Qu’est-ce qu’un site Web accessible ?
L’accessibilité sur le Web vise à garantir que les utilisateurs présentant des limitations ou des besoins variés puissent utiliser les offres en ligne de manière autonome et sans restriction. L’objectif d’un site Web accessible est ainsi d’éviter l’exclusion de certains groupes de personnes sur Internet, par exemple des personnes en situation de handicap physique ou cognitif.
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Qu’est-ce que l’accessibilité sur le Web ?
L’accessibilité sur le Web vise à permettre à tous les groupes de personnes de participer de manière équitable aux contenus en ligne. Cela signifie que chacun peut utiliser une offre Web dans les mêmes conditions, sans être exclu de certains contenus ou médias en raison de limitations. Dans une logique de numérique inclusif, les sites Web accessibles constituent un facteur essentiel dont les entreprises doivent avoir pleinement conscience. Par ailleurs, un site Internet accessible a également un impact positif sur le référencement naturel.
Les barrières correspondent à des obstacles qui entravent ou empêchent l’utilisation équitable des offres numériques. Si la sensibilisation à l’accessibilité dans l’espace public a nettement progressé ces dernières années, des barrières continuent d’apparaître sur Internet, souvent de manière involontaire, à la suite de choix techniques, graphiques ou éditoriaux. Des études et retours d’expérience montrent que les éléments interactifs, tels que les formulaires d’inscription ou les mécanismes de sécurité, peuvent poser des difficultés particulières. Certains CAPTCHA, reposant sur des caractères déformés ou des tâches visuelles, compliquent fortement l’accès aux contenus pour les personnes ayant des déficiences visuelles et vont ainsi à l’encontre des exigences actuelles en matière d’accessibilité sur le Web.
Quelles normes s’appliquent aux sites Web accessibles ?
La norme la plus importante pour la création d’un site Web accessible repose sur les WCAG (Web Content Accessibility Guidelines) et, plus précisément, sur les WCAG 2.2. Il s’agit de recommandations publiées par le W3C, qui constituent aujourd’hui la référence internationale la plus récente en matière de site Internet accessible. Les WCAG 2.2 accordent une importance particulière à une utilisabilité améliorée, à un guidage plus clair de la navigation au clavier et de la gestion du focus, ainsi qu’à une interaction optimisée sur les appareils mobiles. Ces évolutions reflètent les nouveaux usages du Web et répondent à des barrières qui n’avaient jusqu’à présent été que partiellement prises en compte.
Parmi les principaux critères de conformité des WCAG 2.2 figurent :
- Le focus clavier : les éléments interactifs doivent être clairement identifiables lors de la navigation au clavier.
- La taille des éléments de commande : les zones cliquables et tactiles doivent être suffisamment grandes afin d’éviter les erreurs de manipulation.
- Les alternatives aux glisser-déposer : les fonctionnalités ne doivent pas dépendre exclusivement du drag-and-drop.
- La saisie d’informations simplifiée : les informations ne doivent pas devoir être saisies plusieurs fois par l’utilisateur.
- L’authentification accessible : les procédures de connexion ne doivent pas reposer sur des tâches cognitives complexes.
Les WCAG 2.2 constituent ainsi une référence centrale pour le développement Web moderne. Elles servent de base technique aux exigences légales en vigueur, notamment au titre de la directive (UE) 2019/882 applicable à partir du 28 juin 2025.
