Rares sont les ap­pli­ca­tions web ou de bureau capables de fonc­tion­ner sans un système de base de données adapté. C’est pré­ci­sé­ment la raison pour laquelle il peut être utile de se fa­mi­lia­ri­ser avec ce sujet. Le système de gestion de base de données est en effet tout aussi capital que l’ensemble de données à pro­pre­ment parler puisque sans lui, la base de données ne serait pas fonc­tion­nelle.

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Qu’est-ce qu’un SGBD ?

Une base de données et un système de gestion de base de données, abrégé en SGBD, forment un système de base de données (ce dernier terme est toutefois souvent appelé sim­ple­ment « base de données »). De manière générale, un SGBD est un logiciel qui définit le modèle d’un système de base de données et constitue ainsi une com­po­sante in­dis­pen­sable à la création, à la gestion et à l’uti­li­sa­tion d’une base de données. L’uti­li­sa­teur peut uni­que­ment ajouter et lire l’ensemble de données désiré après avoir installé et paramétré le système de gestion de base de données cor­res­pon­dant. Des in­ter­faces spé­ci­fiques à l’ap­pli­ca­tion et un langage de base de données adapté per­met­tent les accès en écriture et en lecture ainsi que les fonc­tion­na­li­tés d’ad­mi­nis­tra­tion générales. Le langage de ce type le plus connu est SQL (Structured Query Language).

Note

Les termes « système de gestion de base de données (SGBD) et « base de données » sont souvent utilisés à tort comme synonymes lorsque l’on souhaite désigner le logiciel de gestion d’une base de données. En réalité, le terme « base de données » renvoie uni­que­ment à la base de données sous une forme struc­tu­rée alors que le SGBD cor­res­pond aux com­po­sants es­sen­tiels per­met­tant de réaliser ces struc­tures.

Quels sont les éléments d’un SGBD ?

Un système de gestion de base de données est composé de dif­fé­rents éléments con­tri­buant au fonc­tion­ne­ment optimal du logiciel. Le SGBD peut être divisé en trois éléments fon­da­men­taux : le dic­tion­naire de données, le langage de dé­fi­ni­tion des données et le langage de ma­ni­pu­la­tion des données.

  • Dic­tion­naire de données : le dic­tion­naire de données (Data Dic­tio­nary) se compose d’un ensemble de mé­ta­don­nées. Ces mé­ta­don­nées con­tien­nent des in­for­ma­tions sur le contenu des dif­fé­rentes données des mémoires de données. D’autre part, elles four­nis­sent des in­for­ma­tions sur l’au­to­ri­sa­tion d’uti­li­sa­tion des ensembles de données et la re­pré­sen­ta­tion physique. Pour faire simple, ce dic­tion­naire contient donc toutes les in­for­ma­tions per­ti­nentes sur les données en­re­gis­trées dans une base de données.
  • Langage de dé­fi­ni­tion des données : le langage de dé­fi­ni­tion des données (LDD) ou Data De­fi­ni­tion Language (DDL) a pour but de struc­tu­rer les contenus d’une base de données. Ce langage permet de générer, modifier et supprimer les dif­fé­rents objets tels que les ré­fé­rences, les relations ou les droits d’uti­li­sa­teur.
  • Langage de ma­ni­pu­la­tion des données : le langage de ma­ni­pu­la­tion des données (LMD) ou Data Ma­ni­pu­la­tion Language (DML) permet d’insérer, supprimer, modifier et lire les ensembles de données contenus dans une base de données. Par ailleurs, ce langage permet de com­pres­ser et d’extraire les données.

Tâches, fonctions et exigences d’un système de gestion de base de données

Le système de gestion de base de données est le composant le plus important d’un système de base de données. Sans SGBD, il serait im­pos­sible d’ad­mi­nis­trer, commander ou contrôler la base de données. Par ailleurs, le logiciel gère tous les accès à la base de données en lecture et en écriture. Pour décrire les fonctions et les exigences des opé­ra­tions d’un système de gestion de base de données, on utilise fré­quem­ment l’acronyme ACID pour atomicity, con­sis­tency, isolation et du­ra­bi­lity (atomicité, cohérence, isolation et du­ra­bi­lité). Chacun des termes composant l’acronyme ACID couvre les prin­ci­pales exigences ap­pli­cables à un SGBD :

  • L’atomicité est la propriété « tout ou rien » du SGBD qui implique que la tran­sac­tion complète ne peut être exécutée cor­rec­te­ment que si les in­ter­ro­ga­tions sont valides et arrivent dans le bon ordre.
  • La cohérence implique que la base de données reste stable même en cas de tran­sac­tion réussie ce qui nécessite une vé­ri­fi­ca­tion constante de toutes les tran­sac­tions.
  • L’isolation est l’exigence imposant que les tran­sac­tions soient in­dé­pen­dantes les unes des autres ce qui est souvent garanti par des fonc­tion­na­li­tés de blocage.
  • La du­ra­bi­lité signifie que l’ensemble des données du SGBD doivent être en­re­gis­trées du­ra­ble­ment, même après la réa­li­sa­tion d’une tran­sac­tion avec succès. Cela s’applique tout par­ti­cu­liè­re­ment en cas d’erreur système ou de panne du SGBD. Cette du­ra­bi­lité est notamment assurée par des journaux de tran­sac­tion qui do­cu­men­tent l’ensemble des processus dans le SGBD.

