Un serveur DNS, également appelé serveur de noms, est un logiciel serveur spécial : il s’appuie sur une base de données pour traiter les demandes du Domain Name System (DNS). Les serveurs DNS sont gé­né­ra­le­ment hébergés sur des hôtes dédiés, les or­di­na­teurs qui hébergent ces pro­grammes sont également appelés serveurs DNS.

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Grâce au DNS, les in­ter­nautes peuvent saisir un nom de domaine dans la barre d’adresse du na­vi­ga­teur et y accéder en quelques clics. À chaque domaine sur Internet cor­res­pond au moins une adresse IP, dont les or­di­na­teurs ont besoin pour naviguer et com­mu­ni­quer sur le réseau. Un serveur DNS reconnaît quel domaine cor­res­pond à quelle adresse IP ou sait à quel autre serveur DNS il doit trans­mettre la demande. Lorsqu’un site Web est consulté, une demande est donc d’abord adressée à un ou plusieurs serveurs DNS avant d’être fi­na­le­ment connecté au site Web. Les serveurs DNS sont ainsi des éléments es­sen­tiels au bon fonc­tion­ne­ment d’Internet.

Les dif­fé­rents types de serveurs DNS

On distingue deux types de serveurs DNS : ceux faisant autorité et ceux ne faisant pas autorité.

  • Les serveurs DNS faisant autorité en­re­gistrent les in­for­ma­tions de domaine sé­cu­ri­sées et les stockent dans une zone de leur base de données. Le DNS est structuré de telle sorte qu’il existe au moins un serveur de noms faisant autorité pour chaque zone. Un tel système est gé­né­ra­le­ment organisé sous la forme d’un cluster de serveurs : les données d’une même zone sont en­re­gis­trées sur un système maître et plusieurs serveurs esclaves. Dans ce cas, on parle également de DNS primaires et DNS se­con­daires. Ce type de re­don­dance permet une plus grande sécurité contre les pannes et assure la dis­po­ni­bi­lité du serveur de noms faisant autorité.
  • Les serveurs DNS ne faisant pas autorité utilisent les in­for­ma­tions d’un DNS, non pas à partir de leur propre fichier de zone, mais à partir d’une deuxième ou d’une troisième source. Une telle situation se produit lorsqu’un serveur de noms n’a pas les in­for­ma­tions pour répondre à une requête et qu’il doit obtenir les in­for­ma­tions auprès d’un autre serveur de noms. Ces données DNS sont tem­po­rai­re­ment stockées dans la mémoire vive afin d’être prête à être livrer lors de nouvelles requêtes. Cependant, comme les en­re­gis­tre­ments dans la zone de fichiers peuvent avoir été modifiés entre-temps, les in­for­ma­tions DNS des serveurs de noms ne faisant pas autorité sont con­si­dé­rées comme non sé­cu­ri­sées.

Comment les serveurs DNS répondent-ils à une requête DNS ?

La ré­so­lu­tion d’une requête DNS vers l’adresse IP correcte se fait par étapes :

  1. Le client cherche un nom de domaine ou une URL, ce qui envoie une requête au résolveur DNS.
  2. Le résolveur DNS transmet la demande di­rec­te­ment à un serveur racine.
  3. Le serveur racine est un serveur de noms faisant autorité. Il répond au résolveur DNS avec l’adresse du domaine de premier niveau (TLD) concerné.
  4. Le résolveur DNS envoie ensuite une requête au serveur TLD contenant les en­re­gis­tre­ments DNS associés à son domaine de premier niveau.
  5. En réponse, le résolveur DNS reçoit l’adresse IP du serveur DNS faisant autorité sur le domaine recherché.
  6. Le résolveur DNS demande au serveur DNS faisant autorité l’adresse IP du serveur d’origine sur lequel le site Web est hébergé.
  7. Le résolveur DNS obtient l’adresse IP du serveur d’origine auprès du serveur DNS faisant autorité.
  8. Le résolveur DNS transmet l’adresse IP au client.
  9. Le client peut alors interagir avec le serveur d’origine du site Web demandé via l’adresse IP.
  10. Le serveur d’origine envoie les données du site Web demandé au client.

Que se passe-t-il en cas de dé­fail­lance d’un serveur DNS ?

Lorsqu’un serveur DNS ne répond pas ou tombe en panne, le processus de ré­so­lu­tion de noms ne peut plus s’effectuer cor­rec­te­ment. Cela entraîne des pertes d’ex­ploi­ta­tion. Comme une panne d’un serveur DNS peut toujours arriver, il est important de mettre en place une in­fras­truc­ture DNS aussi ré­sis­tante que possible aux pannes.

