Le dé­tour­ne­ment d’URL peut supprimer votre site Web de l’index des moteurs de recherche et le rend ainsi invisible pour les visiteurs po­ten­tiels. Ce phénomène se produit surtout lorsque des re­di­rec­tions sont utilisées à la place de liens.

Qu’est-ce que le dé­tour­ne­ment d’URL ?

L’ex­pres­sion « dé­tour­ne­ment d’URL » désigne un phénomène, par lequel une page Internet disparaît par erreur des résultats d’un moteur de recherche et est remplacée par une autre. Cette autre page renvoie certes à la page cible réelle, mais de manière indirecte ; il y a alors une re­di­rec­tion. Ainsi, le site site-associe.fr sera par exemple renvoyé à votre-site.fr, mais utilise une re­di­rec­tion à la place du classique tag HTML <a>. Les URL de re­di­rec­tion sont par exemple les suivantes :

www.site-associe.fr/redirect.php?target=www.votre-site.fr

Si un moteur de recherche trouve un lien de ce type, la page associée et le site cible vont se retrouver sur un même plan, ce qui amène l’un des deux à être effacé de l’index. Le moteur de recherche s’oriente alors vers le code de statut HTTP, qui s’appuie sur la re­di­rec­tion de nom de domaine.

Alors que le code 301 (Moved Per­ma­nently) décrit une re­di­rec­tion per­ma­nente pour l’URL donnée, le code 302 (Found) cor­res­pond en revanche à une re­di­rec­tion pro­vi­soire vers l’URL affichée. Le premier cas ne pose pas de problème, tandis que le second (302 redirect) peut cons­ti­tuer justement le dé­tour­ne­ment URL. Une re­di­rec­tion de cette sorte suggère au robot d’in­dexa­tion du moteur de recherche que la page de des­ti­na­tion n’existe que tem­po­rai­re­ment et que la page associée est en réalité la page d’origine. Il n’existe à ce jour pas de vé­ri­fi­ca­tion pour savoir si les deux pages ont réel­le­ment un rapport l’une envers l’autre. Si ce n’est ab­so­lu­ment pas le cas, la mauvaise page sera indexée et c’est l’URL de cette nouvelle page qui sera prise en compte pour le clas­se­ment.

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Quand les re­di­rec­tions 301 et 302 in­ter­vien­nent-elles réel­le­ment ?

Les re­di­rec­tions d’URL peuvent être utilisées pour des raisons très variables. Les re­di­rec­tions per­ma­nentes de ce que l’on appelle les « typo domains » cons­ti­tuent une pratique largement répandue. Si vous tapez par exemple dans la barre de votre na­vi­ga­teur googel.fr au lieu de google.fr, vous allez tout de même atterrir sur la page d’accueil du célèbre moteur de recherche. Il n’est pas in­ha­bi­tuel de voir que la re­di­rec­tion per­ma­nente renvoie vers l’adresse correcte d’une page d’un site.

Essayez par exemple de taper la page prin­ci­pale de Wikipedia France fr.wikipedia.org, une re­di­rec­tion 301 vous mènera alors à l’URL https://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal. Par ailleurs, les web­mas­ters utilisent souvent les re­di­rec­tions per­ma­nentes pour diriger les uti­li­sa­teurs vers l’adresse après un chan­ge­ment de nom de domaine ou pour iden­ti­fier de manière ap­pro­priée un contenu qui comporte une nouvelle URL.

La re­di­rec­tion 302 tem­po­raire a en revanche comme fonction de base de présenter le contenu tem­po­rai­re­ment sous une autre URL, par exemple pour le rendre toujours ac­ces­sible en cas de main­te­nance de la page d’origine. Si un webmaster produit ce type de re­di­rec­tion par lui-même, c’est en général pour pouvoir ensuite réu­ti­li­ser l’URL originale pour la page. Il existe toutefois 3 dif­fé­rents scénarios de re­di­rec­tion tem­po­raire qui mènent à un dé­tour­ne­ment d’URL :

Uti­li­sa­tion in­vo­lon­taire de la re­di­rec­tion 302

Il est tout à fait possible qu’un webmaster redirige tem­po­rai­re­ment vers un projet ne lui ap­par­te­nant pas, sans que cela soit ma­lin­ten­tionné. Il peut s’agir d’une méprise, alors que ce dernier sou­hai­tait réel­le­ment établir une re­di­rec­tion. Le module de re­di­rec­tion URL Rewrite-Engine du serveur Web Apache mod_rewrite met également en place une re­di­rec­tion standard avec le code de statut 302.