Vous trouverez ci-après une autre ré­par­ti­tion des fonctions et des exigences des systèmes de gestion de base de données qui se démarque du modèle ACID.

Fonction/exigence Ex­pli­ca­tion  
En­re­gis­tre­ment des données Les bases de données en­re­gistrent des textes, des documents et des mots de passe élec­tro­niques ainsi que d’autres in­for­ma­tions pouvant être con­sul­tées à travers des in­ter­ro­ga­tions.  
Trai­te­ment de données La plupart des bases de données per­met­tent – selon les droits d’accès pa­ra­mé­trés – une édition directe des in­for­ma­tions en­re­gis­trées.  
Sup­pres­sion des Données Les ensembles de données contenus dans les bases de données peuvent être en­tiè­re­ment supprimés. Dans certains cas, les données sup­pri­mées peuvent être res­tau­rées, dans d’autres, elles sont dé­fi­ni­ti­ve­ment perdues.  
Gestion des mé­ta­don­nées Les in­for­ma­tions sont en­re­gis­trées dans des bases de données, gé­né­ra­le­ment avec des mé­ta­don­nées ou des mé­ta­ba­lises. Ces dernières per­met­tent d’organiser la base de données et de proposer une fonc­tion­na­lité de recherche. Par ailleurs, les droits d’accès sont souvent réglés via les mé­ta­don­nées.La gestion des données suit quatre opé­ra­tions fon­da­men­tales : Create, Read/Retrieve, Update et Delete. Ce concept connu sous le nom de ((principe CRUD websites/web-ent­wi­ck­lung/crud-die-wich­tig­sten-Da­ten­ban­ko­pe­ra­tio­nen/)) constitue la base de la gestion des données.
Sécurité des données Les bases de données doivent être sé­cu­ri­sées pour empêcher tout accès par des personnes non au­to­ri­sées aux données en­re­gis­trées. En dehors d’un processus de cryptage per­for­mant, la sécurité des données est assurée par une gestion mi­nu­tieuse réalisée notamment par l’ad­mi­nis­tra­teur principal. La sécurité des données implique gé­né­ra­le­ment des mesures de pré­cau­tion tech­niques visant à empêcher toute ma­ni­pu­la­tion ou perte des données. Il s’agit ainsi d’un concept-clé de la pro­tec­tion des données.  
Intégrité des données L’intégrité des données suppose que les données d’une base de données observent certaines règles pour que l’exac­ti­tude des données soit garantie et que la logique com­mer­ciale de la base de données soit définie. C’est la seule façon de veiller à ce que la base de données fonc­tionne comme un ensemble constant et cohérent. Dans les modèles de base de données re­la­tion­nels, il existe quatre règles : l’intégrité de domaine, l’intégrité de l’entité, l’intégrité ré­fé­ren­tielle et l’intégrité logique.  
Fonc­tion­ne­ment multi-uti­li­sa­teurs Les ap­pli­ca­tions de bases de données per­met­tent l’accès à la base de données par dif­fé­rents appareils. Dans un fonc­tion­ne­ment multi-uti­li­sa­teurs, la dis­tri­bu­tion des droits et la sécurité des données sont fon­da­men­tales. Avec un tel fonc­tion­ne­ment, un défi important pour les bases de données consiste à maintenir la cohérence lors d’accès si­mul­ta­nés en écriture et en lecture par plusieurs uti­li­sa­teurs sans pour autant impacter con­si­dé­ra­ble­ment la per­for­mance.  
Op­ti­mi­sa­tion des in­ter­ro­ga­tions D’un point de vue technique, une base de données doit pouvoir traiter chaque in­ter­ro­ga­tion de façon aussi optimale que possible afin de garantir une bonne per­for­mance. Si une base de données va trop loin lors d’une in­ter­ro­ga­tion, la per­for­mance globale du système de base de données s’en ressent.  
Évé­ne­ments dé­clen­cheurs et pro­cé­dures stockées Dans un système de gestion de base de données, ces pro­cé­dures con­sis­tent en des mini-ap­pli­ca­tions en­re­gis­trées qui sont dé­clen­chées (de l’anglais « trigger ») dans le cadre de certaines actions de mo­di­fi­ca­tion. Elles per­met­tent notamment d’améliorer l’intégrité des données. Les évé­ne­ments dé­clen­cheurs et les pro­cé­dures stockées de la base de données sont des processus habituels dans les bases de données re­la­tion­nelles. Les pro­cé­dures stockées peuvent également con­tri­buer à la sécurité du système lorsque les uti­li­sa­teurs peuvent uni­que­ment exécuter des actions avec des pro­cé­dures prêtes à l’emploi.  
Trans­pa­rence du système La trans­pa­rence du système est tout par­ti­cu­liè­re­ment per­ti­nente avec les systèmes dis­tri­bués : si l’on empêche l’uti­li­sa­teur de dis­tri­buer et d’im­plé­men­ter les données, l’uti­li­sa­tion d’une base de données dis­tri­buée ressemble à celle d’une base de données cen­tra­li­sée. Les dif­fé­rents niveaux de trans­pa­rence du système révèlent ou masquent les processus en arrière-plan. Sa fonction prin­ci­pale est toutefois de sim­pli­fier autant que possible l’uti­li­sa­tion.  
Note

