Le marketing genré, également appelé marketing de genre ou gender marketing, doit être pensé dif­fé­rem­ment de nos jours. Quelqu’un qui fonde sa stratégie marketing sur des clichés de rôles dépassés risque d’avoir peu de succès et de récolter de nom­breuses critiques. Cependant, il est encore possible de réussir le marketing genré si l’on prend en compte l’in­di­vi­dua­lité et la diversité.

Dé­fi­ni­tion : qu’est-ce que le marketing genré ?

Le « genre » est souvent confondu avec le sexe bio­lo­gique, mais il s’agit pourtant d’un concept bien différent, puisqu’il désigne le sexe socio-culturel. La notion de genre implique une cons­truc­tion sociale et cultu­relle, en premier lieu les rôles et les com­por­te­ments tra­di­tion­nel­le­ment attribués aux hommes et aux femmes. La question es­sen­tielle repose donc sur le con­di­tion­ne­ment culturel qui attribue des ca­rac­té­ris­tiques, des goûts et des centres d’intérêt dif­fé­rents aux hommes et aux femmes.

Ce qui distingue les femmes et les hommes dans leurs modèles de fonc­tion­ne­ment, et où ces dif­fé­rences trouvent-elles leur source, c’est tout l’objet des études de genre, qui con­nais­sent un dé­ve­lop­pe­ment sans précédent depuis quelques années. Dans la mesure où elles explorent la psy­cho­lo­gie et la so­cio­lo­gie, les études de genre peuvent également apporter des voies lu­cra­tives en termes de marketing. Nombreux sont en effet les en­tre­prises et les médias qui utilisent dans leur stratégie le marketing genré, c’est-à-dire des mesures basées sur des com­por­te­ments et des habitudes de con­som­ma­tion en fonction du genre de la cible.

De ce point de vue, les genres sont con­si­dé­rés comme un groupe cible dans lequel on peut iden­ti­fier dif­fé­rents buyer personas ,c’est-à-dire des pro­to­types d’acheteurs types.

Les spé­ci­fi­ci­tés de genre dans les habitudes de con­som­ma­tion

D’un point de vue sta­tis­tique, les hommes et les femmes ont des intérêts de con­som­ma­tion dif­fé­rents. Ainsi, selon les données du Credoc, en France, les femmes sont toujours plus nom­breuses à aimer acheter des vêtements et profiter de soins de beauté. Et les hommes ont tendance à s’in­té­res­ser davantage aux in­no­va­tions tech­niques et aux au­to­mo­biles.

Par ailleurs, la recherche se base sur des processus de décision dif­fé­rents. Le processus de décision d’achat peut être divisé en cinq étapes :

  1. Dé­ter­mi­ner un besoin
  2. Chercher une vue d’ensemble du marché
  3. Comparer les produits
  4. En choisir un parmi une sélection
  5. L’acheter

En général, il sem­ble­rait que les hommes suivent un processus linéaire, dans lequel chaque étape est parcourue une seule fois : ils se con­centrent sur l’étape en cours pour la résoudre, puis passent à l’étape suivante. L’objectif est de trouver une bonne solution à un « problème » ou un produit adapté à un besoin.

Les femmes, quant à elles, suivent souvent un processus de décision d’achat en forme de spirale, au sein duquel chaque étape est traversée plusieurs fois. L’objectif est de trouver une solution parfaite. Pour ce faire, elles met­traient au point un ensemble de critères détaillés qu’elles peuvent compléter ou modifier à leur guise.

Note

Ces in­for­ma­tions sont certes in­té­res­santes pour les mesures de marketing, mais elles doivent toujours être placées dans le bon contexte. On se base ici sur des sté­réo­types et des valeurs sta­tis­tiques. Tous les hommes et toutes les femmes ne sont pas égaux. De plus, ces con­si­dé­ra­tions laissent de côté les personnes qui ne se sentent ap­par­te­nir à aucun des deux groupes (masculin ou féminin).

Comment fonc­tionne le marketing genré ?

