Après avoir mis en place votre ap­pli­ca­tion, il est essentiel de la tester. Cela permet de vérifier son bon fonc­tion­ne­ment, son uti­li­sa­bi­lité ou in­tui­ti­vité mais aussi sa com­pa­ti­bi­lité avec d’autres appareils et systèmes d’ex­ploi­ta­tion. La plupart des pro­gram­ma­teurs sou­hai­tent, après avoir développé une ap­pli­ca­tion et défini son design, passer bien sûr au plus vite à la pu­bli­ca­tion de leur app. Toutefois, avant de proposer cette dernière sur une app store, il est fortement conseillé de s’assurer qu’elle fonc­tionne cor­rec­te­ment. Il s’agit surtout de vérifier sa per­for­mance, sa com­pa­ti­bi­lité et son usabilité. On parle souvent de « test d’ap­pli­ca­tion mobile ». De nombreux outils vont pouvoir vous aider dans cette démarche.

Pourquoi tester son ap­pli­ca­tion ?

Pour que votre ap­pli­ca­tion obtienne un bon impact, il est pri­mor­dial de proposer un contenu con­vain­cant, de bien gérer sa com­mer­cia­li­sa­tion mais aussi de s’assurer que ses fonctions marchent im­pec­ca­ble­ment et de manière intuitive. C’est pourquoi, il est in­con­tour­nable de réaliser des tests avant le lancement de l’ap­pli­ca­tion, qu’il s’agisse de lancer une ap­pli­ca­tion mobile ou une ap­pli­ca­tion de bureau.

Tester son ap­pli­ca­tion se heurte toutefois à une com­pli­ca­tion de taille : s’adapter à dif­fé­rents appareils demande en effet bien plus de travail pour les ap­pli­ca­tions mobiles (natives) qu’avec d’autres logiciels. Lorsque les premières ap­pli­ca­tions furent dé­ve­lop­pées, cette adap­ta­tion était re­la­ti­ve­ment simple car le choix des smart­phones était assez réduit. Aujourd’hui, il existe en revanche une large palette d’appareils mobiles de ca­rac­té­ris­tiques très dif­fé­rentes. Les hardwares (matériels in­for­ma­tiques) sont aussi dif­fé­rents les uns des autres que les modèles de smart­phones et tablettes. Les critères décisifs pour une ap­pli­ca­tion sont toutefois surtout la mémoire vive (RAM), le pro­ces­seur (UCT) mais aussi l’affichage et la ré­so­lu­tion d’écran.

En plus du matériel in­for­ma­tique, le software joue également un rôle dé­ter­mi­nant pour l’ap­pli­ca­tion. Ce sont surtout les dif­fé­rents systèmes d’ex­ploi­ta­tion qui vont avoir une influence sur le rendu de l’ap­pli­ca­tion. Certains systèmes d’ex­ploi­ta­tion quelques peu obsolètes peuvent peiner à afficher cor­rec­te­ment des ap­pli­ca­tions car ils ne per­met­tent pas toujours de mettre en place les mises à jour né­ces­saires à leurs fonc­tion­ne­ments. Il ne faut pas sous-estimer le nombre de versions d’Android et iOS utilisées qui sont dépassées. La diversité des systèmes est flagrante chez Android : glo­ba­le­ment, les anciennes versions des systèmes d’ex­ploi­ta­tion de Google sont plus utilisées que les versions actuelles. Cela est notamment dû au fait que de nombreux fa­bri­cants chez Android tardent ou ne mettent pas du tout en place les mises à jour. Avec iOS, les nouvelles versions des systèmes d’ex­ploi­ta­tion arrivent plus ra­pi­de­ment sur les iPhones et iPads. Toutefois, les appareils les plus anciens ne reçoivent plus de mises à jour d’Apple, ce qui explique que l’on trouve encore des versions très anciennes d’iOS sur certains appareils Apple.