La loi sur l’accessibilité numérique est entrée en application en France à partir de fin juin 2025 et s’accompagne d’obligations, de délais et d’exceptions précis. Renseignez-vous sur les sites Web concernés, les exigences applicables et les étapes à prévoir pour une mise en conformité optimale.
| Facteur d’accessibilité | Mesure | Public cible principal |
|---|---|---|
| Perception | Rendre les contenus accessibles même sans stimuli visuels ou auditifs, par exemple à l’aide de textes alternatifs, de contrastes suffisants, de sous-titres, et en évitant les musiques de fond perturbantes | Personnes malvoyantes, daltoniennes, sourdes, seniors |
| Compréhension | Utiliser un langage clair, expliquer les termes techniques, éviter les abréviations et structurer les informations de manière logique sur le plan du contenu | Personnes ayant des troubles cognitifs, utilisateurs âgés, utilisateurs débutants |
| Navigation | Proposer une structure de page claire, des menus explicites, des repères de navigation cohérents et des hiérarchies de pages faciles à comprendre | Utilisateurs de lecteurs d’écran, personnes ayant des déficiences visuelles ou des troubles cognitifs |
| Interaction | Permettre l’utilisation au clavier et via des technologies d’assistance, prévoir des zones de clic et de contact suffisamment grandes et afficher des messages d’erreur compréhensibles | Personnes ayant des déficiences motrices, utilisateurs mobiles, seniors |
| Saisie | Concevoir les formulaires de manière accessible, identifier clairement les champs et positionner les éléments de façon cohérente afin de faciliter la saisie | Personnes malvoyantes, utilisateurs de loupes d’écran ou de technologies d’assistance |
La perception
De nombreux sites Web intègrent des publicités clignotantes, des sections de commentaires affichées dans une très petite taille de police et, parfois, une musique de fond destinée à souligner l’ambiance ou le thème de la page. Selon la nature et le degré du handicap, certains visiteurs de votre site Web ne perçoivent toutefois pas ces éléments, ou seulement de manière partielle.
Les personnes aveugles, par exemple, naviguent sur Internet sans repères visuels. À la place, un lecteur d’écran restitue le contenu du site Web. Les informations textuelles sont transmises aux technologies d’assistance utilisées. Une plage Braille peut ainsi convertir les textes en braille, permettant à la personne de percevoir le site Web par le toucher. Un outil de synthèse vocale restitue quant à lui les contenus sous forme audio, de sorte que les utilisateurs s’appuient sur l’ouïe pour traiter les informations. Dans ce contexte, une musique de fond peut devenir particulièrement gênante.
Les personnes présentant une déficience visuelle moins marquée, parmi lesquelles figurent de nombreux seniors, perçoivent le contenu du site Web visuellement, mais ont souvent besoin d’un affichage fortement agrandi. Les personnes daltoniennes, en revanche, ne distinguent pas les avertissements signalés uniquement par la couleur. Les personnes sourdes, quant à elles, ne peuvent pas accéder aux informations diffusées exclusivement par des fichiers audio, ni à une grande partie des contenus vidéo sans alternatives adaptées.
La compréhension
Les très jeunes utilisateurs, les seniors ou les personnes présentant des troubles cognitifs ont parfois des difficultés à comprendre un texte rempli de termes techniques modernes ou d’abréviations non expliquées. De même, lorsque le site Web présente des contenus liés sur le plan thématique à des endroits très éloignés, il devient difficile pour beaucoup de personnes d’en saisir le lien.
L’interaction et la navigation
De plus en plus de personnes consultant les sites Web sur smartphone, il devient particulièrement frustrant de ne pas pouvoir sélectionner les liens avec précision du bout du doigt. Si un site Web n’est pas optimisé pour les appareils mobiles et que des liens, affichés dans une petite taille de police, sont très rapprochés, l’utilisation devient également difficile pour les personnes âgées ayant les mains qui tremblent.
Pour les personnes en situation de handicap moteur, de nombreux outils existent afin de faciliter l’utilisation de l’ordinateur. Certaines technologies enregistrent les mouvements des yeux, tandis que d’autres reposent sur une utilisation au clavier. Un site Web accessible doit donc être conçu de manière à pouvoir être interprété par ces technologies d’assistance. Si un site Internet accessible ne peut pas être parcouru de cette façon, les utilisateurs qui en dépendent se voient de fait exclus d’une partie ou de la totalité de l’offre.
