Selon le dicton populaire, « le premier arrivé est le premier servi ». La sim­pli­cité du procédé d’en­re­gis­tre­ment du domaine a conduit à une hausse des prix des domaines et à une pénurie crois­sante des adresses Web concises’ et ce, malgré de nombreux nouveaux domaines de premier niveau. Si le nom de domaine que vous convoitez est in­dis­po­nible, vous avez la pos­si­bi­lité de retrouver son pro­prié­taire et de lui soumettre une offre de rachat du domaine.

Vérifiez dès main­te­nant si le domaine que vous convoitez est déjà attribué ou en­re­gis­trez votre nom de domaine souhaité :

Domain-Checker

Six étapes pour récupérer un nom de domaine in­dis­po­nible

Racheter un nom de domaine in­dis­po­nible est souvent la seule pos­si­bi­lité d’obtenir une adresse Web convoitée. Notre guide vous explique en six étapes le dé­rou­le­ment de cette procédure.

Étape 1 : retrouver le pro­prié­taire du domaine

Pour racheter un nom de domaine, il vous faut d’abord re­cher­cher son pro­prié­taire actuel. Pendant longtemps, il était possible d’utiliser le service Whois, comme la recherche de domaines via l’As­so­cia­tion Française pour le Nommage Internet en Coo­pé­ra­tion (AFNIC). Depuis l’entrée en vigueur du RGPD, cela n’est toutefois plus possible pour la majorité des ex­ten­sions de domaine, comme les domaines de premier niveau français .fr. Les outils de recherche re­tour­nent seulement des in­for­ma­tions très basiques.

Note

Avec les re­cherches de domaines, il est possible d’utiliser la base de données Whois de chaque bureau d’en­re­gis­tre­ment de noms de domaine. Avant l’adap­ta­tion de la pro­tec­tion des données, il était notamment possible de vérifier les coor­don­nées du pro­prié­taire et d’un contact ad­mi­nis­tra­tif (Admin-C) pour un domaine in­dis­po­nible et de se ren­seig­ner.

Sans la pos­si­bi­lité des re­cherches de domaines, il vous reste désormais deux solutions en cas d’in­dis­po­ni­bi­lité du nom de domaine souhaité :

Vous pouvez d’une part contacter le four­nis­seur de domaines auprès duquel l’adresse cor­res­pon­dante a été en­re­gis­trée. La pos­si­bi­lité d’obtenir des in­for­ma­tions à propos du pro­prié­taire est toutefois très faible. Pour des raisons tenant à la pro­tec­tion des données, les coor­don­nées ne sont que rarement trans­mises.

D’autre part, si un site Web est utilisé sous le domaine souhaité, vous disposez des mentions légales comme source possible d’iden­ti­fi­ca­tion du pro­prié­taire. Elles sont obli­ga­toires pour chaque projet Web à caractère com­mer­cial et doivent spécifier les in­for­ma­tions relatives à l’ex­ploi­tant du site Web ou à la société ex­ploi­tante. Outre les noms, des coor­don­nées, comme l’adresse email ou le numéro de téléphone, sont également des éléments obli­ga­toires.

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Étape 2 : calculer un budget et estimer la valeur du domaine in­dis­po­nible

’Avant de contacter le pro­prié­taire, dé­ter­mi­nez un budget et estimez la valeur du domaine. ’Essayez également de savoir quel est le modèle éco­no­mique du pro­prié­taire de l’adresse URL et voyez si celui-ci est rentable. Si une boutique en ligne très fré­quen­tée se cache derrière un domaine, le rachat de ce domaine coûtera plus cher que celui d’un domaine parqué, qui génère uni­que­ment des recettes pu­bli­ci­taires.

Estimez le potentiel de marché ainsi que l’utilité d’un domaine in­dis­po­nible et re­cher­chez des in­for­ma­tions sur son SEO. Les mots-clés du domaine sont-ils per­ti­nents ? Existe-t-il un profil de liens retour ? Et quelle est la qualité des liens entrants ? Les outils SEO courants tels que Sistrix, Search­me­trics ou Ahrefs peuvent vous aider à estimer l’im­por­tance d’un domaine pour les moteurs de recherche.

