiles. Plusieurs raisons peuvent vous amener à choisir ce format d’ap­pli­ca­tion : l’avantage principal est que les ap­pli­ca­tions mobiles natives peuvent s’adapter de manière optimale au système d’ex­ploi­ta­tion utilisé. Comparées aux ap­pli­ca­tions Web et hybrides, les ap­pli­ca­tions natives sont plus per­for­mantes et plus réactives dans leur uti­li­sa­tion. Sur de nombreux aspects, elles sont aussi moins limitées que d’autres formats d’ap­pli­ca­tion. Ainsi, il est possible d’interagir avec les données dis­po­nibles de l’appareil, de bé­né­fi­cier de l’ensemble de son espace de mémoire dis­po­nible et d’utiliser presque toutes ses fonctions natives (comme l’appareil photo, le GPS, les no­ti­fi­ca­tions push etc.). Fi­na­le­ment, les ap­pli­ca­tions mobiles natives offrent des pos­si­bi­li­tés très larges pour con­fi­gu­rer son uti­li­sa­tion comme vous le souhaitez. Par ailleurs, l’accès aux ap­pli­ca­tions natives est très simple : si vous avez programmé une ap­pli­ca­tion pour les systèmes d’ex­ploi­ta­tion mobiles de Google (Android) ou Apple (iOS), votre ap­pli­ca­tion sera en principe proposée pour, res­pec­ti­ve­ment Google Play Store ou l’App-Store d’Apple. De plus, vous pouvez choisir de faire payer ou non l’ap­pli­ca­tion aux uti­li­sa­teurs. Les boutiques en ligne des deux géants sont, pour la grande majorité des mo­bi­nautes, le moyen classique pour té­lé­char­ger de nouvelles ap­pli­ca­tions. Pour les uti­li­sa­teurs iOS, Apple App Store est même l’unique moyen officiel. Une autre raison de créer une ap­pli­ca­tion réside dans le revenu qu’elle peut générer. Après tout, les dépenses des con­som­ma­teurs pour les ap­pli­ca­tions sur smart­phones n’ont cessé d’augmenter ces dernières années. On attend un chiffre d’affaires de 78 milliards de dollars amé­ri­cains d’ici à 2021.

Vous pouvez té­lé­char­ger ici le graphique sur les dépenses des con­som­ma­teurs pour les ap­pli­ca­tions.

Quelles uti­li­sa­tions d’une ap­pli­ca­tion native ?

Grâce à leur haute per­for­mance, les ap­pli­ca­tions natives sont surtout utilisées pour des uti­li­sa­tions complexes et gra­phiques. Mais ce format d’ap­pli­ca­tion est également optimal pour les ap­pli­ca­tions simples qui peuvent profiter de ses per­for­mances puis­santes. Si vous souhaitez utiliser des fonctions natives spé­ci­fiques d’un smart­phone ou d’une tablette pour votre ap­pli­ca­tion, le choix est large : les fonctions d’appareil photo, mi­cro­phone, ré­per­toire, ca­len­drier, no­ti­fi­ca­tions push, géo­lo­ca­li­sa­tion GPS, Bluetooth, ac­cé­lé­ro­mètre, rotation de l’appareil etc. sont par exemple re­la­ti­ve­ment simples à intégrer.

Un autre avantage majeur des ap­pli­ca­tions natives comparé à la plupart des ap­pli­ca­tions Web mobiles et de nom­breuses ap­pli­ca­tions hybrides : pour son exécution, il n’est pas obli­ga­toire de se connecter à internet. Ce format est donc idéal pour les ap­pli­ca­tions dont les fonctions ont du sens pour une uti­li­sa­tion hors ligne. De plus, les ap­pli­ca­tions ont des temps de char­ge­ment très courts ; la mise en place d’ordres rapides est souvent né­ces­saire pour les jeux ou pour d’autres uti­li­sa­tions qui né­ces­si­tent le trai­te­ment de nom­breuses données de manière rapide.

Quelle valeur ajoutée pour mon ap­pli­ca­tion ?

Tout d’abord, il est né­ces­saire d’avoir bien sûr une idée d’ap­pli­ca­tion dont vous êtes convaincu du potentiel. Il est né­ces­saire d’étudier soig­neu­se­ment cette idée, et ce avant même de réfléchir à sa pla­ni­fi­ca­tion. Un moyen sûr est de vous in­ter­ro­ger sur la valeur ajoutée de votre ap­pli­ca­tion et de vous mettre à la place de l’uti­li­sa­teur, comme si vous alliez l’utiliser vous-même.