Le marketing genré consiste avant tout à intégrer les dif­fé­rences com­por­te­men­tales entre hommes et femmes dans le dé­ve­lop­pe­ment, la com­mer­cia­li­sa­tion et la com­mu­ni­ca­tion autour des produits. À cette fin, le marketing mix cor­res­pon­dant fait appel aux 7P : Product (politique de produit), Place (politique de dis­tri­bu­tion), Price (politique de prix), Promotion (politique de com­mu­ni­ca­tion), Personal (politique du personnel), Process (politique de processus) et les Physical Fa­ci­li­ties (preuve physique).

Les champs con­cer­nant le produit, la dis­tri­bu­tion, la com­mu­ni­ca­tion et le personnel sont par­ti­cu­liè­re­ment in­té­res­sants en ce qui concerne le marketing genré, puisque ces ins­tru­ments peuvent fa­ci­le­ment être adaptés aux besoins et pré­fé­rences à la fois des hommes et des femmes. Voici, pour chacun de ces domaines, les points es­sen­tiels à prendre en compte pour pro­mou­voir votre produit ou votre service dans le cadre du marketing genré.

Le produit

La politique de produit, qui recouvre l’ensemble du processus de con­cep­tion de votre produit, constitue le cœur du marketing et influe sur tous les autres champs. La réussite ou l’échec d’un produit se joue dès sa phase de création.

En tant qu’en­tre­pre­neur, vous devriez commencer par dé­ter­mi­ner quel groupe vous ciblez, et quelles sont ses exigences par­ti­cu­lières. Le choix du groupe cible repose sur dif­fé­rents critères, comme l’âge, le statut social ou le mode de vie. C’est lors de la phase d’iden­ti­fi­ca­tion du groupe cible que l’on détermine si le marketing genré est une option per­ti­nente pour le produit ou le service proposé : votre clientèle compte-elle plutôt des hommes, des femmes, ou bien le genre est-il in­dif­fé­rent ? Les clients ont-ils des attentes spé­ci­fiques con­cer­nant votre produit en fonction de leur genre, ou n’y a-t-il au contraire aucune dif­fé­rence ?

Pour le marketing genré, il est important d’associer le produit à un groupe de femmes et d’hommes, et pas seulement de vanter ses bénéfices. C’est ainsi que de nombreux produits, qui souvent con­nais­sent un grand succès, font l’objet d’une com­mu­ni­ca­tion dif­fé­rente pour les hommes et pour les femmes, de sorte qu’ils puissent être utilisés par tous et se vendre deux fois plus. On pense notamment aux rasoirs qui, s’ils diffèrent fi­na­le­ment peu selon qu’ils sont destinés aux femmes ou aux hommes, font l’objet d’un design et d’un marketing to­ta­le­ment dif­fé­rents.

Il existe encore toute une série d’autres produits qui peuvent être classés dans des ca­té­go­ries typiques de genre. Les spé­cia­listes du marketing con­çoi­vent des univers de produits entiers dans lesquels ils classent les articles selon les domaines d’intérêt des femmes et des hommes. Des stra­té­gies de vente spé­ci­fiques au genre peuvent ainsi être dé­ve­lop­pées pour de nombreux produits.

La dis­tri­bu­tion

La dis­tri­bu­tion cor­res­pond à l’en­vi­ron­ne­ment de vente dans lequel les con­som­ma­teurs et les con­som­ma­trices font leurs achats. Qu’il s’agisse d’un magasin classique ou d’une pla­te­forme d’achat en ligne importe peu, mais l’en­vi­ron­ne­ment de vente joue un rôle essentiel dans la décision d’achat. Dans le cas d’un magasin, l’éclairage, la pré­sen­ta­tion dans les rayons et la propreté sont des critères dé­ter­mi­nants. En ce qui concerne les boutiques en ligne, il est pri­mor­dial de soigner le Web design et l’or­ga­ni­sa­tion du contenu, de sorte que la na­vi­ga­tion soit fluide et im­mé­dia­te­ment com­pré­hen­sible. Si ces aspects sont im­por­tants pour la vente en général quels sont les critères d’en­vi­ron­ne­ments spé­ci­fiques au marketing genré ?