Pour décrire la diversité des hardwares et softwares des appareils mobiles, on parle de frag­men­ta­tion. Elle pose un grand défi pour assurer une bonne qualité pour son ap­pli­ca­tion. Ainsi, tester son ap­pli­ca­tion a du sens : par ce moyen, on vérifie si l’ap­pli­ca­tion peut fonc­tion­ner sous dif­fé­rentes con­di­tions, et si c’est bien le cas, de vérifier qu’aucun problème ne survienne. Détecter et résoudre les anomalies doivent permettre de garantir une ex­pé­rience uti­li­sa­teur optimale pour le plus grand nombre d’uti­li­sa­teurs. Une ap­pli­ca­tion ne pourra atteindre une grande audience que si elle est per­for­mante et intuitive sur le plus grand nombre d’appareils mobiles.

Comment tester une ap­pli­ca­tion ?

Il existe dif­fé­rentes manières de tester une ap­pli­ca­tion. Pour assurer la qualité de votre ap­pli­ca­tion, des approches variées peuvent être en­tre­prises. Ces dernières s’ar­ti­cu­lent dans tous les cas autour de deux questions centrales : quel est le type de test le plus approprié (tests manuels ou au­to­ma­ti­sés) et comment ce dernier doit-il être effectué (test sur chaque appareil ou via un si­mu­la­teur / émulateur).

Tests d’ap­pli­ca­tion manuels vs au­to­ma­ti­sés

Tests d’ap­pli­ca­tion manuels (menés par des uti­li­sa­teurs) La plupart du temps, les ap­pli­ca­tions sont con­trô­lées de manière manuelle : l’ap­pli­ca­tion est alors testée sim­ple­ment par des uti­li­sa­teurs. Afin que l’ap­pli­ca­tion soit testée dans toutes ses éven­tua­li­tés, il n’est pas forcément judicieux de faire in­ter­ve­nir l’équipe même qui a développé l’ap­pli­ca­tion et qui la connaît par cœur. Par con­sé­quent, on fait souvent appel à des groupes (dans le meilleur des cas un groupe assez large et re­pré­sen­ta­tif de la cible) pour utiliser l’ap­pli­ca­tion et ensuite l’évaluer. Ce groupe va na­tu­rel­le­ment effectuer les scénarios les plus plau­sibles sur l’ap­pli­ca­tion. L’avantage de se tourner vers des personnes externes est qu’elles ne con­nais­sent ab­so­lu­ment pas les fonctions de votre ap­pli­ca­tion ; elles peuvent ainsi réel­le­ment rendre compte des im­pres­sions qu’auront vos futurs uti­li­sa­teurs. Parmi les tests manuels d’ap­pli­ca­tion mobile, on peut choisir également le crowd­tes­ting. Les sites de crowd­tes­ting proposent des groupes de tests. Ainsi, vous pouvez choisir un panel d’uti­li­sa­teurs cor­res­pon­dant à votre cible qui va essayer l’ap­pli­ca­tion sur leurs appareils per­son­nels. Le crowd­tes­ting n’a donc pas lieu dans un endroit dédié au test mais s’applique dans l’en­vi­ron­ne­ment naturel de l’uti­li­sa­teur, ce qui augmente les chances d’obtenir des résultats per­ti­nents. Pour les ap­pli­ca­tions iOS (et également pour watchOS ainsi que tvOS apps), il est possible d’utiliser Test­Flight d’Apple Developer, d’inviter jusqu’à 2000 par­ti­ci­pants et d’organiser vous-même votre crowdtest. Google propose également de nom­breuses options pour réaliser des tests bêta pour les apps Android. Tests d’ap­pli­ca­tion au­to­ma­ti­sés (grâce à des outils dédiés) Con­trai­re­ment aux tests manuels, des contrôles au­to­ma­ti­sés peuvent être mis en place pour les ap­pli­ca­tions où certains processus peuvent être déroulés de manière continue sous dif­fé­rentes con­di­tions. Pour les tests au­to­ma­tiques, un logiciel spé­ci­fique est né­ces­saire. Cette méthode a pour avantage principal un gain de temps con­si­dé­rable. Les tests peuvent être opérés de manière bien plus rapide que s’ils étaient effectués par un uti­li­sa­teur. Toutefois, l’au­to­ma­ti­sa­tion ne s’applique pas à tous les domaines.