  • Valeur ajoutée pour l’uti­li­sa­teur de l’ap­pli­ca­tion : une ap­pli­ca­tion ne sera utilisée que si elle re­pré­sente un intérêt pour son uti­li­sa­teur. Ainsi, les buts re­cher­chés peuvent être divers : s’informer, se divertir, obtenir de l’aide ainsi que de nouvelles pos­si­bi­li­tés de shopping ou de com­mu­ni­ca­tion par exemple.
  • Valeur ajoutée pour le four­nis­seur de l’ap­pli­ca­tion : les ap­pli­ca­tions re­pré­sen­tant toujours un in­ves­tis­se­ment, elles doivent donc valoir d’une manière ou d’une autre la peine d’être conçues. De nouveau, les pos­si­bi­li­tés sont ici très nom­breuses. Il ne s’agit pas forcement d’un retour financier immédiat. Elargir son cercle de clients et accroître sa notoriété comptent aussi. L’objectif peut être également sim­ple­ment d’asseoir son image.

Si le four­nis­seur tout comme l’uti­li­sa­teur potentiel peuvent tirer un quel­conque profit de l’ap­pli­ca­tion, alors la pla­ni­fi­ca­tion de son ap­pli­ca­tion s’impose. Restez réalistes : il est important de vous demander au préalable si votre ap­pli­ca­tion exige une mise en place très technique et quels sont vos objectifs à atteindre. De plus, il vous faut estimer gros­siè­re­ment le nombre d’heures de travail que l’ap­pli­ca­tion nécessite et les dépenses ap­proxi­ma­tives qu’elle implique.

Pla­ni­fi­ca­tion de l’ap­pli­ca­tion

Mieux vous pla­ni­fie­rez votre ap­pli­ca­tion (en re­cher­chant notamment des in­for­ma­tions per­ti­nentes) et plus vous arriverez à estimer de manière réaliste le travail et l’argent né­ces­saires à sa mise en œuvre. N’hésitez pas à parler de votre idée d’ap­pli­ca­tion au plus grand nombre de personnes fiables de votre entourage : tout feedback (sincère) peut en effet vous être utile et vous fournir de nouvelles pistes de réflexion utiles à la con­cep­tion et réa­li­sa­tion de votre projet.

Ci-dessous, quelques points d’attention majeurs pour votre ap­pli­ca­tion. Dans l’idéal, cons­ti­tuez-vous un dossier. Ainsi, il est judicieux de créer ce que l’on appelle des wi­re­frames, pour sché­ma­ti­ser de manière claire et com­pré­hen­sible son ap­pli­ca­tion et rendre compte de l’ex­pé­rience uti­li­sa­teur qui doit s’en dégager. Ce travail préalable vous fa­ci­li­tera par la suite la création de votre projet et se révèle d’autant plus essentiel si vous ne pro­gram­mez pas vous-même votre ap­pli­ca­tion. Si vous re­cher­chez des in­ves­tis­seurs, fixer de manière écrite votre projet est également un passage obligé.

Con­cur­rents

Faites le tour des offres pour iden­ti­fier si une ap­pli­ca­tion similaire existe déjà et, le cas échéant, observez comment vos con­cur­rents l’ont créée. S’il n’existe pas d’ap­pli­ca­tion mobile com­pa­rable, alors votre projet a un fort potentiel. Il peut toutefois arriver que votre idée soit déjà mise en place mais d’une tout autre manière. L’idée peut avoir été déjà dé­ve­lop­pée sur site Web par exemple. Elar­gis­sez donc votre recherche à tous les con­cur­rents possibles de votre secteur : une analyse de la con­cur­rence et de business modèles si­mi­laires sont in­dis­pen­sables pour dresser un état des lieux de la situation actuelle mais aussi pour avoir de nouvelles pistes de ré­flexions pour votre ap­pli­ca­tion.

Si l’ap­pli­ca­tion prévue existe sous une forme similaire, une analyse de la con­cur­rence s’impose d’autant plus : cela vous permet de ras­sem­bler des in­for­ma­tions qui vous per­met­tront de com­prendre quelles fonctions de l’ap­pli­ca­tion ont jusque-là fonc­tionné ou échoué. Vous pouvez vous inspirer des résultats positifs de vos con­cur­rents et aller un pas plus loin. Leurs erreurs en revanche vous per­met­tront de voir quelles sont les routes à ne pas prendre et où il est possible de s’améliorer.

