Le JPG et le PNG comptent parmi les prin­ci­paux formats gra­phiques depuis des décennies, notamment sur le Web. Tous deux pré­sen­tent des avantages et des in­con­vé­nients. Les formats plus récents tels que HEIF ou WebP sont de plus en plus po­pu­laires, mais sont encore loin d’atteindre le niveau de diffusion du JPG ou du PNG.

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Qu’est-ce que le format JPG/JPEG ?

JPEG est le format de photos le plus courant. La norme de com­pres­sion d’image de ce format a été définie en 1992 par la norme ISO/CEI 10918-1. La dé­sig­na­tion JPEG renvoie au Joint Pho­to­gra­phic Experts Group, l’auteur de cette norme. Les ex­ten­sions de fichiers ne com­por­tent gé­né­ra­le­ment que trois ca­rac­tères, il a donc été convenu d’utiliser les lettres JPG comme extension.

Qu’est-ce que le format PNG ?

PNG est un format graphique qui convient par­ti­cu­liè­re­ment aux gra­phiques en mode point, aux captures d’écran et aux logos. Le format PNG, dont l’abré­via­tion signifie Portable Network Graphics, a été développé par un groupe de travail du World Wide Web Con­sor­tium (W3C) dès 1994, avant d’être défini dans la norme ISO/CEI 15948:2003.

PNG fonc­tionne sans perte et offre la pos­si­bi­lité de définir dif­fé­rentes pro­fon­deurs et palettes de couleurs flexibles. Il a également été développé dans l’intention de créer une al­ter­na­tive moderne et gratuite au format GIF sous licence : tout comme ce dernier, PNG comporte un canal alpha per­met­tant de définir des zones trans­pa­rentes dans l’image. De telles zones sont notamment né­ces­saires pour la création de logos et d’icônes pour sites Web et ap­pli­ca­tions.

En revanche, con­trai­re­ment au format GIF, où une seule des 256 couleurs dis­po­nibles peut être trans­pa­rente, PNG offre un canal alpha véritable, per­met­tant l’uti­li­sa­tion de zones par­tiel­le­ment trans­pa­rentes, par exemple pour la création de fondus.

JPG : quel est l’impact de la com­pres­sion sur la qualité ?

D’une manière générale, plus le taux de com­pres­sion d’une photo JPG est élevé, plus sa qualité s’en trouve altérée. Dans les éditeurs d’images, ce taux cor­res­pond à la valeur de qualité d’image voulue : 100 cor­res­pond ainsi à une image de qualité maximale, avec une com­pres­sion né­gli­geable. Le niveau de com­pres­sion et la taille du fichier n’évoluent pas de manière linéaire l’un par rapport à l’autre. Même de faibles com­pres­sions, avec les­quelles la qualité d’image reste très élevée, peuvent con­si­dé­ra­ble­ment réduire la taille du fichier.

Ainsi, la photo ci-dessous affiche une taille de 22,16 Mo, sans com­pres­sion, pour une ré­so­lu­tion de 4 000 x 1 936 pixels. Au niveau de qualité 95 indiqué, la com­pres­sion JPEG réduit la taille du fichier à 1,25 Mo. Sur la plupart des appareils photo et des smart­phones, 95 est le réglage de qualité par défaut lors de l’en­re­gis­tre­ment de photos au format JPG.

Image: Exemple de photo JPG à un niveau de qualité de 95
Cette photo a été prise par un appareil photo et en­re­gis­trée avec une qualité JPG de 95, sans com­pres­sion visible.

Une com­pres­sion au niveau de qualité 60 réduit la taille du fichier à 194 Ko, soit environ 15 % de moins que le niveau de qualité 95. La dif­fé­rence est à peine visible dans l’image de l’exemple :

Image: La même photo JPG comprimée à un niveau de qualité de 60
La photo affichée a une com­pres­sion su­pé­rieure, soit une qualité JPG de 60, s’affiche toujours sans problème dans le na­vi­ga­teur. Grâce à la taille réduite du fichier, elle peut être trans­fé­rée beaucoup plus ra­pi­de­ment.