Appareils mobiles physiques vs si­mu­la­teur / émulateur

Tests sur des appareils mobiles physiques

Tester l’appareil sur dif­fé­rents appareils mobiles est la solution idéale pour com­prendre comment les fonctions s’utilisent sur les dif­fé­rents softwares et matériels in­for­ma­tiques. Néanmoins, cela requiert du temps et de l’argent, car les smart­phones et tablettes sont nom­breuses et il est né­ces­saire de tester l’ensemble des fonctions de chaque appareil pour tirer de réelles con­clu­sions. Le moyen le plus simple est d’utiliser l’ap­pli­ca­tion sur les pla­te­formes de dif­fé­rents four­nis­seurs de test pour app mobile ; ces derniers proposent, grâce à ce que l’on appelle des device labs ou test labs, d’accéder au fonc­tion­ne­ment de dif­fé­rents appareils mobiles avec lesquels vous pouvez tester votre ap­pli­ca­tion. 

Test via émulateur/si­mu­la­teur

Les ému­la­teurs et si­mu­la­teurs sont des pro­grammes qui imitent des appareils donnés. Les ap­pli­ca­tions peuvent être simulées vir­tuel­le­ment sur ces derniers. Les résultats ne sont néanmoins pas fiables à 100 % car ils ne peuvent pas rendre compte de manière au­then­tique de toutes les in­te­rac­tions des uti­li­sa­teurs. De plus, d’autres tests doivent obli­ga­toi­re­ment s’ensuivre sur des appareils physiques car l’uti­li­sa­tion des si­mu­la­teurs pré­sen­tent des limites sur certains domaines.

Les si­mu­la­teurs et ému­la­teurs ne peuvent en effet pas remplacer tous les tests sur appareils physiques, mais y restent com­plé­men­taires. Ils per­met­tent surtout des tests au­to­ma­ti­sés. Grâce à ces outils, il est possible de vérifier ra­pi­de­ment les fonctions d’une ap­pli­ca­tion avec des matériels in­for­ma­tiques et softwares dif­fé­rents. De nombreux si­mu­la­teurs et ému­la­teurs sont de plus gratuits. C’est par exemple le cas de ceux contenus dans les pro­grammes Android Studio et Apple Xcode.

Dif­fé­rents champs d’ap­pli­ca­tion

En plus des dif­fé­rentes méthodes de test pré­sen­tées, dif­fé­rents champs d’ap­pli­ca­tion doivent être vérifiés. Nous avons choisi de vous présenter 4 tests pour lesquels vous ne devriez pas faire d’impasse. Outre les tests men­tion­nés dans ce chapitre, il existe également des tests de sécurité, de lo­ca­li­sa­tion et d’autres champs d’ap­pli­ca­tion que nous n’avons pas choisis de dé­ve­lop­per.

Tests fonc­tion­nels

Grâce aux tests fonc­tion­nels, vous contrôlez si une ap­pli­ca­tion fonc­tionne réel­le­ment de la manière que vous sou­hai­tiez. Vous pourrez vérifier si tous les contenus de l’ap­pli­ca­tion ap­pa­rais­sent comme prévu : chaque fonction, chaque écran, et chaque bouton sont inspectés. Pour des tests fonc­tion­nels, les questions suivantes sont posées :

  • L’ap­pli­ca­tion s’installe et se dé­sins­talle-t-elle sans problème ?
  • L’ensemble des contenus fonc­tionne-t-il comme prévu ?
  • L’ap­pli­ca­tion peut-elle continuer nor­ma­le­ment à fonc­tion­ner si sa fenêtre est réduite ?
  • L’ap­pli­ca­tion subit-elle des in­ter­rup­tions ou bloque-t-elle ?
  • Les uti­li­sa­teurs reçoivent-ils les no­ti­fi­ca­tions adéquates lorsqu’un problème apparaît ?

