Qui dit image, dit com­mu­ni­ca­tion. Avant même qu’on ne remplace les films négatifs et les tirages par des clichés nu­mé­riques, il existait déjà plusieurs formats de données pour les fichiers d’images : RAW, BMP, TIFF. Les dé­ve­lop­peurs ont ra­pi­de­ment remarqué que ces formats pro­dui­saient des fichiers de taille con­si­dé­rable, ce qui cons­ti­tuait un obstacle, notamment pour les ap­pli­ca­tions Web rapides. Cette situation a conduit à la recherche de moyens de com­pres­ser les images. Le « conflit » entre JPG et PNG est loin d’être terminé, et de nouveaux formats ap­pa­rais­sent déjà comme WebP, le format d’image propre à Google.

Il y a une chose que tous ces per­fec­tion­ne­ments tech­niques ne peuvent pas con­tour­ner : l’affichage sur un support de sortie, un écran plus ou moins grand avec une ré­so­lu­tion pré­dé­fi­nie. C’est là qu’in­ter­vient le « picture element » ou pixel, mot-valise apparu en 1956 composé des termes anglais « picture » pour image et « element » pour élément. Découvrez dans notre guide comment un pixel est construit et son rôle dans l’affichage d’une image.

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Qu’est-ce qu’un pixel ?

Le pixel, ou px, est le plus petit élément d’une image numérique. Il est disposé en grille avec d’autres pixels, sur un écran d’or­di­na­teur ou de téléphone portable par exemple. La com­bi­nai­son d’un grand nombre de pixels crée une image ma­tri­cielle.

L’œil humain peut fa­ci­le­ment « dé­chif­frer » l’image ma­tri­cielle. Cela devient plus difficile, voire im­pos­sible, lorsqu’une partie de l’image est agrandie dans un cadre blanc.

Dans l’image ci-dessus, la matrice de points a été re­pré­sen­tée par le programme utilisé (Photoshop). Chaque pixel a une couleur ou une teinte dif­fé­rente, qui crée ensuite l’image finale. Pour rendre une telle image en qualité HD, il faut 1920 x 1080 pixels, soit un total de 2 073 600 pixels. Tous ces pixels doivent être traités in­di­vi­duel­le­ment, par les circuits d’un moniteur par exemple, dans la séquence et la fréquence de ré­pé­ti­tion correctes afin que toute l’image soit visible sans scin­til­le­ment et dans la bonne couleur.

Comment les pixels sont-ils cons­truits ?

Pour qu’un pixel puis re­pré­sen­ter une couleur spé­ci­fique, il est composé de sous-pixels aux couleurs rouge, verte et bleue (RVB). Ces sous-pixels peuvent avoir des formes dif­fé­rentes afin de créer une image avec la meilleure ré­so­lu­tion et le moins d’espace possible entre les éléments. L’écran d’un iPhone 11 Pro, par exemple, montre ce qui est tech­ni­que­ment possible : il a une ré­so­lu­tion de 2436 x 1125 pixels à 458 ppi (pixels par pouce). Cela donne une taille de pixel de 0,05 mil­li­mètres avec des sous-pixels de 0,018 mil­li­mètres (valeurs arrondies).

La couleur per­cep­tible de chaque pixel résulte de la valeur de couleur de la com­bi­nai­son des trois sous-pixels. Les trois couleurs sont mélangées de manière additive et peuvent donc prendre des valeurs dif­fé­rentes. Le mélange additif équivaut à une su­per­po­si­tion.

Si les trois couleurs primaires ont une valeur maximale de 255, le noir est produit. Si RVB = 0/0/0, le blanc apparaît. Les valeurs in­ter­mé­diaires per­met­tent de re­pré­sen­ter environ 16,7 millions de nuances de couleurs (2563).

Remarque

Avec le « Subpixel-Rendering » (rendu sous-pixel en français), la re­pré­sen­ta­tion des nuances les plus fines sur les écrans est encore plus précise.

Taille des pixels et qualité de l’image

L’image de l’abeille et ses détails ont déjà illustré comment la taille des pixels affecte la per­cep­tion visuelle. Les moniteurs des premiers or­di­na­teurs étaient encore équipés de tubes ca­tho­diques clas­siques avec une ré­so­lu­tion de 640 x 480 (VGA), puis de 800 x 600 (SVGA). La « HD ready » avec 1280 x 720 pixels est apparue il n’y a pas si longtemps que ça. La HD propose aujourd’hui 1920 x 1080 pixels, et les derniers systèmes 8K plein format 8192 x 4320 pixels. La com­pé­ti­tion pour le nombre de pixels a vraiment pris son envol avec le dé­ve­lop­pe­ment des moniteurs LED. Ils ont permis d’atteindre en très peu de temps des densités de pixels très élevées, que l’on retrouve aujourd’hui sur les écrans des smart­phones modernes.

Pour mesurer la ré­so­lu­tion des images à afficher sur les moniteurs, 72 dpi (dots per inch, points par pouce) se sont avérés une valeur suf­fi­sante pour l’œil humain. Plus ces pixels sont petits, plus il est possible d’en placer sur la surface d’un moniteur, et plus la ré­so­lu­tion globale de l’appareil est élevée. Pour les im­pres­sions pro­fes­sion­nelles, la valeur commune est de 300 dpi.

Une fois qu’une image numérique a été créée, par exemple à partir d’un appareil photo numérique, elle peut être con­si­dé­ra­ble­ment agrandie, mais cela réduit toujours la qualité de la re­pro­duc­tion. Le terme « pixeliser » a fini par devenir courant et désigne notamment le fait de rendre mé­con­nais­sables les visages sur les photos ou les vidéos.

Conseil

Pour modifier la ré­so­lu­tion d’un écran d’or­di­na­teur, il suffit de cliquer avec le bouton droit de la souris sur le fond d’écran d’un PC Windows. Dans le menu de dialogue qui apparaît, sé­lec­tion­nez « Pa­ra­mètres d’affichage » ou « Pa­ra­mètres gra­phiques » qui vous mènera ensuite à la ré­so­lu­tion de l’écran. Dans macOS, vous pouvez y accéder via le menu Pomme > Pré­fé­rences Système > Moniteurs.

Que sont les mé­ga­pixels ?

Le terme « mégapixel » décrit une grande quantité de pixels, un million pour être exact. Il est apparu avec la com­mer­cia­li­sa­tion crois­sante des appareils photo nu­mé­riques ainsi que des smart­phones équipés d’un appareil photo. Ce terme est utilisé pour décrire leur ré­so­lu­tion d’image. Cependant, les appareils photo de bonne qualité peuvent toujours dégager beaucoup d’un sujet, même s’ils n’at­teig­nent pas les mé­ga­pixels. Avec eux, des logiciels de pho­to­gra­phie per­for­mants se chargent de régler la netteté et la lu­mi­no­sité ainsi que de supprimer le bruit numérique. Tout cela joue souvent un rôle plus important que la seule haute ré­so­lu­tion en mé­ga­pixels.

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