Si vous exploitez votre propre base de données, une sé­cu­ri­sa­tion des données complète est capitale !

Quels types de SGBD/modèles de base de données existe-t-il ?

Un système de gestion de base de données est installé sur un système afin de permettre une gestion optimale des ensembles de données. Comme nous l’avons déjà précisé, il existe dif­fé­rents modèles de bases de données qui se dis­tin­guent prin­ci­pa­le­ment par la struc­tu­ra­tion des données. Le choix d’un SGBD implique donc toujours le choix définitif d’un modèle de base de données. Il existe les bases de données suivantes :

  • re­la­tion­nelles
  • hié­rar­chiques
  • orientées réseau
  • orientées objet
  • orientées documents

Le modèle de base de données re­la­tion­nel est le plus courant et le plus apprécié. Dans ce modèle, la struc­tu­ra­tion des données est effectuée dans des lignes de tableaux. L’avantage est de pouvoir établir des relations entre les dif­fé­rentes lignes et de pouvoir les présenter dans des colonnes. Il en va autrement du modèle de base de données hié­rar­chique : les dif­fé­rentes données sont ici reliées dans une ar­bo­res­cence et suivent donc un système hié­rar­chique.

Le modèle de base de données orienté réseau constitue une autre approche de l’or­ga­ni­sa­tion des données. Dans ce modèle, les données sont struc­tu­rées dans un réseau. Les bases de données orientées objet ont un tout autre fonc­tion­ne­ment. Outre les relations entre les ensembles de données, les héritages jouent également un rôle essentiel dans ces bases de données. Les objets peuvent ainsi trans­mettre des pro­prié­tés à d’autres objets selon un schéma défini par le SGBD.

Les modèles de base de données orientés documents prévoient un stockage des ensembles de données dans dif­fé­rents documents.

Systèmes de gestion de base de données : les avantages et les in­con­vé­nients en un coup d’œil

Les systèmes de gestion de base de données sont fon­da­men­taux dans les bases de données et se dé­mar­quent par dif­fé­rents avantages et points forts. Mais comme tous les autres logiciels, les SGBD ont également des fai­blesses comme le montre la liste d’avantages et d’in­con­vé­nients suivante.

Avantages d’un système de gestion de base de données :

  • une gestion simple des grands ensembles de données
  • un accès simple et efficace aux données en­re­gis­trées
  • une grande flexi­bi­lité
  • l’intégrité et la cohérence des données
  • le contrôle des accès pour les uti­li­sa­teurs (sécurité et pro­tec­tion des données)
  • une dis­po­ni­bi­lité élevée

In­con­vé­nients d’un système de gestion de base de données :

  • un in­ves­tis­se­ment de départ re­la­ti­ve­ment plus coûteux (incluant les coûts sup­plé­men­taires pour le matériel)
  • plutôt moins efficace pour les logiciels spéciaux
  • nécessite des employés qualifiés (ad­mi­nis­tra­teurs de bases de données)
  • une vul­né­ra­bi­lité im­por­tante du fait de la cen­tra­li­sa­tion des données

Exemples de SGBD : les systèmes de gestion de base de données les plus appréciés

De nombreux systèmes de gestion de base de données dif­fé­rents sont dis­po­nibles. Vous trouverez ci-après les SGBD les plus po­pu­laires et les plus courants :

  • Microsoft Access – re­la­tion­nel
  • Microsoft SQL Server – re­la­tion­nel
  • MySQL – re­la­tion­nel
  • Oracle Database – re­la­tion­nel
  • OrientDB – orienté documents
  • CouchDB – orienté documents
  • Db2 (IBM) – re­la­tion­nel
  • IMS (IBM) – hié­rar­chique
  • IBM Informix – re­la­tion­nel
  • MariaDB – re­la­tion­nel
  • Sybase ASE – re­la­tion­nel
  • MongoDB – orienté documents
  • Post­greSQL – re­la­tion­nel et objet (mélange des approches re­la­tion­nelle et objet)
  • Firebird – re­la­tion­nel
  • In­ter­Sys­tems Caché – re­la­tion­nel et objet (mélange des approches re­la­tion­nelle et objet)
  • In­ter­Sys­tems IRIS – re­la­tion­nel et objet (mélange des approches re­la­tion­nelle et objet)
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