Si vous souhaitez optimiser un concept d’ap­pli­ca­tion qui existe déjà ou trans­po­ser une ap­pli­ca­tion vers un nouveau domaine, il est judicieux d’analyser les projets à dis­po­si­tion de ce domaine de manière ap­pro­fon­die. Toute ap­pli­ca­tion n’est pas obli­ga­toi­re­ment ré­vo­lu­tion­naire. De nom­breuses personnes ont réussi leur pari en apportant sim­ple­ment quelques amé­lio­ra­tions, quelques ca­rac­té­ris­tiques sup­plé­men­taires, ou en adaptant un concept à un autre domaine.

Cible

En dé­fi­nis­sant votre cible pour l’ap­pli­ca­tion, d’autres choix vont s’imposer par eux-mêmes, comme les fonctions né­ces­saires, le design adapté, le prix etc. Ici, vous pouvez faire appel à votre intuition, mais il est aussi in­dis­pen­sable de se baser sur des sta­tis­tiques réelles. Si vous gérez un site qui traite de mêmes sujets que ceux de l’ap­pli­ca­tion que vous souhaitez mettre en place, vous pouvez grâce au Web analytics (à l’aide d’outils tels que Google Analytics ou Piwik) apprendre bon nombre d’in­for­ma­tions pré­cieuses sur les uti­li­sa­teurs. Les outils d’analyses pour site Web vous dévoile combien d’uti­li­sa­teurs ont consulté votre site avec leur portable et quels systèmes d’ex­ploi­ta­tions ils utilisent. Cela vous donnera des pistes sur la bonne pla­te­forme à adopter pour votre ap­pli­ca­tion. De même, vous pouvez analyser le com­por­te­ment de l’uti­li­sa­teur en observant quelles fonctions sont les plus souvent utilisées sur votre site Internet. Ainsi, vous pouvez en déduire celles que votre ap­pli­ca­tion doit à tout prix comporter. Une autre option, pour en apprendre plus sur votre cible, sont les in­ter­views et sondages. Par ailleurs, vous ne devez pas sous-estimer le fait que ce sont ma­jo­ri­tai­re­ment des jeunes qui utilisent des ap­pli­ca­tions. Une ap­pli­ca­tion dédiée aux séniors doit donc rester une exception. 

Pla­te­forme

Sur quel système d’ex­ploi­ta­tion souhaitez-vous proposer votre ap­pli­ca­tion mobile native ? Il est possible que votre type de cible réponde déjà à cette question, selon si vous souhaitez vous adresser à des clients qui utilisent uni­que­ment Appel ou Android. La question ne se posera également pas si votre ap­pli­ca­tion doit être reliée à un logiciel spé­ci­fique qui n’existe que sur l’une des pla­te­formes.

Si vous n’êtes pas lié corps et âme à un système d’ex­ploi­ta­tion spé­ci­fique, vous devez bien réfléchir si vous voulez dé­ve­lop­per une ap­pli­ca­tion Android ou iOS, ou même sur les deux systèmes. Les langages de pro­gram­ma­tion étant dif­fé­rents, il est toutefois pré­fé­rable de dé­ve­lop­per votre ap­pli­ca­tion d’abord sur une seule pla­te­forme puis d’attendre. Si l’ap­pli­ca­tion a un fort impact, alors il peut valoir la peine de pour­suivre vos efforts et d’investir l’argent et le temps né­ces­saires. Dans tous les cas, les Android et iOS re­couvrent la très large majorité des uti­li­sa­tions mobiles (les systèmes Android sont de loin les plus répandus).

Les parts de marchés pour les smart­phones sur d’autres systèmes d’ex­ploi­ta­tion comme Microsoft Windows Phone (par exemple Windows 10 Mobile) ou Black­Berry 10 OS, étant très faibles, concevoir une ap­pli­ca­tion sur ces pla­te­formes n’est souvent utile que dans des cas ex­cep­tion­nels. Par con­sé­quent, nous vous pré­sen­tons ici comment planifier et concevoir une ap­pli­ca­tion uni­que­ment sur Android et iOS.