Alors qu’un groupe (à tendance féminine) accorde plus d’im­por­tance à la propreté et à l’ordre, aux murs colorés et à l’éclairage cha­leu­reux, l’autre groupe (à tendance masculine) recherche la rapidité d’achat : il veut être guidé ra­pi­de­ment vers le produit souhaité et conclure la vente tout aussi ra­pi­de­ment. C’est pourquoi de nombreux magasins d’élec­tro­nique, par exemple, visent un en­vi­ron­ne­ment de vente structuré et sobre.

Les ad­mi­nis­tra­teurs de sites Web en ont depuis aussi fait l’ex­pé­rience : des en­vi­ron­ne­ments de vente spé­ci­fiques au genre de la cible aug­men­te­raient le nombre de commandes. Il ne s’agit pas d’adapter seulement le Web design, mais également les textes et la façon dont les produits sont présentés. Selon les cher­cheurs, les femmes pré­fè­re­raient des images statiques, tandis que les hommes seraient plus sensibles aux vidéos.

Pour atteindre leur objectif, qui consiste à prendre une décision d’achat aussi vite que possible, les hommes ont tendance à lire en premier lieu la des­crip­tion de produit, qui rassemble toutes les ca­rac­té­ris­tiques sous forme de liste claire et détaillée, sous forme de données chiffrées et fac­tuelles. Les femmes auraient davantage tendance à chercher le maximum d’in­for­ma­tions possible sur les produits, et seraient donc prêtes à lire des textes plus longs. Les textes qui ac­com­pag­nent les fiches produits doivent donc faire l’objet d’un soin par­ti­cu­lier et contenir de nom­breuses in­for­ma­tions.

La com­mu­ni­ca­tion

Il s’agit de toutes les mesures de com­mu­ni­ca­tion, internes et externes, prises par une en­tre­prise pour pro­mou­voir son produit. Ceci comprend les spots pu­bli­ci­taires diffusés à la té­lé­vi­sion ou sur Internet, ainsi que tout type de com­mu­ni­ca­tion numérique, par exemple sur les réseaux sociaux et au travers de l’emailing, qui per­met­tent d’atteindre de nombreux clients. La promotion par email présente l’avantage non né­gli­geable d’être facile à per­son­na­li­ser lorsque le des­ti­na­taire a fourni suf­fi­sam­ment d’in­for­ma­tions. Les emails sont donc bien adaptés au marketing genré.

Le personnel

Le personnel inclut toutes les personnes en relation avec le produit, des employés de l’en­tre­prise qui le vend, aux clients qui vont po­ten­tiel­le­ment l’acheter. Parmi les employés, on compte aussi bien les personnes qui opèrent un service di­rec­te­ment (par exemple dans le cas d’une société de dé­mé­na­ge­ment) ou pé­ri­phé­rique à la vente, comme le conseil, les envois ou les ré­cla­ma­tions. Un personnel compétent permet de créer une meilleure relation avec les clients.

Dans le cadre du marketing de genre, il est re­com­mandé de former son personnel afin qu’il prenne en compte les intérêts et les besoins dif­fé­rents des hommes et des femmes. Cela peut par exemple se traduire par des discours de vente to­ta­le­ment dif­fé­rents. Le personnel bien formé remarque alors ra­pi­de­ment si l’autre personne ne réagit pas aux sté­réo­types de vente liés au genre et peut adapter sa stratégie.

3 exemples de marketing genré efficace

La société française est en constante évolution : rares sont aujourd’hui les femmes qui rêvent de se marier et de s’occuper uni­que­ment de leur foyer ; la plupart font des études et entendent pour­suivre une carrière pro­fes­sion­nelle. La situation des hommes aussi a largement changé, et le nombre de cé­li­ba­taires, tous genre confondus, a fortement augmenté. De nom­breuses personnes vivent donc seules, et doivent se dé­brouil­ler de façon autonome dans tous les aspects de la vie quo­ti­dienne, qu’il s’agisse de monter des meubles ou de faire la cuisine. Dans ces deux domaines, il n’est donc pas forcément justifié de faire appel au marketing genré, puisque qu’ils s’adressent à des besoins communs à tout le monde. S’obstiner à faire référence à des rôles dépassés serait irritant pour la plupart des con­som­ma­teurs.