Lorsqu’il s’agit de remplir un formulaire, par exemple pour s’inscrire à une newsletter, des erreurs surviennent fréquemment. Le mot de passe ne respecte pas les critères requis ou la date de naissance ne correspond pas au format attendu. Il est donc essentiel de fournir des indications claires et compréhensibles pour corriger les erreurs. L’interaction avec un site Web comprend aussi la navigation. Les personnes utilisant des appareils à petit écran ou un fort niveau de zoom dépendent de parcours de navigation adaptés et d’une structure claire pour pouvoir utiliser un site Internet accessible sans difficulté.
Les saisies
Les sections de commentaires permettent aux utilisateurs de donner leur avis. Elles peuvent y exprimer leur opinion sur un produit ou des contenus, ou échanger avec d’autres personnes. Les personnes malvoyantes utilisent souvent une loupe d’écran. Les éléments apparaissent alors nettement plus grands et la distance entre la colonne de lecture et le champ de saisie augmente. Disposez donc visuellement les éléments à proximité les uns des autres afin de faciliter les échanges.
Quels avantages offre le Webdesign accessible ?
Réduire les barrières en ligne améliore l’ergonomie de votre site Web et peut, par conséquent, avoir un effet positif sur votre classement sur Google. Concevoir un site Web accessible représente donc aussi un avantage économique et ne nécessite généralement qu’un effort supplémentaire limité. De plus, ces sites Web s’inscrivent dans le respect des exigences européennes, notamment celles issues de la directive européenne sur l’accessibilité (European Accessibility Act, EAA). Pour les entreprises, un autre avantage majeur réside dans le fait qu’un site Internet conçu de manière inclusive permet de toucher un public plus large, en offrant l’accès aux contenus à davantage d’utilisateurs que des sites qui ne tiennent pas compte de ces exigences.
Comment concevoir un site Web accessible ?
Pour créer un site Internet accessible, il est essentiel d’accorder une attention particulière à la structure de l’information ainsi qu’aux différents composants visuels du site Web.
Étape 1 : garantir une structure d’information claire
Structurez votre site Web de manière cohérente et utilisez un langage convivial pour les utilisateurs. Vous faciliterez ainsi la compréhension des contenus, tout en améliorant votre visibilité sur Google, les moteurs de recherche tenant compte de la lisibilité des textes. Afin de maintenir de bonnes performances en SEO et de proposer une architecture de site Web claire et compréhensible, veillez aux points suivants :
| Élément dans l’architecture du site Web | Justification |
|---|---|
| Intitulés clairs pour les URL et les contenus | Le thème et l’objectif de chaque page sont immédiatement identifiables, ce qui facilite l’orientation et la compréhension. |
| Structure compréhensible | Les utilisateurs savent à tout moment où ils se trouvent sur le site Web et peuvent situer les contenus de manière ciblée. |
| Hiérarchies peu profondes | Les contenus restent accessibles en quelques clics, ce qui simplifie la navigation et améliore l’efficacité d’utilisation. |
| Séparation de la mise en page et du contenu | Grâce à l’utilisation de CSS, le contenu demeure structuré et peut être interprété plus facilement par les lecteurs d’écran et autres technologies d’assistance. |
| Catégories à la structure conviviale | Les sous-pages entretiennent une relation sémantique claire et logique avec la page parente. |
| Présentation Web adaptée de tous les contenus | Les contenus sont optimisés pour le Web et restent utilisables quel que soit l’appareil ou le navigateur. |
| Langage convivial | Les formulations sont simples et compréhensibles, les termes techniques sont expliqués et la complexité inutile est évitée. |
| Accès permanent aux sections clés du site Web | Des sections comme la page de contact, les mentions légales, le champ de recherche ou la page d’accueil sont accessibles en un clic depuis chaque page. |
| Éléments de navigation cohérents | Les éléments de navigation sont clairement identifiables et structurés de manière uniforme sur l’ensemble du site Web. |
| Sitemap et FAQ pour les sites Web étendus | Une sitemap et une FAQ facilitent l’orientation et l’accès rapide aux informations importantes. |
| Polices redimensionnables et mise en page adaptable | Les contenus s’affichent correctement sur différents appareils et restent compatibles avec les technologies d’assistance. |
| Utilisation avec la souris et le clavier | Le site Web peut être utilisé intégralement sans souris et prend en charge des méthodes de saisie alternatives. |
| Textes alternatifs pour les images | Les textes alternatifs permettent aux lecteurs d’écran et aux moteurs de recherche d’identifier le contenu des images et de restituer les informations sans barrières. |
Étape 2 : créer des repères visuels
Si vous pouvez agrandir les polices ou en modifier les couleurs, cela aide les personnes malvoyantes ou daltoniennes à mieux identifier les contenus d’un site Internet accessible. Le contenu doit bien se détacher du fond afin d’être le plus lisible possible. Mettez en évidence les éléments interactifs à l’aide de boutons ou d’un marquage coloré. Par exemple, lorsqu’un lien change de couleur si les utilisateurs y naviguent au clavier, le survolent avec la souris ou cliquent dessus. Toutefois, en complément des couleurs, utilisez impérativement d’autres signaux, comme des numéros ou des astérisques, pour transmettre l’information.