Outre l’ap­pli­ca­tion en soi, il est né­ces­saire de vérifier des scénarios précis sur l’appareil :

  • Les fonctions de l’appareil peuvent-elles être exécutées et les autres ap­pli­ca­tions utilisées sans problème lorsque la fenêtre de l’app est réduite ?
  • L’app se réduit-elle de manière au­to­ma­tique à la réception d’un appel té­lé­pho­nique ?
  • Les sms et autres no­ti­fi­ca­tions peuvent-ils arriver et être sau­ve­gar­dés pendant l’uti­li­sa­tion de l’app ?

Test d’usabilité

Avec les tests d’usabilité, on vise à s’assurer que l’uti­li­sa­tion d’une ap­pli­ca­tion est intuitive. Un test au­to­ma­tique n’est ici pas adéquat. Seuls les uti­li­sa­teurs peuvent en effet estimer si une app s’utilise sim­ple­ment ou non. L’uti­li­sa­tion d’un si­mu­la­teur ou émulateur est de même peu approprié pour la plupart des ap­pli­ca­tions. L’éva­lua­tion d’une app n’a de sens que sur un appareil mobile : cela permet de vi­sua­li­ser votre ap­pli­ca­tion lorsque vous balayez ou défilez l’écran, ou encore lorsque vous cliquez sur un bouton. Vous pouvez également évaluer le temps de réactions de votre ap­pli­ca­tion suite à de telles commandes d’actions. Par ailleurs, les éléments ci-dessous peuvent être vérifiés pour vous assurer d’une bonne usabilité :

  • L’uti­li­sa­tion de l’ap­pli­ca­tion coule-t-elle de source dans son ensemble? Des ex­pli­ca­tions sont-elles dis­po­nibles pour les uti­li­sa­tions plus com­pli­quées ?
  • Les contenus sont-ils placés de sorte que les uti­li­sa­teurs puissent se diriger fa­ci­le­ment vers les fonctions les plus im­por­tantes ?
  • Les boutons sont-ils suf­fi­sam­ment gros ? Gardez à l’esprit que certains uti­li­sa­teurs ont des gros doigts !
  • Les contenus ré­dac­tion­nels sont-ils lisibles, la taille du texte est-elle ni trop grosse ni trop petite ?

Les tests d’usabilité doivent résoudre les problèmes liés à l’uti­li­sa­tion de l’app et permettre de combler les éventuels man­que­ments dans sa pré­sen­ta­tion. Afin de pouvoir se fier aux résultats, il est judicieux de faire tester son ap­pli­ca­tion à un nombre suf­fi­sam­ment important de par­ti­ci­pants. Il va sans dire que les uti­li­sa­teurs de votre panel doivent idéa­le­ment (en tout cas dans leur grande majorité) faire partie de votre cible. Ainsi, vous pourrez optimiser la pré­sen­ta­tion de votre ap­pli­ca­tion di­rec­te­ment selon ses besoins. Pas à pas, vos ajus­te­ments vous per­met­tront d’offrir au final la meilleure des ex­pé­riences uti­li­sa­teurs.

Test de com­pa­ti­bi­lité

La com­pa­ti­bi­lité d’une ap­pli­ca­tion doit être vérifiée sur deux plans : le matériel in­for­ma­tique (hardware) et le software des appareils mobiles. En ce qui concerne le hardware, il est né­ces­saire de regarder par exemple comment l’ap­pli­ca­tion s’affiche sur dif­fé­rents supports. Etant donné qu’il existe dif­fé­rentes ré­so­lu­tions et tailles d’écran, de nombreux problèmes d’adap­ta­tion et d’affichage peuvent survenir ra­pi­de­ment, et ce d’autant plus si des pré­sen­ta­tions adaptées aux dif­fé­rents formats n’ont pas été mis en place. Outre les formats d’affichage, les pro­ces­seurs UCT et la mémoire vive varient con­si­dé­ra­ble­ment d’un appareil à un autre. Gardez une nouvelle fois à l’esprit que de nombreux uti­li­sa­teurs utilisent encore des modèles anciens. Si votre ap­pli­ca­tion n’est pas uni­que­ment adaptée aux modèles actuels mais s’adapte aussi aux smart­phones et tablettes plus anciens, alors la portée de votre ap­pli­ca­tion va con­si­dé­ra­ble­ment augmenter.

