Utiliser un na­vi­ga­teur sécurisé est plus important que jamais. Le trafic Internet continue à grandir et tra­vail­ler à domicile, suivre l’actualité en ligne, visionner du contenu en streaming et com­mu­ni­quer en réseau contribue à mettre la pro­tec­tion des données sur le devant de la scène.

Mais l’uti­li­sa­tion de plus en plus im­por­tante de services Web signifie que le cy­ber­crime, le tracking et les vio­la­tions de données ne cessent d’augmenter. Le na­vi­ga­teur compte parmi les outils les plus im­por­tants pour naviguer sur Internet, ce qui explique pourquoi il doit protéger ses uti­li­sa­teurs contre les cy­be­rat­taques.

De nos jours, les uti­li­sa­teurs peuvent choisir parmi un large éventail de na­vi­ga­teurs : Google Chrome, Mozilla Firefox, Apple Safari, Microsoft Edge, et Opera pour ne citer que ceux-là. Mais quel est le na­vi­ga­teur le plus sécurisé ?

Qu’est-ce qui fait d’un na­vi­ga­teur un na­vi­ga­teur sécurisé ?

Un bon na­vi­ga­teur doit être en mesure d’assurer un certain nombre de tâches dif­fé­rentes : rendre l’ex­pé­rience de na­vi­ga­tion en ligne plus fluide, protéger la con­fi­den­tia­lité de l’uti­li­sa­teur, permettre l’uti­li­sa­tion la plus pratique possible de moteurs de recherche sans avoir à saisir leurs URLs. Notre com­pa­ra­tif des na­vi­ga­teurs vous éclairera sur les avantages spé­ci­fiques à chaque na­vi­ga­teur.

Les critères utilisés par les con­som­ma­teurs pour choisir leur na­vi­ga­teur préféré varie d’une personne à l’autre. Pour plus de sim­pli­cité, la plupart des uti­li­sa­teurs ont tendance à utiliser le na­vi­ga­teur préins­tallé sur leurs appareils, par exemple Internet Explorer (aujourd’hui Microsoft Edge) sous Windows, Safari sur Apple, ou encore Google Chrome sur les appareils Android. Tous les uti­li­sa­teurs ne sont pas à la recherche d’une al­ter­na­tive, même si les na­vi­ga­teurs comme Firefox sont faciles à installer sur la plupart des systèmes d’ex­ploi­ta­tion.

L’éva­lua­tion de sécurité d’un na­vi­ga­teur n’est pas toujours la première préoc­cu­pa­tion des uti­li­sa­teurs, mais cela ne signifie pas qu’elle ne devrait pas jouer un rôle beaucoup plus important dans le processus de prise de décision, dans la mesure où les na­vi­ga­teurs ont tendance à être utilisés quo­ti­dien­ne­ment. C’est pourquoi les na­vi­ga­teurs font partie des cibles les plus po­pu­laires pour les cy­ber­cri­mi­nels (avec les systèmes d’ex­ploi­ta­tion).

Combler les failles de sécurité

Un clic distrait sur un lien inconnu peut suffire à installer un code mal­veil­lant. Ces té­lé­char­ge­ments peuvent s’immiscer à travers les failles de sécurité et des logiciels in­dé­si­rables peuvent être installés sans que l’uti­li­sa­teur ne s’en rende compte. Pour vérifier si vous tra­vail­lez avec un na­vi­ga­teur sécurisé, vous devriez vérifier ré­gu­liè­re­ment s’il existe des mises à jour dis­po­nibles qui comblent les éven­tuelles failles de sécurité. La plupart des four­nis­seurs les plus im­por­tants mettent à jour leur programme au­to­ma­ti­que­ment de sorte que l’uti­li­sa­tion ne soit pas in­ter­rom­pue par des mises à jour.