À un taux de com­pres­sion supérieur, la qualité de l’image est con­si­dé­ra­ble­ment affectée, tandis que la taille du fichier n’est plus que lé­gè­re­ment réduite. Dans le ciel bleu de l’image de l’exemple, au niveau de qualité 25, on peut clai­re­ment noter des artefacts prenant la forme d’anneaux de couleur. Par ailleurs, le dégradé de couleur n’est pas non plus régulier :

Image: La photo JPG comprimée à un niveau de qualité de 25
À un taux de com­pres­sion JPG trop élevé (ici, le niveau de qualité 25), des artefacts im­por­tants ap­pa­rais­sent.

Avec un fort gros­sis­se­ment, les artefacts de la com­pres­sion JPG sont visibles même à des niveaux de qualité moyens, comme illustré dans l’exemple suivant. C’est pourquoi la qualité JPG est es­sen­tielle pour les photos que vous souhaitez imprimer à très haute ré­so­lu­tion via des services en ligne ou des bornes en magasin.

Image: Section agrandie de la photo en qualité JPG 60
À un fort gros­sis­se­ment, les dif­fé­rences de qualité sont clai­re­ment visibles.

L’image agrandie montre que les artefacts de com­pres­sion ap­pa­rais­sent surtout sur les surfaces mo­no­chromes et sur les bordures à haut contraste. Le format JPG n’est donc pas adapté aux gra­phiques de zone, aux captures d’écran et aux icônes.

JPEG pro­gres­sif pour un affichage plus rapide

Selon les per­for­mances du système et la vitesse de transfert, le char­ge­ment d’une photo de grande taille peut prendre un certain temps. Par défaut, les images JPG sont cons­ti­tuées de coef­fi­cients, c’est-à-dire de blocs de 8 x 8 pixels en­re­gis­trés les uns après les autres. C’est pourquoi l’image est rendue ligne par ligne lors du char­ge­ment.

Dans le cas de JPEG pro­gres­sifs, la valeur de couleur moyenne de chaque coef­fi­cient est stockée en premier. Cela permet un affichage pro­gres­sif, com­men­çant par une version floue à grands pixels. Les in­for­ma­tions con­cer­nant les couleurs d’un quart et d’un seizième de chaque coef­fi­cient sont ensuite ajoutées. Petit à petit, la qualité d’affichage s’améliore. Dès le début, l’uti­li­sa­teur peut donc deviner l’image et n’a pas besoin d’attendre la fin de son affichage ligne par ligne.

Image: Première étape de l’affichage d’un fichier image JPG progressif
Dans un premier temps, seuls des pixels de couleur grossiers s’affichent.
Image: Troisième étape de l’affichage d’un fichier image JPG progressif
La ré­so­lu­tion d’affichage d’un fichier image JPG pro­gres­sif s’améliore petit à petit.

Pertes de com­pres­sion lors de l’édition d’images

Les éditeurs d’images traitent chaque pixel d’une image tel qu’il est re­pré­senté dans le fichier. Ils ne dif­fé­ren­cient pas des pixels altérés par la com­pres­sion. Lorsque vous utilisez un filtre de couleur, appliquez un effet sur une image ou la re­di­men­sion­nez, elle est re­com­pres­sée lors de son en­re­gis­tre­ment suivant, ce qui en réduit la qualité.

Une fois perdus, les détails tels que les couleurs ou les con­trastes des contours ne peuvent plus être récupérés. Les artefacts de com­pres­sion aug­men­tent surtout lorsqu’on essaie d’affiner une image ul­té­rieu­re­ment. Plus la qualité d’une photo est réduite, plus l’exécution de retouches l’affecte né­ga­ti­ve­ment. Le cas échéant, il ne sert à rien d’augmenter le niveau de qualité a pos­te­riori.

Conseil

Le format JPG permet une rotation sans perte de l’image, à condition qu’elle s’effectue par in­cré­ments de 90°. Pour cela, l’éditeur d’images utilisé doit être com­pa­tible avec cette fonc­tion­na­lité. Dans le cas contraire, la rotation entraîne une nouvelle com­pres­sion, ac­com­pag­née d’une perte de qualité. Certains pro­grammes per­met­tent également des découpes rec­tan­gu­laires sans re­com­pres­sion à l’en­re­gis­tre­ment.