Côté software, il est important de vérifier que l’ap­pli­ca­tion s’affichera sans problème sur les dif­fé­rents systèmes d’ex­ploi­ta­tion. Cela s’applique par­ti­cu­liè­re­ment à Android qui dispose de nombreux systèmes d’ex­ploi­ta­tion qui sont toujours utilisés. Apple dispose en revanche avec iOS de moins de versions.

Les tests de com­pa­ti­bi­lité per­met­tent de voir im­mé­dia­te­ment quels softwares et hardwares pré­sen­tent des problèmes pour votre ap­pli­ca­tion. Si les exigences de l’appareil sont très hautes, il peut être conseillé de réfléchir à un moyen de revoir à la baisse certaines exigences du système afin de ne pas perdre une partie de votre audience po­ten­tielle.

Test de per­for­mance

Avec les tests de per­for­mance, on peut vérifier quelles sont les res­sources né­ces­saires à l’ap­pli­ca­tion si cette dernière est utilisée de manière intensive. Est-ce que l’ap­pli­ca­tion se met à ralentir ou reste-elle fluide ? Cela permet d’observer dans un même temps si l’uti­li­sa­tion de l’ap­pli­ca­tion affecte fortement la batterie et si l’appareil sur­chauffe après un temps d’uti­li­sa­tion donné. Comme avec les tests de com­pa­ti­bi­lité, la ré­sis­tance de l’ap­pli­ca­tion sous dif­fé­rents scénarios est également évaluée. Par exemple, on va observer si l’affichage de l’interface se modifie lorsque peu de mémoire reste dis­po­nible sur le disque dur de l’appareil ou lorsque la batterie est presque vide. Les tests de per­for­mance doivent évaluer à quel point certains schémas peuvent affecter le bon fonc­tion­ne­ment de l’ap­pli­ca­tion.

On pourra retenir deux prin­ci­paux types de tests de per­for­mance : le test de charge d’une part, qui vise à mesurer les capacités de réponse de l’ap­pli­ca­tion dans le cas où elle serait utilisée par un grand nombre d’uti­li­sa­teurs, et le test de stress d’autre part où il est vérifié plus largement les réactions de l’ap­pli­ca­tion lorsqu’elle est soumise à une forte activité. On peut tester par exemple une ap­pli­ca­tion lorsque le serveur est fortement sollicité. Pour les ap­pli­ca­tions où une connexion Internet est né­ces­saire, il est re­com­mandé d’observer le com­por­te­ment de l’ap­pli­ca­tion sous forte charge et sous une mauvaise connexion réseau. Les tests de stress doivent d’une manière générale définir la charge maximum que l’ap­pli­ca­tion peut supporter avant que ses fonc­tion­na­li­tés ne dé­crois­sent.

Les outils de test pour ap­pli­ca­tion mobile

Les tests cités ci-dessus ne doivent pas né­ces­sai­re­ment être tous menés ma­nuel­le­ment. Des outils de tests divers peuvent faciliter con­si­dé­ra­ble­ment le travail. Dans notre suite d’articles se con­cen­trant sur le dé­ploie­ment d’ap­pli­ca­tions mobiles natives pour iOS et Android, nous vous pré­sen­tons des outils de tests adaptés à ces pla­te­formes.