Ca­rac­té­ris­tiques

Lors de la pro­gram­ma­tion d’une ap­pli­ca­tion, de nombreux dé­ve­lop­peurs cherchent à réduire le nombre de fonctions à l’essentiel. Une ap­pli­ca­tion se concentre surtout sur une fin précise ou tout du moins sur une ca­rac­té­ris­tique précise. En pla­ni­fiant votre ap­pli­ca­tion, IONOS vous conseille de noter toutes les fonctions que vous avez en tête ; à partir d’un certain nombre, vous pouvez classer les fonctions in­dis­pen­sables et celles dont vous pouvez vous passer. Il est peu probable que vous les ins­tau­riez toutes dans votre ap­pli­ca­tion finale.

La majorité des uti­li­sa­teurs attendent qu’une ap­pli­ca­tion soit facile à com­prendre et intuitive. Veillez donc dès la pla­ni­fi­ca­tion à ce que votre ap­pli­ca­tion et ses fonctions ne soient pas trop complexes. Pour vi­sua­li­ser vos idées, vous pouvez esquisser votre menu de na­vi­ga­tion. Il est également important de réfléchir au dé­rou­le­ment de votre menu sur des supports de dif­fé­rentes tailles (smart­phones vs tablettes). Ainsi, vos collègues ou free­lances pourront mieux com­prendre à quoi l’ap­pli­ca­tion finale doit res­sem­bler et comment elle doit fonc­tion­ner.

Fi­nan­ce­ment et revenus

Le projet va dépendre de son fi­nan­ce­ment. Si vous ne pouvez pas vous-même supporter les coûts de dé­ve­lop­pe­ment et de main­te­nance, il vous faudra iné­vi­ta­ble­ment trouver des in­ves­tis­seurs, sponsors ou d’autres sources de fi­nan­ce­ment. Par con­sé­quent, vous devez estimer les coûts né­ces­saires à votre projet. Même si vous pouvez couvrir vos dépenses, il sera important d’établir un plan de fi­nan­ce­ment le plus précis possible pour votre ap­pli­ca­tion. N’oubliez toutefois pas que, outre les frais de dé­ve­lop­pe­ment, il faut aussi compter des coûts de main­te­nance pour votre ap­pli­ca­tion native. En plus d’un modèle de fi­nan­ce­ment pour votre ap­pli­ca­tion, il est né­ces­saire d’établir un modèle de revenus. Pour cela, il est judicieux de définir comment votre l’ap­pli­ca­tion peut générer un profit. Cela est plutôt clair si vous créer une ap­pli­ca­tion shopping pour votre boutique en ligne. En revanche, si vous planifier une ap­pli­ca­tion hors e-commerce ou qui ne fait pas figure de vitrine pour une marque, vous pouvez vous replier sur l’une des trois variantes ci-dessous pour générer des revenus :

  • Les ap­pli­ca­tions payantes : dans ce cadre, les uti­li­sa­teurs doivent payer un montant fixe pour té­lé­char­ger l’ap­pli­ca­tion. Cependant, beaucoup d’uti­li­sa­teurs ne sont pas prêts à dépenser un centime, la majorité des ap­pli­ca­tions Android étant gratuite. Les uti­li­sa­teurs d’Apple sont en revanche plus enclins à payer pour une ap­pli­ca­tion. Même si vous avez atteint une cible disposée à payer, n’oubliez pas toutefois que la con­cur­rence est rude. Pour qu’une ap­pli­ca­tion payante ne fonc­tionne, son contenu non seulement est important mais aussi sa ré­pu­ta­tion et notoriété. Afin que les uti­li­sa­teurs aient une chance d’être conquis par votre ap­pli­ca­tion, vous pouvez proposer, dans un premier temps, une version d’essai gratuite. Les uti­li­sa­teurs ne paient alors qu’après une certaine période s’ils sou­hai­tent continuer à utiliser l’ap­pli­ca­tion.
  • L’achat intégré (in-app purchase) : dans ce modèle, les achats sont effectués sur l’ap­pli­ca­tion, par exemple pour l’uti­li­sa­tion de fonctions sup­plé­men­taires ou pour masquer les pu­bli­ci­tés. Les ap­pli­ca­tions freemium s’as­si­mi­lent à ce modèle : les fonctions de l’uti­li­sa­tion sont ici réduites mais des ex­ten­sions ou la version complète de l’ap­pli­ca­tion  peuvent être obtenues après paiement. Fixer le prix est ici chose délicate : des prix trop hauts, des prix aug­men­tant cons­tam­ment ou de manière excessive peuvent dissuader ra­pi­de­ment les uti­li­sa­teurs et les faire fuir à jamais.
  • La publicité (in-app ad­ver­ti­se­ment) : les bannières pu­bli­ci­taires et autres formats pu­bli­ci­taires pour mobiles per­met­tent également de générer des revenus. C’est gé­né­ra­le­ment le modèle préféré pour Android. Il faut toutefois prendre garde à ne pas en affecter l’ex­pé­rience uti­li­sa­teur en noyant ces derniers sous les pu­bli­ci­tés. Si trop de pu­bli­ci­tés sont intégrées ou si l’uti­li­sa­teur les considère comme trop in­tru­sives, une im­pres­sion négative va se dégager de votre ap­pli­ca­tion. Le marketing d’af­fi­lia­tion permet également de générer des revenus grâce à votre ap­pli­ca­tion. Cette forme de par­te­na­riat se traduit par des liens vers des sites Web com­mer­çants. Si vos uti­li­sa­teurs cliquent sur ces liens et ef­fec­tuent ensuite l’achat d’un produit ou service sur ce site, vous ob­tien­drez une com­mis­sion en tant que par­te­naire de l’af­fi­lia­tion.