Visseuse sans fil IXO de Bosch

Afin d’élargir son groupe cible, l’en­tre­prise Bosch a développé une visseuse sans fil destinée également aux femmes. Au­pa­ra­vant, des études avaient été menées pour savoir comment se déroulait le bricolage du point de vue des femmes. Les résultats ont prouvé que les femmes n’ont pas peur de se servir elles-mêmes des outils lorsqu’elles doivent effectuer des ré­pa­ra­tions ou des montages à la maison.

L’étude a également révélé que les femmes sont moins in­té­res­sées par les avantages tech­niques que par la facilité d’uti­li­sa­tion des outils (élec­triques). Pour les petits projets, par exemple le montage de meubles, les travaux de dé­co­ra­tion ou l’élagage d’arbres et de haies, les bri­co­leuses ont sim­ple­ment besoin d’une sorte de kit de base, per­for­mant mais facile à utiliser.

L’IXO renonce donc à un grand nombre de fonctions et tient fa­ci­le­ment dans la main. Bosch a néanmoins renoncé à com­mer­cia­li­ser l’appareil en le pré­sen­tant comme par­ti­cu­liè­re­ment féminin.

Ainsi, les hommes comme les femmes s’in­té­res­sent à parts égales à l’IXO, car tous les hommes n’accordent pas non plus de l’im­por­tance aux appareils de bricolage complexes. En­tre­temps, la visseuse sans fil est devenue l’un des outils élec­triques les plus po­pu­laires au monde.

Gillette Venus

L’en­tre­prise Gillette Company, qui propose des rasoirs pour hommes et pour femmes, offre un bon exemple de marketing genré réussi. Les produits de rasage pour femmes se dis­tin­guent de ceux pour hommes non seulement par leur apparence et leur forme, mais sont également com­mer­cia­li­sés via le site Web séparé Gillette Venus.

L’en­tre­prise met l’accent sur les avantages dif­fé­rents de chaque rasoir en fonction du groupe cible : alors que les rasoirs pour hommes sont présentés comme sportifs et efficaces grâce aux couleurs et à la pré­sen­ta­tion (dans les pu­bli­ci­tés té­lé­vi­sées, des sportifs de haut niveau célèbres utilisent le produit), le pendant féminin met surtout l’accent sur les pro­prié­tés de pro­tec­tion de la peau et met en scène le rasage comme une partie in­té­grante des soins corporels. Ainsi, l’en­tre­prise a décliné un article en deux lignes de produits à succès, dont le design et la com­mer­cia­li­sa­tion sont adaptés à chaque sexe.

Coca-Cola light taste vs. Coca-Cola sans sucres

Le fabricant de boissons non al­coo­li­sées Coca-Cola a réalisé une forme in­té­res­sante de marketing de genre. En plus du Coca-Cola light taste sans sucre qui connaît un grand succès depuis les années 1980, l’en­tre­prise a lancé en 2005 le Coca-Cola sans sucres, également sans sucre, comme son nom l’indique. Si les in­gré­dients des deux variantes sont dif­fé­rents, les boissons sont aussi com­mer­cia­li­sées dif­fé­rem­ment.

Le Coca-Cola sans sucres est par exemple promu par des foot­bal­leurs pro­fes­sion­nels (masculins) connus et est ainsi considéré comme le bon choix pour les sportifs orientés vers la per­for­mance. Le Coca-Cola light taste, quant à lui, est associé aux attributs de légèreté et de joie de vivre. Coca-Cola n’affirme cependant pas di­rec­te­ment qu’un soda con­vien­drait plutôt aux hommes et l’autre aux femmes.

Les dangers du marketing genré

Les domaines jadis réservés aux hommes sont aujourd’hui de plus en plus ac­ces­sibles aux femmes. Ceci est par­ti­cu­liè­re­ment vrai pour le bricolage et les domaines tech­niques. L’inverse est vrai, et de plus en plus d’hommes s’occupent de l’entretien de la maison, bien que l’égalité réelle soit encore loin d’être atteinte. Ces chan­ge­ments sociaux im­pli­quent en même temps un dé­pla­ce­ment des intérêts spé­ci­fiques au genre. Un marketing genré in­tel­li­gent se devrait donc d’embrasser les évo­lu­tions sociales et, par là même, de mettre en avant son caractère moderne et innovant.