Appium

Appium est un programme mul­ti­pla­te­forme open-source pour au­to­ma­ti­ser vos tests. Son té­lé­char­ge­ment est gratuit. Avec cet outil, vous pouvez non seulement tester les apps Android et iOS mais aussi les ap­pli­ca­tions hybrides et les ap­pli­ca­tions Web. Avec Appium, les in­ter­faces de pro­gram­ma­tion sont iden­tiques pour iOS et Android. Il est donc très simple de réu­ti­li­ser les codes écrits. Les tests créés peuvent être menés sur les appareils physiques, ému­la­teurs ou si­mu­la­teurs. Appium facilite con­si­dé­ra­ble­ment l’au­to­ma­ti­sa­tion des tests ; toutefois, le programme exige d’avoir au préalable quelques con­nais­sances tech­niques. 

TestFairy

Sur le site de TestFairy, vous pouvez té­lé­char­ger votre ap­pli­ca­tion et inviter des personnes à effectuer un test. Ces dernières peuvent alors té­lé­char­ger et utiliser l’ap­pli­ca­tion comme le feront vos futurs uti­li­sa­teurs. En bref, TestFairy vous permet d’organiser votre propre crowd­tes­ting. L’outil dispose notamment d’une fonction de reporting pour analyser les erreurs qui ap­pa­rais­sent et peut en­re­gis­trer des vidéos de l’uti­li­sa­tion de l’ap­pli­ca­tion pendant le test. TestFairy se décline en une version gratuite ou une version pro­fes­sion­nelle payante.

Uber­tes­ters

Uber­tes­ters est une pla­te­forme qui a pour but de vous aider dans vos tests bêta. L’avantage de cet outil est d’avoir un contrôle total sur les tests et pourrez ainsi recevoir des rapports détaillés. La pla­te­forme permet de tra­vail­ler fa­ci­le­ment en équipe, de repérer les erreurs aisément grâce à dif­fé­rents outils, d’effectuer plusieurs versions de test et les vérifier mais aussi de mener des crowd­tests (par exemple pour des tests d’usabilité ou des tests fonc­tion­nels). Uber­tes­ters est proposé sous plusieurs packs avec un large choix de fonctions (la version gratuite pré­sen­tant évi­dem­ment le moins de fonctions).

Résoudre les erreurs détectées

Quand un émulateur met en lumière une erreur, il est né­ces­saire avant d’en­tre­prendre toute démarche de re­vé­ri­fier avec l’appareil physique cor­res­pon­dant si l’erreur est bel et bien avérée. L’ensemble des problèmes révélés par les ému­la­teurs ne se confirme pas toujours lorsque l’ap­pli­ca­tion est réel­le­ment utilisée. Si les in­co­hé­rences ap­pa­rais­sent néanmoins de nouveau avec votre appareil, il devient né­ces­saire d’agir. Mais comment savoir ce qui a généré exac­te­ment l’erreur ? Les tests ne four­nis­sent gé­né­ra­le­ment pas de diag­nos­tiques précis. Quelques outils de tests vont pouvoir vous aider mais souvent, il est né­ces­saire que vous fassiez vous-même votre analyse. En principe, les problèmes pro­vien­nent soit d’une erreur dans la pro­gram­ma­tion, soit de l’appareil qui n’est pas à 100 % com­pa­tible avec l’ap­pli­ca­tion.

Lorsque vous avez enfin trouvé la cause de l’erreur, il vous ap­par­tient de dé­ter­mi­ner si résoudre cette erreur est essentiel pour votre ap­pli­ca­tion et surtout si vous pouvez le faire sans nuire aux autres fonc­tion­na­li­tés. Les erreurs affectant le fonc­tion­ne­ment général de l’ap­pli­ca­tion doivent bien sûr être résolues de toute urgence. Ses ca­rac­té­ris­tiques fon­da­men­tales (comme la na­vi­ga­tion ou les contenus) doivent im­pé­ra­ti­ve­ment être opé­ra­tion­nelles.