Les personnes qui souffrent de crises d’épilepsie sont à risque lorsqu’un site Web accessible contient des graphiques ou des vidéos clignotant plus de trois fois par seconde. De plus, des scientifiques ont constaté que des motifs en grille aux contours nets et à fort contraste peuvent déclencher des crises chez les personnes atteintes d’épilepsie photosensible.
| Problème | Mesure d’accessibilité | Bénéficie particulièrement |
|---|---|---|
| Faible contraste des couleurs | Utilisation de palettes de couleurs à fort contraste | Personnes malvoyantes |
| Contenus clignotants | Suppression ou limitation des effets clignotants | Personnes épileptiques |
| Petites tailles de police | Polices redimensionnables et lisibles | Seniors |
Étape 3 : présenter les informations de manière variée
Intégrez la conception d’un site Web accessible dans votre travail quotidien. Qu’il s’agisse de référencement, de relations presse ou de la présentation de nouvelles offres, de nouveaux contenus sont publiés en permanence. Facilitez l’utilisabilité pour les visiteurs en adaptant les informations à leurs besoins et en renforçant durablement l’accessibilité de votre site Internet.
Un élément central d’un site Web accessible, qui joue un rôle important pour le référencement, concerne l’attribution de textes alternatifs pour les images. Les robots d’exploration et les lecteurs d’écran ne peuvent pas interpréter le contenu visuel des images, tout comme les personnes aveugles. Les textes alternatifs servent donc à décrire le contenu des images. Par ailleurs, les visiteurs disposant d’une connexion Internet de faible qualité, pour lesquels les images se chargent lentement ou pas du tout, bénéficient eux aussi de ces descriptions.
| Type de média | Complément accessible | Public cible |
|---|---|---|
| Images | Textes alternatifs | Utilisateurs de lecteurs d’écran |
| Vidéos | Sous-titres, audiodescription | Personnes sourdes, personnes malvoyantes |
| Audio | Transcriptions | Personnes sourdes |
Transcriptions et sous-titres
Une démarche plus approfondie consiste à créer rapidement et de manière continue des transcriptions et des sous-titres. Ces éléments permettent de rendre les informations issues des contenus audio accessibles aux personnes sourdes. La transcription, qui restitue par écrit les paroles ainsi que les sons et les bruits, doit être placée si possible à proximité immédiate du contenu audio concerné, par exemple via un bouton renvoyant vers le document.
Les sous-titres améliorent considérablement la compréhension des vidéos Web pour les personnes sourdes. Les utilisateurs qui ne souhaitent pas activer le son, par exemple pour ne pas déranger leur entourage, profitent également de cette fonctionnalité. Les personnes présentant des troubles cognitifs ou des troubles du comportement comme le TDAH, tout comme les personnes malentendantes, assimilent mieux les informations transmises par vidéo lorsqu’elles peuvent neutraliser les bruits de fond à l’aide des réglages du lecteur.