Assurer un connexion sécurisée

Tous les na­vi­ga­teurs alertent désormais les uti­li­sa­teurs lorsqu’un site Web qui utilise HTTP (Hypertext Transfer Protocol), au lieu de sa variante plus sûre  HTTPS, n’est pas sûr. Mais ce n’est pas parce qu’un site utilise encore http que celui-ci peut vous causer du tort. Cela montre seulement que l’in­te­rac­tion entre le serveur et l’uti­li­sa­teur n’est pas chiffrée.

Les sites qui n’in­te­ra­gis­sent pas réel­le­ment avec l’uti­li­sa­teur n’auront ty­pi­que­ment pas besoin d’un cer­ti­fi­cat TLS, an­cien­ne­ment appelé cer­ti­fi­cat SSL. Cependant, si le site Web requiert et collecte des données per­son­nelles telles que les comptes des uti­li­sa­teurs, les mots de passe, adresses élec­tro­niques ou postales, c’est là que vous devriez soup­çon­ner la présence d’un site Web http. Vous pouvez re­con­naître les sites où les données sont trans­mises sans être chiffrées par le fait que l’URL commence par http:, là où les sites chiffrés com­men­cent par HTTPs: (la dif­fé­rence étant le « s »).

À quoi sert le mode incognito ?

Est-ce qu’activer le mode privé dans Safari, ou mode incognito dans Chrome, est suffisant pour s’assurer de naviguer en toute sécurité ?

Non. Un na­vi­ga­teur ne devient pas plus sécurisé uni­que­ment parce qu’il inclut une option de con­fi­den­tia­lité. Celle-ci n’anonymise pas l’adresse IP d’un uti­li­sa­teur et ne rend pas les actions en ligne in­vi­sibles. Ce type de na­vi­ga­tion privée efface les traces dans l’his­to­rique de na­vi­ga­tion d’un uti­li­sa­teur, spé­ci­fi­que­ment dans le cache et les cookies, ce qui empêche uni­que­ment le tracking des données.

Les cookies

Les cookies con­tien­nent des in­for­ma­tions sur l’adresse IP d’un uti­li­sa­teur, les dates et les horaires de leurs visites sur un site Web et leurs données d’iden­ti­fi­ca­tion. Ceci crée un profil d’uti­li­sa­teur qui peut être in­té­res­sant pour les cyber criminels mais aussi les an­non­ceurs qui passent par Google ou d’autres moteurs de recherche.

Bien que Firefox permette de supprimer les cookies ou les bloque tout sim­ple­ment (Pa­ra­mètres > Con­fi­den­tia­lité & Sécurité > Cookies et Données de Site), de nombreux sites doivent exécuter des cookies afin d’offrir toutes leurs fonctions. Naviguer sur le Web repose sur un équilibre entre sécurité et confort, peu importe la fréquence à laquelle vous supprimez vos cookies.

Utiliser des listes de sites bloqués

Certains na­vi­ga­teurs tels que Firefox et Chrome ont accès à des listes de sites bloqués, peuvent re­con­naître les sites po­ten­tiel­le­ment dangereux, et pré­vien­nent l’uti­li­sa­teur avant qu’il ne visite ces sites. Mais les cy­ber­cri­mi­nels con­nais­sent bien ces listes et font tout pour les con­tour­ner.

Vérifier les té­lé­char­ge­ment

Un na­vi­ga­teur sécurisé prévient de l’existence de té­lé­char­ge­ments dangereux. Cependant, ce type de pro­tec­tion est rarement exhaustif.

Arrêter d’exécuter un script

Ja­vaS­cript garantie une na­vi­ga­tion fluide sur Internet, mais constitue également l’une des cibles pri­vi­lé­giées pour les cyber-attaques. En théorie, vous pouvez le dé­sac­ti­ver dans les pa­ra­mètres (par exemple, dans Chrome, allez à Pa­ra­mètres > Pa­ra­mètres de Site > Contenu > Ja­vaS­cript). Le problème est que dé­sac­ti­ver Ja­vaS­cript conduit gé­né­ra­le­ment à des erreurs.