JPG vs PNG : captures d’écran

Dans la do­cu­men­ta­tion lo­gi­cielle, on utilise souvent des captures d’écran de fenêtres Windows ou d’ap­pli­ca­tions mobiles. À juste titre, car le format PNG est celui utilisé par défaut par la plupart des outils de capture d’écran. Par exemple, les smart­phones Android en­re­gistrent au­to­ma­ti­que­ment les captures d’écran en PNG.

Les captures d’écran con­tien­nent des lignes droites exactes aux con­trastes clairs, ainsi que des zones mo­no­chromes sans dégradés de couleurs. Ces deux éléments sont les plus gros points faibles du format JPG.

Les captures d’écran suivantes re­pré­sen­tent une boîte de dialogue de Windows 10 et il­lustrent les dif­fé­rences entre les formats JPG et PNG.

Image: Capture d’écran de Windows au format PNG
Au format PNG, la capture d’écran re­pré­sente pré­ci­sé­ment la fenêtre affichée à l’écran.
Image: Capture d’écran de Windows au format JPG
Au format JPG, des artefacts clairs sont visibles sur les surfaces mo­no­chromes et dans les zones d’écriture.

La dif­fé­rence de qualité entre les formats JPG et PNG est plus par­ti­cu­liè­re­ment évidente lors de l’agran­dis­se­ment des images. La capture d’écran suivante présente des artefacts JPG dans la zone de la palette de couleurs et autour des lettres noires sur fond blanc.

Image: Section agrandie au format JPG
Un fort gros­sis­se­ment révèle nettement les artefacts de com­pres­sion JPG présents sur la capture d’écran.

JPG vs PNG : vue d’ensemble des avantages et in­con­vé­nients

Les formats JPG et PNG pré­sen­tent de nom­breuses dif­fé­rences. Le tableau suivant ré­per­to­rie leurs avantages et leurs in­con­vé­nients.

JPEG PNG
Com­pres­sion Avec perte, réglable Sans perte
Taille du fichier Très faible, selon la com­pres­sion Nettement plus grande que JPG
Couleurs 16,7 millions Jusqu’à 16,7 millions ; pro­fon­deurs de couleurs in­fé­rieures possibles pour réduire la taille des fichiers
Affichage pro­gres­sif Oui Non
Trans­pa­rence Non Oui, avec canal alpha
Edition sans perte Rotation à 90° et découpes, si pris en charge par le programme Oui
Mé­ta­don­nées dans l’image Normes EXIF et IPTC Possible mais non stan­dar­disé (tous les pro­grammes ne peuvent pas les lire)
Position GPS dans l’image Oui, selon les fonc­tion­na­li­tés de l’appareil photo Non
En­re­gis­tre­ment au­to­ma­tique sur smart­phone Photos Captures d’écran
Taille maximale de l’image Côté le plus long : 65 535 pixels Dépend du système, théo­ri­que­ment illimité

JPG vs PNG : ex­ten­sions et nouveaux formats

Outre les formats plus récents tels que HEIF pour les photos ou WebP pour les gra­phiques, il y a toujours eu des ten­ta­tives d’extension du JPG ou du PNG. Mais jusqu’à présent, aucun de ces formats n’a pu atteindre, même de loin, le niveau de diffusion de ces derniers.

JPEG 2000

Le format JPEG 2000, in­com­pa­tible avec le format JPEG original, permet une meilleure com­pres­sion à qualité égale ou une com­pres­sion sans perte. Certaines zones dé­tail­lées de l’image peuvent être affichées à un meilleur niveau de qualité que des zones moins im­por­tantes. Il permet l’uti­li­sa­tion de plus de 8 bits par canal de couleur et des di­men­sions d’image su­pé­rieures. Divers modes de pro­gres­sion peuvent être sé­lec­tion­nés pour l’affichage et les mé­ta­don­nées peuvent contenir n’importe quelle in­for­ma­tion au format XML. Les ex­ten­sions de fichiers possibles en sont : .jp2, .j2k, .jpf, .jpg2, .jpx, .jpm. Malgré ses nombreux avantages, JPEG 2000 n’a jusqu’ici pas pu remplacer le format JPG classique.