Audiodescription
Les personnes malvoyantes ou aveugles perçoivent les stimuli visuels de manière limitée, voire pas du tout. Afin de leur permettre de comprendre des contenus vidéo, ceux-ci doivent être enrichis d’une piste audio supplémentaire. Cette piste fournit des explications sur les éléments visuels, tels que les paysages ou les personnes, et décrit brièvement les actions visibles. Ces descriptions doivent être placées dans les pauses de dialogue et de son de l’enregistrement audio d’origine, afin d’éviter tout chevauchement entre les pistes.
Langage facile
Le langage facile présente les contenus de manière volontairement simple. Il aide les personnes ayant des handicaps cognitifs à mieux comprendre des sujets complexes. Cette forme de langage évite notamment le conditionnel, les synonymes et les formulations négatives. Les phrases sont courtes et expriment chacune une seule idée. Les personnes présentant des limitations cognitives disposent du même droit à l’information que tous les autres utilisateurs. À ce titre, de nombreux quotidiens proposent désormais, sur leurs plateformes en ligne, des versions de leurs articles en langage facile, illustrant de bonnes pratiques en matière de sites Web accessibles. Les organismes publics recourent de plus en plus au langage facile pour leurs contenus informatifs.
Une approche moins contraignante est le langage simplifié, qui correspond approximativement à un niveau de langue A2 ou B1.
Étape 4 : rendre le site Web compatible
Les lecteurs d’écran et autres technologies d’assistance rendent l’accessibilité sur le Web réellement possible pour de nombreuses personnes. Ces programmes parcourent les documents Web intégralement, de gauche à droite et de haut en bas. Ils fonctionnent de manière strictement linéaire : vous devriez donc séparer la mise en page et le design, sans quoi les lecteurs d’écran interpréteront la page de manière incorrecte. Contribuez à permettre aux utilisateurs de naviguer efficacement sur votre site en respectant les règles de base expliquées ci-dessous.
Liens de navigation d’évitement (skip links) et autres raccourcis
Les lecteurs d’écran transmettent les informations textuelles à des logiciels de synthèse vocale et à des plages Braille. Pour ce faire, ils lisent la page de haut en bas, y compris les éléments récurrents tels que la barre de navigation, les icônes ou les liens vers des pages de niveau inférieur. Afin d’éviter que ces informations soient répétées inutilement à chaque page consultée, il est recommandé d’intégrer des liens de navigation d’évitement (skip links).
Les utilisateurs qui naviguent uniquement au clavier, parfois à l’aide d’un embout buccal, rencontrent également de grandes difficultés lorsqu’ils doivent parcourir un grand nombre d’éléments interactifs. Ces personnes bénéficient d’un skip link placé en haut de page, aussi visible que possible :
<a href="#content">Aller au contenu principal</a>
<main id="content">
<h1>Titre principal</h1>
<p>Premier paragraphe</p>
</main>htmlIl existe aussi des skip links invisibles dans la mise en page. Dans ce cas, le lecteur d’écran transmet à l’utilisateur le message du texte alternatif « Aller au contenu principal » lorsque le code est structuré de la manière suivante :
<a href="#content"><img src="empty.gif" height="15" border="0" alt="Aller au contenu principal" width="5"></a>htmlIl est important que les skip links apparaissent le plus tôt possible dans le code. Placez donc le point d’ancrage au début du contenu principal :
<div id="content"></div>htmlLes skip links doivent être utilisés avec parcimonie, car une accumulation excessive réduit leur efficacité et oblige les utilisateurs à parcourir trop d’éléments. Une approche plus élégante consiste à utiliser des repères ARIA (ARIA landmarks) et à structurer correctement le document. L’utilisation d’éléments HTML5 est vivement recommandée.