Même le na­vi­ga­teur le plus sécurisé ne sert pas à grand-chose s’il vous bombarde de messages d’erreur en per­ma­nence. Plusieurs ex­ten­sions telles que Noscript sont censées permettre des visites en ligne sans Ja­vaS­cript, mais elles limitent toujours de nom­breuses fonctions dans la mesure où elles empêchent le contenu de charger s’il utilise Ja­vaS­cript. Bien qu’elles pro­met­tent une sécurité accrue, cela a pour résultat des sites Web qui ne s’affichent pas cor­rec­te­ment étant donné que l’immense majorité d’entre eux utilisent des codes script.

Pour éviter les ex­ten­sions per­tur­bantes, vous pouvez mettre les sites Web dignes de confiance sur liste blanche. L’une des con­di­tions minimales pour mettre un site sur liste blanche est la con­ver­sion en HTTPS.

Note

Les cy­ber­cri­mi­nels sont désormais capables d’ou­tre­pas­ser les HTTPS chiffrés. C’est pourquoi cela vaut la peine d’effectuer également une vé­ri­fi­ca­tion SSL.

Naviguer sous Linux

Les ca­rac­té­ris­tiques et ex­ten­sions d’un na­vi­ga­teur ne suffisent pas à le rendre plus sécurisé, le système sur lequel il est exécuté compte également. Sous Linux, dit aussi Linux live system, les uti­li­sa­teurs peuvent profiter de la meilleure pro­tec­tion possible, étant donné que la plupart des pro­grammes mal­veil­lants visent les failles de Windows. Mais certains uti­li­sa­teurs ne sont pas à l’aise avec l’en­vi­ron­ne­ment libre de Linux.

Na­vi­ga­teur sécurisé, per­for­mances non sûres : les limites de la sécurité renforcée

Les na­vi­ga­teurs se dis­tin­guent largement les uns des autres, et ceci vaut également pour leurs fonctions de sécurité. Tandis qu’un na­vi­ga­teur peut offrir une pro­tec­tion maximale contre les pro­grammes mal­veil­lants, un autre peut mettre l’accent sur les options de con­fi­den­tia­lité. Voici un aperçu des na­vi­ga­teurs les plus po­pu­laires, ainsi que leurs avantages et dé­sa­van­tages.

Conseil

Notre guide digital comprend également un com­pa­ra­tif des meilleurs na­vi­ga­teurs complet.

Google Chrome

Chrome est un na­vi­ga­teur très sûr. Son ges­tion­naire de mot de passe maison et son logiciel de sécurité robuste font du na­vi­ga­teur Google l’une des options les plus sûres de toutes. Mais sur le plan de la con­fi­den­tia­lité, Chrome est un choix plus dis­cu­table. Google est un col­lec­teur de big data et stocke le com­por­te­ment de na­vi­ga­tion de ses uti­li­sa­teurs. Quoi qu’il en soit, vous ne pouvez jamais être sûr de ce que fait l’en­tre­prise avec ces données.

Certaines données peuvent être protégées ma­nuel­le­ment, par exemple, en dé­sac­ti­vant le suivi de la lo­ca­li­sa­tion dans Chrome. Mais Google inflige en retour une ergonomie plus faible à l’uti­li­sa­teur. L’ergonomie est le second plus gros défaut de Chrome, compte tenu du fait que le na­vi­ga­teur est un mas­to­donte en termes de charge ma­té­rielle. Sitôt que plusieurs onglets sont ouverts dans Chrome, la mémoire de beaucoup d’or­di­na­teurs atteint ses limites.

Mozilla Firefox

À la dif­fé­rence de Chrome, le na­vi­ga­teur sécurisé de Mozilla est svelte et rapide, sauf s’il est lour­de­ment per­son­na­lisé. Firefox facilite le dé­pla­ce­ment, la sup­pres­sion et l’ajout de beaucoup de ses com­po­sants.