Étape 3 : témoigner votre désir de rachat

En vous appuyant sur vos re­cherches, vous avez pris la décision de racheter le nom de domaine ? Contactez l’in­ter­lo­cu­teur approprié et veillez à faire bonne im­pres­sion’. Il se peut que votre email soit ignoré voire qu’il finisse dans le dossier spam étant donné le nombre de messages élec­tro­niques ’reçus sur cette adresse de contact générale. Tirez profit de vos pos­si­bi­li­tés de recherche pour contacter des ges­tion­naires ou des in­ves­tis­seurs de domaines et soumettez votre offre di­rec­te­ment aux personnes dé­ci­sion­naires. Lors de la première prise de contact, il est conseillé de ne pas faire d’offre concrète. Témoignez votre intérêt pour le domaine et demandez un prix de vente potentiel. ’

Étape 4 : démarrer la né­go­cia­tion

Négocier un prix n’est pas chose facile. Cela vaut pour tous les secteurs, y compris le commerce des noms de domaine. Préservez une marge de manœuvre en fixant votre première offre nettement en dessous de votre limite et ne perdez pas des yeux la véritable valeur du nom de domaine que vous convoitez. C’est à ce moment crucial que les re­cherches ef­fec­tuées au préalable portent leurs fruits. En effet, si votre offre est trop basse, il se peut que votre in­ter­lo­cu­teur se sente offensé. Si votre offre est au contraire trop élevée, vous paierez le domaine convoité plus que ce qu’il n’en vaut. Veillez non seulement au fait que le prix doit couvrir les frais de transfert de pro­prié­taire, mais également ceux du fonc­tion­ne­ment du domaine. Le prix d’achat d’un nom de domaine in­dis­po­nible ’n’est soumis à aucune li­mi­ta­tion : une bonne com­bi­nai­son entre un nom de domaine et un domaine de premier niveau peut valoir des centaines de milliers d’euros.

Étape 5 : racheter’ un nom de domaine

Après avoir trouvé un accord sur une somme de transfert réaliste, il convient de consigner les détails par écrit. Un modèle de contrat gratuit est par exemple dis­po­nible sur le site de do­cu­men­tis­sime. Un tel contrat doit stipuler les identités des deux parties, le nom exact du domaine, ainsi que le prix d’achat.

Par ailleurs, il convient de fixer les moyens et la date limite du paiement du domaine concerné, ainsi que toutes les modalités d’achè­ve­ment du transfert (en général, dès que le nouveau pro­prié­taire est inscrit dans la base de données Whois par l’autorité com­pé­tente). L’al­ter­na­tive est de faire in­ter­ve­nir un tiers lors de cet achat. Un service cor­res­pon­dant est proposé sur Internet par dif­fé­rents marchés de domaines.

Étape 6 : trans­fé­rer le nom de domaine

La dernière étape d’un transfert de nom de domaine est le chan­ge­ment officiel de pro­prié­taire dans le bureau d’en­re­gis­tre­ment (ou registrar) compétent. Pour cela, le pro­prié­taire actuel doit renoncer à ses droits d’uti­li­sa­teur valables sur le domaine souhaité dans le but de vous laisser sa place. Con­crè­te­ment, il s’agit ici de résilier le contrat actuel avec le ’bureau d’en­re­gis­tre­ment pour convenir d’un nouveau avec le registrar vers lequel vous souhaitez trans­fé­rer le nom de domaine. Cela se déroule sous la forme d’une demande de chan­ge­ment de pro­prié­taire via le pres­ta­taire du précédent pro­prié­taire du domaine ou dans le cadre d’un ’chan­ge­ment de four­nis­seur au profit d’un pres­ta­taire de votre choix. On parle alors également de transfert de domaine. Pour plus d’in­for­ma­tions sur le chan­ge­ment de pro­prié­taire d’un domaine en .fr, consultez le site de l’AFNIC.

La courte vidéo suivante de la BBC explique le fonc­tion­ne­ment du marché des domaines et la manière dont les « do­mai­neurs » gagnent des millions sur ce marché.

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