Une autre aide consiste à proposer une table des matières au début du document, permettant de rediriger les utilisateurs vers les sections correspondantes au moyen de liens internes. Les lecteurs d’écran modernes annoncent alors les titres associés. En utilisant des titres explicites et correctement hiérarchisés, vous améliorez la lisibilité à la fois pour les moteurs de recherche et pour les technologies d’assistance.
Tableaux de données plutôt que tableaux de mise en page
Pour concevoir des sites Web accessibles conformes aux recommandations du W3C, il est préférable d’utiliser exclusivement des tableaux de données. Les lecteurs d’écran interprètent ce format plus facilement et peuvent restituer les informations de manière pertinente après conversion. Les tableaux de mise en page, en revanche, servent uniquement à organiser visuellement le contenu et compliquent souvent sa restitution compréhensible par les technologies d’assistance.
Lorsque des tableaux de mise en page sont malgré tout nécessaires, définissez-les uniquement à l’aide d’éléments simples comme TABLE, TR et TD (tableau, ligne et cellule). Utilisez ensuite des éléments de structuration afin d’organiser logiquement les relations entre les cellules. Dans ce cas, le lecteur d’écran interprète le tableau de mise en page comme un tableau de données. À l’inverse, retirer certains éléments de tableau de l’arbre d’accessibilité produit l’effet opposé.
Pour un site Web accessible, appliquez, comme dans l’exemple ci-dessous, l’attribut role="none". Celui-ci doit être défini à la fois sur le tableau et sur ses éléments enfants. En cas d’imbrication de tableaux, chaque niveau doit être configuré de la même manière.
<table role="none">
<tr>
<td>
<table role="none">
<tr>
<td>
Exemple de texte <abbr title="par exemple">p. ex.</abbr> sur ARIA
</td>
</tr>
</table>
</td>
</tr>
</table>htmlSite Web accessible : checklist
Une fois la création de votre site Internet accessible terminée, cette checklist vous permet de vérifier rapidement si vous avez bien pris en compte les éléments essentiels.
✓ Structure de l’information claire, cohérente et bien organisée
✓ Utilisation d’un langage simple et accessible
✓ Textes alternatifs (alt) pour les images
✓ Transcriptions pour les contenus vidéo et audio
✓ Repères visuels par la couleur pour les contenus importants
✓ Contrastes suffisamment élevés
✓ Compatibilité avec les lecteurs d’écran
Il n’est pas surprenant que le site Web du W3C soit considéré comme un exemple de site Internet accessible. Il intègre les éléments fondamentaux définis par les standards :
- Langage simple
- HTML clairement structuré
- Indicateur visible pour les éléments actuellement sélectionnés
- Contrastes de couleurs adaptés
- Structure claire et facilement compréhensible
Quels outils gratuits utiliser pour créer des sites Web accessibles ?
Il existe une série d’outils différents qui peuvent vous aider à mettre en place un site Internet accessible. Nous vous présentons ci-dessous quelques-uns des outils les plus connus :
- Test d’accessibilité Web d’EXPERTE.com : testez l’accessibilité des sites Web des pays francophones.
- Accessibility Checker : testez gratuitement la conformité de votre site Web aux WCAG dans les pays anglophones.
- Siteimprove : l’Accessibility Checker de Siteimprove propose un contrôle gratuit de votre site Web, qui vous est envoyé par email.
En résumé : l’accessibilité sur le Web améliore l’UX pour tous
En concevant un site Web accessible, vous renforcez l’usabilité et améliorez durablement l’expérience utilisateur. Les personnes naviguant sur mobile, celles en situation de handicap physique ou cognitif, les seniors ainsi que les utilisateurs moins expérimentés s’orientent plus facilement au sein des contenus. En structurant clairement votre site Internet accessible et en présentant les informations de manière inclusive, vous optimisez également votre visibilité dans les moteurs de recherche et augmentez la durée de visite. Si cette démarche implique un travail supplémentaire et des phases de test, l’investissement est rentable : l’accessibilité sur le Web bénéficie à tous.