Sur le plan de la con­fi­den­tia­lité et de la sécurité, Firefox demeure inégalé. Ce na­vi­ga­teur bloque tout, que ce soit les trackers ou les mineurs de cryp­to­mon­naie, mais reste perméable aux cookies. Les données uti­li­sa­teurs col­lec­tées sont ano­ny­mi­sées et utilisées uni­que­ment à des fins de dé­ve­lop­pe­ment, mais elles peuvent également être dé­sac­ti­vées. Firefox n’est pas seulement un na­vi­ga­teur sécurisé, c’est de loin le na­vi­ga­teur le plus sûr de tous.

Mais ceci présente des dé­sa­van­tages. Firefox a une charge RAM re­la­ti­ve­ment élevée, même si seuls quelques onglets sont ouverts. Quoi qu’il en soit, Firefox s’exécute de façon plus propre avec de multiples onglets ouverts que Google Chrome, par exemple.

Microsoft Edge

Edge est le suc­ces­seur d’Internet Explorer et constitue un autre na­vi­ga­teur re­la­ti­ve­ment sûr grâce au service de sécurité Microsoft Defender SmartS­creen. Quoi qu’il en soit, Microsoft et Google ne sont pas très trans­pa­rents quant à la manière dont ils utilisent les données uti­li­sa­teurs. Bien que cela puisse être ajusté dans les pa­ra­mètres, le confort d’uti­li­sa­tion et même la sécurité en pâtissent en con­sé­quence.

Apple Safari

Les points faibles des uns sont les points forts des autres. Safari offre une grande vitesse et des per­for­mances re­mar­quables. Mais cela se fait aux dépends de la sécurité. Safari n’inclut pas de bloqueur de pubs intégré, et ses options d’ex­ten­sions sont res­treintes. Le na­vi­ga­teur Safari est uni­que­ment mis à jour lorsque les mises à jour système sont lancées.

Tous les na­vi­ga­teurs et leurs fonctions de sécurité comparés

Fonctions Chrome Firefox Edge Safari Opera
Mode Privé
Bloque les cookies de tracking
Bloque les scripts de minage de crypto monnaie
Bloque le tracking des réseaux sociaux
Bloque la lecture au­to­ma­tique
Pa­ra­mètres de moteur de recherche
Tra­duc­tion au­to­ma­tique du Texte
Extension Web
Dis­po­ni­bi­lité sur les systèmes d’ex­ploi­ta­tion
Dis­po­nible sur les systèmes d’ex­ploi­ta­tion mobiles
Gestion des mots de passe
Mot de passe principal

Quel est le na­vi­ga­teur le plus sûr ?

Le Bureau Fédéral allemand de la Sécurité de l’In­for­ma­tion (BSI) a établi un ensemble d’exigences minimales qu’un na­vi­ga­teur doit respecter pour pouvoir être qualifié de na­vi­ga­teur sécurisé. À cette fin, Chrome, Edge, et Firefox ont été examinés. Le BSI re­com­mande un seul de ces na­vi­ga­teurs : Mozilla Firefox.

Le BSI fait une dif­fé­rence entre la sécurité technique et la sécurité or­ga­ni­sa­tion­nelle. Seul Firefox a rempli ces deux standards à pleine sa­tis­fac­tion. Con­cer­nant Chrome et Edge, par ailleurs, il y a plusieurs points qui ne sont que par­tiel­le­ment atteints. La pro­tec­tion des données d’uti­li­sa­tion n’est pas garantie de manière adéquate, et les ges­tion­naires de mots de passe pré­sen­tent également des dé­fi­ciences d’après le BSI.