Il est plus difficile de décider si l’on souhaite résoudre une erreur lorsque cette dernière n’est pas due à un man­que­ment dans le programme mais plutôt à un software ou matériel in­for­ma­tique précis. Cela concerne la plupart du temps des systèmes d’ex­ploi­ta­tion obsolètes qui vont alors ralentir ou même enrayer l’exécution d’une ou de plusieurs fonctions de l’ap­pli­ca­tion. Dans de tels cas, il faut analyser de manière précise les résultats de votre test : quels hardwares ou softwares peuvent être res­pon­sables de ces dys­fonc­tion­ne­ments et entraver le bon fonc­tion­ne­ment de l’ap­pli­ca­tion ? La méthode essai-erreur peut être ici d’un bon secours. 

Quelles exigences?

Votre ap­pli­ca­tion sera bien sûr davantage utilisée si elle est com­pa­tible sur des portables qui ont également fait leur temps. Adapter son ap­pli­ca­tion au plus grand nombre d’appareils présente toutefois des limites. Les ap­pli­ca­tions per­for­mantes, dont les fonctions né­ces­si­tent éven­tuel­le­ment un pro­ces­seur puissant et/ou une grande mémoire vive, ne peuvent pas toujours être traitées de manière optimale avec un matériel in­for­ma­tique daté. Un autre exemple : si une ap­pli­ca­tion nécessite une bonne connexion Internet, nul besoin d’effectuer à tout prix une adap­ta­tion pour les appareils qui n’ont qu’un faible accès à Internet.

Par ailleurs, de simples prérequis tech­niques sont parfois né­ces­saires à certaines ap­pli­ca­tions. Certaines ne fonc­tion­nent par exemple qu’avec une taille d’écran spé­ci­fique. D’autres, comme l’ap­pli­ca­tion YouTube, né­ces­si­tent une bande passante suf­fi­sam­ment rapide pour être opé­ra­tion­nelles. Malgré cette exigence, YouTube est devenue l’ap­pli­ca­tion la plus té­lé­char­gée. Il est donc judicieux de procéder à des adap­ta­tions seulement si les fonc­tion­na­li­tés de l’ap­pli­ca­tion ne réduisent pas déjà en elles-mêmes ses con­di­tions d’uti­li­sa­tion.

Bilan : des tests in­con­tour­nables pour la qualité de votre ap­pli­ca­tion

Bien tester son ap­pli­ca­tion est la dernière étape clé avant de déployer son app. Si cela exige beaucoup de travail, les résultats escomptés en valent la chandelle : en effet, ces tests con­tri­buent à ce qu’un maximum d’uti­li­sa­teurs puisse utiliser le plus sim­ple­ment possible votre ap­pli­ca­tion. Pour de meilleurs résultats, n’hésitez pas à utiliser dif­fé­rentes méthodes et ne vous contentez pas uni­que­ment des si­mu­la­teurs / ému­la­teurs.

Si vous avez testé cons­cien­cieu­se­ment votre ap­pli­ca­tion et n’avez plus repéré d’in­co­hé­rences ou d’erreurs majeures, alors le tour est joué : vous avez réussi à mettre en place votre idée d’ap­pli­ca­tion et elle peut main­te­nant être publiée sur l’App store. Toutefois, le travail n’est pas terminé.

D’une part, il est important de ré-effectuer des tests à in­ter­valles réguliers. Des contrôles réguliers ga­ran­tis­sent en effet qu’une ap­pli­ca­tion fonc­tionne sur le long terme et que les uti­li­sa­teurs peuvent bel et bien l’utiliser. Les tests de com­pa­ti­bi­lité et tests de per­for­mance en par­ti­cu­lier doivent être ré­gu­liè­re­ment menés.

D’autre part, le dé­ploie­ment de l’ap­pli­ca­tion sur les App stores d’Apple et de Google demande également du travail. La première étape est de s’en­re­gis­trer sur les boutiques où vous souhaitez proposer votre ap­pli­ca­tion. Nous con­sa­cre­rons donc notre cinquième partie à la pu­bli­ca­tion d’une ap­pli­ca­tion sur l’App store d’Apple puis à l’en­re­gis­tre­ment dans l’app store de Google. Nos articles vous dé­tail­le­ront tout ce que vous devez savoir pour votre ins­tal­la­tion sur Google ou Apple.

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