JNG

Le format JPEG Network Graphics (JNG) ajoute un canal alpha au format JPEG. Celui-ci peut être intégré sans perte sous la forme d’un flux de données PNG. Le format n’a pas son propre type MIME en­re­gis­tré.

APNG

L’Animated Portable Network Graphics (APNG) permet d’ajouter des ani­ma­tions aux fichiers de format PNG, de manière similaire au format GIF.

PNG+

Extension du format PNG incluant des plans d’image (layer) et des documents mul­ti­pages. Ce format n’a été utilisé que tem­po­rai­re­ment par le programme Picture It! de Microsoft, qui a depuis été abandonné. Il n’a pas su s’imposer.

Note

Ni JNG, ni APNG, ni PNG+ ne sont des re­com­man­da­tions du W3C, ce qui explique leur faible diffusion.

WebP

Le format d’image WebP a été développé par Google et publié en 2010 pour combiner JPEG, PNG et GIF en un seul format moderne. Il supporte à la fois la com­pres­sion avec et sans perte, y compris la trans­pa­rence (canal alpha) et les ani­ma­tions. WebP produit des fichiers d’une taille nettement in­fé­rieure à celle du JPG ou du PNG pour une qualité d’image com­pa­rable. La norme est aujourd’hui prise en charge par tous les prin­ci­paux na­vi­ga­teurs (Chrome, Firefox, Edge, Safari) et est par­ti­cu­liè­re­ment optimisée pour une uti­li­sa­tion sur le Web. L’extension de fichier est .webp.

AVIF

AVIF (AV1 Image File Format) est basé sur le codec vidéo moderne AV1 et offre une com­pres­sion d’image très efficace tout en con­ser­vant une qualité d’image élevée. Il prend en charge la com­pres­sion avec et sans perte, une pro­fon­deur de couleur élevée, le HDR, la trans­pa­rence et les ani­ma­tions. Par rapport au WebP, l’AVIF permet gé­né­ra­le­ment d’obtenir des fichiers de taille plus petite pour une qualité équi­va­lente, mais nécessite plus de puissance de calcul pour l’encodage et le décodage. Il est de plus en plus pris en charge par les na­vi­ga­teurs et les plates-formes modernes. L’extension de fichier est .avif.

JPEG XL

JPEG XL a été conçu comme un suc­ces­seur moderne des formats clas­siques tels que JPEG, PNG et GIF, et offre une com­pres­sion avec et sans perte. Il prend en charge les pro­fon­deurs de couleur élevées, les grandes di­men­sions d’image, les ani­ma­tions, la trans­pa­rence et est également com­pa­tible en aval avec le JPEG ; les JPG existants peuvent donc être convertis sans perte de qualité. Son adoption est ac­tuel­le­ment limitée, car des pla­te­formes im­por­tantes comme Google Chrome ont pour l’instant cessé de le prendre en charge. L’extension de fichier est .jxl.

JPG vs PNG : quel format choisir ?

Le format JPG a été développé pour les fichiers photos. C’est donc là son point fort. Les artefacts de com­pres­sion sont à peine per­cep­tibles, surtout lors de la pho­to­gra­phie de paysages ou de personnes. Les fichiers JPG sont bien adaptés à l’il­lus­tra­tion de sites Web, du fait de leur petite taille. Des artefacts peuvent être visibles sur les photos de produits détaillés et les bordures tranchées. De plus, la com­pres­sion rend plus difficile le recadrage des objets sur les photos de produits.

Le format PNG est idéal pour tous les types de gra­phiques com­por­tant des bordures tranchées et des zones mo­no­chromes. Il en va de même pour les captures d’écran ainsi que la con­ver­sion de gra­phiques vec­to­riels en formats raster pour les systèmes dont les fonctions ne per­met­tent pas l’affichage de gra­phiques vec­to­riels.

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Image: Arbre de décision pour le format d’image approprié
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