URL générées dy­na­miques

PHP est un format fixe dans le dé­ve­lop­pe­ment Web. Les scripts côtés serveur dans ce langage de pro­gram­ma­tion par­ti­cu­liè­re­ment apprécié cons­ti­tuent un moyen simple et pratique de créer des contenus dy­na­miques pour votre site Web. Souvent, ce sont toutefois aussi des scripts PHP qui intègrent l’adresse de des­ti­na­tion de manière dynamique dans une URL existante et utilisent ainsi le code de statut 302 pour effectuer une re­di­rec­tion tem­po­raire. Ce type de script in­ter­vient surtout dans les ré­per­toires d’adresses Web mais aussi avec les systèmes de gestion de contenu (CMS).

Dé­tour­ne­ment vo­lon­taire d’une URL

Il n’est pas rare de voir des personnes ma­lin­ten­tion­nées recourir au dé­tour­ne­ment d’URL. Elles utilisent les re­di­rec­tions 302 vo­lon­tai­re­ment pour forcer l’in­dexa­tion de leur propre contenu et essaient par la même occasion d’affecter le clas­se­ment de sites par­ti­cu­liè­re­ment bien ré­fé­ren­cés. Ces procédés sont toutefois inef­fi­caces sur le long terme et ne sont bien sûr pas con­si­dé­rés comme de bonnes pratiques, ap­par­te­nant ainsi au SEO Black Hat.

Le dé­tour­ne­ment d’URL : com­pa­rai­son avec d’autres méthodes d’attaque

Le dé­tour­ne­ment d’URL est souvent confondu avec d’autres méthodes d’attaque comme le dé­tour­ne­ment de domaine ou le ty­pos­quat­ting. Ces attaques suivent certes un procédé différent, mais ont un objectif similaire : vous nuire à vous ou au clas­se­ment de votre site Web.

Dé­tour­ne­ment d’URL vs dé­tour­ne­ment de domaine

Bien que le dé­tour­ne­ment d’URL et le dé­tour­ne­ment de domaine soient tous deux utilisés dans le but de prendre le contrôle d’un site Web, les deux méthodes d’attaque se dis­tin­guent notamment par leur approche : pour les cy­ber­pi­rates, le dé­tour­ne­ment de domaine consiste à prendre le contrôle d’un domaine en accédant aux comptes d’ad­mi­nis­tra­tion. Pour ce faire, ils modifient par exemple les pa­ra­mètres DNS. De cette manière, ils peuvent, dans le pire des cas, prendre le contrôle de l’ensemble de la présence Web de la victime.

Dé­tour­ne­ment d’URL vs ty­pos­quat­ting

Comme son nom l’indique, le ty­pos­quat­ting est une technique de cy­be­rat­taque qui exploite de manière in­ten­tion­nelle les erreurs de frappe. Nor­ma­le­ment, lorsqu’une petite faute de frappe se produit, des re­di­rec­tions sont utilisées pour accéder au site Web correct. Cependant, le ty­pos­quat­ting fonc­tionne de manière dif­fé­rente : les pirates en­re­gistrent dé­li­bé­ré­ment des domaines avec des fautes de frappe courantes dans le but de rediriger les visiteurs vers leur propre site Web, qui contient souvent des codes mal­veil­lants.

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Comment protéger son projet Web des dé­tour­ne­ments d’URL ?

Les pro­fes­sion­nels chargés d’améliorer le ré­fé­ren­ce­ment d’un site Web savent bien comment ce travail peut être con­si­dé­rable et exiger du temps. Plus vous ob­tien­drez les bonnes grâces du moteur de recherche et plus le risque d’un dé­tour­ne­ment éventuel sera non né­gli­geable pour la page indexée. Con­trai­re­ment au cas d’une attaque in­for­ma­tique, qui exploite par exemple des failles dans votre projet Web, les processus de dé­tour­ne­ment d’URL sont étroi­te­ment liés à la dis­ci­pline SEO de base du link­buil­ding, ce qui ne permet pas de s’en prémunir avec de simples logiciels de sécurité.

Par con­sé­quent, il est impératif d’analyser ré­gu­liè­re­ment vos backlinks nouveaux ou déjà existants afin de repérer les URL pro­blé­ma­tiques. Pour cela, vous pouvez vous aider de nombreux outils et services :

Le dernier service ap­par­te­nant à Google propose un outil pour supprimer les URL, pour effacer de l’index de recherche les re­di­rec­tions non désirées qui renvoient à votre site. Au préalable, il est néanmoins toujours né­ces­saire de contacter le webmaster concerné et de lui demander d’ajuster la re­di­rec­tion ; ainsi, vous pourrez maintenir le bon backlink. Par ailleurs, avec le code de statut 307 (Temporary Redirect), il existe même depuis http 1.1 une option pour les re­di­rec­tions tem­po­raires, qui permet d’éviter le dé­tour­ne­ment d’URL.

Si la page d’origine a déjà disparu de l’index, vous pouvez (après sup­pres­sion du backlink endommagé) contacter le four­nis­seur du moteur de recherche pour demander une remise en place du clas­se­ment initial.

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