Pour ce faire, vous pouvez exploiter deux serveurs de noms pour la même zone DNS. L’un de ces serveurs sera étiqueté comme serveur primaire, l’autre comme serveur se­con­daire. Ainsi, en cas de dé­fail­lance du serveur, l’autre serveur DNS pourra prendre le relais.

Aperçu des serveurs DNS publics de confiance

Il existe de nombreux serveurs DNS publics dif­fé­rents que vous pouvez utiliser gra­tui­te­ment. Il est parfois possible d’atteindre une vitesse de na­vi­ga­tion plus élevée en passant à un serveur DNS plus per­for­mant. Toutefois, toutes les solutions de serveur ne sont pas plus rapides que les pa­ra­mètres standards de votre four­nis­seur d’accès Internet. Avant de changer de serveurs, il vaut donc la peine de comparer les per­for­mances.

Dans notre tableau ré­ca­pi­tu­la­tif, vous trouverez les dix serveurs DNS publics les plus po­pu­laires :

Serveur DNS Adresse primaire Adresse se­con­daire Sécurité Fonc­tion­na­li­tés
Cloud­flare 1.1.1.1 1.0.0.1 - Pro­tec­tion contre le DNS spoofing - Les en­re­gis­tre­ments sont supprimés dans les 24 heures - Rapidité et per­for­mance - Plus de 200 sites de serveurs dans le monde
Cy­ber­Ghost 10.101.0.243 38.132.106.139 - Pas de connexion chiffrée - Accès au contenu Internet sans blocage par pays - Rapidité et per­for­mance  
Google Public DNS 8.8.8.8 8.8.4.4 - Applique la norme DNSSEC - L’adresse IP est supprimée au bout de 48 heures - Pas de limite de demande - Uti­li­sable sans ins­crip­tion
Quad9 9.9.9.9 149.112.112.112 - Pro­tec­tion contre les logiciels mal­veil­lants, les logiciels espions et l’ha­me­çon­nage - Pas de stockage de données d’iden­ti­fi­ca­tion - Plus de 145 sites de serveurs - Un accent par­ti­cu­lier sur la sécurité
DNS.Watch 84.200.69.80 84.200.70.40 - Pas de con­sig­na­tion des données per­son­nelles - Pas de pro­tec­tion intégrée contre les logiciels mal­veil­lants - Financé par des dons - Accès non censuré à Internet
OpenDNS 208.67.222.222 208.67.220.220 - Collecte et trans­mis­sion de données non con­fi­den­tielles - Pos­si­bi­lité de définir des filtres in­di­vi­duels - Serveur DNS avec contrôle parental qui bloque tous les contenus réservés aux adultes
AdGuard DNS 94.140.14.14 94.140.15.15 - Blocage des logiciels mal­veil­lants et des pu­bli­ci­tés - Collecte de données per­son­nelles en interne - Bloque au­to­ma­ti­que­ment les pu­bli­ci­tés - Pos­si­bi­lité de bloquer les contenus réservés aux adultes
Comodo DNS 8.26.56.26 8.20.247.20 - Les logiciels espions et mal­veil­lants sont au­to­ma­ti­que­ment bloqués - Collecte de données per­son­nelles - Normes de sécurité élevées - Rapidité et per­for­mance
Un­cen­so­redDNS 91.239.100.100 89.233.43.71 - Pas d’en­re­gis­tre­ment ni de stockage de données per­son­nelles - Hauts débits en Europe - Accès à Internet non censuré
Clean­Brow­sing DNS Dépend du filtre souhaité Dépend du filtre souhaité - Pas de suivi ou d’en­re­gis­tre­ment des données - Choix entre dif­fé­rents modes - Permet entre autres de bloquer les contenus réservés aux adultes
Note

Si vous souhaitez main­te­nant toujours changer de serveur DNS, vous devez d’abord savoir si le chan­ge­ment doit être effectif pour tous les appareils de votre réseau ou seulement pour certains or­di­na­teurs. Pour seulement un ou quelques or­di­na­teurs du réseau, vous pouvez fa­ci­le­ment con­fi­gu­rer un nouveau serveur DNS dans les pa­ra­mètres Windows. Si tous les appareils doivent changer de serveur DNS, il vaut la peine d’effectuer la mo­di­fi­ca­tion au niveau du routeur. Mais, qu’il s’agisse d’or­di­na­teurs in­di­vi­duels ou de l’ensemble de votre réseau, vous devez ab­so­lu­ment veiller à choisir un serveur DNS sécurisé afin d’être protégé au mieux contre les attaques telles que le DNS hijacking.

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