Le but de toute ap­pli­ca­tion n’est toutefois pas forcément de générer di­rec­te­ment de l’argent. Si vos revenus sont prin­ci­pa­le­ment générés sur un autre support, l’ap­pli­ca­tion peut être sim­ple­ment un ins­tru­ment marketing visant à augmenter votre notoriété et favoriser votre image.

Cadre juridique

Autre grand sujet à con­si­dé­rer : les aspects ju­ri­diques de votre ap­pli­ca­tion. Si vous relevez, traitez ou en­re­gis­trez des in­for­ma­tions per­son­nelles de vos uti­li­sa­teurs, il est in­dis­pen­sable de les en informer selon les formules dédiées. Avant même qu’ils valident leurs données, vous devez expliquer de manière claire et complète dans votre dé­cla­ra­tion de con­fi­den­tia­lité quelles in­for­ma­tions seront en­re­gis­trées et ce qui adviendra de ces dernières. La loi « in­for­ma­tique et liberté » doit être votre ligne de conduite pour votre politique de con­fi­den­tia­lité de votre site Internet comme de votre ap­pli­ca­tion. Appliquez-vous également à bien rédiger vos con­di­tions générales d’uti­li­sa­tion pour clarifier les res­pon­sa­bi­li­tés. Les ap­pli­ca­tions qui com­por­tent des boutiques en ligne doivent être d’autant plus ri­gou­reuses sur le respect de la lé­gis­la­tion. Murielle Cahen détaille notamment le cadre juridique pour les ap­pli­ca­tions mobiles. De plus, il est important de faire figurer clai­re­ment vos mentions légales qui vous obligent à com­mu­ni­quer les in­for­ma­tions né­ces­saires à l’iden­ti­fi­ca­tion de votre entité et qui doivent permettre à toute personne de vous contacter en cas de litige.

Une bonne pla­ni­fi­ca­tion est toujours payante

Bien planifier son ap­pli­ca­tion prend du temps. Outre une réflexion ap­pro­fon­die sur le contenu, beaucoup de travail est requis pour les aspects ju­ri­diques et éco­no­miques. Il est vital de bien détailler et penser son projet avant même de le lancer ; autrement, il est possible que vous fassiez in­vo­lon­tai­re­ment des impasses et que votre projet en pâtisse. Dès que vous avez bien con­cep­tua­lisé votre ap­pli­ca­tion mobile native et que vous avez déterminé comment vous la fi­nan­ce­rez, il est possible de con­cré­ti­ser votre projet et de dé­ve­lop­per votre ap­pli­ca­tion. Même si vous débutez, il est inutile d’ap­pré­hen­der cette étape : avoir une idée d’ap­pli­ca­tion pro­met­teuse est plus important que de posséder les con­nais­sances né­ces­saires à sa pro­gram­ma­tion. Vous pourrez en effet passer outre cette dif­fi­culté en ayant recours à des free­lances, des agences spé­cia­li­sées ou des outils de création d’ap­pli­ca­tions. Dans un deuxième volet sur les ap­pli­ca­tions mobiles natives, nous vous pré­sen­tons donc les dif­fé­rentes pos­si­bi­li­tés pour dé­ve­lop­per votre ap­pli­ca­tion. Nous verrons quels sont les avantages de l’uti­li­sa­tion des éditeurs d’ap­pli­ca­tion et dans quel cas il vaut mieux laisser la pro­gram­ma­tion aux mains d’experts.

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