Mais une stratégie de marketing axée sur le genre n’est pas toujours avan­ta­geuse. En effet, un marketing genré n’est pas judicieux pour tous les produits, en par­ti­cu­lier lorsque le produit est si simple qu’il est inutile de dis­tin­guer la version masculine de la version féminine (cela concerne de nombreux aliments naturels comme les fruits et légumes, mais aussi de nombreux objets de con­som­ma­tion comme le papier, les car­touches d’im­pri­mante, etc.) La li­mi­ta­tion à un groupe cible précis s’ac­com­pagne en outre d’un risque accru : en effet, si un produit est com­mer­cia­lisé comme ty­pi­que­ment féminin ou ty­pi­que­ment masculin, il est moins attrayant pour l’autre sexe.

De même, une publicité trop vi­si­ble­ment orientée sur le genre peut ra­pi­de­ment faire un flop. Si les con­som­ma­teurs trouvent la re­pré­sen­ta­tion du produit trop exagérée ou même choquante, ils prendront leurs distances. Plus d’un produit a déjà été rejeté par les femmes parce que l’en­tre­prise l’avait com­mer­cia­lisé de manière trop « girly ».

Conseils pour un marketing genré réussi

Le marketing de genre est un domaine très complexe. Celui qui ne saisit pas avec précision les intérêts et les besoins des hommes et des femmes et ne les aborde pas avec tact, n’aura pas de succès. En tant que spé­cia­liste du marketing, vous devez donc analyser avec précision quelle stratégie de marketing est la plus ap­pro­priée pour votre produit. Vous devriez surtout utiliser le marketing genré lorsque les exigences des uti­li­sa­teurs masculins et féminins de votre produit sont très dif­fé­rentes. Si vous parvenez à aborder les besoins spé­ci­fiques au genre de manière con­vain­cante, vous pourrez alors élargir con­si­dé­ra­ble­ment votre clientèle.

Vous devriez en tout cas tenir compte des conseils suivants pour réussir du­ra­ble­ment avec le marketing genré:

  • Pas de « Pink it, shrink it » : si l’on se con­ten­tait autrefois de réduire la taille des produits et de les peindre en rose, ces tactiques trans­pa­rentes ne fonc­tion­nent plus aujourd’hui. Au lieu de cela, il faut sé­rieu­se­ment prendre en compte les besoins des dif­fé­rents groupes cibles et avoir pour objectif d’augmenter la sa­tis­fac­tion client de chacun de ces groupes cibles.
  • Casser les sté­réo­types : les personnes qui, de nos jours, utilisent encore de vieux sté­réo­types pour présenter leur marque peuvent s’attendre à un shitstorm. Faites de la publicité pour les personnes modernes qui n’accordent pas d’im­por­tance aux clichés.
  • Penser à l’in­di­vi­dua­lité : tous les hommes ne sont pas iden­tiques, toutes les femmes non plus. Ne donnez donc jamais l’im­pres­sion aux gens de devoir avoir certaines ca­rac­té­ris­tiques ou pré­fé­rences sim­ple­ment parce qu’ils ap­par­tien­nent à un sexe donné.
  • Garder les groupes ouverts : la dé­sig­na­tion « pour hommes » ou « pour femmes » n’est plus d’actualité, sauf peut-être dans le domaine des cos­mé­tiques. Mettez plutôt en avant les ca­rac­té­ris­tiques sou­hai­tées par le groupe cible. C’est ainsi que les hommes peuvent par exemple utiliser sans problème des produits qui sont en fait destinés à un groupe cible dit « féminin ».
  • Penser en termes d’avenir : de plus en plus de personnes ne veulent pas être assignées à un genre. Ne dé­cou­ra­gez pas ces con­som­ma­teurs en insistant sur la di­cho­to­mie des sexes. Une stratégie de marketing inclusive aura aujourd’hui beaucoup plus de succès.
En résumé

Si l’on pratique le marketing genré avec pré­cau­tion, on peut avoir beaucoup de succès. Les canaux sont multiples : la publicité classique (TV, radio et presse écrite) fonc­tionne aussi bien que le social media marketing ou le display marketing. L’important est toujours de prendre vos clients au sérieux et de ne pas chercher à les enfermer dans des cases. C’est ainsi que votre marque gagnera de la sympathie à long terme.

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