Na­vi­ga­teur sécurisé, com­por­te­ment d’uti­li­sa­teur sûr

Un na­vi­ga­teur sûr ne l’est qu’autant que son uti­li­sa­teur l’est aussi. Votre com­por­te­ment de na­vi­ga­tion est largement res­pon­sable du niveau de sécurité et de pro­tec­tion des données. Même les meil­leures fonctions de sécurité sont inef­fi­caces lorsque vous créez des mots de passe fragiles, cliquez sur des liens douteux, installez des logiciels peu re­com­man­dables et naviguez sur des sites dangereux. Ci-dessous, voici sept conseils aux uti­li­sa­teurs pour faire grimper la sécurité lorsque vous parcourez Internet.

Conseil 1 : mots de passe

Optez pour des mots de passe complexes : ils ne doivent pas être cons­ti­tués de mots simples que l’on trouve dans un lexique. Un mot de passe sécurisé consiste en une longue chaîne et devrait uni­que­ment être stocké sous forme chiffrée, s’il doit l’être à tout prix.

Conseil 2 : données per­son­nelles

Révélez le moins d’in­for­ma­tions per­son­nelles que possible. Sur les for­mu­laires Web, par exemple, rem­plis­sez uni­que­ment les champs qui sont marqués par des as­té­risques. Si des données fa­cul­ta­tives sont demandées pour que le processus s’exécute, il vaut mieux renoncer à ce dernier. Il est également conseillé d’utiliser des in­for­ma­tions per­son­nelles avec par­ci­mo­nie sur les réseaux sociaux.

Conseil 3 : termes con­trac­tuels

Avant de conclure un contrat en ligne, trouvez tout ce que vous avez besoin de savoir au sujet de ses coûts, bénéfices, et des con­di­tions préa­lables à sa con­clu­sion. Ceci est par­ti­cu­liè­re­ment vrai pour les offres lo­gi­cielles. Beaucoup d’achats de logiciels se révèlent être des abon­ne­ments.

Conseil 4 : logiciel

Vous devriez uni­que­ment installer des logiciels dont vous avez un besoin in­dis­pen­sable et té­lé­char­ger des logiciels provenant de sources sûres. Si le site Web du four­nis­seur d'un logiciel n'est pas connu, cela vaut la peine de jeter un œil aux éva­lua­tions avant de le té­lé­char­ger.

Conseil 5 : ex­ten­sions

Les ex­ten­sions du na­vi­ga­teur peuvent être utiles mais il existe de nom­breuses ex­ten­sions qui pro­met­tent une valeur ajoutée mais col­lec­tent des données uti­li­sa­teur en arrière-plan qu’elles trans­met­tent à des tiers.

Conseil 6 : phishing

Un site Web de phishing res­sem­blera à un site Web connu et légitime. Cela peut devenir risqué dans le cas des sites de banques en ligne, où un uti­li­sa­teur sera amené à saisir ses données bancaires sur une fausse page sans s’en aper­ce­voir et à donner à des fraudeurs la chance de voler ses données bancaires. Les uti­li­sa­teurs doivent prendre soin de toujours accéder à leur compte bancaire via l’URL qu’ils con­nais­sent ou leurs favoris et ne jamais cliquer sur un lien via des clients de chat, des emails ou des textos. Apprenez comment re­con­naître les courriels de phishing dans notre article dédié à ce sujet.

Conseil 7 : chif­fre­ment

Il existe plusieurs méthodes de chif­fre­ment pour un site Web. Le chif­fre­ment SSL devrait être utilisé lorsque vous utilisez des sites de banque en ligne ou effectuez des achats, car il s’agit de la seule façon d’éviter que les paiements tombent entre de mauvaises mains. Vous pouvez fa­ci­le­ment re­con­naître le chif­fre­ment du fait du « https » à la place de « http » dans le champ de saisie de l’URL. Un na­vi­ga­teur sécurisé indique la connexion SSL via une icône, souvent sous la forme d’un cadenas.

Aller au menu principal